Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=870452
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 870452 )Fête du Sacré Coeur par ami de la Miséricorde (2019-06-27 23:25:18) 



FÊTE DU SACRÉ-CŒUR

Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus

Coeur Eucharistique de mon Dieu, caché sous le voile mystérieux des saintes espèces, je vous adore de tout mon coeur. Touché d'un nouvel amour devant l'infini bienfait de la divine Eucharistie, et pénétré, du repentir de mes ingratitudes, je m'anéantis, humilié dans l'abîme de ma misère, que j'abandonne à l'abîme plus grand encore de vos miséricordes.

Seigneur Jésus, vous m'aviez choisi dès ma jeunesse, vous n'aviez pas dédaigné mon infirmité; descendant par votre Sacrement dans mon chétif coeur, vous étiez venu le convier à un mutuel amour, me donnant le bonheur et la paix. Et moi, Seigneur, j'ai tout perdu, parce que j'ai été infidèle.

J'ai laissé s'égarer mon esprit, s'attiédir mon coeur, je me suis écouté moi-même et je vous ai oublié.

Divin Jésus, vous vouliez être mon guide, mon conseil, le protecteur de ma vie; et moi, laissant les passions éteindre ce doux attrait, je l'ai perdu de vue et je vous ai oublié.

Dans les salutaires douleurs de l'épreuve, dans la joie des consolations, dans mes embarras et tous mes besoins, au lieu d'aller à vous, ô Jésus-Hostie, j'ai cherché la créature et je vous ai oublié.

O Jésus-Hostie, je vous ai oublié dans les tabernacles abandonnés où languit votre amour. Je vous ai oublié dans les églises des cités où l'on vient vous insulter jusqu'au pied de vos autels.

Je vous ai oublié dans les coeurs indifférents et sacrilèges qui ne vous reçoivent que pour vous outrager. Je vous ai oublié dans mon propre et coupable coeur, ô Jésus si aimant; je vous ai oublié même en allant vous recevoir et après vous avoir reçu.

Coeur Eucharistique de mon Sauveur, délices de ma première communion et des jours de ma fidélité, je me rends à vous; revenez à moi ! Attirez-moi de nouveau, pardonnez-moi cette fois encore, j'expierai, je réparerai tout à force d'amour. Heureux anges des tabernacles, bien-aimé saint Jean, et vous surtout, ô divine Marie, qui mieux qu'aucune créature, avez connu et consolé les douleurs du Coeur de Jésus, offrez-lui mon amende honorable, et soyez-moi propice.

Ainsi soit-il.

Source : Notre Dame des Neiges over blog.com

On ne fait rien cette année de la Vigile des Sts Pierre et Paul, apôtres
images/icones/marie.gif  ( 870453 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-06-27 23:26:37) 
[en réponse à 870452]

CHAPITRE XXII

Les illustres esclaves de l'auguste Mère de Dieu


Le froid y est si âpre, qu'un frère revenant de la fontaine où il allait prendre de l'eau qui leur était nécessaire, fut obligé de s'approcher du feu pour déprendre ses mains qui étaient gelées à la cruche qu'il portait, et parmi les rigueurs d'un pays si fâcheux, ces bons religieux paraissaient immobiles comme des statues dans l'exercice de la sainte oraison, qui leur était presque continuelle ; les mets les plus délicats de leur pauvre table n'était que des pois, encore le frère cuisinier (si l'on l'appeler de la sorte, car hélas ! quelle cuisine !) proposa aux Pères, qu'il semblait qu'il suffisait d'en faire cuire une seul jour pour tout le reste de la semaine, et que ce serait le moyen de trouver plus de temps pour la sainte oraison. Cette proposition fut reçue avec joie du supérieur et de la communauté, et l'on trouva que c'était trop donner au corps que de lui faire cuire tous les jours ce qui lui était nécessaire pour le soutenir faiblement, et que d'autre part, ce soin ne donnait pas assez de temps au bon frère pour l'exercice de la contemplation.

Dans un autre de leurs couvents un colombier leur servait de maison, là ces colombes mystiques et sacrées retirées aussi bien que celles des Cantiques dans le trou de la pierre, et dans la caverne de la masure méditant le jour et la nuit en la loi du Seigneur, faisaient entendre leurs voix aux oreilles du divin époux, et étaient vues avec plaisir de celui qui connaît toutes choses, menant une vie cachée au monde et ne désirant d'être connues que de Dieu seul. Leurs cellules ou plutôt les petits trous de ce colombier étaient de véritables tombeaux, où ces illustres morts étaient ensevelis.

Il n'y avait pas un seul siège pour s'asseoir dans tout le couvent, et l'un des Pères ayant proposé d'avoir un petit banc quand on serait en communauté, tous les autres rejetèrent cette proposition, et témoignèrent être dans une grande crainte que cette pensée ne fût un commencement de quelque relâche de leur sainte rigueur. Ils avaient des maisons où ils ne mangeaient que des herbes qu'ils allaient cueillir dans les champs, et telles que la terre les produisait, sans être cultivées, et ils n'y mêlaient de l'huile ou du sel qu'aux grandes fêtes, comme celle de Pâques, de la Pentecôte, ou de l'Assomption de Notre-Dame.

C'était dans les jours de bénédiction et de grâce, que la vénérable Catherine de Cardonne vivait dans un affreux désert. Elle avait vécu plusieurs années dans la cour d'Espagne, ayant toujours eu un grand soin de sa conscience, comme le remarque sainte Thérèse, pendant qu'elle a demeuré parmi les grands du monde, s'exerçant aussi dans les pénitences, dont le désir crût en elle de telle sorte, qu'elle résolut de se retirer en quelque lieu solitaire, où seule elle pût jouir de Dieu, et s'adonner entièrement à la pénitence sans être divertie ou empêchée de personne.

Elle s'enfuit donc de la cour, s'étant travestie, ayant pris l'habit d'homme par un mouvement extraordinaire de l'esprit de Dieu, qu'elle garda même depuis qu'elle fut découverte : et ce qui est surprenant, c'est que l'habit de la réforme de Notre-Dame du mont Carmel, qui lui fut montré plusieurs fois miraculeusement dans son désert, par Notre-Seigneur, et saint Elie, et qu'elle devait porter dans la suite du temps, était l'habit des religieux de cet Ordre, et non pas des religieuses : elle prit cet habit de Notre Dame des Carmes, dit sainte Thérèse, en présence de tous les religieux du couvent de Patrane en l'église de Saint-Pierre, quoique sans désir d'être religieuse, à quoi jamais elle n'eut d'inclination, parce que, comme assure cette séraphique sainte, Notre-Seigneur la conduisant par un autre chemin elle avait crainte que l'obéissance ne lui retranchât ses pénitences et ne la privât de sa chère solitude. Nous rapporterons ici ce que sainte Thérèse, dont nous venons de parler, écrit dans ses Fondations, de la vie de cette âme admirable.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde