Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=870251

( 870251 )
126 prêtres ordonnés apparemment cette année, combien de tradis ? par Aétilius (2019-06-24 23:20:09)
Le chiffre est celui indiqué par le journal "20 minutes", d'après le site de la CEF.
Quelqu'un a-t-il les chiffres pour les instituts traditionnels, Ecclesia Dei, FSSPX, voire Résistance ?
Pour ceux que cela intéresse, le lien est https://fr.news.yahoo.com/eglise-126-prêtres-seront-ordonnés-185801202.html

( 870255 )
En regardant sur quelques sites : par Sic transit (2019-06-25 07:12:40)
[en réponse à 870251]
Communauté Saint-Martin : 9 prêtres
FSSP : 11 prêtres
FSPX : 4 français sur les 6 prêtres ordonnés à Ecône

( 870270 )
Communauté Saint Martin par Jérusalem (2019-06-25 12:36:58)
[en réponse à 870255]
Les 9 ordinations de la Communauté Saint Martin sont comptées dans les 126 ordinations annoncées par la Conférence des Évêques.
À noter que ce chiffre intègre aussi 1 ordination à la Fraternité Saint Vincent Ferrier.
Le diocèse de Laval sera donc parmi les plus fournis en ordinations (10 au moins - le plus important en ordinations diocésaines sera Versailles, avec 9 ordinations), mais pas une seule diocésaine.
cf.
ici.

( 870271 )
Cinq jésuites ! par Regnum Galliae (2019-06-25 12:50:12)
[en réponse à 870270]
comment cet ordre de vieux soixante-huitards attire-t-il encore autant de jeunes hommes ?
Et pourquoi ne voit-on pas les chiffres de la FSSP et de l'IBP dans la liste ?

( 870301 )
SJ par Ignace Arouet (2019-06-25 18:36:01)
[en réponse à 870271]
Ce n'est pas tous les ans ainsi. De plus, la province de France, appelée désormais d"Europe Occidentale Francophone", comporte la France, la Belgique wallone, le Luxembourg, la Grèce, l'île Maurice. Donc le chiffre, exceptionnel, devient très relatif.

( 870287 )
FSSP par André (2019-06-25 16:10:07)
[en réponse à 870255]
Il faut voir si c'est le nombre de prêtres français ordonnés en 2019 qu'on cherche à dénombrer ou le nombre de prêtres ordonnés en France (auquel cas Ecône et Wigrazbad sont à exclure). Les 11 prêtres FSSP que vous mentionnez, je présume que c'était à Wigrazbad et qu'ils n'étaient pas tous français.
En tout cas une chose est certaine, les diocèses sont en perte de vitesse par rapport aux communautés, que ce soit pour les ordinations des prêtres ou du côté des fidèles.

( 870289 )
IBP par Regnum Galliae (2019-06-25 16:19:29)
[en réponse à 870287]
les ordinations auront lieu à Bordeaux, donc en France jusqu'à nouvel ordre...

( 870294 )
Un prêtre pour l'IBP par Raoul (2019-06-25 16:50:42)
[en réponse à 870289]
Si je ne me trompe pas un seul prêtre sera ordonné cette année pour l'IBP.

( 870291 )
Bof par MG (2019-06-25 16:37:36)
[en réponse à 870287]
En tout cas une chose est certaine, les diocèses sont en perte de vitesse par rapport aux communautés, que ce soit pour les ordinations des prêtres ou du côté des fidèles.
Communauté Saint-Martin : 9 prêtres
FSSP : 11 prêtres
FSPX : 4 français sur les 6 prêtres ordonnés à Ecône
C'est pas brillant non plus !
la chute est générale.
les ordinations dans un diocèse de l'ouest dans les années 30 à 50 : c'étaient 45 -50 par diocèses.
La FSSPX au début des années 80 plus de 25 à Ecône.

( 870293 )
Pour la FSSPX par Raoul (2019-06-25 16:50:04)
[en réponse à 870291]
Je crois que l'ouverture des séminaires hors d'Europe est responsable en partie de la chute des ordinations à Econe.
Mais de fait 6 est un chiffre ridiculement faible pour la bateau amiral de la tradition.
On ne relèvera pas l'Eglise avec aussi peu de prêtres tradi (toutes tendances confondus), d'autant que va arriver le temps ou la FSSPX va avoir des prêtres âgés qui vont partir a la retraite. Va se poser alors pour elle, comme pour l'Eglise la question du renouvellement des générations...

( 870295 )
...et en Belgique par Hildebrand (2019-06-25 17:02:32)
[en réponse à 870291]
...il n'y aurait que quatre ordinations pour huit diocèses. Voir
ICI et
LA

( 870298 )
Pas le même contexte... par Herne (2019-06-25 18:16:56)
[en réponse à 870291]
La FSSPX au début des années 80 plus de 25 à Ecône.
La situation n'est plus la même :
- La FSSPX a aujourd'hui 5 séminaires (et 3 pré-séminaires) contre le seul séminaire d'Ecône dans les années 80 ;
- Depuis 1988 les instituts Ecclesia Dei se sont multipliés et offrent une alternative à la FSSPX ;
- A Avrillé et chez les sédèvacantistes des séminaires ont ouvert alors que la quasi totalité de leurs prêtres venaient d'Ecône il y a 30 ans.

( 870300 )
Dans le début des années 80 par MG (2019-06-25 18:33:06)
[en réponse à 870298]
il y avait déjà les USA et peut-être l'Argentine.
Bref ce petit nombre est inquiétant ne vous voilez pas la face.

( 870304 )
Je ne me voile pas la face... par Herne (2019-06-25 18:52:19)
[en réponse à 870300]
Je ne me voile pas la face : Ecône et la FSSPX ne sont plus la seule voie pour un jeune séminariste "tradi". C'est peut-être malheureux pour la FSSPX en France (le nombre d'entrées est historiquement haut dans les autres séminaires) mais ça ne m'inquiète pas.
Ces séminaristes sont ailleurs et j'imagine qu'ils feront d'aussi bons prêtres que s'ils officiaient au sein de la FSSPX.

( 870308 )
Le sujet par MG (2019-06-25 20:21:52)
[en réponse à 870304]
c'est le très petit nombre d'ordinations !!

( 870256 )
78 prêtres diocésains par jejomau (2019-06-25 08:13:11)
[en réponse à 870251]
en réalité si on veut comparer ce qui est comparable avec les tradis dont certains instituts voient leurs prêtres venir faire le job dans des paroisses abandonnées par manque de prêtres diocésians… et d'autres étant de purs religieux demeurant au sein des monastères, on a :
78 prêtres diocésains cette année du côté de l'église de François + 18 issus d'une communauté non religieuse + 30 issus d'une communauté religieuse (l'emmanuel, etc...)
Pour les tradis : FSSP + FSSPX + Chanoinies de Lagrasse + Barroux + MOrgon + FSVF, etc.…..
si il y en a un qui veut faire le décompte pourquoi pas..

( 870258 )
Reste à savoir quels sont les diocèses cancres ? par Minger (2019-06-25 08:54:32)
[en réponse à 870256]
Simple exemple pour démontrer la chute vertigineuse ...
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/En-France-nombre-seminaristes-baisse-dun-tiers-2000-2017-11-03-1200889346
En France, le nombre de séminaristes a baissé d’un tiers depuis 2000...
En 2019, La moitié des presbyteriums diocésains est en danger de disparaître à long terme si la tendance ne se retourne pas
car 50% des séminaristes sont aujourd’hui dans des communautés ou fraternités.
http://www.servianet.com/laveritedeschiffres/eglise/courbe.pdf
Nous en arrivons bientôt à 1789...
NB : avant 1789, la courbe comprend les ordinations de religieux, toutefois très minoritaires.
Reflet de l’état de la France et de la santé de l’Eglise, la courbe des ordinations a chuté fortement avant 1789, avant 1914 et avant 1975.
Après les persécutions et massacres de 1789-1815 et de 1880-1918, l’Eglise de France s’est à chaque fois redressée de façon magistrale :
- 170 000 prêtres, religieux et religieuses en 1789 - 213 000 prêtres, religieux et religieuses en 1880 - 177 000 prêtres, religieux et religieuses en 1950
La période qui commence en 1950 a des points communs avec celle qui commença deux siècles plus tôt en 1750 :
- Attaques contre les monastères en 1750 ; attaques contre les petits séminaires en 1950. - Déclin général de la foi et perte des valeurs catholiques remplacées par les « valeurs républicaines »
Depuis 1975, la courbe des ordinations diocésaines est plate. Pas de renouveau à attendre d’ici 2020.
Quant à mon diocèse ,il semble que l'évêque du coin a trouvé la solution...
https://rcf.fr/spiritualite/vie-de-leglise/que-font-les-diacres
Ce sont des hommes, célibataires, mariés ou divorcés. Ils sont bientôt 27, dans le diocèse d'Annecy, avec deux nouvelles ordinations cette année 2018. Mais quel est leur rôle exactement ?
Ben voyons à défaut de grives l'on mange des merles ...Faut quand même comprendre , quel jeune séminariste avec une conviction et une foi profonde , pourrait se mettre dans un bourbier pareil , l'évêque laïcard tient plus aux laïcs qu'au sacerdoce des prêtres ...
Pour cette année , miracle ,le diocèse d'Annecy a eu la joie d'ordonner deux nouveaux prêtres le 22 juin dernier...
https://www.diocese-annecy.fr/diocese/les-paroisses/doyenne-du-parmelan/paroisse-saint-francois-de-sales/archives/ordinations-a-la-pretrise
Nous avons la réponse pleine d'intelligence et d'enthousiasme de l'évêque ...
Question : Ces ordinations ont-elles un sens particulier pour le diocèse ?
« Oui, c’est toujours un évènement heureux,
d’autant que, malheureusement, nous n’aurons plus d’ordinations de prêtres avant plusieurs années en Haute-Savoie. Nous avons actuellement deux séminaristes mais qui entament leurs études. C’est donc une véritable fête pour l’Église diocésaine, pas seulement pour les ordinands.
En dix ans, j’ai ordonné une dizaine de prêtres, nous nous situons donc dans la moyenne nationale. Mais c’est évidemment un chiffre qui est en dessous de nos besoins. La crise des vocations est une réalité. Aujourd’hui, par exemple, nous avons deux prêtres qui sont responsable de deux paroisses dans le diocèse. Nous sollicitons beaucoup les laïcs qui assument formidablement bien leurs tâches. »
nb: Vous l'aurez compris , il n'en veut donc pas vraiment , et bon courage et bien du plaisir à ces deux nouveaux prêtres dans un bourbier pareil!

( 870280 )
Dont M. l'abbé B. G., 69 ans par Gaspard (2019-06-25 14:55:40)
[en réponse à 870256]
dans le diocèse d'Autun.
Source
Pour donner une idée correcte de la situation, il faudrait donner le nombre des oridnations ET l'âge moyen ou mieux la répartition par classe d'âge.

( 870306 )
L`ICRSP par Gabriel (2019-06-25 19:45:15)
[en réponse à 870251]
La semaine prochaine comptera 7 nouveaux pretres ( 4 americains, 2 espagnols et un francais ).
19 seminaristes seront ordonnes diacres et sous diacres durant cette meme semaine.

( 870347 )
Quid des religieuses ? par Turlure (2019-06-26 13:29:46)
[en réponse à 870251]
Le chiffre des ordinations sacerdotales est annuellement commenté et l'évolution du nombre de prêtres français bien connu, mais j'ai l'impression qu'on parle beaucoup moins de l'évolution des effectifs des congrégations féminines.
On a aujourd'hui du mal à réaliser que, comme on le lit par exemple dans l'étude de Servianet, que depuis le XIXe siècle jusqu'à l'Après-Guerre, le nombre de religieuses était deux fois supérieur à celui des religieux et prêtres séculiers réunis.
Il y avait donc près de deux fois plus de femmes que d'hommes à entrer "dans les ordres" (pour jouer sur la polysémie du mot "ordre")
J'imagine que, si la chute des effectifs du clergé est très importante, celle de ceux des congrégations féminines est encore autrement plus vertigineuse.
Je me souviens de Mgr Centène disant qu'il y avait dans son diocèse de Vannes un millier de religieuses à son arrivée (2005) et deux cents dix ans plus tard (je ne suis plus sûr à 100% des chiffres que je cite de mémoire, mais il faisait état d'une chute de cet ordre là).
Je pourrais citer un certain nombre de jeunes hommes entrés au séminaire ou en communauté. Pour les femmes, je pourrais en citer aussi, mais nettement moins. Et j'aurais l'impression (sans certitude) que le taux de départ est supérieur dans les communautés féminines.

( 870351 )
Entrées "en religion". par Sic transit (2019-06-26 15:48:30)
[en réponse à 870347]
Il me semble que c'est le terme exact.
Ont disparu, ou se sont extrêmement réduites, toutes ces congrégations qui s'occupaient d'oeuvres charitables : dispensaires, maisons de retraite, enseignement primaire ou spécialisé, et j'en oublie. Elles étaient actives et pouvaient attirer des jeunes filles qui ne se sentaient pas faites pour la vie contemplative.

( 870352 )
En effet par Turlure (2019-06-26 15:54:19)
[en réponse à 870351]
J'ai aussi l'impression que les ordres contemplatifs comme les bénédictines et les carmélites ont mieux tenu que les congrégations "actives".
Ce sont avant tout ces dernières qui se sont volatilisées.
Dans le milieu traditionnel, les soeurs enseignantes se sont je crois à peu près renouvelées. Encore que... je doute qu'il y ait autant de vocations aujourd'hui que dans les années 1970.

( 870367 )
une explication possible par AVV-VVK (2019-06-26 19:55:04)
[en réponse à 870352]
L' impression répandue que dorénavant les laïcs ont repris simplement le travail des soeurs comme s'il n'y pas de différence profonde, spirituelle.

( 870377 )
Merci de vous préoccuper du nombre de postulantes et de professes... par Eudoxie (2019-06-26 23:29:31)
[en réponse à 870347]
C'est bien charitable de votre part. Les religieuses ont aujourd'hui perdu toute autonomie, elles sont sous la coupe d'évêques intransigeants, peu disposés à renouveler les monastères, bien souvent, et à les soutenir. La quasi-totalité des congrégations apostoliques s'est effondrée, à cause à mon avis de l'égoïsme ambiant, de la dévalorisation du don de soi, et de la crise soixante-huitarde, qui a soit-disant "libéré la femme"...
Quant aux congrégations contemplatives, si certaines ont vu clair dans à travers les réformes et aggiornamentos multiples, il est certain que les dernières qui restent n'ont pas beaucoup d'entrées, et que la vie consacrée féminine a partout mauvaise presse, que même chez les tradis, on préfère voir sa fille faire des études de droit, plutôt que de devenir cistercienne (merci les versaillais...).
Il suffit de regarder des photographies en noir et blanc des couvents cloîtrés pour constater que même les congrégations aujourd'hui considérées comme dynamiques de nos jours, ont des effectifs en fait dramatiquement ridicules par rapport à il y a plus de cinquante ans.
Bref, il serait bon de faire quelques statistiques, et d'entendre prêcher les prêtres sur le sujet, parce je vous assure qu'ils en parlent tellement peu, qu'on est très peu encouragée quand on décide de suivre ce chemin-là, même dans les paroisses vues comme les plus tradies...
Bien à vous
Une jeune laïque

( 870387 )
Tout-à-fait par Turlure (2019-06-27 09:59:52)
[en réponse à 870377]
Les communautés devaient recruter des contingents considérables de postulantes dans les milieux modestes, notamment des campagnes des régions restées fortement catholiques.
Il est clair que l'élévation du niveau de vie et l'accès croissant des jeunes filles au baccalauréat puis aux études supérieures a complètement bouleversé ce tableau ancien. Et je ne vois pas trop comment inverser cette tendance sauf à considérer que ce nouvel état de fait est un mal.
L'important est que les jeunes filles des familles catholiques soient en mesure de faire ce choix en toute liberté.
Ce que j'ai pu constater, c'est que "beaucoup" (toutes proportions gardées cf. ce fil de discussion) de jeunes hommes qui sont dans des études avancées sont intellectuellement et spirituellement portés à entrer au séminaire ou en religion. C'est moins souvent le cas des femmes. Il faut aussi préciser que les hommes qui choisissent une abbaye ou couvent seront très majoritairement religieux ET prêtres : peu de converts dans les abbayes, quasi-disparition des frères enseignants...
Il se pourrait que nous ayons assisté dans le dernier demi-siècle à une mutation quasi-anthropologique du monde catholique, qui n'est d'ailleurs probablement pas terminée. Si le nombre de prêtres rapporté à celui de pratiquants reste pour le moment assez élevé (le taux de pratique s'étant effondré plus vite), il est très peu probable qu'on puisse en dire autant des religieux non prêtres et religieuses.
Le renoncement à la maternité est peut-être aussi une croix particulière plus lourde à porter que n'est pour les hommes le renoncement à la paternité.
Par ailleurs, même si c'est peut-être un lieu commun de le rappeler, la place des laïcs dans les oeuvres d'Eglise n'est plus tout-à-fait la même qu'il y a soixante ou cent ans.

( 870506 )
Il n'y a plus beaucoup de communautés féminines... par Eudoxie (2019-06-28 15:23:31)
[en réponse à 870387]
Il faut dire ce qui est: si on est traditionnelle, il y a quand même assez peu de congrégations religieuses, par rapport à ce qu'il y avait cinquante ans plus tôt...Le nombre de congrégations traditionnelles se compte aujourd'hui sur les doigts des deux mains...sauf si on va à la FSSPX, il est vrai. Mais ça reste quand même très peu.
Je ne sais pas si c'est le renoncement à la maternité qui est particulièrement lourd (à vrai dire, notre société elle-même nous dissuade fortement d'en avoir...), je dirais plutôt que la chasteté est devenue impossible à pratiquer, pour la simple et bonne raison qu'aujourd'hui, on ne parvient plus à envisager que cet état soit possible. On est encouragé par personne à pratiquer les vertus les plus élémentaires (les prêtres sont à peu près muets sur toutes ces questions, en chaire, surtout, même chez les tradis, surtout les Ecclesia Dei, sauf une exception).
Le manque de maturité affective de la jeunesse actuelle, sur un très long terme (on est mûr aujourd'hui vers trente ou quarante ans, contre vingt ou vingt-cinq ans il y a...quarante ou cinquante ans) est notamment à souligner.
Je partage votre constat: les études supérieures, l'élévation du niveau de vie ont joué un rôle indéniable en ce qui concerne la chute des vocations. Le consumérisme, surtout...
On manque de fondatrices! à bon entendeur...