
( 869913 )
L'église allemande derrière l'Instrumentum Laboris ? par jejomau (2019-06-20 11:01:40)
La question se pose puisque c'est la commission épiscopale allemande pour l'Amérique Latine qui fournit un
soutien financier et pastoral à l'Amérique Latine. Mgr Franz-Josef Overbeck, évêque d’Essen (Allemagne) et président de cette commission a déclaré en mai que
le synode amènera l’Église à un «point de non-retour», puis que « rien ne sera comme avant. (source
NCR)
ce pseudo évêque, vrai apostat, Mgr Overbeck, veut "développer" [comprendre : "changer"] la doctrine de l'Église qui, selon lui, nécessite une "réception systématique" des "découvertes sociales et humaines". L'acceptation de la réception des découvertes nouvelles en matière des sciences sociales et humaines signifie qu'il est en faveur du mariage des homosexuels au sein de l'Eglise..
L'église allemande a d'ailleurs décidé de réfléchir à des changements profonds de la doctrine catholique (voir sur ce
lien)
Sandro Magister fait de son côté les mêmes recoupements en montrant l'influence des Allemands dans la destruction actuelle de l'Eglise.

( 869932 )
Il faut un Concile par Rothomagus (2019-06-20 15:37:56)
[en réponse à 869913]
Ce que vous dites n'est pas impossible du tout, mais ce doit être assez diffus. Sans être amateur de théories du complot, il y a tout de même une conjonction étonnante de faits récents, y compris les textes du Pape.
- Une sorte de cisaille est mise en place : la première lame est la réforme de la Curie, en particulier la rétrogradation envisagée du pouvoir des congrégations et dicastères, pour mettre leurs Préfets sur le même pied d'égalité que n'importe quel autre évêque. D'où aussi l'introduction de laïcs à la tête de ces dicastères. L'Autorité fera place au conseil, à l'accompagnement.
La deuxième lame est la synodalité renouvelée, transformant la subsidiarité en décentralisation.
Le premier coup de cisaille sera le synode sur l'Amazonie. Qui ira alors trouver quelque chose à redire, si la Curie n'a plus qu'un pouvoir limité d'intervention ?
- Ce synode s'apparente à certains conciles régionaux du Moyen-Age, mais peu importe la terminologie.
- Il n'est pas dit que ça fonctionne, les documents préparatoires sont un peu trop politiques, et leur rédaction n'est pas conduite par l'Esprit Saint. A l'ouverture du Synode - normalement - il y a une cérémonie et l'invocation de l'Esprit Saint. De plus, les évêques locaux ne seront pas forcément réceptifs à la première approche (je pense notamment aux Brésiliens).
- Dans le document, transpire une sorte de personnification de l'Amazonie, c'est parfaitement débile. De plus, on notera que le texte arrive à l'inverse de ce qu'il prétend faire : la condescendance est criante ! Nous, hommes blancs, savons ce dont toi, indien, a besoin. Toi pas parler, nous agir pour toi car nous sauver planète.
- Mais si ces foutaises devaient être validées, je ne vois pas alors comment l'Eglise pourrait perdurer dans le temps sans éclatement ou dispersion. Peut-être est-il temps de songer à la convocation d'un nouveau Concile œcuménique. Des changements de cet ordre ne peuvent être autorisés en catimini, et surtout en contravention des pratiques antérieures.

( 869937 )
l'approbation des évêques d'Amérique Latine par jejomau (2019-06-20 17:37:53)
[en réponse à 869932]
je me demande à quel point le clergé d'Amérique Latine est partie prenante dans l'élaboration de ce Synode car c'est celui qui paye qui pose ses exigences. . en général !
Ce serait intéressant à déterminer .

( 869982 )
Les conditions ne sont pas réunies pour un concile par Candidus (2019-06-21 13:29:40)
[en réponse à 869932]
Avec l'épiscopat que nous avons et la pression des médias, le remède serait pire que le mal. Certains théologiens, à la veille de Vatican II, pensaient que Vatican I avait rendu tout futur concile inutile. Cela peut se discuter, mais vous ne m'enlèverez pas de l'esprit que la Providence a voulu Vatican I en prévision de la crise que nous traversons et qui ne se résoudra (avec beaucoup de pertes, certes) que par un pape exerçant la prérogative qui lui a été reconnue lors de Vatican I : un jugement ex-cathedra qui en substance reprendrait la "Déclaration sur les vérités concernant les erreurs les plus communes dans la vie de l´Église de notre temps", récemment présentée par 2 cardinaux et 3 (arch)evêques.