Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=867977

( 867977 )
Communiqué du CÉCEF(Conseil d'Églises chrétiennes en France) à l’occasion des élections européennes… par Minger (2019-05-17 07:48:55)
Ils tremblent , la crainte d’un raz-de-marée dit populiste….Ils tremblent et deviennent des politiciens européistes qui volent au chevet de l’U.E…
Mais, ils ne seront sans doute pas entendus , les arguments piochés ne suffiront pas pour convaincre ceux qui souffrent des délocalisations et de l’impuissance européenne devant les grands problèmes :
Ils évoquent « (dérèglement climatique, migrations, fracture sociale) n’est-il pas préférable d’être uni que seul ? »
Mais, vous n’avez donc rien compris , c’est justement pour ces problèmes que les citoyens vont se prononcer ….Pas forcément dans
le sens où vous souhaitez ça c’est certain !
Ecologie : C’est pas la première préoccupation des français moyens …
Migrations : C’est sans doute une grande préoccupation pour eux …Mais pas dans le sens que vous pensez ..
Fracture sociale : C’est pas vous les gilets jaunes …
Ils oublient les délocalisations qui font plus de dégâts que de prospérité !
Voyez ce que Trump est en train de réussir aux USA !
Ah ça en boucle à beaucoup , et même les démocrates acharnés , le soutiennent pour son forcing avec les envahisseurs chinois !
l’Europe devrait être comme disait un grand homme catholique , être L’Europe des Nations...Gaullisme où es tu ?
Elle se doit de mieux répondre aux interrogations de ses populations, et se réformer pour répondre aux besoins urgents des nations européennes ….
https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/vivre-sa-foi-a-tous-les-ages/lunite-des-chretiens/declarations-du-cecef/480959-communique-cecef-a-loccasion-elections-europeennes/
Voilà l’extrait intégral , du blabla :
Dans quelques jours, les citoyennes et citoyens européens vont élire leurs députés au parlement européen.
Le développement progressif d’institutions européennes, l’extension de leurs prérogatives et de leurs champs d’action ainsi que l’augmentation du nombre de pays membres est un processus qui, depuis environ 70 ans, vise à assurer la paix dans la région.
L’Europe à la fin de la Seconde guerre mondiale était ruinée, divisée, occupée militairement, ses empires coloniaux ébranlés. La découverte de l’extermination de millions d’êtres humains dans l’univers concentrationnaire dont six millions de juifs suscitait des doutes et des interrogations sur cette civilisation à la fois de tradition chrétienne et fille des Lumières. Le mérite des pères fondateurs (Schuman, de Gasperi, Monnet, Adenauer) fut de penser la reconstruction dans un esprit de réconciliation, de coopération et de démocratie.
Depuis 70 ans, la France vit sereinement avec ses pays voisins. Elle a d’ailleurs connu un développement économique sans précédent. Certes l’intégration européenne s’est accompagnée de difficultés pour un trop grand nombre de citoyens. Les institutions européennes sont perçues comme une technocratie échappant au contrôle démocratique. Redoutant une dissolution de l’identité nationale, certains peuples ou partis politiques envisagent même de quitter l’Union européenne.
Pouvons-nous prendre le risque de détruire un projet si patiemment construit ? Alors que nous devons affronter de nombreux défis (dérèglement climatique, migrations, fracture sociale) n’est-il pas préférable d’être uni que seul ? Les idéaux de justice, de paix et de démocratie sont à construire ensemble. Pour cela, l’Europe se doit de mieux répondre aux interrogations de ses populations, quitte à se réformer, plutôt que de disparaître sous la pression des populismes.
Comme responsables des Églises chrétiennes en France, nous invitons les chrétiennes et chrétiens de ce pays à s’interroger et à participer à ce scrutin lourd de conséquences. Nous invoquons l’Esprit de Dieu, esprit de sagesse et de conseil, d’éclairer nos concitoyens et nos dirigeants. Avec l’Apôtre Pierre nous vous disons : « N’ayez aucune crainte et ne soyez pas troublés ; mais sanctifiez dans vos cœurs le Christ qui est Seigneur. Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect… »(1P3,14-16).
Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

( 867985 )
Une déclaration typiquement maçonnique par vistemboir2 (2019-05-17 09:22:53)
[en réponse à 867977]
avec rappel des fameuses "Lumières" et signée par un évêque qui n'a visiblement pas lu l'ouvrage de Philippe de Villiers J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu sur les fameux "pères fondateurs de l'Europe".
Décidément, si nous sommes de la même Église (que certains occupent indûment), nous ne sommes pas de la même religion...

( 868138 )
Bien mauvaise lecture par Luc de Montalte (2019-05-19 00:08:04)
[en réponse à 867985]
Le livre de Villiers est un tissu d’âneries, de pures calomnies et d’erreurs historiques.
Dégoulinant de ce gaullisme abject dont descendent les souverainistes, ce torchon enchaîne les accusations absurdes et à l’emporte-pièce. On mélange tout, on s’amuse, on rigole.
Des exemples ? On en trouvera aisément
dans la presse, j’en rajoute quelques uns pris en ouvrant des pages un peu au hasard en même temps que j’écris ce message :
Page 311 (édition électronique) : «
D’après Heiber (Professeur, p. 360), au début 1944, l’Université propose Hallstein à la Fédération des professeurs nationaux-socialistes en tant qu’officier instructeur national-socialiste qualifié ayant le rang d’officier. » En gras s’il vous plaît… Et alors ?
Page 91 : «
Un peu plus tard, Schuman approuve les accords de Munich. Dans Le Lorrain, daté du 11 novembre 1938, on peut lire un article où il dénonce toute forme de guerre préventive. Seule lui paraît convenable la « guerre défensive ». Il faut sauver la paix en danger. Comment ? En faisant des « concessions » à l’Allemagne. Il est dans la tonalité générale du « lâche soulagement ». » Eh bien ? En quoi est-ce infamant ? La déclaration de guerre précipitée par nos « amis » anglais fut-elle donc une grande réussite ?
Ne nous sont pas non plus épargnés les dialogues burlesques pour ne pas dire grotesques :
Lors de notre dîner à Budapest, Viktor Orbán a insisté avec gravité :
— Nous devons tenir bon face au réseau mafieux de Soros et aux bureaucrates de Bruxelles.
Je lui ai alors demandé pourquoi il était presque seul dans ce combat, parmi ses collègues. Il m’a répondu :
— Mais… Philippe… tout le monde connaît Soros… tout le monde a peur.
— J’ai l’intention de parler de lui dans mon livre…
— Vous êtes sûr ? Personne n’ose… Prenez soin de vous…
Ne soyons pas mesquins toutefois, on y fait des découvertes incroyables, bouleversifiantes comme dirait Didier Bourdon.
Ah vraiment on apprend des choses incroyables dans cet ouvrage profondément intéressant.
Mais sur le fond, in fine et en dehors des attaques ad hominem assez ridicules ? Rien, le néant.

( 868144 )
Bien mauvaise référence par vistemboir2 (2019-05-19 08:30:28)
[en réponse à 868138]
Des exemples ? On en trouvera aisément dans la presse.
En l'espèce,
La Croix (gommée)...

( 868163 )
Non. par Luc de Montalte (2019-05-19 15:23:08)
[en réponse à 868144]
Publié dans Le Pélerin, ce qui n’est pas mieux. Mais voyez-vous, ça ne change rien au fond. Fond sur lequel vous n’avez rien trouvé à répondre comme de bien entendu.

( 867987 )
Ces évêques qui font suivre leur signature... par Paterculus (2019-05-17 09:28:18)
[en réponse à 867977]
... de la signature de membres d'autres groupes que l'Eglise montrent qu'ils n'agissent pas au nom de la foi catholique ni au titre de leur mission dans l'Eglise catholique.
Votre dévoué Paterculus

( 867992 )
Sur l'Europe par Jean-Paul PARFU (2019-05-17 10:59:02)
[en réponse à 867977]
Je crois que l'on dit un peu tout et n'importe quoi.
Pour faire simple, on oppose habituellement Macron et Le Pen ou Cohn-Bendit et Zemmour.
D'un côté, la post-modernité post historique ouverte sur le monde, continent agence locale de l'ONU ; de l'autre, le culte de la France de Louis XIV et de Napoléon, de la dynamique "stato-nationale" française qui n'aurait pas dit son dernier mot.
Je ne me reconnais pas dans cette opposition ! Je suis pour l'Europe comme Macron, mais pour des raisons identitaires comme Marine Le Pen ; je suis pour l'Europe car je suis un Indo-européen de culture chrétienne et que je souhaite que les Européens prennent conscience de leur identité commune et qu'ils s'unissent pour mieux la défendre et la faire rayonner.
Les institutions européennes sont ce que les Etats et leurs membres les font : elles sont libérales libertaires, alors que les pères fondateurs de l'Europe : Adenauer, Schuman (il s'agit de Robert Schuman et non de Maurice Schumann) et De Gasperi étaient des Chrétiens-Démocrates soutenus par le Vatican (Pie XII à l'époque), au point que les communistes parlaient d'"Europe vaticane" !
La France n'a pas de tradition fédérale comme l'Allemagne et a du mal à comprendre ce qu'est une organisation fédérale ou plutôt, en l'occurrence, confédérale.
Enfin, il ne faut confondre : Etats et nations. Ce que beaucoup appellent l'Europe des nations, c'est en réalité, une Europe des Etats. L'Europe des nations, ils sont contre en réalité, quand on leur dit qu'elle signifie l'autonomie de l'Ecosse, de la Catalogne, de la Flandre ou de la Bretagne.

( 868022 )
l'identité "européenne" n'est pas si évidente que cela par Luc Perrin (2019-05-17 16:13:09)
[en réponse à 867992]
- qui parle le Volapük intégré ? en dehors du Berleymont ?
- les religions associées dans ce communiqué macroniste - est-ce le rôle des évêques de France de soutenir un parti politique, si peu chrétien par ailleurs ? - sont dotées en Europe d'histoires très diverses et qui les ont opposées : on est aux antipodes dans l'U.E. de la construction des Etats-unis qui n'ont pas eu de guerres de religion (encore récemment en ex-Yougoslavie, cet aspect est présent en Ukraine et Crimée hors UE)
- la "concurrence libre et non faussée" de l'Union européenne constitue-t-elle une valeur démocrate-chrétienne ou sociale-démocrate comme dans la C.E.E. "vaticane" de Pie XII ? Clairement non ce que ce communiqué feint d'oublier.
- l'Union européenne n'est pas l'Europe non plus : là aussi le communiqué confond les deux espaces. La Russie, l'Ukraine sont des nations liées à l'Europe géographique, la Bosnie-Herzégovine aussi ô combien tragiquement, l'Albanie, la Norvège, l'Islande, la Suisse, le Royaume Uni qui tente d'en sortir malgré tous les obstacles mis à la volonté populaire démocratique. Le Brexit est un cas type à cet égard pour juger de ce qu'est l'U.E. réelle, loin des rêves des signataires.
- "Les institutions européennes sont perçues comme une technocratie échappant au contrôle démocratique."
Ce n'est pas une "perception" subjective : c'est un fait institutionnel du fait du rôle particulier de la Commission et de l'impuissance du Parlement. Du fait aussi que les Traités européens, cela avait été dit et redit et démontré en 2005, ne sont pas neutres : ils contiennent des politiques libérales à la différence des constitutions des états qui, sauf cas rares, sont neutres politiquement. Ainsi le débat sur la privatisation des aéroports français s'inscrit dans une orientation de politique économique fixée à la France depuis quelques années : seul le rythme et les modalités sont laissées au gouvernement français.
Ceci valant pour les 27 (28) pays membres.
Rappelons que les Français en 2005 avaient voté contre le Traité constitutionnel européen et l'ont eu en 2007 quand même avec le Traité de Lisbonne, que François Hollande avait été élu sur une réorientation de la politique économique et monétaire et un mois après il capitulait sans combat aux Befehlen de la Chancelière, que les Grecs votent en 2015 contre le plan d'austérité et pareil en ont un pire quelques semaines après. On parle aujourd'hui d'un second référendum au Royaume Uni pour annuler les résultats du premier et le "Deal" de Mme May, nommée Treason May là-bas, revient à garder des liens étroits avec l'U.E.
- on faisait remarquer dernièrement un fait aveuglant : pour aller sauver les (imprudents) otages français, ce sont des militaires français qui sont envoyés : on n'a pas entendu Mme Merkel ni le Premier ministre suédois ni le président slovène se sentir concernés.
Y-a-t-il une politique étrangère européenne visible où que ce soit ?Une politique africaine de l'UE un continent qui est proche, avec lequel plusieurs pays ont des liens anciens, qui est une zone de croissance et de ressources majeures, une zone à problèmes aussi dont nous payons nous en Europe le prix ? Nichts, nada, zilch, rien. Et à nos portes ? Le néant - ex. le traité avec l'Iran, Israël/Palestine - ou la 8e roue du carrosse américain (Libye, Syrie, Vénézuela où la vassalisation envers Washington est criante, Ukraine) et j'en oublie.
La notion-même de "diplomatie européenne" est une matière à rigolade.
- L'U.E. "protectrice" au plan économique ? En rien c'est au contraire le marché non protégé par excellence que les Americains et les Chinois viennent piller. L'U.E. est en passe de devenir l'équivalent de l'empire chinois au XIXe : il y a un pouvoir mais toutes les autres puissances viennent se servir.
L'Union européenne est-elle réformable : 32 sur 34 listes en présence le croient encore. Demandez aux Grecs et aux Italiens ou aux Britanniques ... Demandez à Mme Merkel si les Allemands grands bénéficiaires de la zone euro sont prêts à abandonner une partie de leurs créances sur les autres banques centrales pour faire de l'euro une vraie monnaie commune équivalente au dollar US ou canadien, au Yen ou à la livre sterling ? Alors "l'autre Europe", la "nouvelle Europe", "changez l'Europe" ... dans 5 ans, aux prochaines élections parions que ce sera la même musique, celle chantée par divers artistes depuis 1979.
Comme on est loin de la CEE gaullienne et des rêves de Robert Schuman.. Et des vôtres cher Maître qui seront sans doute très cruellement déçus, une fois de plus, en 2019-2024. Mais les cabris européistes continueront à sauter en répétant "l'Europe, l'Europe, l'Europe".
S'il y a bien un ensemble culturel européen, il ne s'incarne pas dans l'actuelle Union européenne et il n'y a pas d'identité "européenne" au sens de l'identité marocaine, américaine, chinoise, japonaise...

( 868029 )
[réponse] par origenius (2019-05-17 16:53:10)
[en réponse à 868022]
Assez franchement d'accord avec vous.
D'ailleurs avec mes amis nous trouvons depuis fort longtemps que Communauté Économique Européenne c'est trop long….
Nous ne disons même pas CEE, nous disons le IVème.
Entendez le IVème Reich.
C'est exactement ça, ce n'est même pas une blague.
Le tout bien sûr, comme le IIIème d'ailleurs, sous haut patronage américain.
L'histoire ne se répète jamais mais elle bégaie souvent.
on est loin de la CEE gaullienne et des rêves de Robert Schuman.
Quand on connait l'histoire de ce traitre de Schuman, je ne pense pas que c'était un rêveur. Plutôt un gros pragmatique comme l'ex vendeur de Cognac et agent américain Monnet.

( 868139 )
Comme c’est amusant par Luc de Montalte (2019-05-19 00:16:49)
[en réponse à 868029]
Votre argumentation est vraiment excellente, c’est clair et net, l’UERSS communiste est une émanation de la CIA nazie. C’était pourtant simple, j’aurais dû le voir tout de suite.
Vos accusations,
en un mot…

( 868050 )
Les différences qui existent entre Européens par Jean-Paul PARFU (2019-05-17 19:11:01)
[en réponse à 868022]
Un Français les rencontre au sein de "la République" !
Il y a autant de différences entre un Alsacien et un Corse qu'entre un Allemand et un Italien.
Et qu'ai-je de commun avec un Indien guyanais de la forêt d'Amazonie ou un Kanak de Nouvelle-Caledonie ?

( 868073 )
c'est très injurieux pour ceux que vous citez par Luc Perrin (2019-05-18 10:55:31)
[en réponse à 868050]
il fut un temps, vous auriez été lynché à Strasbourg pour de tels propos.
Je ne vous savais pas à ce point amateur du Volapük.
Vous devriez alors parler espéranto et "penser printemps" dans une extase mondialiste, pour le Gouvernement Mondial intégré.
Votre soudaine conversion à la bureaucratie non élue de Bruxelles et à Davos méconnaît, je crois, entièrement ce que sont les nations, leur histoire, ce qu'est une culture.
Pour votre information, le territoire (très autonome) de Nouvelle Calédonie a voté "non" à l'indépendance et aux élections au Congrès les partis "nationaux" ont gardé la majorité.
L'Union européenne a au mieux, il faudrait compter à partir de Maastricht en fait, 62 ans depuis le Traité de Rome de 1957. La plupart des nations qui composent cette U.E. ont une tout autre profondeur historique et culturelle. Même les récentes Slovaquie ou la Slovénie ont un long passé au sein du royaume de Hongrie et de l'empire autrichien.
Vous vous dîtes donc "citoyen européen" quand vous voyagez et vous usez de l'espéranto dans vos échanges ?
Curieux.
ps. je ne suis par ailleurs en rien "chauviniste" ou "nationaliste" au sens courant, replié sur une identité française jacobine. L'Alsace et la Bretagne, la Corse et la Guyane, qui sont dans le cadre départemental - le T.O.M. de Nouvelle Calédonie ayant sans doute vocation à une indépendance association avec la France à long terme (prévue dans la constitution de 1958 d'ailleurs) -, ont leurs personnalités au sein de la République française. On fait aisément la distinction entre cultures et particularismes régionaux et une lange et une culture (donc une histoire commune) nationales. Le catholicisme social a valorisé les échelons intermédiaires et l'idée régionale-provinciale a longtemps été cultivée en son sein, particulièrement en France. Sans pour autant nier le cadre français (ou autre pour les autres états).

( 868075 )
La République française est un Volapük par Jean-Paul PARFU (2019-05-18 11:47:04)
[en réponse à 868073]
qui s'ignore ! Je n'injurie personne !
Comprenez-moi bien : nous appartenons tous à "la grande famille humaine", mais nous y appartenons, dans l'ordre naturel, par des médiations que sont la famille, les clans (écossais), Tribus (d'Israël) ou "Gens" (romaines) et finalement les Nations.
Au-delà des Nations, il y a les continents ou/et les aires civilisationnelles et enfin le monde. Par exemple, les Danois forment une nation, mais ils sont aussi des Scandinaves, des Européens, des Occidentaux et finalement, ils appartiennent à "la grande famille humaine". Mais ils appartiennent à "la grande famille humaine" dans cet ordre, car dans l'ordre naturel, il n'y a d'universel que concret et on va du particulier à l'universel par des médiations.
Ce qui m'unit aux Indiens guyanais d'Amazonie, c'est le fait qu'ils sont, comme moi, des être humains. Mais la France n'est pas le cadre approprié pour réunir toute "la grande famille humaine". Le cadre adéquat se situe à un autre niveau.
De même, je ne suis pas sûr que la France soit le cadre approprié pour réunir des Corses qui appartiennent à l'espace culturel italien ou italophone et des Alsaciens qui appartiennent à l'espace culturel "alémanique". Si on les réunit dans la République française, on les réunit en les privant de leurs identités respectives pour les transformer en "Hexagons" et la France devient alors "La République", comme ils disent, c'est-à-dire un espace administratif à contenu uniquement idéologique. Le cadre adéquat pour les réunir, c'est l'Europe !

( 868127 )
eh bien vous avez la médaille d'or du Reich européiste par Luc Perrin (2019-05-18 22:54:01)
[en réponse à 868075]
vous aurez une place au couronnement impérial d'Angela Ière.
Le fait qu'on soit humain est une chose, la différence entre les patries est autre chose. La doctrine traditionnelle de l'Église s'appuie sur l'un et l'autre. Le patriotisme "mondial", ça n'existe pas cher Maître.
Le patriotisme de l'UE, ça n'existe que dans votre imagination très créative en l'espèce.
Je ne vous souhaite pas d'être otage un jour au Sri Lanka ou à Bangui ou à Caracas. Vous risquez d'attendre très longtemps le commando "européen" qui viendra vous délivrer même en envoyant des messages secrets en espéranto ...
En tant qu'Alsacien (immigré de la France de l'intérieur), je vois bien la différence avec nos voisins de l'eurométropole juste de l'autre côté du pont sur le Rhin. A Kehl, vous vous sentez Français et pas Allemand en 10 secondes. Alors à Budapest ou à Helsinki ...
Je ne me suis pas senti étranger ni à Rennes, ni à Nantes, ni à Lyon ni en Martinique. Mon petit frère a trouvé la Guyane très agréable à l'occasion d'une mission : s'installer en Estonie doit être bien plus complexe même en étant un ténor en espéranto cher ami.
Quant à la perception des autres, aux Etats-unis, on me voit en Français pas en "citoyen européen" ; au Burkina Faso, personne ne m'a pris pour un Letton, un Suédois ou un Espagnol ...
Votre internationalisme trotskyste est aussi inattendu qu'amusant. Les occasions de sourire sont rares actuellement, merci de nous dérider un peu.

( 868135 )
Se sentir Français par Luc de Montalte (2019-05-18 23:33:58)
[en réponse à 868127]
On est Français, je ne vois pas bien ce que nos sensations ont à voir là-dedans. Il est vrai que de nos jours on peut choisir d’être homme ou femme, donc pourquoi pas choisir d’être Français ou non. Tiens je me sens un peu Anglais ce matin, avec cette pluie battante aussi.
Je ne me suis pas senti étranger ni à Rennes, ni à Nantes, ni à Lyon ni en Martinique.
Un Breton qui s’installe dans le pays niçois sera vu des locaux comme… un Breton, c’est bien normal et c’est très bien ainsi. Deux siècles de jacobinisme n’ont pas réussi à effacer les différences entre
les peuples de France.
au Burkina Faso, personne ne m'a pris pour un Letton, un Suédois ou un Espagnol ...
En effet, ils vous ont pris pour un Blanc, c’est-à-dire un Européen, ou si vous préférez, un mugu potentiel.

( 868148 )
Pour reprendre l'exemple danois par Jean-Paul PARFU (2019-05-19 09:11:30)
[en réponse à 868127]
Ce qui m'unit à un Danois, ce n'est pas le Danemark, puisque je ne suis pas Danois (et lui Français) ou même la Scandinavie, puisque je ne suis ni Islandais, ni Norvégien, ni Suédois.
Ce qui m'unit à un Danois, c'est que nous sommes tous deux européens.
Ce qui m'unit à un Américain, c'est d'appartenir à la civilisation occidentale.
Ce qui m'unit à un Indien d'Amazonie de Guyane française est beaucoup plus lointain : c'est le fait d'être lui et moi des êtres humains.
Le cadre de l'union dans le premier cas est l'Europe ; dans le second, la communauté occidentale et dans le troisième, le monde.
Ce qui devrait unir un Corse et un Alsacien, c'est l'Europe et non la France, car la France, c'est quelque chose de précis autour du Grand Bassin parisien ou un espace cultuel et linguistique, ce n'est pas l'Europe, voire la Terre entière.
Ce n'est pas moi, Luc, qui suis pour la République universelle, c'est vous !
Maintenant, il n'est pas non plus question de faire comme si le passé n'existait pas, comme si les Etats en Europe (ou certains d'entre eux) ne s'étaient pas formés de telle ou telle façon.
Je souhaite seulement déjà faire prendre conscience à certains que l'universalisme abstrait n'est pas forcément là où ils croient qu'il est !
Le grand facteur de déracinement en Europe a été et reste la République française et son nationalisme universel et abstrait !

( 868036 )
Souvent, c'est l'État qui créé la nation par Athanase (2019-05-17 18:12:00)
[en réponse à 867992]
Il faut relire Schlomo Sand ou Gellner: les constructions nationales ont été le fruit d'entrepreneurs du nationalisme dont l'habileté est d'avoir créé une conscience nationale que même le bas-peuple a su intérioriser. Il ne s'agit pas dire que les nations n'existent pas ou qu'il s'agit d'inventions: mais le processus d'objectivation a quelque chose de subjectif (on a bien objectivé par des démarches volontaires des choses qui existaient: je pense à l'unification des dialectes, comme ce fut le cas dans les Balkans, etc.).
Dans certains cas, le processus a donné des résultats plus solides, même si je ne vois aucune nation "solidifiée" ne pas être épargnée par des contestations en son sein (la France ou le Royaume-Uni). Dans d'autres situations, on voit une unité encore plus fragile.

( 868140 )
N’importe quoi par Luc de Montalte (2019-05-19 00:51:12)
[en réponse à 868036]
Penser que l’État fait la Nation, c’est comme penser que c’est la société qui fait les différences de « genre », c’est complètement absurde. Vous irez expliquer ça aux ethnies martyrisées de par le monde, ce n’est hélas pas ce qui manque et notamment sur les terres encore communistes : ouighours, karens, kachins, etc. Ont-ils besoin d’un État pour exister en tant que Nation ? Non, bien évidemment.
De même d’ailleurs que l’Écosse est une Nation, et non le Royaume-Uni. Quant aux contestations régionalistes en France, elles sont la conséquence logique du jacobinisme haineux des identités régionales.

( 868150 )
J’ai parlé des nations modernes pas de tous les groupes ethniques par Athanase (2019-05-19 09:56:24)
[en réponse à 868140]
Entendons-nous bien: je n’ai pas dit que les ethnies étaient les fruits des États. Je dis simplement qu’au 19ème siècle, ce que nous appelons « nation » a été le fruit d’interventions de la part d’élites, d’intellectuels qui ont compris que les anciennes sociabilités (rurales, paysannes) ne permettaient plus aux individus de se situer. Pour les nouveaux États - parfois crées en réaction à Napoléon - il y avait un intérêt à affirmer que l’État était porteur d’une identité.
Les nations ne sont pas des ethnies, même si, dans certains cas, la nation s ‘est inscrite dans le sillage de telle ethnie (c’est vrai dans les Balkans, encore faut-il admettre une part de reconstruction rétroactive).
Quant à la France, elle est la conséquence de la monarchie capétienne, dont l’action continue a eu pour résultat de créer un espace propice à l’apparition d’une nation.
Un fait socio-politique n’est pas un fait au sens des sciences naturelles.

( 868161 )
Athanase c'est une évidence mais par Luc Perrin (2019-05-19 13:30:21)
[en réponse à 868150]
Luc de Montalte aime jouer sur les mots et feindre de ne pas comprendre.
Il est vrai que son "ethnisme" généralisé et absolutisé d'un côté le nouvel européisme ultra-libéral (c'est ça le Volapük de l'UE) de Me Parfu de l'autre nous plongent dans un abîme de perplexité.
Luc de Montalte mentionne l'Ecosse comme nation, ce qu'elle est, en oubliant de dire qu'elle a été un état souverain pendant de longs siècles et qu'elle dispose toujours depuis l'Acte d'union de 1707 d'une législation propre et à nouveau depuis Blair d'un parlement.
L'indépendance de la Corse sous Paoli fut de très courte durée. Quant à l'Alsace, elle n'a jamais été en tant que telle une entité souveraine, jamais.
Bien entendu, c'est établi par les historiens du Moyen Âge, il y a une construction d'une identité par l'état pour certaines nations : la Prusse qui a tant pesé sur l'Europe a été une construction étatique et religieuse. La France et l'Angleterre ont été construites par les rois, l'état. A l'inverse, les Espagnes ne se sont jamais vraiment unifiées sauf sous la courte période franquiste et de force. Le nationalisme catalan s'explique par l'histoire.
Les Etats-Unis ont créé une nation par l'Etat qui plus est fédéral : d'abord en passant de la confédération à la fédération, par le dollar et par la victoire des Yankees en 1865 sur la Confédération sudiste. Difficile de confondre les USA avec l'Union européenne quand on y séjourne.
Un aspect subjectif qui n'a rien à voir avec l'identité sexuelle ou que sais-je. Pas plus qu'au Burkina, on est pris pour "Européen" parce que ça n'existe pas ... porteur de billets oui, "blanc" sûrement mais ça vaut alors pour tous les Occidentaux, les Néo-zélandais autant que les Suisses qui ne sont pas dans l'U.E. J'ajoute que les Afro-Américains, tout noirs qu'ils soient, sont "perçus" - oui c'est un sentiment fondé - comme "blancs" du fait de leur niveau de vie, de leur langue, de leur style et culture occidentale.
Le Risorgimento libéral de la monarchie de Savoie a créé une Italie unitaire en 1861 qui n'avait pas existé comme telle et subit bien des tiraillements de nos jours. L'état piémontais a bien créé l'Italie par la violence, avec l'aide des Français et des Anglais.
La Yougoslavie avait été une création unitaire par la force d'abord par la monarchie serbe orthodoxe puis le pouvoir communiste de Tito. Quand la force a disparu, elle a éclaté.
Pour le moment, voici quelques siècles, bien avant les jacobins (!) comme les girondins (aussi patriotes français que les premiers et avec lesquels je suis plus en sympathie), que la France existe.
Dans ce fil étonnant, où les opposants les plus farouches de la nation française exposent leurs thèses les plus irréalistes ... en français, c'était une bouffée d'oxygène que de vous lire Athanase.
nb. l'appartenance nationale serait, selon le facétieux et imprévisible Luc de Montalte, affaire de naissance et de carte d'identité. "Se sentir français" ou américain ou autre n'aurait pas de réalité, selon lui. Sans doute ne voyage-t-il pas :-) L'appartenance à une culture est très complexe et va bien au-delà d'un papier avec une photo tamponnée... Mais comme le guerrier de l'eurocratie bruxelloise qui s'incarne désormais dans J-P. Parfu, par quelque maléfice inexplicable, M. de Montalte aime à plaisanter.

( 868169 )
Blablabla par Luc de Montalte (2019-05-19 15:47:28)
[en réponse à 868161]
Un bien long message pour finir sur un sophisme, dommage.
Truffé par ailleurs d’erreurs grossières, ou de contradictions confinant à l’absurde.
Le souverainisme à géométrie variable d’abord : la Nation écossaise n’a pas le droit à la souveraineté, la Corse ou l’Alsace n’existent pas puisque n’ayant jamais eu d’État (au sens jacobin du terme).
L’État prussien a germanisé l’Allemagne dont les habitants vivaient auparavant probablement dans un état de nature rousseauiste, libres de toute identité.
L’Italie unitaire, c’est évident. Demandez à un Piémontais ce qu’il pense d’un Sicilien pour rire.
La Yougoslavie « unitaire » là encore, vous n’osez quand même pas parler de Nation encore heureux. « Quand la force a disparu, elle a éclaté. » Merci de confirmer qu’il ne s’agit pas d’une Nation.
Bon on finit par l’affirmation la plus
abracadabrantesque : les noirs afro-américains sont…………… blancs. Eh oui tout est affaire de perception chez M. Perrin. Merci pour la tranche de rire.
Votre message finit (enfin) sur un beau mensonge :
nb. l'appartenance nationale serait, selon le facétieux et imprévisible Luc de Montalte, affaire de naissance et de carte d'identité. "Se sentir français" ou américain ou autre n'aurait pas de réalité, selon lui. Sans doute ne voyage-t-il pas :-) L'appartenance à une culture est très complexe et va bien au-delà d'un papier avec une photo tamponnée... Mais comme le guerrier de l'eurocratie bruxelloise qui s'incarne désormais dans J-P. Parfu, par quelque maléfice inexplicable, M. de Montalte aime à plaisanter.
J’ai dit l’exact contraire : se sentir Français n’est affaire ni de papiers ni de « sentiment » mais d’identité. Tout comme être un homme ou une femme, on naît Français, on ne le devient pas, sinon par fiction juridique. Vous vous dites patriote, eh bien sachez que sans filiation, il n’y a pas de patrie. Patrie, de pater, le père. Eh oui.

( 868142 )
Sur l'Allemagne , cher maître , et la France par Aigle (2019-05-19 07:37:22)
[en réponse à 867992]
Le fédéralisme allemand n est pas simple à comprendre.
N oubliez pas le Kulturkampf.
Sous l apparence folklorique des autonomies locales existe un fort ciment commun. À bien des égards c est Luther qui fonde aujourd hui la culture commune en Allemagne.
D ailleurs le catholicisme tend à s aligner sur la référence luthérienne même s il y a des exceptions (Bavière notamment).
Quant à notre belle France elle est loin d être aussi uniformisée par le "jacobinisme" (bien faible aujourd hui) que vous semblez le croire.
La France ne se réduit pas, heureusement, au chaos de la banlieue parisienne...

( 868164 )
Jacobinisme par Luc de Montalte (2019-05-19 15:26:09)
[en réponse à 868142]

( 868185 )
Tableaux très intéressants ! par Jean-Paul PARFU (2019-05-19 20:18:17)
[en réponse à 868164]
Merci Luc de Montalte !

( 867993 )
infiltration dans l'Eglise par jejomau (2019-05-17 11:06:40)
[en réponse à 867977]
depuis des décennies. Par la CEF et par d'autres organismes dits chrétiens en réalité infiltrés
Une secte est arrivée au pouvoir. Une secte très dangereuse qui avance masquée. Car elle est extrêmement minoritaire. Mais elle tient les médias qui manipulent et déforment l'information
Surtout : Votez bien !
signé : un fidèle catholique , pratiquant, qui écoute les enseignements du Magistère MAIS rejette tout ce qui va à l'encontre du BON SENS

( 868031 )
Il ne faut plus s'en étonner par Regnum Galliae (2019-05-17 17:26:32)
[en réponse à 867977]
La Révolution copernicienne dans l'Eglise
MADIRAN Jean
On est passé du théocentrisme à un anthropocentrisme. Telle est "la crise de l'Église", telle est, d'abord dans l'Église, la "déchristianisation" générale
Cela s’appelle, n’est-ce pas, une révolution copernicienne ? L’homme désormais au centre n’est pas l’homme de la loi naturelle, c’est au contraire celui de la primauté de l’action sur la contemplation. Et ce sont les calculs démocratiques prenant le pas sur la révélation divine, le pastoral devenu plus précieux que le dogmatique, le sociologique l’emportant sur le religieux, le monde comptant davantage que le ciel. Telle est “la crise de l’Église”, telle est, d’abord dans l’Église, la “déchristianisation” générale.
Une seule question, et c’est une question sans réponse. Toujours la même : faut-il assurer la cohérence entre avant-hier et aujourd’hui en alignant Vatican II sur les conciles qui l’ont précédé, ou bien en réinterprétant ceux-ci d’après celui-là ?
Cette question, il se trouve que je suis du petit nombre de ceux qui ont contribué depuis trente-cinq années à ce qu’elle soit de plus en plus précisée. On n’en sortira pas tant que Vatican II, concile pastoral, ni infaillible, ni irréformable, demeurera en attente de son sort définitif, seule l’Église pourra le déterminer.

( 868146 )
Ils font simplement leur demande officielle par Romain (2019-05-19 08:54:37)
[en réponse à 867977]
-Pour la FAIM
afin d' être invités au dîner du Crif.
-Pour leur FIN dernière
Etant donné l'état des diocèses, comment pourraient-ils être compétents en gestion politique?

( 868209 )
Une vidéo en italien titrait... par Sacerdos simplex (2019-05-19 23:49:26)
[en réponse à 867977]
(je n'ai pas regardé la vidéo, juste vu le titre) :
"plus l'Eglise attaque Salvini, et plus il va gagner des voix".
On peut sans doute transposer cela à d'autres pays...
Cela me laisse sans voix...