Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=875974

( 875974 )
Soupçonné d'agressions sexuelles, le nonce Ventura est rentré à Rome (Libération) par Bernard Joustrate (2019-10-04 10:26:26)
Sous le coup d'au moins trois plaintes en France, Luigi Ventura, l'ambassadeur du Vatican à Paris, a été relevé de ses fonctions. La nomination d'un nouveau nonce serait imminente.
Une retraite anticipée ? Cela en a tout l’air. Soupçonné en France d’agressions sexuelles, le nonce apostolique (ambassadeur du pape) Luigi Ventura a regagné Rome à la mi-septembre, selon des informations de l’agence I.Media, spécialiste des questions vaticanes.
«Nous ne pouvions pas nous opposer au départ de Luigi Ventura», affirme de son côté Me Antoinette Fréty, l’avocate d’un des plaignants, contactée par Libération. De fait, le diplomate n’était soumis à aucun contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français. Selon des sources romaines, le diplomate se serait installé dans un immeuble appartenant au Vatican, à proximité de la place Saint-Pierre.
La suite de l’article de Bernadette Sauvaget est à lire sur le site de
Libération.

( 875977 )
La dépêche d’I.Media par Bernard Joustrate (2019-10-04 10:34:40)
[en réponse à 875974]
Vatican - le 27/09/2019 à 16:28:00 Agence I.Media
Accusé d'agressions sexuelles, le nonce en France est rentré à Rome
Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris, est rentré à Rome, a appris I.MEDIA auprès de diverses sources. Le prélat de 74 ans fait l’objet de plaintes devant la justice française pour des faits d'agressions sexuelles qu'il conteste fermement.
Ordonné évêque en 1995, Mgr Ventura est arrivé à Paris en 2009 pour prendre la tête de la nonciature apostolique en France, alors une des plus prestigieuses. Toutefois, le prélat a fait en février dernier l’objet d’une première plainte pour agression sexuelle, suivie de plusieurs autres. Si Mgr Ventura a été maintenu en poste, son immunité diplomatique a été levée en juillet dernier par le Saint-Siège. Pour sa part, le prélat a rejeté ces accusations.
Alors qu’il aurait dû achever sa mission en décembre prochain – il aura alors 75 ans, âge de retraite canonique – Mgr Ventura est déjà rentré à Rome, très certainement de façon définitive. Le prélat habite désormais une des résidences pour le clergé appartenant au Vatican. Contacté par I.MEDIA, le Bureau de presse du Saint-Siège n’a pas tenu à commenter ces informations.
S’il se trouve désormais sur le sol italien (ou plus exactement en zone extraterritoriale vaticane), Mgr Ventura serait toutefois tenu de se rendre à Paris en cas de convocation par la justice. En effet, la levée de son immunité diplomatique ouvre désormais la voie à la tenue d’un procès. Dans ce cas, le prélat risquerait jusqu’à 5 ans de prison et 75.000€ d’amende, des peines portées à 10 ans d’emprisonnement et 100.000€ d’amende si des circonstances aggravantes sont retenues. Parmi elles, figurent les agressions sexuelles commises par personne ayant autorité, une éventualité qui pourrait concerner une des plaintes de ce dossier.
En l’attente d’un prochain nonce, l’intérim serait assuré à Paris par le premier conseiller, Mgr Andrea Ferrante. Un nouveau représentant pontifica en France pourrait être nommé dans les prochains jours ou semaines. XLN
© 2019 I.MEDIA

( 876028 )
cette dame n'y connaît rien par JVJ (2019-10-04 18:43:47)
[en réponse à 875974]
Si un tel cardinal, avec un tel cursus (secrétaire pour les relations avec les Etats) et Français, devenait nonce en France, je me fais protestant…
Et que je sache, Roncalli reçut la barrette d'Auriol.
Cette dame est la queue de la comète de ces protestants et catholiques qui avaient le vent en poupe dans les années 70.
Elle a commis un article enamouré de l'évêque d'Orléans, honneur de l'épiscopat, la veille de l'ouverture du procès de Mgr Fort.
Je la vois très bien de mèche avec la déléguée épiscopale orléanaise qui s'étale sur son passé vieux de 40 ans, préposée à la traque des prêtres criminels et des prêtres qui ne le sont pas aussi…
Cet article est même une commande, j'en suis certain, pour bien marquer la différence entre les deux évêques.
Là, elle pond des suppositions et relaie les choses malveillantes sur le nonce. Je ne vois pas pourquoi il faudrait exclure un coup monté des jeunes hommes de la mairie de Paris, malgré ce que La Croix a plaisamment relayé. Si ces journalistes savaient des choses, alors il fallait les dénoncer en conscience à qui de droit ! Je dirais trivialement : "depuis quand est-ce injurieux de placer une main à tel endroit quand on est pratiquant de la chose ? cela frise le puritanisme…".
J'invite tous les anticléricaux à accuser chaque nonce qui sera nommé en France et ailleurs, et même tout évêque gênant...
Ce n'est pas dans Libé que l'on va trouver des articles sérieux sur la religion catholique, ni dans La Croix d'ailleurs. Il faut même préciser entre parenthèses ce qu'est un nonce ou invoquer un stupide âge de retraite des cadres catholiques (sic).

( 876035 )
Le jeune séminariste aussi par André (2019-10-04 21:03:16)
[en réponse à 876028]
méritait une main aux fesses de la part du nonce ? Peut-être était-il efféminé et n'avait-il aucune raison de se plaindre de cette délicate attention...

( 876040 )
Nous ne connaissons pas les dossiers par JVJ (2019-10-04 21:22:15)
[en réponse à 876035]
Si le séminariste l'est toujours…
Et une enquête n'indique rien de la culpabilité, à supposer que mettre une main aux fesses soit pénalisable entre deux adultes… Et allez le prouver !
Nos prêtres ne peuvent plus frotter la tête d'un enfant ou mettre la main sur l'épaule d'un communiant pour une photo, je n'y vois pas un progrès.
Je peux vous inventer tout ce que vous voulez, comme un élève peut en dire autant de tout professeur.

( 876047 )
Ca n'interdit pas de réfléchir par André (2019-10-04 22:08:14)
[en réponse à 876040]
En effet, s’il n’est plus séminariste ça ne change rien au pénal, c’est le fait qu’il l’était qui constitu(er)ait la circonstance aggravante de l’autorité morale. Et s’il n’est plus séminariste, alors c’est qu’il n’a pas supporté la « culture de la maison » et bon débarras. Vous donnez raison à Frédéric Martel.
Même si c’est « juste » une main aux fesses, cela constitue bel et bien, ne vous en déplaise, une agression sexuelle. Et d’accord pour mettre des « si », l’enquête étant toujours en cours, l’affaire n’étant pas encore jugée. J’attire simplement votre attention sur le fait que déposer une plainte du genre n’est pas une partie de plaisir, ni au commissariat ni en cours d’instruction. En particulier pour un séminariste, grillé avant même le début de sa « carrière ».

( 876105 )
Renan, Combes etc par JVJ (2019-10-05 14:46:53)
[en réponse à 876047]
On sait trop bien ce que les anciens séminaristes peuvent produire en terme d'aigreur. S'il s'agit d'un ancien séminariste.
Dans les séminaires, on brise de jeunes hommes parce qu'ils sont trop proche de la Tradition ou veulent se mettre à genoux pour communier, on les met à la porte pour cela. Et ceux-là, que je plains, n'ont jamais inventé les seules choses qui désormais choquent, en matière sexuelle.
Si un séminariste, de nos jours, n'est pas capable de remettre en place le nonce ou un évêque qui l'incommoderait, cela me paraît très étrange et cela signifie aussi que le séminariste a intégré la notion de carrière…
On ne compte pas les demoiselles qui subissent les assauts d'universitaires. C'est l'omerta ou alors le triste sort de nos relations trop humaines (chacun tente parfois sa chance et on connaît de vieux professeurs qui se sont mariés à leur étudiante, ou une vieille prof de Français qui a détourné son ancien élève de lycée catholique amiénois…). Et puis un professeur s'adresse à une adulte, nous ne sommes aux Etats-Unis où tout doit être formalisé, et bientôt devant un avocat...
Il y a aussi ceux qui disent non ou mettent une bonne paire de gifles.
On a pu voir récemment un membre de l'Institut parler aux obsèques d'un cardinal français, alors qu'un article par un professeur des Universités dit clairement (sans le citer…) que ce brave historien lui a promis une carrière dans un ascenseur étroit de l'Ecole française de Rome. Si tout le monde connaît ses tendances qui ont pu passer jusqu'à la pratique ou aux intimidations, alors il ne faut plus l'inviter dans les églises, les jurys ou aux micros. Et pourtant !
Quand un évêque ou un prêtre meurt, il est alors facile de sortir de vrais et de faux cadavres du placard, l'intéressé n'étant plus là pour se défendre, à supposer qu'il en ait le courage.
Il y a un puritanisme obsédé de la chose qui aurait poussé Julien Green au suicide. On se croirait dans le courant dominant sous Jean-Paul II qui le résumait uniquement à la morale sexuelle. Et ce puritanisme me paraît parfois relever du dédouanement de soi. C'est un peu comme si moi, le laïc marié, je n'arrêtais pas de pointer à tort et à travers les laïcs qui regardent les autres femmes, comme pour mieux dire que je ne le fais jamais...
Si un ancien séminariste ou un prêtre raconte dans La Croix que le cardinal Lustiger lui a promis une belle situation dans un ascenseur, le lecteur n'est pas obligé d'accréditer immédiatement une délation pareille. L'abbé Six, qui a quelques soucis je crois en ce moment, n'avait-il pas écrit dans son hagiographie lamentable de Mgr Riobé qu'on ne connaissait à ce dernier aucune relation masculine… Comme si cela avait pu nous traverser l'esprit… Mgr nageait incognito et sans le dire à son évêché au Grau du Roi, pour être tranquille, et la vague à enlever le maillot de bain. C'est étrange, parce qu'il existe des centaines d'autres plages avec appartement prêté par des amis, ailleurs… Ce ne fut pas de chance.
Ce que nous avons pu lire du cardinal Tauran dans un livre récent : si c'est vrai, pourquoi, jusqu'à Benoît XVI, personne à la curie n'a bronché et mis de l'ordre ? Mais si c'est faux, c'est très grave de le publier et de le divulguer ainsi. Vous verrez qu'on salira l'ancien évêque de Rome avec son ancien secrétaire particulier, si ce n'est déjà fait.
Cela tire dans tous les sens et ce n'est pas sain.
Il fut une époque où des médiévistes américains enseignaient que structurellement, tout monastère était régi par une gay culture, étant nécessaire les relations sexuelles dans un monde aussi étroit et névrosé. Chez les femmes, c'était pire, avec l'ascendant de la supérieure qui se servait de ses filles comme d'un cheptel. Je n'ai pas envie de tomber dans cette suspicion généralisée qui n'hésite pas à s'en prendre au nonce, sous lequel les nominations épiscopales n'étaient pas du tout honteuses.

( 876059 )
le harcèlement est puni par la loi JVJ par Luc Perrin (2019-10-04 23:13:07)
[en réponse à 876040]
J'ignorais la plainte du séminariste et je n'avais eu connaissance que de celles d'employés de la Mairie de Paris.
Une main aux fesses, hors consentement, est illégale heureusement en droit français comme dans la plupart des pays occidentaux et au-delà. Cela peut se prouver s'il y a des témoins par exemple ou des suites écrites ou téléphoniques.
« Le harcèlement sexuel est le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».
(Code pénal)
Peu importe si le séminariste de 2018 ne l'est plus : son cas est plus grave au plan civil car étant en position de subordonné par rapport à un archevêque et nonce, c'est une circonstance possiblement aggravante en droit.
Pour le reste, si nous ne savons pas tous les détails, observons que le St-Siège a accepté de lever l'immunité du nonce, cas rarissime, et qu'il le rappelle précocement en le gardant sur le territoire immune de la Cité du Vatican.
On sait aussi que d'autres nonces ont fait l'objet de poursuites dans un passé récent dont celui en Dominicanie (Mgr Wesolowski, réduit à l'état laïc en 2014, décédé avant son jugement par un tribunal du Vatican en 2015 alors qu'il n'avait que 67 ans).
Cela ne retire rien à la présomption d'innocence dont bénéficie Mgr Ventura.

( 876114 )
De façon répétée par Meneau (2019-10-05 18:57:11)
[en réponse à 876059]
« Le harcèlement sexuel est le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».
(Code pénal)
Je ne connais pas les détails de l'histoire en question, mais il semble qu'il s'agisse d'un incident isolé, qui plus est dans une réception.
Excusez-moi, mais si quelqu'un me met une main aux fesses dans une réception, je lui en colle une, ou je fais un esclandre à haute voix, histoire de bien lui mettre la honte. Mais il ne me vient pas à l'idée de l'attaquer pour harcèlement sexuel des années après.
Le geste, s'il est avéré, est naturellement scandaleux de la part du nonce. Mais je déplore qu'on s'oriente vers une société aseptisée où on n'ose quasiment plus complimenter une collègue sur sa tenue par peur d'être voué aux gémonies, voire attaqué aux prud'hommes. Alors que par derrière la débauche sexuelle n'a jamais été aussi grande. C'est ce qu'on appelle le puritanisme non ?
Vous allez sûrement m'accuser d'être un supôt de Mc Carrick ou d'une autre vilenie, à votre façon habituelle de caricaturer les propos de votre intelocuteur mais je m'en fiche. Laissez-moi draguer en paix, y compris sur mon lieu de travail ! Et notez que j'ai dit "draguer" et non pas harceler ou se permettre des privautés que la morale réprouve.
Cordialement
Meneau