Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 872358 )Crypte Saint-Aubin à Toulouse : rien n'est encore perdu par Roubine (2019-07-31 11:09:59) 

J'ai déjà signalé cette affaire qui risque de devenir un précédent désastreux en rendant désormais possible la désacralisation d'une partie d'un édifice cultuel (crypte, salle annexe, parvis, cloître, etc.) : Ici
Un article de La Dépêche du Midi – journal particulièrement “fraternel” comme on sait -, dans son numéro du 30 juillet (“Abandonnée, la crypte Saint-Aubin va renaître” La Dépêche du Midi), fait état de l’épreuve de force engagée par le promoteur pour obliger l’archevêché de Toulouse à accepter la désacralisation. Le promoteur souhaite lancer une concertation avec les associations pour prendre en tenaille le diocèse.
En dehors du fait que la mairie de Toulouse s'était jadis engagée à restaurer la crypte pour qu'on puisse y faire des catéchismes, avant de faire machine arrière, un très intéressant projet avait été évoqué par le diocèse, qu'il serait bon de faire renaître : faire de cette très belle crypte un musée d'art sacré.

images/icones/fleche2.gif  ( 872391 )Cela ressemble par Rothomagus (2019-07-31 20:22:48) 
[en réponse à 872358]

un peu à ce qui s'est passé à Rouen pour la création de l'Historial Jeanne d'Arc.
Rouen est le dernier diocèse à posséder la jouissance d'un ensemble cathédral intact, à savoir la Cathédrale, le palais archiépiscopal résidence de l'archevêque et les bâtiments attenants le tout formant un bloc dans la ville. Ce... depuis les origines soit plus de 15 siècles.
Mais là encore, l'argent public n'est pas là pour l'entretien et la rénovation des lieux, mais il apparaît subitement lorsqu'un projet émerge, aussi louable soit-il, dès lors que l'affectataire daigne réduire sa présence dans les lieux.
C'est ainsi que l'ancienne officialité médiévale , la crypte-bibliothéque et autres parties du Palais ont été évacuées. Certes il reste de la place, mais tout de même..
La Métropole gère les lieux.
L'archevêque était ravi, bien sûr !

En 1940, Mgr Petit de Julleville, futur Cardinal, a reçu dans l'archevêché des officiers allemands qui demandaient à le voir en rapport à l'occupation de la ville qui démarrait. Vieux et perclus de rhumatismes, il avait deux assistants en quasi permanence avec lui pour l'aider à se lever.
Les allemands arrivent dans son bureau. Ils lui annoncent la réquisition d'une partie de l'archevêché pour se loger. L'archevêque demande alors à ce qu'on le léve, et, tout en majesté tend son bras et son doigt vers la porte en disant : "Sortez !".
Ils ne sont jamais revenus !

Nos anciens prélats avait de la mémoire et le sens du temps qui passe. Ils savaient très bien qu'un petit recul aujourd'hui peut entraîner un grand revers demain.
Maintenant, ils se laissent grignoter peu à peu, en se satisfaisant des miettes. Et mieux, ils ont le sourire aux lèvres et la satisfaction d'avoir réussi quelque chose en rapport avec la société civile. Pfff.