Le Forum Catholique
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( 870917 )
La pédagogie Montessori est-elle une bonne réponse à la crise éducative actuelle ? par XA (2019-07-05 14:13:53)
La dernière livraison de la revue
Tu es Petrus (N° XXIII, pp. 3 à 11) propose un article de Anne-Célina Schmit et l'abbé Jacques Olivier, prêtre de la FSSP, autour de la question «
La pédagogie Montessori est-elle une bonne réponse à la crise éducative actuelle ? » .
Il m’a semblé que cette question pouvait intéresser un certain nombre de liseurs, en tout cas ceux qui sont concernés par les questions de pédagogie scolaire, notamment dans le hors-contrat.
L’occasion pour moi d’attirer votre attention sur la grande qualité de la revue
Tu es Petrus, qui mérite selon moi le détour. La revue a un rythme de publication trimestriel, pour un abonnement annuel de 35€ (pour la France). Cela en vaut la peine, d’après moi.
Vous pouvez utilement consulter
cette page pour avoir plus d’informations. Une page où vous pourrez même demander à recevoir un numéro gratuit pour tester. N’hésitez pas !
Je vous propose la lecture de l’article sus-mentionné au format pdf
en cliquant ici.
N’hésitez pas à commenter !
Bonne lecture !
XA
PS : merci à MM. les abbés
Olivier et
Sauvonnet pour leur aimable autorisation de publication.

( 870928 )
Montessori par Adso (2019-07-05 17:00:24)
[en réponse à 870917]
J’ai constaté bien des fois, qu’à éducation familiale semblable, des enfants « dits hyperactifs » apprennent plus calmement et s’épanouissent plus avec la méthode Montessori, qu’en système « conventionnel » mais ne peux faire une généralité d’un comparatif entre deux familles ...

( 870940 )
L'article ne démontre rien par Le Bouvreuil (2019-07-05 19:06:40)
[en réponse à 870917]
Merci beaucoup, XA.
L'article passe plus de temps à dire "Oh là, là, Maria Montessori était proche des occultistes et des Francs-Maçons (obsession dans nos milieux tradis) dans sa jeunesse, donc sa méthode est suspecte", plutôt que d'analyser en profondeur sa méthode. Et on arrive à la conclusion sans comprendre comment les auteurs y sont arrivés. J'ai l'impression d'avoir lu un extrait d'un bouquin de Marc Dem. Et que les auteurs font de l'enseignement une fin, pas un moyen.
Par exemple, il faut savoir que chaque enfant a un rythme d'apprentissage très différent. Il y en a qui captent vite, il y en a qui ont besoin de plus de temps. La pédagogie Montessori considère que l'enfant doit finir un exercice s'il l'a commencé - cela structure l'enfant - mais qu'il doit pouvoir finir un exercice à son rythme. L'école traditionnelle ne le permet pas - la cloche a sonné, c'est terminé, si tu n'as pas fini, tant pis pour toi, tu n'as pas assimilé.
Autre exemple : nous l'avons tous observé, les enfants ont des "lubies" temporaires - à un moment, pendant plusieurs semaines ou mois, il y a un truc qui va les intéresser incroyablement, p. ex. les formes géométriques. Leur cerveau et leur attention à ces moments-là seront disposés, focalisés dessus et ils vont apprendre beaucoup mieux que si l'on saucissonne les apprentissages. Ensuite, ils passeront à autre chose - la géographie par exemple. Montessori respecte cela tout en continuant à nourrir les autres apprentissages par ailleurs - écriture, chiffres, etc.
"Nihil in intellectu nisi prior fuerit in sensu" - il n'y a rien qui passe dans l'intelligence si cela ne passe pas par les sens avant. Montessori est incroyablement focalisée dessus - beaucoup d'apprentissages passent d'abord par le toucher, l'ouïe, la vue pour structurer et amener vers des apprentissages plus complexes. L'enseignement Montessori structure beaucoup l'enfant.
Les auteurs ont-il rencontré des professeurs Montessori ? Ont-ils discuté avec des parents ayant mis leurs enfants dans une école Montessori ? Ont-il fait une analyse comparative ? Aussi, le but des 3-6 est très différent de celui des 6-12. Beaucoup dépend aussi évidemment de l'enseignant. Mes enfants sont allés en école Montessori, je peux vous assurer que l'école n'avait rien de débonnaire ou de permissive.
Et puis tout dépend aussi de l'environnement familial - quelle que soit la pédagogie, traditionnelle ou Montessori, si l'enfant passe son temps devant les écrans et qu'il a une famille déstructurée, désunie, sans Dieu, ça ne va pas beaucoup aider à la verticalité.
"Elles tendent à promouvoir un apprentissage très progressif, logique et rigoureux en général, qui était celui des méthodes traditionnelles bien avant Montessori". Montessori fait ça aussi. Ah, alors ne changeons rien et ne nous posons pas de questions mais si le virage pris par la société catholique après 1968 a été si violent et que la tradition, l'enseignement, la liturgie, etc., ont été si violemment rejetés, ce n'est peut-être pas pour rien non plus. Pourquoi ?
Je suis toujours aussi étonné de voir à quel point nous les tradis sommes des champions de l'anti-intellectualisme, des spécialistes des combats d'arrière-garde et des causes perdues.

( 870947 )
Je me permets de préciser par XA (2019-07-05 21:25:18)
[en réponse à 870940]
que je ne porte pas de jugement personnel sur la question. La publication de cet article ne veut que créer une discussion ou susciter des réflexions sur le forum ou dans les familles.
XA

( 870953 )
Il est vrai que l'article est un peu faible par Justin Petipeu (2019-07-05 23:05:07)
[en réponse à 870940]
dans le sens où les fréquentations de Montessori sont inintéressantes.
Il y a beaucoup de choses à dire sur cette méthode funeste...le refus de la transmission, le refus de "l'académisme" (comprenez l'enfant est au cœur du système et non le savoir), le refus de l'autorité et de la hiérarchie, l'effet-mode de cet enseignement qui n'est qu'un échappatoire sous le coup de la panique au désastre de l'Education Nationale.
On dira ce qu'on voudra, même le hors-contrat est incapable de revenir au niveau des "hussards noirs" en matière d'orthographe, grammaire, calcul, géographie, etc...(je ne parle pas de politique).
Donc on se trouve des marottes qui n'ont jamais fait leurs preuves, basées sur une soi-disant singularité/liberté de l'enfant...Le résultat est aussi calamiteux et le certificat d'études à l'ancienne toujours aussi inaccessible à n'importe quel collégien.

( 870949 )
Le contenu n'est pas celui que le titre présente... par Glycéra (2019-07-05 22:22:35)
[en réponse à 870917]
Hélas, je n'aime pas du tout le titre.
J'étais heureuse d'avoir un avis sur la manière de voir l'enseignement, et j'y lis un jugement sur les positions personnelles quasi intimes de Maria Montessori.
Je pensais avoir une analyse des manières vitales pour enseigner à des enfants, et je lis un réquisitoire sur des personnes fondatrices. Je me moque complètement de savoir si on fait une sainte ou une folle de cette dame. Ce sont les bons choix à faire dans une école (ou en famille) qui m'importent.
On y lit un ramasse-tout de gens de cette sphère : les efficaces, les sereins et les fadas comme s'ils avaient eu de l'importance dans les écoles : mettre quasiment sur la même longueur le père Faure et Hélène Blavatski me dérange : j'ai l'impression que c'est de l'ignorance, un manque de hauteur de la part des auteurs. Je n'y ai rien appris, sauf l'avis des auteurs sur les gens cités.
Navrée pour l'abbé Olivier, mais là je suis déçue par la mauvaise qualité de l'étude de ce sujet important, passionnant et ô combien divin.
Enseigner, c'est "prêter sa torche" à celui qui va apprendre, disait Volkoff ce me semble. Se relier à celui qui désire apprendre, et par le coeur à coeur (au sens noble du coeur, centre de l'être), toucher le désir de connaître de celui qui est là pour acquérir un savoir, une pratique, et transformer ainsi, par sa volonté, le savoir en connaissance qui résidera en lui. Les parents procèdent ainsi, même s'ils ne s'en rendent pas compte académiquement : les prières s'acquièrent sur les genoux des parents, dit-on.
Les auteurs ont-ils assisté à des cours selon la "méthode Montessori" ? Un catéchisme pour les petits ? Une matinée où les enfants s'installent et apprennent ou s'exercent ? Interviewé un directeur-fondateur d'une école Montessori ? Connaissent-ils les productiosn et les principes de Steiner ? Ou de Decroly ? Je n'en ai nullement le sentiment en lisant l'article.
Certes, Maria Montessori a eu peur que ses façons soient polluées, dégradées, comme tout fondateur obstiné, certain de ce qu'il a découvert, et désireux de transmettre sans rien perdre. C'est humainement maladroit, mais c'est réel de défendre son poussin si bien couvé.
Certes, il y a eu des instituteurs rigides, et peu ouverts aux écoutes réelles de leurs petits élèves ; souvent, ceux-là appliquent des procédés, et n'ont pas compris le but, ils ne sont pas les plus persévérants, ni les plus nombreux dans ces écoles.
Entre les coups de règles sur les doigts pour faire ânonner en litanies les "tables de multiplication", et les copies de 100 lignes identiques qui n'ont jamais été une manière de dialogue d'enseignant, et les jeux loufoques permanents, sans jamais obligé à rester centré sur son activité, il y a mille et une méthodes, mille et une personnalités, mille et une dyade prof-élève. Eternelle querelle des caricatures des anciens et des modernes. In medio sata virtus.
L'article ne dit rien sur les façons "Montessori" d'aborder un sujet à étudier, sur les réactions des enfants aux propositions d'activité, sur leur évolution d'autonomie volontaire dans les découvertes et les exercices d'entraînements.
Non, je n'ai pas aimé du tout l'article sous ce titre.
Et j'aurais aimé avoir un avis sur la pédagogie, ses principes, ses choix spécifiques, ses originalités, et ses résultats réels.
Aucune interview non plus d'ancien élève qui parlerait avec du recul, de parents qui expliquerait leur choix, leur sou leur réticences avec les raisons précises.
Pour moi le titre de ce contenu aurait dû être : peut-on faire confiance à la conception philosophique de Maria Montessori ?
Mais le contenu aurait alors su en analyser les tenants, et non pas se contenter de citer les gens qu'elle a rencontrés, et peut-être pas suivi dans leurs théories. Je pense notamment à Hélène Blavatski, assez follement à côté de la plaque, et reniée, critiquée, et fuie par ceux de son époque qui connaissaient le sujet dont elle s'est emparée.
Le père Faure n'a rien à voir avec elle. Pourquoi le donner à penser en le citant aussi ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
qui a connu plusieurs familles, enfants, profs, et fondateurs de ces méthodes, appréciant souvent la relation entre les êtres, regrettant parfois le manque de soutien d'élèves doués mais flemmards.

( 870950 )
Si Dame Erminig passait par ici ... par Glycéra (2019-07-05 22:23:48)
[en réponse à 870917]
Elle aurait une foultitude de détails et d'arguments à citer !

( 871036 )
Dame erminig revient... par erminig (2019-07-07 09:39:40)
[en réponse à 870950]
Bien. On évoque la "pédagogie Montessori ", ce qui est déjà mieux que de parler de méthode.
D'emblée, je me permets d'insister: ce n'est pas la quête d'un
truc' pédagogique qui portera remède à la catastrophe éducative contemporaine.
Déjà. Quand on est enseignant , on ne peut donner que ce que l'on a reçu.
Or. , à part l'ancienne formation des ordres religieux comme les frères des écoles chréti nnes, et qui étaient des formations intracommunautaires, je ne connais pas d'autre pédagogie qui insiste autant et EXIGE autant que Montessori. , en menant une réflexion observatrice sur la nature humaine et les invariants anthropologiques.
Ensuite. , merci pour l'ouverture de cette réflexion: Dame Glycéra, n'ayez crainte, je vais poursuivre le sujet, mais là, nous sommes pris par le décès d'un proche ( j'en profite pour vous le recommander à vos prières ) et je ne suis que sur mon téléphone... un peu petit pour écrire.
Avant de terminer ce premier post, j'insisterai d'emblée sur la qualité de la formation : on ne peut travailler en pédagogie Montessori sans une vraie formation , complète, y compris d'ailleurs pour la formation religieuse. Je me souviens d'étudiantes de l'Ilfm. Avides de trouver un ´truc' pour faire comprendre les fractions aux enfants, un truc aussi simple comme découper une tarte à la pomme et hop. Le problème serait résolu. Et patatras: elles découvraient qu'il y avait un peu plus de travail que cela mais surtout, la réflexion éducative né essitait de revoir toute leur pédagogie alors qu'elles étaient confrontées au quotidien dans leurs classes à des difficultés dont elles ne. Voyaient pas le bout.
J'ajouterai enfin pour ce matin, que les élèves qui débarquent dans les écoles hors-contrat, même dans des familles attentives, présentent des carences et des difficultés propres à notre époque : grammaire sue par coeur,analyse logique étudiée, mais pas de réinvestissement dans le langage quand ils font des devoirs personnels.De même en mathématique, pas d'analyse opératoire ( on en reparlera). Enfin un décalage de deux ans souvent avec le niveau des ouvrages lus il y a 40ans.
La famille ne fait pas tout et l'école non plus.
Mais pratiquer une pédagogie dont l'essence trouve ses racines dans une anthropologie conforme à l'anthropologie catholique, ça aide....
Dernière remarque, plus polémique mais on est là pour ça: e n'est pas parce que l'on est titulaire d'une licence ou d'un bonmaster que l'on est capable d'enseigner.... c'est pEt ce n'est pas parce que l'on est parent que l'on sait mieux que l'enseignant ... je trouve que les écoles hors-contrat , qui partent d'un projet souvent de marents, tirent souvent très dur, parce que le projet d'établissement n'a pas un socle pédagogique suffisamment solide, essentiellement d'ailleurs pour des raisons financières. Ils font l
Impasse sur une formation pédagogique longue. Pour être formateur Montessori ( formateur d'enseignant j'entends), il faut vingt a s, vingt d'études. De pratique d'enseignement dans chaque niveau, deux par diplôme ( 3-6/6-12 ans) avec deux à trois ans de pratique entre chaque niveau, ça c'est pour l'enseignant de base. Et les n fait, Montessori ou pas, cela correspond à une réalité profil nde. On ne laisse mas pousser des chênes en trous ans. Les ronces. Il suffit d'une saison. Donc voilà, c'est parti pour l'échange( et non le débat d'un pour ou contre) .
La pédagogie Montessori est sûrement l'une des meilleures qui soit, et de toute façons n, il n'y a pas vrand. Hose qui lui arrive à la cheville.
Désolée pour les fautes de frappe: sur téléphone et sans.... lunettes.
A vous lire!

( 871161 )
désolée pour les fautes de frappe... par erminig (2019-07-09 02:19:17)
[en réponse à 871036]
mais je ne peux pas toujours enfoncer les touches de mon clavier d'ordi comme je le voudrais.
Que vous lez-vous, on vieillit, ma pov'Dame....
Donc merci de restituer correctement les mots quand la technique et la main ont fait défaut...

( 871206 )
Content de vous lire ! par Paterculus (2019-07-09 20:48:31)
[en réponse à 871161]
Je ne suis pas très loin de chez vous, maintenant.
Il va falloir que je passe prendre des nouvelles de toute la famille.
A bientôt peut-être !
Votre dévoué Paterculus

( 874930 )
Paterculus, Glycéra, et les autres.... par erminig (2019-09-19 06:24:51)
[en réponse à 871206]
Comment ça, cher Paterculus , pas si loin de chez nous? Il va falloir nous l'expliquer, peut-être en message privé.
Dame Glycéra, merci pour votre intervention dans le fil. Bien heureuse de vous lire.
Quant à tous les autres "anciens" du forum, je vous salue bien bas!
En ces temps apocalyptiques de confusion, de désolation , de décadence sociale et spirituelle, les petites gouttes d'eau quotidiennes de soutien et de prières sont donc les bienvenues.
En ce qui concerne les prochaines parutions dans la série "pédagogie religieuse Montessori", je tiens à préciser que la France est particulièrement pauvre depuis des décennies dans ce domaine et qu'il est urgent de passer le flambeau, pour que les enfants puissent en bénéficier rapidement.
Les prochains ouvrages à paraître seront en premier lieu ceux de Montessori sur la Messe et l'année liturgique, car les conférences données dans le premier en sont une excellente introduction.
A la différence des anciennes éditions, chez DDB, antérieures à Vatican,II, il y aura un préambule à chaque fois, pour aider ceux qui ne connaissent la liturgie antérieure à se saisir des textes de manière aisée.
Ensuite, ce seront les présentations de la vie et de l'oeuvre de grands montessorien catholiques, dont la plupart des textes n'ont jamais été publiés en français, toujours en "recontextualisant" . Avec des découvertes historiques mettant en relief le premier mouvement liturgique de saint Pie X, sa diffusion et ses applications. Vous ne serez pas au bout de vos surprises .
Qui connaît Helene Helming chez nous, alors qu'en Allemagne, quelques rares écoles portent sont nom, elle n'est plus rééditée?
Nous sommes dans un monde qui veut de l'immédiat: la collection ne commence pas par les traductions des textes pour les catéchistes à décapsuler immédiaement comme des bouteilles de coca-cola srties d'un frigo. On en fera pas l'économie de la formation des catéchises.De A à Z. Sacrifier à l'utilitarisme ambiant, avoir tout tout de suite, utilisable tout de suite, c'est oublier qu'un enseignant ne donne que ce qu'il a reçu...Les catéchistes n'échappent pas à cette loi...;
Bref. En tout cas, bien heureuse de vous lisurez tous et d'avoir aussi de vos nouvelles!

( 871075 )
un article pour le moins curieux dans ses affirmations... par erminig (2019-07-08 00:26:37)
[en réponse à 870917]
En prenant le fil, je n'avais pas eu le temps de lire complètement 'article donné par XA en lien.
Maintenant c'est fait.
Et voilà ce que je peux en dire: l'auteur déjà ne connaît pas Montessori, ni ses ouvrages religieux catholiques, ni même ses relations et amis, et enfin encore moins la réalité de sa biographie.
En fait, il aura oublié d'autres de ses péchés: collaboratrice au fascisme, libertaire, laïque, pourquoi pas non plus maçonnique, rousseauiste, freudienne, naturaliste et même mère célibataire. Pourquoi pas disciple de Steiner, ou encore de Makarenko pendant que nous y sommes?
Punaise.
Oui, je galège. mais je trouve incroyable le contenu de cet article, qui résume dans des raccourcis dangereux ses travaux et ses recherches, l'anthropologie éducative qui la sous-tend, sa spiritualité réelle, bien catholique.
Et oui, oui, grand péché devant le tribunal traditionalo-catholique, elle serqit théosophe.
Chaque ligne mériterait un commentaire et un échange.
Puisque c'est un tribunal, et bien respectons le droit: les faits, rien que les faits pour commencer.
En premier lieu, la manière de présenter sa carrière professionnelle déforme le personnage.
Elle était brillante, particulièrement en mathématiques, Extrêmement brillante. Mais voulait être médecin. Ce qui lui fut interdit. Alors elle bifurqua en travaillant pendant 4 ans en biologie et d'autres matières scientifiques pour valider un diplôme qui lui ouvrait de droit l'Université de médecine. tenace. Mais fine. On essaya à nouveau de lui en refuser l'entrée, mais c'était plus difficile; Et bien c'est la pape Léon XIII qui intervint pour qu'elle puisse obtenir son inscription.
Elle fut donc médecin. Mais on lui fit toutes les difficultés possibles pour l'empêcher d'exercer, et la confiner dans l'orthophrénie. Avec l'esprit scientifique rigoureux de l'époque, où l'on mesurait les crâne, les faciès, les développements staturo-pondérales... Je ne vais pas vous faire un développement de thésard pour la journée, mais retenons une chose fondamentale: en tant que médecin ,rudement formée au diagnostic, (et non au futur diagnostic par téléphone ou internet en marche chez nos contemporains), l'observation de l'enfant est le fondement de cette pédagogie.
Il ne s'agit pas d'une théorie balancé par une philosophie hasardeuse, mais d'une observation, scientifique et rigoureuse comme l'on savait le faire à l'époque. Celle d'un pédiatre.
MAria Montessori est tout sauf une dingo comme la Blavatski (nous allons nous expliquer dans un autre post concernant la théosophie), et c'est justement cette rigueur scientifique qui l'immunise contre ces théories complètement fumeuses , un peu à la mode de l'époque.
C'est l'observation qui l'a "embarquée" dans cette aventure pédagogique. A deux doigts de craquer dans son service, où les enfants atteints de "débilité mentale" , étaient enfermés nus, dans des espaces sans rien...c'est alors qu'elle vit l'un d'entre eux jouer pendant une demie heure avec la poussière qu'il voyait danser dans un rayon de lumière provenant d'une des fenêtres. En l'observant, elle a constaté qu'il était capable de concentration, et donc qu'il était peut-être possible d'améliorer les soins.
C'est ainsi qu'elle s'est mise à chercher quels travaux avaient pu être faits sur le sujet, et qu'elle a réétudier les travaux de deux français, les docteurs Itard (connu par "l'enfant sauvage" de Truffaut, mais aussi ses écrits) et Seguin (dont on garde dans les classes le nom pour un matériel d'apprentissage de la numération de 1 à 100, les tables de Seguin).
Quelque soit le matière enseignée et décrite dans la pédagogie Montessori, la doctoresse n'a jamais rien inventé. Aucune matière n'est mise en forme dans les progressions ex-nihilo. Il y a toujours eu un temps de recherche pour regarder ce que ses prédécesseurs ou ses contemporains avaent déjà fait dans le domaine.
e plus, c'est de réfléchir à ce qui a déjà été expérimenté, le resoummetre aux enfants dnas les classes en l'améliorant, le perfectionnant, 'innovant, mais surtout en l'intégrant à une progression cohérente et complète dan toutes les matières, soustendues par les découvertes faites en observant les enfants.
Dans cet article, on se saisit de l'enfant acteur de ses propres apprentissages comme s'il s'agissait d'une construction libertaire, naturaliste, avec des enfants-rois qui choisisent leurs matières sans raison réelle si ce n'est qu'on les lui offre sur un plateau et qu'il les choissira comme il l'entend... tout enseignant montessrien vous rira au nez, car c'est une incroyable méconnaissance et incompréhension del'ensemble.
Pour commencer, que chacun prenne son courage à deux mains et lise "Maria Montessori, sa vie son oeuvre" chez DDB, rédigé par Edwin M... Standing.
Qui était l'auteur? un obscur théosophe?
Que nenni.
Un ancien quaker, converti au catholicisme, et devenu philosophe thomiste.
Une des meilleures introduction à l'ensemble.
Où l'on vous rappellera , dans ses autres ouvrages, non traduits en français, que la liberté n'est pas faire ce que l'on veut, mais éduquer l'enfant à agir conformément à sa nature humaine, au sens thomiste du terme, ce qui est un bien autre challenge.
Le problème chez Montessori, c'est que sa pédagogie, certains ont su se l'approprier en enlever tout l'esprit chrétien auquel elle tenait; Alors oui, apprend la numération avec les chaînes les racines carrées avec le matériel, ou bien lire et écrire, techniquement, cela peut archer. Et chacun tire ensuite la couverture à soi.
De adorateur de Gaïa aux plus cérébraux des laïques;
Mais elle n'était pas laïque, loin de là, pas plus qu'elle ne fut fasciste sous le Duce....
On en reparlera demain...
Le second souci, c'est que ses ouvrages traitant de l'éducaiton religieuse, et des sujets brûants sur l liberté etc, ainsi que les développements de ses élèves catholiques ne sont pas disponibles en France, pour les quelques publicaitons françaises, et pas traduites en France, je précise bien en France, et non en français, car la France est sans doute k'un des pays où l'accès à sa pensée religieuse est le plus difficile. dire que mOntessori était catholique, le démontrer, mettre sous le nez des personnes les ouvrages religieux avec de prestigieux imprimatur, c'est recevoir des regards de terriens qui découvriraient des martiens dans l'univers...
Ah, petit détail qui est d'importance, elle n'avait pas plus d'argent ni de moyens pour lancer ses écoles et former ses maîtres que n'en ont les écoles hors-contrat aujourd'hui. Et en plus, 'était une femme...
Donc retenons:
- une observation scientifique de l'enfant, qui va permettre d'identifier des invariants dans son développement: les périodes de croissance , avec leurs périodes "sensibles "spécifiques, l'importance du milieu ("l'ambiance"), et la préparation nécessaire du maître
- un recherche scientifique, en reprenant les travaux d'autres pédagogues
La suite dans un prochain post.
A demain
PS: oui, chère Glycéra, je trouve injurieux de mettre le père Faure sur le même plan que la Blavatski; je trouve incroyable que l'on qualifie cette pédagogie de "débonnaire" et "permissive"... On fait un peu comme avec Baden-Powell et le père Sévin pour le scoutisme...Le Père Faure serait le catholique qui aurait sorti de Montessori d bons principes; C'est en plus incroyablement superficielle, car les moindres écrits des deux auraient immédiatement démonté des assertions complètement erronées. C'est aussi et surtout révélateur d'une profonde méconnaissance de l'Église e de l'enseignement , de 1870 à 1939... en plus , je ne vois pas comment un article qui met tout ce beau onde ensemble, Blavatsky, Annie Besant, René Ghénon, Steiner prétend nous éclairer sur Montessori.
Donc, qu'on se le dise: dans un avenir très très proches, les ouvrages cathos chez Artège/DDB de Montessori vont être disponibles, et l'on pourra juger sur pièce...

( 871107 )
Un article consternant par Denis SUREAU (2019-07-08 14:42:52)
[en réponse à 870917]
Décidément, la revue Tv es Petrvs tombe dans ce qu'il y a de plus sot dans l'intégrisme. Ce n'est hélas pas le seul article qui me tombe des mains et je ne me suis pas réabonné à cette publication (et je m'interroge sur les dérives de la Frat Saint-Pierre...).
La pédagogie Montessori ne cesse de faire ses preuves. Dans le domaine religieux aussi. La fondatrice de Transmettre,
Monique Berger, disparue le 10 mai dernier, avait été formée par cette pédagogie, et l'importance qu'elle accorde à l'éveil religieux des tout-petits, "sur les genoux des mamans", s'inscrit dans cette anthropologie fondamentalement catholique.

( 871133 )
Je crois savoir... par Candidus (2019-07-08 18:20:54)
[en réponse à 870917]
... que les dominicaines de Brignoles et/ou de Fanjeaux utilisent la méthode Montessori au CP pour l'enseignement de la lecture mais, concrètement, j'ignore la forme que cela prend, si ce n'est que cela inclut des manipulations de tableaux en carton.

( 871160 )
des manipulations de lettres en carton.... par erminig (2019-07-09 01:24:10)
[en réponse à 871133]
Cher Candidus, je vais prendre le temps de réfuter quelques points de 'article "consternant " de Tu es Petrus, car c'est le mot juste, mais c'ets tout aussi consternant de parler de lettres en carton,. Mais je vous comprends et ne vous en fait aucun grief: c'est l'occasion d'expliquer un peu plus quelques fondaentaux importants de cette pédagogie.
vous vous souvenez sans doute d'Helen Keller, et du jaillissement du premier mot lu dans l paume e sa main mise au contact de l'eau, "water".
Et bien l'observation attentive de l'enfant montre que le langage humain se structure fondamentalement par le travail de la main.
Dans l'enseignement traditionnel, on dissocie le graphisme et la lecture, en faisant de nombreux exercices, des lignes de bâtons, de courbes, de boucles.
Et bien chez Montessori, on utllise des lettres en papier de verre, collées sur des plaquettes de bois, dont le fond est de couleur bleu ou rouge selon qu'il s'agit de voyelles ou de consonnes. D'autre part, l'enfant n'étant pas encore latéralisé, on va faire travailler les deux mains tour à tour, en laissant suffisamment de place pour poser l'autre sur chaque côté. L'enseignant effleure en silence, très lentement, une lettre rugueuse choisie (je vous fais grâce des possibilités d'entrées simples en français, comme I/O M par exemple). L'enfant regarde attentivement ce geste lent et lorsque 'lon arrive à la fin du graphisme, le maître prononce distinctement le son correspondant, comme "O" . l'enfant qui reprendra la lettre et effleurera le papier du verre du bout des de ses doigts; et bien que se passe-t-il? Le geste , à la fois musculaire, et la stimulation des terminaisons nerveuses, cela s'appelle un geste NEURO_MUSCULAIRE, qui s'inscrit directement dans le cerveau de l'enfant. Il ne fera pas des lignes et des lignes de graphisme avant d'aborder une lettre. Lorsqu'il prendra le crayon, ce geste neuro-musculaire, absorbé par le cerveau, permettra une restitution graphique de la lettre, directe.
Et toc.
Ce n'est pas pour des surdoués, mais c'est conforme à la croissance des enfants tout à fait normaux, sous tous les parallèles de la terre et en tout temps. lorsque l'enfant connaîtra quelques lettres , on lui proposera d'en associer deux pour passer à la syllabe.
Il va ensuite pouvoir déchiffre des mots phonétiques écrits par la maîtresse sur un bande, que l'on enroule, de manière à ce que le défilement du mot soit progressif quand il le déroule: il lira quelques mots,syllabes par syllabes, les associant par exemple à des objets qu'il aura choisi dans un lot préparé.
Lorsqu'il les connaît toutes, on passe à l'alphabet mobile: une étape fugace, qui ne doit pas dépasser quelques semaines, où l'enfant va composer, à l'aide de lettres découpées puis ensuite de plus petits cartons, à la composition de mots phonétiques: avec seulement ces 26 lettres, tu peux écrire les mots de tout ce que contient l'univers (c'est un peu plus compliqué pour les japonais, mais les alphabets hiragana et katagana, c'est assez facile)
La composition avec l'aphabet mobile ne doit pas durer des mois car il faut enchaîner avec toutes les combinaisons de lettres, pour de nouveaux sons, le français n'étant pas , comme l'anglais, phonétique; l'italien, si....
Voili voilà.
Vous pourrez sûrement trouver sur youtube des vidéos vous montrant ces leçons.
J'ajoute que l'âge correct de présentation chez Montessori, c'est à partir e 3 ans et demi, âge où l'on observe une extrême sensibilité au langage. Et pas § ou è ans comme dans les programmes offeliles: la période sensible est déjà passé et l'enseignement est infiniment plus laborieux.D'autre part, présenter des lettres rugueuses à 7 ans, c'est un peu tard, car ce matériel correspond à une période de sensibilité sensorielle particulière.
PS: merci de ne pas me répondre en traitant d'imbécillité le fait de parler du travail de la main, et en riant pour montrer du doigt les personnes handicapées qui parlent et lisent apprennent sans avoir leurs mains libres.
Le cheminement ordinaire est la main .
La personne handicapée moteur va se servir d'autres voies , mais des voies de compensation; Avec des terminaisons nerveuses du même type que celle de la main. Exemple: un enfant souffrant d'une paralysie de type hémiparésie ou hémiplégie, est souvent capable de servir de son pied, dont les terminaisons nerveuses vont prendre le relais pour les connexions neuronales.

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"Méthode" sonne comme "procédé automatique" par Glycéra (2019-07-09 16:22:04)
[en réponse à 871133]
Employer ci ou ça n'est pas un gage de droiture du fond, ni de connaissance des principes.
Sinon, il suffirait de faire 3 signes "de croix "par jour, juste un geste gymnique, pour être sûr de son salut.
Dans la Bible, c'est nommé : pharisien, dit Jésus.
Ils filtrent le moucheron... et ne voient pas qu'ils avalent le chameau.
La pédagogie que je qualifierai d'observatrice, d'écoutante, de dialogante entre l'enfant et son enseignant est autre chose qu'une liste de trucs à méthode !
N'est-il pas dit aussi dans la Bible "On juge l'arbre à ses fruits ?"
Qui a parlé ici des fruits ? L'article passe complètement à côté de son titre !
Qui voit ce que comporte la manière non régimentaire des apprentissages ? Qui évalue l'autonomie en liberté des enfants ? Qui entend leur désir de savoir choisir par eux-mêmes ?
Et il ne s'agit pas de juger sur des capacités à compter ou à réciter des capitales de pays, mais de la progression du désir de savoir choisir "Oui, je veux !" (aller voir Dieu en sa maison, quand je mourrais) et je le veux car j'ai appris à m'organiser, à me connaître et à décider de ce que mon coeur désire faire.
Si je ne connais pas le quotidien des écoles Montessori, j'ai assez connu d'enfants dans cs pédagogies dites "ouvertes", souples. Par contre, je connais à fond, avec des décennies de présence, une manière d'enseigner la musique, de la donner à vivre et à aimer, et sais les fruits individuels que goûtent ainsi les enfants, doués, ou faibles. Elle se nomme "Education du Talent" : j'aime cette notion très unique à un enfant donné, j'aime la virtuosité pédagogique des enseignants, qui s'adaptent en quelques secondes.
Dans les concours internationaux, il n'est pas rare d'entendre plusieurs candidats, ainsi éduqués, au plus haut niveau de compétition. Mais l'académisme formel en France regarde ailleurs, se pousse du col, et continue de refuser ces acquis ; sauf, parfois, comme un truc magique, employer une de leurs partitions, sans même savoir comment elle doit être vécue, animée. Les résultats sont débiles à l'image des préjugés.
Je continue à regretter les fausses idées, les ignorances et les condamnations désinvoltes. La Tradition vraie n'est pas la répétition des deux siècles derniers : elle est pousse vivante sur la souche divine. A condition de savoir reconnaître la souche.
Merci à Dame Erminig de ses détails précis.
Il y a à dire !
A quand un catéchisme mieux enseigné ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
PS Les enregistrements du père Molinié pour les enfants sont de cette trempe là : de l'écoute, du dialogue et du par coeur réellement entré dans le coeur vivant de ses élèves : il leur apprend à s'engager, dès le plus jeune âge.