Le Forum Catholique
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( 870872 )
Enfin! Le prêtre à l'origine de l'affaire Barbarin réduit à l'état laïc par la justice ecclésiastique par PEB (2019-07-04 12:10:28)
Voir
ici le communiqué du diocèse de Lyon.

( 870874 )
En guise de conclusion par Mingdi (2019-07-04 12:50:17)
[en réponse à 870872]
"La culpabilité de l’abbé Bernard Preynat étant désormais reconnue par ce tribunal, ce dernier pourra désormais se consacrer plus entièrement à l’étude de chacune des demandes de réparation financières des victimes."
Façon inélégante de s'en laver les mains. L'ex père Preynat, qui m'a semblé à la limite du clochard quand je l'ai croisé dans le train Toulouse-Lourdes, pourra toujours faire la quête à la sortie des églises lyonnaises.

( 870876 )
Ce dernier = ce tribunal par Meneau (2019-07-04 13:04:24)
[en réponse à 870874]
Qu'est-ce qui vous choque exactement ?
Cordialement
Meneau

( 870883 )
Ce dernier=le père Preynat? par Mingdi (2019-07-04 16:45:31)
[en réponse à 870876]
Car je ne vois pas ce qui empêchait le Tribunal d'indemniser les victimes. Mais vous avez certainement raison. Toutefois, en bon français, j'aurais plutôt écrit "celui-ci" en parlant du Tribunal, alors que "ce dernier", Preynat ou le Tribunal, n'est pas homogène. Je me demande tout de même s'il n'y a pas l'intention maligne de charger la mule Preynat.

( 870888 )
Ce dernier = celui des deux qui est cité en dernier par Meneau (2019-07-04 19:22:47)
[en réponse à 870883]
Quand deux parties sont citées, ce dernier fait référence... au dernier cité en bon français.
Quant à votre autre question, qui va payer, je suppose que c'est justement ce que le tribunal ecclésiastique doit étudier (entre autres)
Cordialement
Meneau

( 870891 )
Certes, mais la phrase aurait gagné à être plus claire... par Sacerdos simplex (2019-07-04 19:32:33)
[en réponse à 870888]
...La preuve en est que quelqu'un avait compris de travers.
Et un lecteur pressé risque de se méprendre.
Est-ce si compliqué de faire des phrases simples ?

( 870892 )
La phrase est simple par Meneau (2019-07-04 19:37:49)
[en réponse à 870891]
Ce dernier = en bon français le dernier cité.
Vous pensez vraiment que l'ex Père Preynat pourrait être de quelque façon que ce soit celui qui "pourra désormais se consacrer plus entièrement à l’étude de chacune des demandes de réparation financières des victimes" ?
Cordialement
Meneau

( 870894 )
C'est pas moi, M'sieur... par Sacerdos simplex (2019-07-04 20:09:26)
[en réponse à 870892]
Moi, j'avais compris, mais de fait il n'en a pas été ainsi pour tout le monde.

( 870902 )
Ce dernier (grammaire) par Mingdi (2019-07-04 22:58:29)
[en réponse à 870892]
"L’expression ce dernier reprend le nom de la personne ou de la chose dont on vient de parler et qui est l’antécédent logique.
Arnaud a demandé à Zacharie s’il prenait congé demain. Oui, a répondu ce dernier. (ce dernier = Zacharie)
Martine n’a pas pu aider Ginette, puisque cette dernière n’était pas à son bureau. (cette dernière = Ginette)" (trouvé sur internet)
En revanche : "le père Preynat a avoué ses crimes et le tribunal l'a condamné, mais ce dernier devra étudier une indemnisation" est du mauvais français.
Cela dit : C'EST VOUS QUI AVEZ RAISON!
PS : un vieux Monsieur très digne vient de nous annoncer sur KTO que l'"Eglise" envisageait de provisionner 3,5 millions d'Euros afin d'"indemniser les victimes du père Preynat". Quand on pense que cette affaire date de plusieurs dizaines d'années et qu'on nous en annonce une du même tonneau chaque jour que le Bon Dieu fait, je me demande si la bonne solution ne serait pas d'offrir une sébille à Monsieur Bernard Preynat.

( 870885 )
Le tribunal se consacre à l'étude par Mingdi (2019-07-04 18:00:38)
[en réponse à 870876]
Est-ce le boulot d'un tribunal ecclésiastique? Ils peuvent toujours étudier. Mais qui va payer? Barbarin? Preynat? Le diocèse de Lyon? L'Eglise qui est en France? Les diocèses américains ont été ruinés par ces affaires de pédophilie. Ne faut-il pas attendre la décision du tribunal laïc?

( 870881 )
"Prêtre pour l'éternité". par Regnum Galliae (2019-07-04 16:31:00)
[en réponse à 870874]
Il demeurera prêtre il me semble, avec par exemple la faculté de donner l'absolution en cas de danger de mort. Me trompé-je ?
En revanche, d'après le droit canon actuel et contrairement à l'ancien il sera délié de toutes les obligations liées au sacerdoce (célibat, bréviaire...)

( 870880 )
Qui décide la réduction à l'état laïc ? Lyon ou Rome ? par Gaspard (2019-07-04 14:48:20)
[en réponse à 870872]
Il me semblait qu'une réduction à l'état laïc ne pouvait être prononcée que par Rome ?

( 870890 )
Il me semble par Meneau (2019-07-04 19:30:39)
[en réponse à 870880]
que seule la dispense de l'obligation du célibat est réservée au pape. Pour le reste, celui qui juge, c'est le tribunal compétent.
Cordialement
Meneau

( 870889 )
Du point de vue canonique... par Sacerdos simplex (2019-07-04 19:30:25)
[en réponse à 870872]
Il me semble que n'importe quel tribunal diocésain est compétent pour infliger une telle peine.
***
Chapitre IV
LA PERTE DE L’ÉTAT CLÉRICAL
Can. 290 – L’ordination sacrée, une fois validement reçue, n’est jamais annulée. Un clerc perd cependant l’état clérical :
1. par sentence judiciaire ou décret administratif qui déclare l’invalidité de l’ordination sacrée ;
2. par la peine de renvoi légitimement infligée ;
3. par rescrit du Siège Apostolique ; mais ce rescrit n’est concédé par le Siège Apostolique aux diacres que pour des raisons graves et aux prêtres pour des raisons très graves.
Can. 291 – En dehors des cas du can. 290, § 1, la perte de l’état clérical ne comporte pas la dispense de l’obligation du célibat, qui n’est concédée que par le seul Pontife Romain.
Can. 292 – Le clerc, qui perd l’état clérical selon les dispositions du droit, perd en même temps les droits propres à l’état clérical, et il n’est plus astreint à aucune des obligations de l’état clérical, restant sauves les dispositions du can. 291 ; il lui est interdit d’exercer le pouvoir d’ordre, restant sauves les dispositions du can. 976 ; il est de ce fait privé de tous les offices et charges, et de tout pouvoir délégué.
[c. 976 : absolution en cas de danger de mort - même en présence d'un prêtre "en règle" !...]
Can. 293 – Le clerc qui a perdu l’état clérical ne peut de nouveau être inscrit parmi les clercs, si ce n’est par rescrit du Siège Apostolique.
[En clair, ça veut dire : "il peut de nouveau etc. par rescrit de Rome".]
***
Can. 1312 – § 1. Les sanctions pénales dans l’Église sont : 1 les peines médicinales ou censures énumérées aux can. 1331-1333 ;
2 les peines expiatoires dont il s’agit au can. 1336.
§ 2. La loi peut établir d’autres peines expiatoires, qui privent le fidèle d’un bien spirituel ou temporel, et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l’Église.
§ 3. En outre, sont employés des remèdes pénaux et des pénitences, les premiers surtout pour prévenir les délits, les secondes plutôt pour remplacer une peine ou l’augmenter.
***
Can. 1336 – § 1. Les peines expiatoires qui peuvent atteindre un délinquant, soit à perpétuité, soit pour un temps fixé d’avance ou un temps indéterminé, outre celles qu’une loi aurait éventuellement prévues, sont les suivantes : 1 l’interdiction ou l’ordre de demeurer dans un lieu ou un territoire donné ; 2 la privation d’un pouvoir, d’un office, d’une charge, d’un droit, d’un privilège, d’une faculté, d’une faveur, d’un titre, d’une marque de distinction même purement honorifique ; 3 l’interdiction d’exercer ce qui est énuméré au n. 2, ou de le faire dans un lieu ou hors d’un lieu donné ; ces interdictions ne sont jamais sous peine de nullité ; 4 le transfert pénal à un autre office ; 5 le renvoi de l’état clérical.
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Il peut faire appel,
ou encore demander une remise de peine (mais à mon avis, il n'y a guère de chances d'avoir une remise de peine, surtout dans le climat actuel ; peut-être une remise très partielle à condition qu'il aille s'enfermer dans un monastère ?...).
***
Je ne sais plus quel auteur réputé disait qu'il n'y a pas de crime qu'un homme puisse commetre et que "je" ne puisse pas commettre.
Nous devons nous en souvenir et ne pas diaboliser, mépriser et accabler le coupable, avoir de la compassion pour lui (et aussi - et d'abord - pour les victimes, bien sûr).
Nous serons traités comme nous aurons traité le prochain.
Si Dieu commence à examiner nos fautes, ....
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine quis sustinebit ?...
Souvenons-nous du mépris des pharisiens envers Marie-Madeleine.
Celle-ci est au Ciel (à une place de choix), ceux-là, où sont-ils ?
Et la femme adultère...
Ayons donc de la compassion, même pour les coupables, même pour ceux qu'il est nécessaire de punir.