Le Forum Catholique
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( 873986 )
Burke et Brandmüller écrivent à tous les cardinaux à propos du synode sur l'Amazonie par Jeanne Smits (2019-09-06 08:15:47)
Les deux cardinaux survivants des Dubia sur Amoris laetitia remontent au créneau : Walter Brandmüller et Raymond Burke ont personnellement écrit à tous les cardinaux pour les mettre en garde contre les erreurs véhiculées par l'Instrumentum laboris en vue du synode sur l'Amazonie.
Pire que l'arianisme, a dit le cardinal Brandmüller.
J'en parle
ici sur mon blog.
Amitiés,
Jeanne Smits

( 873987 )
Merci ! par Jean-Paul PARFU (2019-09-06 08:20:30)
[en réponse à 873986]
Et bon anniversaire Jeanne !

( 873998 )
le REPAM par jejomau (2019-09-06 14:44:08)
[en réponse à 873986]
n'est-ce pas un organisme associant des théologiens de la libération qui prétendent que toutes les religions peuvent sauver les peuples ?
Si c'est le cas, l'Instrumentum Laboris serait fondé sur des bases théologiques condamnées comme hérétiques par Saint Jean-Paul II, non ?

( 874003 )
Dans le mille ! par Jeanne Smits (2019-09-06 15:24:45)
[en réponse à 873998]
Oui, la théologie indienne promue dans le cadre ce ce synode et l'approche du REPAM sont clairement liés à la théologie de la libération. Avec REPAM, on a l'indigénisme en prime.
Amitiés
Jeanne Smits

( 874008 )
Nous sommes dans la situation décrite par Léon Bloy dans Le Désespéré par Regnum Galliae (2019-09-06 15:51:11)
[en réponse à 874003]
Le christianisme, qui n'avait su ni vaincre ni mourir, fit alors comme tous les conquis. Il reçut la loi et paya l'impôt. Pour subsister, il se fit agréable, huileux et tiède. Silencieusement, il se coula par le trou des serrures, s'infiltra dans les boiseries, obtint d'être utilisé comme essence onctueuse pour donner du jeu aux institutions et devint ainsi un condiment subalterne, que tout cuisinier politique put employer ou rejeter à sa convenance. On eut le spectacle, inattendu et délicieux, d'un christianisme converti à l'idolâtrie païenne, esclave respectueux des conculcateurs du Pauvre, et souriant acolyte des phallophores.
Miraculeusement édulcoré, l'ascétisme ancien s'assimila tous les sucres et tous les onguents pour se faire pardonner de ne pas être précisément la volupté, et devint, dans une religion de tolérance, cette chose plausible qu'on pourrait nommer le catinisme de la piété.

( 874017 )
Toujours les mêmes par Rothomagus (2019-09-06 20:43:18)
[en réponse à 873986]
Ces cardinaux font tout le travail. Mais quand les autres réagiront-ils ? Il y a une centaine de cardinaux non électeurs et sans charge diocésaine qui ne risquent plus rien. Pourquoi ne réagissent-ils pas ?
Il faut espérer que le synode fasse fi des documents pré-synodaux à la limite de la provocation enfantine.
Si ce n'est pas le cas, l'Eglise devra réagir à l'ancienne : en convoquant un Concile.
Certains craignent que les fruits d'un tel Concile soient catastrophiques. Mais commet croire que l'Eglise ne puisse plus être catholique ? Si jamais une telle chose se produisait, alors nous saurions que nous sommes au bout de la période de la frise qui indique les temps messianiques.

( 874020 )
En soi, il est impossible de dire si c'est la fin des temps par Athanase (2019-09-06 21:19:15)
[en réponse à 874017]
Le Christ dit lui-même qu'Il viendra comme un voleur ou que nous ne savons ni l'heure, ni le jour. Les saints et les mystiques n'ont eu aucune révélation privée quant au moment de cette fin.
Il se peut aussi que certains signes soient présents, comme le refroidissement de la charité, l'apostasie généralisée (elle est là, mais avec quand même des îlots)... Mais, en revanche, la conversion des juifs ou le fait que l'Évangile ait été prêché dans toutes les parties du monde, qui sont aussi des signes de réalisation de fin de temps, ne sont pas caractérisés actuellement. On ne peut donc dire que nous sommes dans la fin des temps.
Bref, c'est donc très compliqué.

( 874024 )
les juifs par jejomau (2019-09-06 22:36:10)
[en réponse à 874020]
ont toutefois obtenu une terre et mis en place un Etat reconnu par les Nations. L'Etat hébreu n'existait plus depuis la venue du Christ sur terre.
Il y a quand même là quelque chose qui devrait vous interpeller ce me semble comme signe extraordinaire des temps que nous vivons
Quant au fait que l'Evangile n'ait pas été prêché dans toutes les parties du monde d'après vous me surprend: les mongols, les papous, les esquimaux comme les amérindiens ont tous entendu parler du Christ...

( 874028 )
Oui, mais beaucoup n’ont pas été convertis par Athanase (2019-09-06 23:28:15)
[en réponse à 874024]
Et les terres d’ « infidélité » (au sens de ceux qui n’ont pas la foi) se sont plutôt multipliées depuis plusieurs décennies.
On ne peut pas dire qu’une partie notable du genre humain se soit rapproché du Christ. Bien au contraire, une partie de l’humanité s’y est même éloignée.
Je vous invite à lire un article de l’Annuaire pontifical de 1917 : « Somme toute, nous ne voyons pas que la plénitude des nations soit entrée dans l’Église. » (Annuaire précité, p. 565) L’auteur, sans exclure quoi que ce soit, admet que la plénitude des nations n’est pas dans l’Église et que l’on ne peut conclure que la mission de l’Église soit accomplie. On ne pourrait qu’abonder encore plus dans ce constat aujourd’hui.
L’Annuaire pontifical de 1917. Je vous invite à lire notamment les pages 547 et 565. Les remarques qu’elle contiennent peuvent s’appliquer à la situation actuelle.

( 874030 )
Rien n'indique dans l'Ecriture... par Paterculus (2019-09-06 23:38:36)
[en réponse à 874028]
... que le Christ ne reviendra que quand la plénitude des nations sera entrée dans l'Eglise.
Au contraire la déclaration de Jésus "Quand le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-Il la foi sur terre" nous indique que la présente désaffection des nations anciennement chrétiennes pourrait bien précéder de peu ce retour du Christ.
Musulmans et Chinois se convertissent en masses, même si c'est plutôt au protestantisme : au moins ils sont baptisés.
VdP

( 874029 )
Vous n'avez pas lu les récits des missionnaires par Paterculus (2019-09-06 23:32:23)
[en réponse à 874020]
Je suis d'accord avec vous sur le fait que nous ne savons ni le jour ni l'heure.
Cependant l'évangile a bien été prêché jusqu'aux extrèmités de la terre. Lisez Inouk ou d'autres récits du même genre. Un missionnaire OMI raconte qu'il allait d'igloo en igloo toujours plus au Nord, jusqu'à ce qu'il arrive en un endroit où les gens lui disent : "Nous sommes les derniers Eskimos !" On imagine son émotion.
Voyez aussi les récits des missionnaires du Sacré-Coeur d'Issoudun qui parlent de ce qu'ils ont fait chez les Papous, passant de tribu en tribu... Ou ceux des îles du Pacifique : j'ai eu quelques fois l'impression d'être au bout du monde, et à chaque fois c'était sur une île.
Bref, pour moi, l'évangile a été prêché partout, même si certains pays comme la Chine ou la France ne comptent qu'une toute petite proportion de catholiques pratiquants et adhérant à la doctrine du Magistère authentique. (En Chine, tout le monde a entendu parler du Vatican, à cause de la propagande maoïste d'autrefois...)
VdP

( 874032 )
Une divergence respectueuse par Athanase (2019-09-06 23:44:50)
[en réponse à 874029]
C'est avec plaisir que je vous lis Monsieur l'abbé ! Et merci pour vos remarques éclairantes et sensées.
L'Évangile a été prêché jusqu'aux extrémités de la terre. En un sens, oui, car tous les continents et la plupart des pays ont été "touchés". Mais en creusant, il y a quand même des zones vides. Il y a des pays où le passage des missionnaires est resté trop général et trop approximatif.
Pour la Chine, les missionnaires sont allés dans de nombreux endroits, mais à ce jour, ils n'ont pas tout couvert. Il y a quand même une grande partie des chinois qui ne sait rien de l'Évangile et qui n'en a pas entendu parler. Même de façon négative.
À mon humble avis, le "partout" est approximatif. Pas en Europe ou en Amérique. Mais en Asie ou en Afrique, c'est plus flou.

( 874034 )
L'île inviolée par Candidus (2019-09-07 00:45:37)
[en réponse à 874020]
Effectivement, il existe encore quelques populations qui n'ont jamais été évangélisées. Et on ne peut pas dire qu'elles appartiennent à des ensembles qui eux l'ont été. Voyez le cas de
cette île dans le golfe du Bengale. Même si l'île est administrativement rattachée à l'Inde, il n'existe aucun lien direct ou indirect entre sa population et celle de l'Inde. Ses habitants ignorent qu'ils sont indiens.

( 874036 )
C'est un cas très intéressant par Athanase (2019-09-07 01:38:03)
[en réponse à 874034]
Cette île est fascinante. Un protestant a essayé de les évangéliser en 2018, mais il a été tué par les habitants.
L'île a reçu peu de contacts. Le dernier cas plus ou moins réussi remonte à 1991: l'anthropologue avait réussi à nouer des liens. Mais après, en 2004, puis en 2006, cela a été plus violent.
La seule chose qui me gêne est que beaucoup sont prêts à dire qu'il faut les laisser en paix, ce qui suppose de ne pas les évangéliser.
Mais pour conclure, on pourra dire avec John Donne que "nul homme n'est une île".

( 874022 )
Elle devrait réagir "à l'ancienne" par Athanase (2019-09-06 21:31:48)
[en réponse à 874017]
La convocation d'un concile a une logique: faire trancher par l'épiscopat certaines controverses. Certains estiment qu'il faudrait que la crise soit tranchée au sommet: je doute que ce soit efficace, car ces derniers temps, certains coups de semonce romains n'ont servi à rien.
Au passage, même le concile le plus favorable au pape qu'a été Vatican I s'est tenu comme un concile classique: cela signifie que Pie IX voulait que ce soit l'épiscopat qui définisse l'Infaillibilité pontificale. Il ne l'a pas fait de lui-même, ce qui est hautement révélateur, et tord le cou à l'idée que l'Église catholique n'est pas synodale. Elle l'est plus qu'on le pense.
Au fond, cela impliquerait l'Église entière dans la solution de la crise. Cela monterait que c'est l'Église entière qui combat la crise. Pas seulement le pape et la curie.
Étant donné l'importance des dégâts, les prévarications causées par certains actes et textes pontificaux depuis 2013 (et surtout 2016), les doutes insinués sur les moeurs et les doctrines de prélats, à commencer par le pape, il serait urgent que la réaction soit collective, et pas le fruit d'une sorte "d'anti-François", qui ferait du François, mais à l'envers, donc à l'emporte-pièce. Avec des chances de succès limitées. Dans le passé, l'Église a montré qu'elle pouvait régler les problèmes par son épiscopat. Je note que les crises ont quand même été réglé par des conciles, quels qu'aient été la portée et l'efficacité de leur décision.
Certains me diront que l'épiscopat est gangrené, vérolé. Mais en soi, l'est-il plus que les membres actuels de la curie et pape réunis ? Au lieu d'opposer le sommet à la base, ou la base au sommet, pourquoi ne pas envisager un concile oecuménique, qui prendrait le temps requis et la souplesse nécessaire pour faire trancher certaines controverses et compléter (si ce n'est corriger) Vatican II ?

( 874026 )
Impossibilité technique d'un concile par Paterculus (2019-09-06 22:56:34)
[en réponse à 874022]
A Vatican II il y avait 2500 évêques ou plus, en tout cas moins de 3000. Aujourd'hui ils sont plus de 5000 dans le monde.
Les réunir poserait la question du lieu : Saint Pierre de Rome n'y suffirait pas. Et on voit mal Lourdes et la basilique Saint Pie X recevoir une telle assemblée.
On peut se demander aussi si les finances de l'Eglise seraient capables de soutenir le choc.
En plus il y a le temps de parole. Ce fut déjà le cas à Vatican II, où certains se sont permis de couper la parole au Cardinal Ottaviani qui avait dépassé les minutes auxquelles il avait droit. Or à un concile tout évêque a le droit de parler.
On croulait à Vatican II sous les modi - ces demandes d'amendement du texte en discussion - ce qui fit dire à l'un des Pères : "Modi, allez au feu de l'Enfer"...
Bref, il est probable qu'on ne verra pas de concile œcuménique tant que le nombre d'évêques restera aussi haut qu'à présent.
Votre dévoué Paterculus

( 874033 )
Vous oubliez la révolution numérique par Candidus (2019-09-07 00:38:05)
[en réponse à 874026]
Les grandes entreprises organisent quotidiennement des conférences de travail en ligne avec leurs employés disséminés à travers le monde.
On commence dans de nombreux pays à envisager et à introduire le vote électronique (j'ai été contacté par l'ambassade de France en Moldavie pour participer à un test de vote en ligne).
Qu'est-ce qui empêcherait l'Eglise d'organiser un concile en ligne avec des traductions simultanées (puisque les évêques ne parlent plus latin) ? Techniquement c'est tout à fait faisable.
Reste à déterminer le nom que l'on donnerait à ce concile ? Des suggestions ?

( 874035 )
Je ne sais pas: Trente deux ! par Athanase (2019-09-07 00:50:42)
[en réponse à 874033]
Tout est dans le titre.

( 874037 )
On pourrait envisager quelques "rationalisations" par Athanase (2019-09-07 01:48:17)
[en réponse à 874026]
Pour éviter un concile pléthorique, assommé par les procédures et les discussions, on pourrait envisager:
- de limiter la participation aux archevêques et aux archevêques métropolitains, avec une exception pour certains évêques (pays avec un seul évêque, etc.);
- d'encadrer les discussions : il me semble que pendant le concile Vatican II, il avait été envisagé en 1964 un plan "Döpfner" (du nom d'un cardinal) qui aurait permis de limiter l'amendement des textes en discussion ou de limiter leur adoption aux seules commissions.

( 874038 )
À la Basilique Saint Pie X de Lourdes ... par Ewondo (2019-09-07 02:02:35)
[en réponse à 874026]
... nous sommes 6.500 pour le pèlerinage de Lourdes Cancer Espérance.
Mais la salle ne dispose pas les commodités techniques modernes : sièges individuels avec écouteurs et micros etc.
Pierre.

( 874039 )
J'ignorais l'existence meme.... par Pol (2019-09-07 06:59:31)
[en réponse à 874026]
....des 'modi' au fameux concile de '62 -- 65'...
On apprend a tout age.
Après la Consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, alors, ce serait le moment (peut-etre) de convoquer un vrai Concile. Avec l'aide de Dieu,car, humainement, je crains que...
Notre Sainte Eglise reprendra le bon Cap de toujours et l'ordre et la certitude règneront de nouveau et la Messe que nous aimons reprendra largement et sans fanfare sa place normale. Servus Mariae nunquam peribit.