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images/icones/1i.gif  ( 868798 )Mc Carrick: François affirme qu'il ne savait rien, rien du tout... par jejomau (2019-05-29 23:03:12) 


Interview de Valentina Alazraki (2): le pape n’était pas au courant des agissements de McCarrick

mai 29, 2019 20:12Hélène GinabatArchives

Le pape François a accordé un entretien à la journaliste Valentina Alazraki, correspondante au Vatican de la télévision mexicaine, Televisa. Dans un long entretien en espagnol, publié le 28 mai 2019 dans L’Osservatore Romano, le pape a répondu aux questions sur la façon dont il a affronté le cas de l’ancien cardinal McCarrick.

« Vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je ne me serais pas tu », a-t-il affirmé.

Et le pape a redit sa confiance dans le travail des journalistes : « la raison de mon silence a été avant tout le fait que les preuves étaient là, je vous ai dit : “Jugez vous-mêmes” ». C’était un silence, a-t-il ajouté, « basé sur la confiance en vous ».
Une déclaration sur le silence observé par le pape, au moment où vient d’être publié, en français, le livre de Gianni Valente (Fides) et Andrea Tornielli (Dicastère pour la communication) « Le jour du Jjugement », chez Michel Lafon (mai 2019) , une « immersion inédite dans les coulisses de la curie romaine ».

Pape François – Je dois toujours (…) tenir compte [de la présomption d’innocence], parce que dans un procès public, il y a présomption d’innocence, même pour les juges les plus anticléricaux, pour tous. Mais il faut expliquer aux gens. Dans ce cas-ci (le cas du card. Barbarin, ndr), il faut expliquer. En revanche, dans d’autres cas, comme celui de McCarrick, où c’était évident, j’ai tranché net avant le procès. Quand le procès McCarrick s’est conclu, il y a un mois, avec la suspension de l’état clérical, je lui ai enlevé le cardinalat et tout le reste.

VA – La question de McCarrick m’amène à une autre question que je voulais aborder avec vous. Lors d’un de vos derniers voyages, vous m’avez conseillé de lire « Lettres de la tribulation » : je les ai lues, j’ai fait mes devoirs. J’ai très souvent rencontré le mot ‘silence’ et l’explication de pourquoi parfois le silence est nécessaire… Ne riez pas, pape François, c’est comme cela. Vous vous souvenez quand on vous a dit, il y a huit mois : il y a une déclaration de l’ancien nonce Carlo Maria Viganò qui dit qu’il vous a dit lui-même, lors d’une audience au début de votre pontificat, qui était Mc Carrick, et que vous n’avez rien fait, vous avez seulement dit : « Je ne répondrai pas, jugez vous-mêmes, je répondrai en temps voulu ». Ce silence a beaucoup pesé parce que, pour la presse et pour beaucoup de gens, quand quelqu’un se tait, c’est comme entre le mari et sa femme, non ? Tu attrapes ton mari qui ne te répond pas et tu dis « là, il y a quelque chose qui ne va pas ». Alors pourquoi ce silence ? Le moment est venu de répondre à cette question que nous vous avons posée dans l’avion, cela fait plus de huit mois, Pape François.

Pape François – Oui, ceux qui ont fait le droit romain disent que le silence est une façon de parler. Dans ce cas-ci, j’ai vu que Viganò n’avait pas lu toute la lettre, alors j’ai pensé faire confiance à l’honnêteté des journalistes et je vous ai dit : « Regardez, ici, vous avez tout, étudiez et tirez vous-mêmes les conclusions ». Et vous l’avez fait, parce que c’est vous qui avez fait le travail et, dans ce cas-ci, cela a été fantastique. J’ai fait très attention à ne pas dire des choses qui n’étaient pas là, mais ensuite, trois ou quatre mois plus tard, un juge de Milan les a dites quand il l’a condamné.

VA – Vous parlez de sa famille?

Pape François – Oui. Je me suis tu, parce que j’aurais dû jeter de la boue. Que les journalistes le découvrent. Et vous l’avez découvert, vous avez trouvé tout ce monde. C’était un silence basé sur la confiance en vous. Pas uniquement. Mais je vous ai aussi dit : « Prenez, étudiez-le, c’est tout ». Et le résultat a été bon, meilleur que si je m’étais mis à expliquer, à me défendre. Vous jugez les preuves en main. Il y a autre chose qui m’a toujours frappé : les silences de Jésus. Jésus répondait toujours, même à ses ennemis quand ils le provoquaient, « on peut faire ceci, cela » pour voir s’il tombait dans la provocation. Et dans ce cas, il répondait. Mais quand c’est devenu de l’acharnement, le Vendredi saint, l’acharnement des gens, il s’est tu. Au point que Pilate lui-même dit : « Pourquoi ne me réponds-tu pas ? ». Cela signifie que, dans un climat d’acharnement, on ne peut pas répondre. Et cette lettre était un acharnement, comme vous vous en êtes rendu compte vous-mêmes à partir des résultats. Certains d’entre vous ont même écrit qu’elle était payée, je ne sais pas, je ne crois pas.

VA – Certains continuent de penser qu’elle est vraie et ils continuent de se demander pourquoi, si vous étiez ou non au courant de McCarrick. Dans la presse, il y a de tout évidemment.

Pape FrançoisÀ propos de McCarrick je ne savais rien, naturellement, rien. Je l’ai dit plusieurs fois, je ne savais rien. Vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je ne me serais pas tu. La raison de mon silence a été avant tout le fait que les preuves étaient là, je vous ai dit : « Jugez vous-mêmes ». Cela a vraiment été un acte de confiance. Et puis pour ce que je vous ai dit de Jésus, que dans les moments d’acharnement, on ne peut pas parler, parce que c’est pire. Tout est contre. Le Seigneur nous a indiqué ce chemin et je le suis.

VA – Pape François, avant la rencontre de février que vous avez convoquée, dans les médias, on disait que votre pontificat était un peu mis en cause, que vous étiez excessif, et l’on parlait de la manière dont votre pontificat allait passer à l’histoire sur cette question. Vous ne nous avez pas encore parlé de l’impression qu’ont suscitée chez vous ces trois journées. Je crois que vous ne l’avez pas encore fait publiquement. Écouter ces victimes – vous les aviez déjà écoutées à d’autres occasions naturellement – mais voir tant d’évêques arriver en pensant que ce n’était pas leur problème, parce que ceux de l’Afrique et de l’Asie disaient : « ce n’est pas mon problème, c’est un problème de l’Occident, du monde anglosaxon… Que vous est-il resté de ces trois jours ? Vous avez promulgué trois nouvelles lois.

Pape François – Il m’est resté un sentiment de très grande communion ecclésiale. Le pape avec les évêques. Et puis il m’est resté le sérieux avec lequel ils ont affronté la question, dès le premier jour, certains le second, quand ils se sont rendu compte que c’était un thème brûlant. Cela a été quelque chose de sérieux, très sérieux, bien traité. Et avant cela, j’avais eu les réponses et les propositions de cette liste que je vous ai donnée à tous. Ce sont déjà des propositions et elles sont déjà mises en œuvre. Et à la fin, je me suis senti uni à tout l’épiscopat dans ce travail de lutte contre tout cela, pour y mettre fin, si nous le pouvons et pour résoudre les problèmes de corruption de ce type.

VA – Croyez-vous qu’ils ont compris que les victimes doivent être au centre ? Je crois que beaucoup de ceux qui étaient là n’avaient jamais vu les victimes, vous leur avez demandé de rencontrer d’abord les victimes. Je crois que beaucoup d’entre eux, avant votre suggestion, ne les avaient pas rencontrées.

Pape François – Oui, je ne sais pas si tous les ont rencontrées, mais il me semble qu’il y avait la bonne volonté pour le faire. En outre, parmi les propositions de la liste, que j’ai toutes acceptées, j’ai mis les huit dernières dans le discours de conclusion que j’ai prononcé. Comment procède-t-on ? Une série de décrets et de documents ont déjà été publiés.

© traduit par Zénit, Hélène Ginabat



images/icones/fleche2.gif  ( 868799 )Voir aussi par AVV-VVK (2019-05-29 23:28:22) 
[en réponse à 868798]

Ici Benoît -et -moi
images/icones/union-jack.png  ( 868801 )mauvais "timing" pour le Saint-Père ... par Luc Perrin (2019-05-29 23:48:52) 
[en réponse à 868798]

quand la correspondance de l'ancien secrétaire de McCarrick, Figuereido, vient de sortir (10 pages de lettres) pour tenter de minimiser les crimes et abus reprochés à McCarrick mais qui ne font que prouver la véracité du rapport Vigano de 2018.

Des passages démontrent la grande proximité avec le pape François et que le cardinal Bergoglio, AMI de McCarrick de longue date dixit McCarrick et diverses preuves concordantes dont certains sont publiques (presse, media), savait. Comme l'infâme archevêque "modèle" selon le pape François, Donald Wuerl.

On pense de plus en plus à un célèbre personnage d'un des plus fameux romans italiens.

Même le très bergoglianiste Crux now est forcé de publier le mensonge et la nouvelle preuve du mensonge, c'est dire.

Le nouveau recueil de documents est accablant pour le pape François, pour le cardinal Wuerl et montre à quel point McCarrick était l'agent d'une diplomatie pontificale parallèle directement reliée au Pape. Il est bien impliqué dans l'accord secret chinois, en amont, accord qui se révèle un désastre pour le catholicisme chinois depuis quelques mois.

Reconnaissons que le cardinal Bertone a clairement été très léger en la matière aussi et que Benoît XVI a été, lui aussi, comme de coutume d'une mollesse proverbiale. Les sanctions étaient confidentielles et timorées (réduire ses activités) et comme il avait été montré en 2018, McCarrick se montre à nouveau de plus en plus à la fin du pontificat de Benoît XVI sans honte et sans que le pape Benoît ou son secrétaire d'Etat Bertone n'y voit malice.

McCarrick il est vrai se dit juste "imprudent" d'avoir couché avec des séminaristes pendant 20 ans ... Pour le moins.
images/icones/neutre.gif  ( 868802 )Coucher sans avoir de rapports? par Leopardi (2019-05-30 07:50:13) 
[en réponse à 868801]

C'est peut être un usage local d'hospitalite?
images/icones/carnet.gif  ( 868806 )pas que je sache pour les Etats-unis + documents par Luc Perrin (2019-05-30 09:40:46) 
[en réponse à 868802]

Je n'ai, à ce jour, pas connaissance d'un tel "usage" aux USA d'invités amenés, par une coutume ou rituel d'hospitalité, à partager la couche du maître de maison.

Dans des tribus indiennes peut-être ? Mais même ça paraît tiré par les cheveux.

Rappelons que McCarrick a invité très régulièrement pendant un très grand nombre d'années un séminariste de plus que le nombre de lits dans sa résidence secondaire de la côte atlantique. On n'était pas dans une urgence pour loger 3 bus de séminaristes débarqués à l'improviste chez l'archevêque ...
Par ailleurs il y a des accusations qui ont été formulées avec actes sexuels ; enfin deux accords privés ont été conclus dans un diocèse dont il a été l'évêque, avec paiement de compensation sur le budget de l'Église.

Voici deux extraits significatifs de lettres de McCarrick (cardinal alors) au pape François qui ne ne souvient plus de qui il était aujourd'hui :

“When you greeted me so cheerfully in Washington as an adjunct member of the foreign service, I received this as a challenge to continue as an amateur in the very noble work of the foreign relations of the Holy See. I have maintained on a quiet level our relationship with China and have been developing new relationships with the Arab countries of the Middle East. They have been inviting me to many of their meetings where I can continue to assure them of Your Holiness’ interest, concern, and love for our Muslim brothers and sisters … With God’s help, before He calls me home, I will help to bring you China and the great dream of Matteo Ricci will begin to be realized once again” (letter to Pope Francis of September 30, 2015).

[Quand vous m'avez salué si chaleureusement à Washington comme un membre adjoint de la diplomatie (vaticane), j'ai reçu cela comme un défi pour continuer mon action d'amateur dans le très noble travail de la diplomatie du Saint-Siège. J'ai entretenu de manière discrète notre relation avec la Chine et j'ai développé de nouvelles relations avec les pays arabes du Moyen Orient. Ils m'ont invité à de nombreuses rencontres où j'ai pu les assurer de l'intérêt, du souci et de l'amour envers nos frères et soeurs musulmans de Votre Sainteté. Avec l'aide de Dieu, avant qu'Il ne me rappelle à Lui, je vais contribuer à vous amener la Chine et le grand rêve de Matteo Ricci commencera à se réaliser à nouveau. (lettre au pape François, 30 septembre 2015) ]


“Next week I will be going to Morocco at the invitation of His Majesty, the King Mohammed VI to attend a meeting of the religious leaders of Islam and Christianity. From there I go to Kurdistan where I have been in the past and have had the opportunity of speaking with their governmental and religious leadership … I have been invited to Najaf in Iraq for a meeting with the Shiite leaders later this year. Their great spiritual leader, Grand Ayatollah Sistani has agreed to see me at that time … This will be a hopeful meeting for me since I have been invited to return to Iran sometime after that for meetings with their religious leaders and possibly a meeting with their supreme leader … I am blessed to keep in touch with Cardinal Tauran who is a dear friend and a very wise counselor ... I have not been back to China since the fall but I have received some indication to continue my conversations with some of the leaders of that great country as well … Holy Father, forgive me for giving you all this information, but I always feel better if I know that You are aware of what I am trying to do” (letter to Pope Francis of January 20, 2016).

[... J'ai la chance d'être en contact avec le cardinal Tauran qui est un ami très cher et un conseiller très sage ... Je ne suis pas retourné en Chine depuis l'automne mais j'ai reçu des signaux pour poursuivre de même mes entretiens avec quelques uns des leaders ce grand pays_ Pardonnez moi Saint-Père de vous donner toutes ces informations mais je me sens toujours mieux quand je sais que vous êtes au courant de ce que j'essaie de faire. (lettre au pape François du 20 janvier 2016)]

Le rôle-clef de McCarrick avait été nié par les officiels du St-Siège après le rapport Vigano. Depuis les preuves accablantes du contraire, y compris via des images pour l'affaire cubaine, s'accumulent.

Pour rappel, le cardinal Tauran, "un ami très cher", était, selon F. Martel un membre éminent du réseau homoclérical romain et vit avec un ministre anglican. Il avait joué un rôle important à la secrétairerie d'Etat sous Jean Paul II (n°2 de 1990 à 2003) quand les rapports sur McCarrick ont commencé à arriver et qu'il connaît son ascension vers Washington et le chapeau rouge.
Le cardinal Tauran avait été désigné Camerlingue par le pape François en 2014 ; il est mort en 2018 et c'est Kevin Farrell, ancien bras droit de McCarrick qui lui a succédé. Simple coïncidence ...


Les documents publiés par Mgr Figueiredo, pour soulager sa conscience dit-il lors d'interviews télévisées et pour ne pas être complice par détention de preuves intéressant la justice, sont mis sur un site.


Figueiredo avait sombré dans l'alcoolisme (!) au point de renverser au volant une femme enceinte. Désintoxiqué depuis, et sans doute sous la pression croissante des procureurs aux USA, il a décidé de prendre ses distances avec son ancien patron et mentor qui l'avait ordonné prêtre.
images/icones/fleche2.gif  ( 868807 )attention au fait par jejomau (2019-05-30 10:11:01) 
[en réponse à 868806]

que pour la Loi (civile) , les relations homosexuelles consenties ne sont pas condamnables ni condamnées. C'était le cas de Mc Carrick qui était connu pour ça.

Il a été condamné par un tribunal pour un fait d'abus sexuel touchant à un mineur quand il était alors prêtre. Fait qui a été découvert donc assez récemment.

Les faits (relations homosexuelles) au sujet de Mc Carrick étaient connus puisque Benoît XVI avait pris des mesures contre lui sur le plan canonique (qui n'ont pas été respectées), étant donné que la Loi de l'Eglise ne peut les accepter.

L'accusation de pédophilie était ignoré alors..
images/icones/hein.gif  ( 868810 )au "fait" ? votre post est très obscur, hors sujet et répète les mêmes erreurs par Luc Perrin (2019-05-30 11:24:29) 
[en réponse à 868807]

a) premier fait (l'ignorez-vous ???) : la chasteté est de règle pour un évêque/archevêque/cardinal. La loi civile ici est complètement hors sujet. Les Nonces ont signalé ce fait au plan canonique dès 2000 pour ce que l'on sait, peut-être avant ? mais au moins à partir de 2000.

b) second fait : les deux accords privés portaient sur des cas délictueux potentiellement pour McCarrick. Ceci est démontré.

c) vous n'avez toujours pas compris en un an de fils et de posts qu'il existe un délit aux USA et en Europe et ailleurs qui se nomme l'abus d'autorité (harcèlement moral). Si un (ou une) supérieur hiérarchique au travail se comporte comme McCarrick, il/elle s'expose à des poursuites judiciaires.
Il serait temps de vous mettre à jour tant au plan canonique qu'au plan de la loi civile. On vous l'a assez répété ! Mettre des dizaines (centaines ?) de séminaristes majeurs dans son lit en usant de son autorité d'archevêque - ayant barre sur leur vocation et décidant de leur ordination - est constitutif d'un délit (cf. Harvey Weinstein etc.).
Même le pape François le sait et l'a mis dans son dernier motu proprio relatif à la pseudo répression des abus Vos estis lux mundi de 2019. Je cite :

"Art. 1 – Domaine d’application
§1. Les présentes normes s’appliquent en cas de signalements relatifs à des clercs ou à des membres d’Instituts de vie consacrée ou de Sociétés de vie apostolique, et concernant :

a) les délits contre le sixième commandement du Décalogue consistant à :
i. contraindre quelqu’un, avec violence ou menace ou par abus d’autorité, à accomplir ou subir des actes sexuels ;

ii. accomplir des actes sexuels avec un mineur ou avec une personne vulnérable ;
iii. produire, exhiber, détenir ou distribuer, même par voie informatique, du matériel pédopornographique, ainsi que recruter ou inciter un mineur ou une personne vulnérable à participer à des exhibitions pornographiques ;"


Surtout les nouveaux documents publiés démontrent que Bertone et Benoît XVI n'ont pas pris de lourdes sanctions à la mesure de ce qu'avait fait McCarrick - dévoyer des dizaines/centaines de séminaristes vous semble chose banale, vénielle voire louable apparemment ??? Que tant Bertone - impliqué dans une dépense immobilière somptuaire qui a choqué, dit-on, le pape François lui-même - et Benoît XVI ont laissé McCarrick revenir peu à peu sur la scène au mépris des sanctions molles édictées en 2008. Ce point avait été relevé dès 2018 par les thuriféraires du bergoglianisme, vidéos/photos à l'appui.

Cette documentation de l'ancien secrétaire de McCarrick démontre surtout les relations très étroites entre le pape François - qui prétend ne rien savoir, ne pas se souvenir - et l'alors cardinal McCarrick, son diplomate free lance personnel engagé dans les dossiers les plus sensibles du pontificat : Cuba, la Chine et la promotion d'une amitié avec des dirigeants musulmans.

Quant à la crédibilité de la perte de mémoire papale quand un cardinal, ami personnel depuis des années, ancien archevêque de la capitale du plus puissant pays du monde, dirigeant d'une Fondation qui envoie de très grosses sommes pour les finances du St-Siège, qu'on a conforté par un coup de fil personnel à sa chambre d'hôpital le lendemain de son élection, qui a contribué à votre élection selon les propres dires publics de McCarrick en 2013, faut-il la commenter longuement ?

Quand donc jejomau allez-vous comprendre les enjeux - et il y en a encore d'autres - de cette énormissime affaire McCarrick ?
Quand donc comprendrez-vous que le temps de chercher des excuses et de tout minimiser n'est vraiment plus de saison ni à la hauteur du défi que pose la Seconde Pornocratie à la foi catholique ?

L'autruche n'est pas donnée en exemple spirituel dans la bible ni par aucun Père de l'Église ni par le Magistère d'ailleurs. Retirez la de votre blason ...


images/icones/1g.gif  ( 868849 )Le Pape... ment !!! par Sursum corda (2019-05-31 14:23:41) 
[en réponse à 868798]

Et avec quel aplomb ! Et en plus, il calomnie l'ancien nonce Vigano !
(En gras, la journaliste ; en italiques, François ; en "normal", le commentaire de Marco Tosatti)
Sur le site benoit-et-moi
>


- La question de McCarrick m'amène à une autre question que je voulais affronter avec vous. Vous m'avez conseillé lors d'un de vos derniers voyages de lire «Lettere della tribolazione» (3): je les ai lues, j'ai fait mes devoirs. J'ai très souvent rencontré le mot silence et l'explication du fait que parfois le silence est nécessaire. Selon vous, c'est comme un moment de grâce. Mais dire à un journaliste que le silence est nécessaire... Ne riez pas, Pape François, c'est comme ça. Vous vous souvenez quand ils vous ont dit, il y a huit mois (allusion à la conférence de presse dans l'avion de retour d'Irlande, le 26 août 2018 , ndt): il y a une déclaration de l'ex-nonce Carlo Maria Viganò affirmant qu'il vous a lui-même dit lors d'une audience au début de votre pontificat qui était McCarrick, et vous n'avez rien fait, vous avez juste dit: «Je ne répondrai pas, c'est à vous de juger, je répondrai en temps voulu». Ce silence a pesé lourd, parce que pour la presse et pour beaucoup de gens, quand on se tait, c'est comme entre mari et femme, non? Chamaille-toi avec ton mari, et il ne te répond pas, et tu dis: «Là, il y a quelque chose qui ne va pas». Alors pourquoi ce silence? Le temps est venu de répondre à la question que nous vous avons posée dans l'avion, plus de huit mois ont passé, Pape François.


- Oui, ceux qui ont fait le droit romain disent que le silence est une manière de parler. Ce cas de Viganò, je n'avais pas lu toute la lettre, je l'ai vue un peu... et déjà je sais de quoi il s'agit, et j'ai pris une décision: je fais confiance à l'honnêteté des journalistes. Et je vous ai dit : «Regardez, vous avez tout ici, étudiez et c'est à vous de tirer les conclusions» . Et vous l'avez fait, parce que vous avez fait le travail, et dans ce cas, c'était fantastique. J'ai fait très attention à ne pas dire des choses qui n'étaient pas là, mais trois ou quatre mois plus tard, un juge de Milan les a dites quand il a été condamné.


Il n'a même pas lu toute la lettre, dit-il. Et il a simplement décidé de ne pas répondre. Faisant confiance aux journalistes. Et il a eu raison. Parce qu'à part quelques collègues courageux, Anna Matranga et Cindy Wooden, il n'y a eu de la part des journalistes aucune tentative de presser le pape Bergoglio sur les questions que chacun s'est posé. Ni pendant ce voyage, ni pendant les suivants. Mais tous, ou presque tous, se sont précipités pour soutenir la character assassination contre Viganò mise en place par l'équipe des journalistes du cercle magique. Tous: des médias catholiques et paracatholiques et financés directement ou indirectement par l'Eglise (y compris ceux qui se félicitent maintenant que le décompte des jours de silence de Stilum Curiae soit terminé...), aux grands journaux et aux agences internationales, aux voix de la gauche et du politiquement correct. Le pape Bergoglio définit à juste titre leur travail comme «fantastique»; et je dois dire que si j'étais l'un d'eux, devant ce «fantastique», j'aurais honte comme un voleur. Comme nous l'a fait remarquer une personne qui a passé des décennies à la Curie, «Mgr Viganò a été "condamné" à rendre de l'argent à son frère, un prêtre, après l'avoir utilisé pour des oeuvres de charité sur la base d'un legs de ses parents, par la suite contesté par son frère. Ce n'est pas un acte criminel, c'est un litige civil et cela n'a rien à voir avec l'affaire McCarrick».


- La question de sa famille, vous voulez dire?


- Bien sûr. J'ai gardé le silence, parce que j'aurais dû jeter de la boue. Que ce soient les journalistes qui le découvrent. Et vous l'avez découvert, vous avez trouvé tout ce monde. C'était un silence basé sur la confiance en vous. Non seulement ça, mais je vous ai aussi dit: «Tenez, étudiez-le, il y a tout». Et le résultat a été bon, meilleur que si j'avais commencé à m'expliquer, à me défendre.


Et la boue, il essaie de la jeter maintenant. Il félicite à nouveau les journalistes, parce qu'ils n'ont pas fait leur travail; et ils ont été contraints, étape par étape, de reconnaître (le rapport Figuereido est l'épisode le plus récent) que Viganò n'avait rien inventé. J'insiste, je crois qu'un examen de conscience de nombreux collègues serait approprié.


- Vous jugez preuves en main. Il y a une autre chose qui m'a toujours frappé: les silences de Jésus. Jésus répondait toujours, même à ses ennemis quand ils le provoquaient, "on peut faire ceci, cela", pour voir s'il tombait dans la provocation. Et lui, dans ce cas, il répondait. Mais quand c'est devenu de l'acharnement le Vendredi Saint, l'acharnement des gens, il s'est tu. Au point que Pilate lui-même a dit: «Pourquoi ne me réponds-tu pas?». Autrement dit, face à un climat d'acharnement, on ne peut pas répondre. Et cette lettre était un acharnement, comme vous-même vous en êtes rendu compte à partir des résultats.


Il continue de rechercher la sympathie et la complicité des journalistes. On ne comprend pas comment un seul document, auquel on refuse de répondre, représente de l'acharnement, lequel suppose des épisodes répétés. Et comparer le refus de donner des réponses sur un fait précis et documenté au silence de Jésus-Christ... si ce n'est pas au moins irrespectueux, voire blasphématoire, je vous laisse juger.


- Certains d'entre vous ont même écrit qu'elle [la lettre] était payée, je ne sais pas, ça ne me semble pas.


Encore une insinuation, et objectivement, du genre qui disqualifie celui qui la propose. De même, la conclusion de la phrase est vraiment cléricale, dans le pire sens du terme. Je cite la calomnie, et ensuite je dis que je n'ai aucune preuve.


images/icones/1a.gif  ( 868852 )Le Pape est allemand par Turlure (2019-05-31 15:27:51) 
[en réponse à 868849]

Ah non, plus maintenant.