Le Forum Catholique
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( 876652 )
Synode: Des laïcs pour administrer l'Onction des malades par Chicoutimi (2019-10-12 06:34:14)
Des propos d'Andrea Tornielli publiés par
Vatican News:
L'Église au visage amazonien et les nouveaux ministères
09/10/2019
''(…) A été évoquée par exemple la possibilité de nouveaux ministères pour les laïcs, et en particulier pour les femmes, en reconnaissant le dévouement extraordinaire de nombreuses religieuses qui consacrent leur vie au service des communautés amazoniennes.
C'est l'Eucharistie qui fait l'Église, la célébration eucharistique est le cœur, la source et le fondement de la vie communautaire. Mais, avec la créativité de l'Esprit, là où le prêtre ne peut être présent, on pourrait penser - comme il a été dit - à de nouveaux ministères correspondant aux nécessités des peuples amazoniens pour prêcher la Parole, diriger les communautés, accompagner les sacrements du baptême, du mariage et de l'onction des malades, et présider les liturgies des funérailles. De nouvelles voies qui devraient impliquer d'abord les peuples indigènes comme agents pastoraux, comme diacres permanents et comme nouveaux ministres non-ordonnés capables de reconnaître les dons que le Seigneur a faits aux membres des communautés indigènes. Le Synode est en chemin.'' (Source)
Il est assez stupéfiant que l'Onction des malades soit mentionnée dans la liste des tâches que pourraient exercer les nouveaux ministres (non-ordonnés) que certains veulent instituer. Cette question du ministre de l'Onction des malades fut d'ailleurs la dernière intervention du Cardinal Ratzinger (agissant comme préfet de la CDF et réaffirmant que seuls les prêtres sont les ministres dudit sacrement) avant de devenir pape en 2005:
''Cette doctrine est definitive tenenda. Ni les diacres, ni les laïcs ne peuvent donc exercer ce ministère et toute action en ce sens constitue une simulation du Sacrement.'' ( Source)

( 876661 )
accompagner ne signifie pas célébrer par Johanis (2019-10-12 10:10:39)
[en réponse à 876652]
Tel que c'est exprimé, pour aucun de ces 3 sacrements il n'est parlé de célébrer mais d'accompagner, ce qui est très différent.
La méfiance légitime envers ce qui peut sortir de ce synode ne doit pas porter à radicaliser tout ce qui y est dit.
Cordialement

( 876663 )
Oui ; de plus... par Sacerdos simplex (2019-10-12 10:57:50)
[en réponse à 876661]
Effectivement, il s'agit "d'accompagner". Du moins, officiellement...
J'ai hélas connu un confrère (âgé...) qui trouvait absurde d'empêcher les diacres de donner l'onction des malades...
Ici, il s'agit simplement d'une proposition : "A été évoquée par exemple la possibilité...".
Des choses "évoquées", il est clair qu'il peut y en avoir des multitudes.
Un certain nombre de choses sont par ailleurs prévues même dans le Code de Droit canonique.
Par exemple, une "communauté" (paroissiale) confiée à un laïc :
Can. 517 – (...)
§ 2. Si, à cause de la pénurie de prêtres, l’Évêque diocésain croit qu’une participation à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse doit être confiée à un diacre ou à une autre personne non revêtue du caractère sacerdotal, ou encore à une communauté de personnes, il constituera un prêtre pour être muni des pouvoirs et facultés du curé, le modérateur de la charge pastorale.
L'"accompagnement" des baptêmes et des mariages et la célébration des funérailles est souvent, actuellement, confié à des laïcs.
De même, à la campagne, on encourage à créer des petits groupes qui se réunissent en semaine pour écouter la sainte Ecriture : "
prêcher la Parole" n'est pas nécessairement le terme approprié.
Tout cela est bien malheureux, mais faute de prêtres, que faire ? Même les tradis constatent cette crise des vocations.
Que faire ?
...prier le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers...
Et aussi faire tout ce que la Vierge Marie demande dans ses apparitions !...

( 876668 )
Moui enfin ... par Rémi (2019-10-12 12:01:18)
[en réponse à 876661]
Il s'agit ici d'une réflexion pour pallier au manque de prêtres.
"Là où le prêtre ne peut être présent" pour célébrer l'Onction des malades, que pourra bien faire un laïc ??
Il pourra accompagner tout ce qu'il voudra, s'il n'y a pas de prêtre, il n'y aura pas plus de sacrement qu'en l'état actuel des choses.
Je crains donc en effet que derrière cette proposition ne se profile l'institution d'un nouveau ministère ... pour un sacrement réservé aux seuls ministres prêtres.
Toutefois une proposition aussi ambiguë ou erronée soit-elle n'est que cela. De même, je le redis chaque année, ce n'est pas le synode le danger, ce sont les décisions du Pape qui s'ensuivront ! Le synode n'est que la pauvre cymbale retentissante des "surprises de l'Esprit" , tellement surprenantes et inattendues que la presse en parle depuis six mois, et qui sont en réalité ce que l'on pense discerner des orientations de François et de sa clique.

( 876717 )
Moui enfin ... par Vincent F (2019-10-13 00:56:19)
[en réponse à 876668]
On ne pallie pas au manque de prêtres mais le manque de prêtres.

( 876674 )
Accompagner ou présider ?? par Meneau (2019-10-12 12:24:52)
[en réponse à 876661]
Je vous rappelle la citation :
et présider les liturgies des funérailles
Cordialement
Meneau

( 876678 )
critiquons avec objectivité par Johanis (2019-10-12 13:53:35)
[en réponse à 876674]
"accompagner les sacrements du baptême, du mariage et de l'onction des malades, et présider les liturgies des funérailles."
Ce n'est pas un hasard si la distinction est faite entre les 3 sacrements qu'il s'agirait pour les laïcs d'accompagner (en France dans beaucoup de paroisses des laïcs font la plus grosse part de la préparation des baptèmes et des mariages) et la présidence de la "liturgie" des funérailles ; en France dans la plupart des paroisses c'est un laïc qui les préside.
Je suis moi-même inquiet de ce qui va sortir de ce synode, mais mesurons objectivement nos critiques. Et je le redis, on ne peut prétendre que ce texte appelle à la célébration du sacrement des malades par les laïcs.
Cordialement,

( 876704 )
Ne soyons pas trompé par le mot ''accompagner'' par Chicoutimi (2019-10-12 19:25:01)
[en réponse à 876678]
Je vous en donne les raisons:
1- Les sacrements mentionnés dans l'article
L'article ne parle pas d'accompagnement pour la Confirmation (qui demande un évêque ou un prêtre délégué), ni pour la Première Communion (qui demande un prêtre pour célébrer la messe), ni pour la Confession (qui demande un prêtre). Pourquoi ne pas les avoir nommés, sinon parce que ces sacrements ne peuvent être célébrés que par un prêtre?
En effet, l'article parle de 2 sacrements: le baptême et le mariage (qui peuvent être célébrés/présidés/assistés/adminsitrés par des laïcs dans des circonstances exceptionnelles) qui sont ensuite suivis par un 3e… celui de l'Onction des malades. Pourquoi avoir nommé l'Onction des malades tout de suite après le baptême et le mariage comme si ces 3 sacrements avaient en commun de pouvoir être célébrés même en l'absence du prêtre?
2- Le notion d'accompagnement
Que veut dire accompagner? Il y a 2 possibilités.
a) Ou bien il s'agit d'une préparation sacramentelle en attente du prêtre qui va passer (et alors il n'est point besoin de créer de nouveaux ministères pour cela car des catéchistes, des agents de pastorale et bien sûr les pères et mères, les parrains et marraines ont cette responsabilité). De plus, il faudrait songer à préparer non seulement à l'Onction des malades mais également à la Confirmation, à la Confession et à l'Eucharistie, en attendant que le prêtre passe.
b) Ou bien le mot ''accompagner'' est un verbe qui consiste tout simplement à ne pas répéter ''présider'' et à ne pas dire celui de ''célébrer'' mais qui, dans la réalité, vise à faire célébrer un sacrement par les laïcs. En effet, pourquoi attendre qu'un prêtre passe si le baptême peut être effectué par un laïc, surtout s'il n'y a aucune certitude qu'un prêtre va passer? Même chose pour le mariage! Or, c'est avec ces 2 sacrements que l'Onction des malades est nommé, et on sait que ce sacrement peut devoir être donné d'une manière urgente. Accompagner signifie quoi dans ces circonstances? Être le conducteur du malade pour l'amener au prêtre le plus proche? J'en serais très surpris.
Personnellement, même si le terme plus acceptable ''d'accompagner'' est utilisé, je pense que l'idée de faire célébrer l'Onction des malades par des laïcs se cache derrière la notion de nouveaux ministères. Certains vont jusqu'à remettre en question le fait que le sacrement de l'Ordre est réservé aux hommes, alors ne soyons pas surpris que certains puissent laisser entendre que la célébration de l'Onction des malades n'est pas réservée aux prêtres.
Bref, même si le texte parle d'accompagner, il n'est pas assez clair pour être rassurant.

( 876710 )
Vous avez bien raison par Paterculus (2019-10-12 20:42:11)
[en réponse à 876704]
Notre ami Johannis ma paraît pratiquer ici le "wishfull thinking" et projeter ses désirs sur les intentions des dirigeants du synode.
Votre analyse dit avec précision ce que j'ai pensé en lisant votre message au début du fil et la réaction de Johannis.
On connaît suffisamment les habitudes subversives de ces gens-là pour comprendre que l'intention n'est pas droite. Rappelez-vous cette religieuse nommée par le Souverain Pontife au secrétariat du synode et qui a déclaré qu'il fallait habituer progressivement les évêques à l'idée d'ordonner des femmes : dans le même esprit il s'agit ici d'habituer les catholique à l'idée de faire donner l'onction des malades par des laïcs.
Votre dévoué Paterculus

( 876716 )
ce n'est pas le sens indéniable, mais plausible par Johanis (2019-10-13 00:27:13)
[en réponse à 876704]
Je disais simplement qu'on ne peut pas prétendre qu'il est là demandé que des laïcs puissent conférer le sacrement de l'onction des malades ; car Chicoutimi en parlait comme si c'était le sens évident du texte. Mais je suis d'accord que
- l'expression "accompagner les sacrements" est suffisamment vague et ambigüe pour couvrir cette signification à côté d'autres plausibles, et au vu de l'état d'esprit régnant dans ce synode il faut l'envisager, d'autant que comme vous le dites les 2 autres sacrements peuvent ou pourraient être validement célébrés sans un prêtre.
- le fait de vouloir créer tous ces nouveaux ministères officiels, va sans aucun doute dans le sens d'une relativisation du sacerdoce.
Cordialement,

( 876719 )
C'est vrai... par Chicoutimi (2019-10-13 03:04:45)
[en réponse à 876716]
il s'agit d'un sens plausible, et en ce sens j'aurais dû tout simplement ajouter un point d'interrogation à mon titre afin de signifier que l'article en question était questionnable et pouvait ouvrir des portes d'une manière très dangereuse.
Merci à vous et à Paterculus, ainsi qu'à tous les autres intervenants, pour vos contributions nous permettant de voir plus clair dans la situation très nébuleuse entourant ce synode amazonien.

( 876726 )
Je trouve cette discussion bizarre. par Yves Daoudal (2019-10-13 12:39:42)
[en réponse à 876719]
La phrase en cause est typique du "magistère" actuel. On la retrouvera sans doute, et sans doute en note, dans l'exhortation apostolique. Ou une semblable. Ou plusieurs autres semblables. Les bisounours se tordront les méninges pour lui donner un sens catholique, tandis que des conférences épiscopales lui donneront son véritable sens, en fait évident et évidemment hérétique, et que le pape leur enverra une lettre de félicitations et inscrira cette lettre dans les Acta apostolicae sedis.
Comme le dit François en privé (de diverses sources concordantes), "je ne peux pas le dire en public, mais l'essentiel est d'aller de l'avant".