un prêtre italien très connu, appartenant à l’entourage proche de Jorge Mario Bergoglio, prétend qu’en Amazonie, la célébration de la messe par les diacres mariés est déjà une réalité dans les faits, avec l’autorisation des évêques locaux. Et le Pape François, informé de la chose, aurait déclaré : « Allez de l’avant ! ».
À la formule «ordination des hommes mariés», Mgr Erwin Kraütler, lui, préfère celle des «personnes mariées». Après plus de 35 ans passés à la tête du diocèse le plus vaste d’Amazonie (370’000 km2), le désormais évêque émérite d’Altamira, dans l’État du Para, a été nommé par le pape François pour préparer le synode. L’ancien président du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi) -entre 2006-2015- assure que «de nombreuses femmes mariées président les communautés catholiques indigènes sur le territoire du diocèse. Ces femmes, poursuit-il, ne se contentent pas de célébrer la liturgie de la Parole les dimanches. Elles baptisent aussi, préparent les personnes pour le baptême et la communion, et visitent les malades». Dès lors, interroge Mgr Kräutler, «pourquoi ne serait-il pas possible d’ordonner ces femmes? Et pas uniquement en cas d’absence de prêtres ou d’hommes mariés à ordonner».