Nous n’irons certainement pas au Synode pour répéter ce qui a déjà été dit, aussi important, beau et théologiquement significatif que ce soit ! On n’a pas besoin d’un synode pour dire ce qui a déjà été dit. Le Synode sert pour identifier des voies nouvelles quand la nécessité se fait sentir. Nous avons un grand besoin de nouvelles voies, de ne pas craindre la nouveauté, de ne pas l’entraver, de ne pas y résister. Nous devons éviter de recourir à ce qui est ancien, comme si c’était plus important que ce qui est nouveau. L’ancien et le nouveau doivent être combinés ; la nouveauté doit renforcer et encourager le cheminement. L’insistance du Pape est très forte : nous devons marcher et avancer, sans opposer de résistance.
Le pape François en a parlé. La dimension la plus importante de l’écologie intégrale, a-t-il dit, est que Dieu est entré en relation avec cette terre en Jésus-Christ. Puisque Dieu est en relation, tout est interconnecté. Dieu lui-même s’est lié, par l’incarnation de Jésus-Christ, et Jésus est le point culminant vers lequel nous marchons tous. Il y a des textes magnifiques dans lesquels il est dit que c’est le but vers lequel avancent toutes les créatures, parce qu’ils n’ont pas été faits pour nous. Nous ne sommes pas leur but ultime. Leur but ultime est transcendant : c’est Dieu. Certes, à notre tour, nous avons besoin des créatures pour nous soutenir, mais leur vocation est transcendante et, en leur nom, nous devons louer le Seigneur et les conduire à Dieu. De fait, un jour, toutes, dans la logique de la résurrection, participeront mystérieusement au Royaume définitif. Dieu ne détruit pas sa création, mais Il la transformera dans le sens pascal. Jésus-Christ ressuscité est, donc, le sommet vers lequel tous progressent, et Il est le modèle qui donne une première révélation de ce que sera le chemin que nous suivons. L’humanité ne marche pas en cercle et, par conséquent, sans direction, sans sens. Nous devons marcher. Il y a un véritable avenir. Le Christ ressuscité est le grand point transcendant vers lequel nous marchons. Ainsi, l’écologie intégrale est l’union de tout cela. Je dis souvent que nous devrions réécrire la christologie :saintPaul avait déjà parlé de ce point culminant sur un chemin qui avance. Teilhard de Chardin, à son tour, en a parlé dans ses études sur l’évolution. Toute la théologie et la christologie, y compris la théologie des sacrements, doivent être relues à partir de cette grande lumière pour laquelle « tout est interconnecté », interdépendant.
Le Christ ressuscité est le grand point transcendant vers lequel nous marchons. Ainsi, l’écologie intégrale est l’union de tout cela.