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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 873436 )26/08 St Zéphyrin, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2019-08-25 22:29:49) 



De la férie
Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire




Mémoire de St Zéphyrin, pape et martyr

Biographie de Saint Zéphirin

images/icones/marie.gif  ( 873437 )Dévotion aux neuf choeurs des Sts Anges du vénérable H. Boudon par ami de la Miséricorde (2019-08-25 22:30:42) 
[en réponse à 873436]

SEPTIÈME MOTIF
Les saints anges nous rendent de grands services pour l'éternité.


Ces aimables esprits ne se contentent pas de nous procurer cette vie bienheureuse ; mais connue des mères toutes pleines d'amour, ils ont tous les soins possibles de nous la conserver, de l'entretenir et de l'augmenter ; c'est pourquoi ils s'appliquent si amoureusement à nous faire recevoir le corps adorable de notre bon Maître, qui est la vie de nos vies, et sans lequel nous ne pouvons avoir de véritable vie.

Combien de fois ont-ils porté ce sacrement vivifiant du corps de Jésus-Christ dans les déserts, ou en d'autres lieux, pour conserver et accroître la vie des âmes à qui ils le donnaient ! Le bienheureux Stanislas, novice de la compagnie de Jésus, d'une pureté angélique et un ange de la terre, a été honoré de ces faveurs, et saint Onuphre nous fournit en sa personne un illustre témoignage de cette vérité. Ils n'oublient rien de tous les autres moyens qui peuvent nous servir pour notre établissement éternel.

L'oraison est un des plus assurés et des plus utiles ; c'est par leur ministère que nos prières sont présentées devant le rôtie de la divine majesté, et entre tous les exercices de la vie spirituelle, il n'y en a point où ils nous soient plus présents pour nous y secourir. La mortification est la sur germaine de l'oraison ; elles doivent être toujours ensemble, et ne se pas séparer. Que n'ont pas fait ces saints esprits, et que ne font-ils pas continuellement pour nous mettre solidement dans la pratique de cette vertu, qui est tellement nécessaire que sans elle on ne peut rien attendre d'une âme ; car il est assuré que pour être véritablement Chrétien, il faut être véritablement mortifié. Ils ont paru plusieurs fois visiblement pour en faire de saintes leçons, et ils en ont donné des instructions dignes de leurs lumières. Ils sont aussi saintement occupés à nous inspirer l'amour de toutes les autres vertus, et particulièrement l'amour de la pureté virginale ; car elle nous rend semblables à eux, elle nous fait leurs frères, dit saint Cyprien, elle nous fait entrer plus intimement dans leur sainte amitié.

Que ne font-ils pas pour la défendre 1 ils donnent des combats, ils se travestissent, ils font mourir ceux qui l'attaquent, ils rendent invisibles les personnes qui la possèdent, pour les délivrer du péril ; ils changent tout en la nature, pour conserver une vertu qui, élevant l'homme au-dessus de l'homme, lui fait mener eu terre une vie toute céleste. Mais enfin, leurs grands soins vont à donner de l'amour pour l'aimable Jésus et l'aimable Marie. Comme ils savent que l'amour de ces sacrées personnes est l'éme de toutes les vertus, ils s'attachent fortement eut à le bien placer dans les coeurs.

Saint Dominique a été l'un des plus fervents amants de Jésus et de Marie qui fut jamais, aussi était-il le bien-aimé des anges. Il en recevait toutes sortes de secours durant ses longues veilles de nuit, qui le tenaient attaché au pied des saints autels pour y répandre son coeur, et soupirer à l'aise en la présence de son bon Maître, au très-saint Sacrement de l'autel, y invoquant avec larmes la protection de la très-sacrée Vierge.

Quelque las qu'il pût être quand il allait par le chemin, il ne se lassait jamais de veiller les nuits en prières, et il tâchait de faire sun possible à ce que ce fût devant l'adorable eucharistie. Les anges, ravis de cet amour infatigable, se mettaient de la partie. Ces esprits du ciel prenaient plaisir de se joindre à cet homme céleste. On les voyait venir avec des flambeaux, le prendre à la chambre où il s'était retiré, ouvrir les portes de la maison, et ensuite de l'église où ils le conduisaient ; et puis, quand il était temps, le reconduire en la même manière. Les domestiques d'un évêque, chez qui il était logé, s'étant aperçus de cette merveille, ils le témoignèrent à leur prélat, qui, ayant épié le saint homme vers le temps que cette merveille arrivait, eut la consolation d'en être le spectateur, et eut lieu d'admirer la bonté des esprits célestes envers les hommes.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 873471 )En lisant la biographie du pape ZEPHIRIN par Diafoirus (2019-08-26 10:23:16) 
[en réponse à 873437]

En lisant la biographie du pape Saint ZEPHIRIN sur le blog d’Yves DAOUDAL ce jour:ici

je me suis remémorer l’article du père CALMEL paru dans ITINERAIRES en janvier 1969.

Le voici :

L’Église et les pécheurs
par R.-Th. Calmel, O. P.

JAMAIS LA MORALE chrétienne n’a été tenue pour facile et accommodante. Jamais l’Église ne nous a enseigné que si la pratique de la loi de Dieu exige de nous de trop lourds sacrifices nous ne sommes plus tenus en conscience. Per¬sonne, si ce n’est le faux dévot, n’a prétendu initier les chrétiens à la science abominable de pécher sans commettre de fautes :
Le Ciel défend de vrai certains contentements
Mais on trouve avec lui des accommodements.
Selon divers besoins il est une science
D’étendre les liens de notre conscience…


Jamais les évêques des premiers siècles, à l’époque où faire profession de christianisme exposait obligatoirement aux supplices, jamais les évêques du temps de Dèce ou de Galère n’ont adressé un discours papelard aux avocats chrétiens, aux centurions ou aux rhéteurs chrétiens pour leur dire en substance :
« Nous avons considéré collégialement votre dure situation. Nous avons constaté que vous êtes pris entre deux devoirs : ou bien assurer la vie de votre famille en continuant d’exercer votre métier mais, pour avoir cette faculté, sacrifier aux idoles ; ou bien confesser la foi, mais alors perdre votre place et sans doute votre vie, et exposer votre famille. Dans ce conflit de devoirs choisissez comme bon vous semble, au terme d’une réflexion commune avec votre femme ; veillez toutefois à mener cette réflexion avec le plus grand soin. »

Jamais l’Église n’a déclaré que, dans des circonstances extrêmes où la fidélité demandait une force d’âme peu commune, le chrétien qui péchait alors par faiblesse n’était pas vraiment coupable. La mission de l’Église n’est quand même pas d’accommoder la loi mais de la proclamer, de donner les sacrements qui, communiquent la force même de Dieu pour la mettre en pratique, de pardonner le pécheur repentant c’est-à-dire le pécheur qui s’avoue coupable : qui, loin de se chercher des excuses, se confie dans la grâce du Christ crucifié et repart avec courage dans le bon chemin.

La mission de l’Église n’est pas de reconnaître les droits de la faiblesse ou de la veulerie humaines, car ils n’existent pas, mais elle donne aux êtres faibles et pécheurs, que nous sommes tous, la grâce suffisante pour triompher de la faiblesse nous convertir, prendre la voie étroite de la sainteté.

Aux époux qui ont beaucoup de mal à observer la continence, qui ne peuvent se fier aux rythmes naturels d’infécondité, et qui d’autre part ne peuvent envisager sans beaucoup d’appréhensions la venue d’un nouvel enfant, bref aux époux qui ont à pratiquer la morale du mariage en des circonstances difficiles, voici que des évêques en assemblée plénière osent déclarer tranquillement : « Les époux se détermineront (sous-entendu : comme bon leur semble) au terme d’une réflexion commune, menée avec tout le soin que requiert la grandeur de la vocation conjugale. » Même s’ils choisissent la contraception, il n’y aura ni péché, ni devoir de se confesser loyalement, puisque, assurent les évêques, « la contraception est toujours un désordre, mais ce désordre n’est pas toujours coupable ». Le contexte suggère suffisamment qu’elle n’est pas coupable lorsque l’observation de la loi est devenue trop pénible.

C’est un scandale pour le peuple fidèle et ce n’est pas un gage de bénédiction divine pour les évêques lorsque ceux-ci en viennent à dire équivalemment aux ménages qui, dans certains cas, pratiquent d’un commun accord la fraude conjugale : « Allez en paix, vous n’avez pas péché. » Pour nous, nous en restons à la parole du Christ Rédempteur à la femme adultère : « Allez en paix et ne péchez plus. »

Si le Seigneur a institué des prêtres à la fois comme ministres de sa grâce et prédicateurs de sa vérité et de sa foi, c’est en leur demandant d’être trouvés fidèles (Ie aux Cor., IV, 2), loin de devenir des casuistes retors (1), faussement miséricordieux, qui, abusant de leur autorité, détournent les hommes d’accepter d’un cœur simple la loi de Dieu et d’espérer véritablement dans la toute-puissance de la grâce.
R.-Th. Calmel, O. P.

Itinéraires n°129 janvier 1969

(1) Voir dans Denzinger les condamnations d’Innocent XI, en 1679, contre les casuistes roublards. Nombre de leurs thèses con¬damnées avaient été pourfendues, en 1656, dans les Provinciales.

ici