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images/icones/marie.gif  ( 868198 )20/05 St Bernardin de Sienne, confesseur par ami de la Miséricorde (2019-05-19 22:03:53) 


Vierge de Miséricorde avec les saints Sébastien et Bernardin de Sienne Luca Signorelli Date vers 1490

St Bernardin de Sienne, confesseur

Litanies du Saint Nom de Jésus en français de Saint Bernardin de Sienne

V. Seigneur, ayez pitié de nous.
R. Seigneur, ayez pitié de nous.
V. O Christ, ayez pitié de nous.
R. O Christ, ayez pitié de nous.
V. Seigneur, ayez pitié de nous.
R. Seigneur, ayez pitié de nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus, Fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous.
Jésus, splendeur du Père, ayez pitié de nous.
Jésus, splendeur de la lumière éternelle, ayez pitié de nous.
Jésus, roi de gloire, ayez pitié de nous.
Jésus, soleil de justice, ayez pitié de nous.
Jésus, Fils de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.
Jésus, aimable, ayez pitié de nous.
Jésus, admirable, ayez pitié de nous.
Jésus, Dieu fort, ayez pitié de nous.
Jésus, Père des siècles à venir, ayez pitié de nous.
Jésus, Ange du grand conseil, ayez pitié de nous.
Jésus, très puissant, ayez pitié de nous.
Jésus, très patient,ayez pitié de nous.
Jésus, très obéissant, ayez pitié de nous.
Jésus, doux et humble de coeur,ayez pitié de nous.
Jésus, qui aimez la chasteté, ayez pitié de nous.
Jésus, qui nous aimez, ayez pitié de nous.
Jésus, Dieu de paix, ayez pitié de nous.
Jésus, auteur de la vie, ayez pitié de nous.
Jésus, modèle des vertus, ayez pitié de nous.
Jésus, zélateur des âmes, ayez pitié de nous.
Jésus, notre Dieu, ayez pitié de nous.
Jésus, notre refuge, ayez pitié de nous.
Jésus, Père des pauvres, ayez pitié de nous.
Jésus, trésor des fidèles, ayez pitié de nous.
Jésus, bon pasteur, ayez pitié de nous.
Jésus, vraie lumière, ayez pitié de nous.
Jésus, sagesse éternelle, ayez pitié de nous.
Jésus, bonté infinie, ayez pitié de nous.
Jésus, notre voie et notre vie, ayez pitié de nous.
Jésus, joie des anges, ayez pitié de nous.
Jésus, roi des patriarches, ayez pitié de nous.
Jésus, maître des apôtres,ayez pitié de nous.
Jésus, docteur des évangélistes, ayez pitié de nous.
Jésus, force des martyrs, ayez pitié de nous.
Jésus, lumière des confesseurs, ayez pitié de nous.
Jésus, pureté des vierges, ayez pitié de nous.
Jésus, couronne de tous les saints, ayez pitié de nous.

Soyez-nous propices, pardonnez-nous, Jésus.
Soyez-nous propices, exaucez-nous, Jésus.

De tout mal, délivrez-nous, Jésus.
De tout péché, délivrez-nous, Jésus.
De votre colère, délivrez-nous, Jésus.
Des embûches du démon, délivrez-nous, Jésus.
De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Jésus.
De la mort éternelle, délivrez-nous, Jésus.
Du mépris de vos inspirations, délivrez-nous, Jésus.
Par le mystère de votre sainte Incarnation, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Nativité, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Enfance, délivrez-nous, Jésus.
Par votre vie toute divine, délivrez-nous, Jésus.
Par vos travaux, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Agonie et votre Passion, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Croix et votre abandonnement, délivrez-nous, Jésus.
Par vos langueurs, délivrez-nous, Jésus.
Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Résurrection, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Ascension, délivrez-nous, Jésus.
Par l'institution de la sainte Eucharistie, délivrez-nous, Jésus.
Par vos joies, délivrez-nous, Jésus.
Par votre gloire, délivrez-nous, Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Jésus.

Jésus, écoutez-nous. Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous. Jésus, exaucez-nous.

Prions :
Seigneur Jésus-Christ qui avez dit : "Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira" : donnez-nous, nous vous en supplions, un tel attrait de votre amour tout divin, que nous vous aimions de tout coeur, de bouche et d'action, et que nous ne cessions jamais de vous louer. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi Soit-il.

Ce serait Saint Bernardin de Sienne et Saint Jean de Capistran, tous deux Franciscains, qui sont à l'origine de la première ébauche des Litanies du Saint Nom de Jésus. Ces Litanies furent approuvées en 1862 par le Pape Pie IX et c’est le Pape Pie XI qui décida le 2 janvier 1933 de donner l’indulgence plénière aux conditions ordinaires si récitées chaque jour pendant un mois complet. Le fidèle doit réciter les Litanies du saint Nom de Jésus avec une tendre piété envers Jésus ; car toutes les paroles prononcées sont tirées des Saints Prophètes et des autres Ecritures Saintes; et le Saint-Esprit qui a dicté lui-même ces paroles, les a en même temps consacrées à la louange et à la gloire éternelle de Jésus-Christ notre Sauveur.

Prière à Saint Joseph de Saint Bernardin de Sienne
« Souvenez-vous de nous, bienheureux Joseph, et intercédez par le suffrage de votre prière auprès de votre fils putatif ; mais rendez-nous aussi favorable la très bienheureuse Vierge, votre épouse, qui est la Mère de Celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. »

Ainsi soit-il.

Autres prières de Saint Bernardin de Sienne

Source site-catholique.fr

St Bernardin de Sienne, Discours sur la Bse Vierge Marie

« Marie est une étoile. Elle est, en effet, semblable aux étoiles fixes par l'héroïsme inébranlable de ses vertus éclatantes, par l'élévation prodigieuse de sa sainteté et par les œuvres de sa vie ; semblable à l'étoile polaire par son rapprochement de la Divinité, par son union intime avec elle, par le rang qu'elle occupe parmi les créatures ; semblable à l'étoile de la mer en projetant sur le monde la chaleur de sa charité pour en réchauffer la glace, en servant de guide aux voyageurs à travers les flots, en les introduisant dans le port.

Marie a été une mer d'amertume ; une mer d'amertume dans sa séparation de son fils, parce qu'il était sa gloire et sa force, parce qu'il était livré à des souffrances indicibles, parce qu'elle l'aimait sans mesure, parce qu'il était toute l'allégresse de son cœur ; une mer d'amertume, parce que la mort de son fils plongeait son âme dans les ténèbres, parce qu'elle imprimait dans son esprit une image navrante, dans sa mémoire un souvenir déchirant, dans sa volonté un désir ardent de la mort ; une mer d'amertume, par les choses qu'elle vit alors dans son fils, dans ses disciples, dans ses ennemis, et par sa propre impuissance à lui venir en aide.

Marie est une reine souveraine, souveraine sur la terre où elle n'est soumise à aucune créature, où elle n'a besoin d'aucun secours terrestre, où elle n'est privée de rien, où elle est la dispensatrice de tout bien ; souveraine dans le ciel d'où elle étend son empire sur les saints, sur les démons, sur les habitants du purgatoire et sur toutes les âmes créées...

[...] Ô vous donc, femme bénie entre toutes et sur toutes les femmes, vous êtes la gloire et la sauvegarde du genre humain. Vous l'emportez en mérite et en puissance sur toutes les créatures ; entre toutes, vous êtes la Mère de Dieu, la souveraine de l'univers, la reine du monde, la dispensatrice de toutes les grâces, la consommation de toutes choses, l'honneur de la sainte Église, l'océan incommensurable de toutes les vertus, de tous les dons, de toutes les faveurs célestes ; le vaisseau choisi construit par l'Ouvrier suprême et vraiment digne de contenir l'essence divine ; vous êtes le temple de Dieu, le jardin des délices, le modèle des bons, la consolation des cœurs pieux, la source et la splendeur de tout salut ; vous êtes la porte du ciel, la joie et la demeure céleste et, au delà de ce qu'on pourrait le dire, la gloire de Dieu.

C'est vraiment en balbutiant que nous énonçons vos louanges et proclamons vos mérites ; mais si nous osons le faire, c'est en invoquant avec humilité votre immense douceur. Votre bénignité suppléera à notre indigence et nous pourrons vous louer dignement pendant les siècles éternels. »

Source : chemindamourverslepere.com


images/icones/marie.gif  ( 868199 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-05-19 22:06:28) 
[en réponse à 868198]

CHAPITRE XVI
Suite du sujet précédent


On suborna des assassins pour le tuer, et le valet d'un prêtre, qui s'était armé de trois poignards pour un dessein si exécrable, ayant blessé sept hommes l'un après l'autre, qu'il avait cru servir d'obstacles au coup damnable qu'il voulait faire, sortit des mains du magistrat sans aucune punition, quoique de ces sept hommes blessés, il y en eût quatre qui furent tués et enterrés sur-le-champ, et les autres languirent longtemps après.

La protection que Dieu rendit à ce saint le sauva de cette conjuration, pour lui faire remporter la couronne d'un plus long martyre.

Cinq jours après la Pentecôte, qui était arrivée cette année-là le cinquième jour de juin, les évêques firent le dernier effort pour le chasser, et s'adressant à l'empereur, ils lui remontrèrent qu'il ne prétendit pas être plus doux que des prêtres et plus saint que des évêques ; qu'il cessât donc de vouloir pardonner à seul homme pour les perdre tous.

Ces paroles obligèrent Arcade à donner les mains à ce conseil d'iniquité, et saint Jean Chrysostome reconnut par son propre exemple qu'on ne doit jamais s'appuyer sur les témoignages d'estime et d'affection que les grands donnent, puisqu'Arcade, qui avait autrefois usé d'artifice pour l'enlever d'Antioche à Constantinople, employa six ans après son autorité pour l'en arracher.

Le saint, ayant dit adieu aux évêques de sa communion, fit venir ses filles spirituelles, la généreuse et charitable Olympiade, qui devait avoir la meilleure part aux croix de son archevêque, Pentadie, veuve du consul Timase, et Procule ; il manda aussi Salvine, veuve de Nébride, pour leur dire ses dernières paroles. Les gémissements et les cris de ces saintes femmes furent presque toute la réponse qu'elles firent à un discours si affligeant.

Elles se jetèrent avec larmes aux pieds de ce cher Père, qu'elles ne devaient plus revoir. Le voilà donc encore pour la seconde fois banni de son siège, pour n'y retourner jamais.

Et comme cette affliction était plus sensible à sainte Olympiade qu'à pas une autre, il prit un soin particulier de la fortifier sur ce sujet ; et, parce qu'elle était privée de ses prédications, et qu'elle souffrait de cette famine dont Dieu menace les Juifs, quand il dit qu'il fera souffrir une faim et une soif pressantes, non pas par la disette du pain et de l'eau, mais en les privant de sa parole (Amos, VIII, 11), il la console en lui promettant de lui écrire autant de fois qu'il trouverait des voies pour lui faire tenir de ses lettres.

Il ne cessait point de consoler ceux qui souffraient pour sa cause, il composait des livres merveilleux pour prouver que personne n'est blessé que par soi-même. Il recevait des lettres de toutes parts, et il y répondait exactement.

Dieu lui suscitait des amis qui s'animaient d'une sainte émulation pour l'assister dans sa disgrâce. Il en recevait de fréquentes visites, et ceux qui lui avaient fermé la bouche en le bannissant de Constantinople, ne pouvaient empêcher, par toutes leurs violences, qu'on ne le consultât comme un oracle ; et la même envie qui avait porté ses ennemis à le déposer leur fit regarder avec une profonde douleur l'éclat de sa réputation, qui s'augmentait toujours au milieu de son exil, qui lui avait procuré l'occasion de se répandre par tout le monde, ou en publiant ses ouvrages, ou en y envoyant ses lettres. Porphyre, Severien et les autres évêques de cette cabale étaient rongés d'envie lorsqu'ils voyaient des événements si contraires à leurs desseins.

Comme sa prospérité leur avait été odieuse, son affliction même leur était insupportable ; ils ne pouvaient souffrir nulle part sa haute réputation, et cette haute réputation le suivait partout. L'honneur de notre saint leur paraissait comme une espèce de miracle qui était plutôt capable de les endurcir que de leur changer le coeur.

C'était une chose étonnante que des prélats qui avaient pour eux des puissances séculières, et qui étaient revêtus des richesses de l'Église, avec toute leur autorité, eussent tant de peur d'un évêque qui était seul et sans appui, d'un homme qu'ils avaient eux-mêmes chassé de son siège, qui était si faible de corps, et que, tout banni qu'il était, il les fit trembler et pâlir de crainte.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde