Le Forum Catholique
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( 875897 )
Démission du cardinal Ricard par Velankanni (2019-10-02 21:06:52)
Désormais, plus aucun diocèse français n’est directement dirigé par un cardinal.
Ici

( 875902 )
Un événement historique par Jean Kinzler (2019-10-02 21:59:21)
[en réponse à 875897]
Plus aucun diocèse français n’est directement dirigé par un cardinal.
C'est la première fois depuis environ 1000 ans que cela arrive.

( 875904 )
déplacement du centre de gravité de l'Eglise ? par Cristo (2019-10-02 22:02:14)
[en réponse à 875902]
Adieu la vieille Europe !
Benoit XVI le dernier Pape européen ?

( 875905 )
Constat sans aucun intérêt... par JVJ (2019-10-02 22:28:09)
[en réponse à 875902]
Cela ne fait pas mille ans qu'un cardinal cumulait un siège en France.
A ma connaissance, et je peux me tromper comme toujours, Pierre, évêque élu de Meaux en 1172 reçut le cardinalat tout en gardant son siège, puis l'archevêque de Reims Guillaume de Champagne fut le deuxième dans le royaume à conserver l'administration de son siège alors qu'il venait d'être créé cardinal en 1179.
Aux XIe-XIIe siècles, les cardinaux étaient presque tous désignés de l'autre côté des Alpes et si un cardinal recevait un siège épiscopal, il devait même abandonner sa dignité cardinalice.
Sur les sceaux au XIIIe siècle, pour les cardinaux qui ont un titre romain et l'administration d'un siège, la titulature cardinalice n'apparaît pas dans la légende : prime le siège épiscopal, non l'église du titre ou le mot de "cardinal".
Lire la notice Pierre Jugie sur les cardinaux d'avant le concile de Trente, dans le Dictionnaire historique de la Papauté, dir. Philippe Levillain, Fayard.
Donc on se calme.
Et que je sache, le cardinal Barbarin est encore archevêque de Lyon.
Si un jour aucun cardinal n'administre un siège en France, ce n'est vraiment d'aucune importance.
Un pays de taille plus modeste sans cardinal s'en porte très bien.
Il y a bien trop de cardinaux de nos jours… et pour ce que certains de nos cardinaux français ont fait de leur titre et de leur dignité… Le cardinal Poupard fait cardinal, tandis que d'autres…
J'espère que le synode amazonien aura la bonne idée de demander la création d'une cardinale et de cardinaux laïcs, pour que nos frères amazoniens puissent eux aussi voir et toucher un cardinal dans leur vie… C'est l'état de nécessité, comme disent certains prêts à toutes les contorsions.

( 875930 )
Tous les cardinaux français sont tous à la retraite (ou à Rome) par Gaspard (2019-10-03 11:47:20)
[en réponse à 875905]
Vous avez mal lu me semble-t-il le post de Jean Kinzler, qui fait remarquer si j'ai bien compris que c'est la première fois depuis 1000 ans qu'aucun diocèse français n'est dirigé par un cardinal. Pour le dire autrement: les cardinaux français sont tous à la retraite ou en poste hors de France, pour Son Éminence le cardinal Dominique Mamberti. C'est un constat intéressant me semble-t-il.

( 875931 )
Et le cardinal Barbarin ? par JVJ (2019-10-03 12:35:24)
[en réponse à 875930]
N'est-il plus archevêque de Lyon ?
Pauvre cardinal soit-dit en passant.
Et je ne parle pas du nonce...

( 875933 )
Oui et non par Meneau (2019-10-03 12:38:42)
[en réponse à 875931]
Le Cal. Barbarin est certes encore archvêque de Lyon, mais il n'a plus aucune responsabilité dans l'administration de son diocèse, puisqu'un administrateur apostolique a été nommé.
Cordialement
Meneau

( 875907 )
En effet ! par Paterculus (2019-10-02 22:34:31)
[en réponse à 875902]
Cela fait longtemps que ce n'était pas arrivé - et le Cardinal Barbarin ne dirige plus son diocèse.
C'est historique et marque le recul de la place de la France au sein de l'Eglise universelle.
Votre dévoué Paterculus

( 875924 )
Ce n'est pas plus mal par Regnum Galliae (2019-10-03 10:39:47)
[en réponse à 875907]
Bien qu'encore largement socialo-moderniste, il me semble que notre épiscopat se porte mieux que les autres et reste relativement fidèle aux fondamentaux wojtylo-ratzingériens. C'est insuffisant, certes, mais vu la tournure que prend l'enseignement de l'Eglise, nos évêques apparaissent moins progressistes que les autres. Ils ne sont plus en pointe dans la démolition de l'Eglise comme ils pouvaient l'être dans les années 60-70. Être marginalisé dans ces conditions est plutôt une récompense.
Le centre de gravité de l'Eglise se déplace en suivant le portefeuille et/ou l'idéologie. Deux domaines où l'épiscopat français est à la traîne, contrairement aux Allemands ou aux Américains. Dans le même temps, la France reste l'un des piliers de la Tradition et le sera toujours, a minima pour des raisons historiques. Et nos familles catholiques, même celles fidèles à la forme ordinaire, pensent plutôt bioen et affichent une démographie dynamique. Cela contribuera à pérenniser la tendance à l'amélioration de notre clergé et de notre épiscopat. Donc laissons passer la tempête, faisons-nous petits, restons discrets et soyons prêts pour le moment où il faudra s'affranchir d'un certain "sens de l'histoire" et revenir aux fondamentaux catholiques.

( 875928 )
le cardinal-archevêque de Bordeaux a été un évêque conciliant par Luc Perrin (2019-10-03 11:29:21)
[en réponse à 875897]
Il a peu à peu amélioré la situation de son diocèse quant aux rapports avec les communautés traditionnelles et traditionalistes.
Une juste résolution du problème posé par la création de l'IBP au départ a pu aboutir grâce à sa bonne volonté.
Il a accueilli la FSSP et stabilisé sa situation à Saint-Bruno après la chapelle excentrée (Talence) en mauvais état concédée précédemment.Des prêtres diocésains très âgés et de santé précaire s'étaient succédé avant l'arrivée des prêtres jeunes et dynamiques de la FSSP. Aucun apostolat paroissial n'était possible.
La situation avant lui était très tendue, hostile, dépourvue de fraternité.
Je crois que c'est BIEN plus important que de savoir s'il y a un cardinal évêque diocésain ou pas en France. Nominalement, il reste le cardinal Barbarin à Lyon même si c'est nominal.
Au demeurant, c'est un reflet du déclin constant de l'Église de France depuis le "Renouveau" conciliaire. Cela indique aussi une retenue de l'épiscopat français dans le naufrage actuel de l'Église : merci Messeigneurs pour cela, moi qui suis avare de compliment envers la Hiérarchie avant comme après 2013. A l'échelle du globe, la France catholique pèse bientôt autant que le Bhoutan et n'a pas les richesses, si prisées à Rome, qui font le poids des Américains et des Allemands-Autrichiens-Suisses.
Alors je me permets de dire "merci", à titre personnel, au cardinal Ricard pour son ministère de vraie communion. D'autres auraient pu le faire.