Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 867929 )Soutenons Vincent LAMBERT dimanche a 15H00 devant le CHU de Reims par Raoul (2019-05-16 11:03:30) 

Appel des Eveilleurs d’espérance :

Alors que l’étau se resserre sur Vincent Lambert dont la mort – annoncée par le docteur Sanchez, son propre médecin, au terme d’une procédure de décision dite collégiale – est programmée pour la semaine du 20 mai, nous avons le devoir de faire éclater la vérité et d’appeler les français de bonne volonté, et parmi eux les catholiques, à se mobiliser pour sauver Vincent Lambert. Car il est encore temps.

C’est une affaire tragique car sa famille se déchire sur le sort de ce pauvre homme, mais elle ne doit pas nous faire oublier que l’état de Vincent Lambert est comparable à celui de 1700 personnes cérébrolésées vivant aujourd’hui en France. En réalité, tout est parti d’une contre vérité que les partisans de l’euthanasie dans le milieu médical et associatif ont exploitée pour demander la mise à mort de cet homme dont il a été décrété qu’il était en fin de vie. Or, la clé du problème se trouve ici. Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Il n’est pas dans un état dit « végétatif ». Il n’est pas sous assistance respiratoire ni cardiaque. Il n’a pas perdu le réflexe de déglutition. La meilleure preuve qu’il n’est pas en fin de vie est que le seul moyen de l’amener à la mort selon son médecin est de cesser volontairement de l’hydrater et de le nourrir. Il est seulement un très grand handicapé, en état de conscience minimale, au sujet duquel les derniers experts mandatés par le tribunal administratif ont précisé, dans leur rapport, que sa prise en charge ne relevait pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable. Beaucoup d’autres personnes atteintes d’un lourd handicap sont comme lui et accepter qu’il trouve la mort dans les conditions d’une euthanasie déguisée condamnerait de facto tous ses semblables.

Il n’est pas acceptable de juger de la valeur de la vie d’un mal portant, au point de décider d’y mettre un terme.

Aujourd’hui la question se pose pour ceux qui sont tétraplégiques comme Vincent Lambert, demain elle se posera exactement dans les mêmes termes pour les personnes âgées dépendantes et toutes les personnes gravement handicapées ou malades dont la société jugera que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue.

La décision de mettre fin à la vie de Vincent Lambert par son médecin ressemble, 38 ans après l’abolition de la peine de mort en France, à la condamnation à mort d’un homme innocent et handicapé. Le Comité pour les droits des personnes handicapées de l’ONU a demandé à la France de suspendre sa décision mais elle refuse de le faire. Nous demandons au Président de la République de respecter ses engagements internationaux et d’intervenir immédiatement auprès des autorités médicales pour interrompre le processus d’euthanasie de Vincent Lambert.

Nous supplions les autorités religieuses et politiques mais aussi tous ceux qui le peuvent de se saisir de la situation de Vincent Lambert, notamment en participant au rassemblement pacifique devant l’hôpital de Reims à 15h ce dimanche 19 mai, pour éviter que le drame annoncé se produise, précédent d’une très lourde injustice qui ouvrira sans aucun doute la voie à de nombreuses autres graves dérives et, nous le craignons, à la légalisation inévitable en France de l’euthanasie.

Les Éveilleurs sont aux côtés de Vincent et de ses parents auxquels ils adressent leur entier soutien.

Face à l’abîme qui se dresse devant nous, les éveilleurs appellent contre vents et marées au respect non négociable de toute vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.

source
images/icones/neutre.gif  ( 867936 )Ce sont plutôt des questions. par fidelis (2019-05-16 15:51:05) 
[en réponse à 867929]

Je viens de relire toute la chronologie de l'"affaire Vincent Lambert". J'ai ainsi découvert que cela dure depuis 10 ans! Je croyais que cela ne remontait qu'à trois ou quatre ans. Et il y a bien des choses que je ne comprends pas.
1 - Pour surmonter la volonté affichée au CHU de Reims de cesser l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert, pourquoi n'est-il pas possible (n'a-t-il pas été possible) de le transférer dans un établissement où ces soins auraient pu être poursuivis aussi longtemps que nécessaire ou utile?
2 - Est-ce la seule volonté de son épouse qui a été prépondérante?
3 - A ce propos, je n'ai vu nulle part quelles étaient ses motivations : affaire de gros sous, désir de refaire sa vie,... ou quoi d'autre? (En ce qui concerne les "gros sous", il me semble que toutes les tergiversations juridiques ont dû coûter bon-bon!)
4 - Un neveu a fait état de la volonté exprimée par V.L. bien avant son accident, de ne pas vouloir tomber dans l'état où il est maintenant du fait de ses expériences d'infirmier. Pourquoi, si c'est vrai, n'en a-t-il pas été tenu compte quant il a été pris en compte en soins intensifs et réanimation après cet accident?
5 - Il y aurait plus de 1500 patients en France dans la situation de V.L. Comment se fait-il que la seule "affaire" soit l'"affaire Vinvent Lambert"?
images/icones/1a.gif  ( 867939 )En effet, vous débarquez complètement par Philippilus (2019-05-16 17:23:08) 
[en réponse à 867936]

Quelques éléments de réponse.


Le point 1) n'est pas possible, car ce serait admettre par le CHU de Reims et le camp de la mort que le cas de V. Lambert n'est pas celui qu'il décrivent. Ils se sont donc farouchement opposé à toutes les tentatives de l'exfiltrer de cet hôpital pour le transférer dans des structures de soins adaptées. S'il laissent "partir" ailleurs V. Lambert, la porte de l'Euthanasie ne s'ouvre pas.

Pour le 2), C'est en effet la volonté de son épouse qui a été mise en avant, mais le problème n'est pas là: La vraie question est de savoir s'il suffit de la volonté d'une personne, même proche pour condamner quelqu'un à mort. Dans les cas réel d’acharnement déraisonnable - traité dans les principes moraux catholique depuis bien longtemps (Pie XII), avec la notion de "volontaire indirect", il est en soi possible de laisser partir quelqu'un. Moralement comme juridiquement, le meilleur consensus est recherché.

Pour le 3), ce que vit son épouse n'est sûrement pas évident et suffisant pour expliquer, sans la justifier son attitude. Est-ce une raison pour aller vers la mort de Vincent? Il eut été plus sain de légiférer sur le soutien des proches de grands handicapés

Le 4) est une pure aberration: Que vient faire un Neveu là dedans? Il n'a aucune légitimité à réclamer "la peau" de son oncle. Et puis, que je sache, quand quelqu'un est malade ou traumatisé en France, on le soigne sans se préoccuper de son hypothétique volonté exprimée.

5) L'affaire Lambert est le moyen pour autoriser "au forcing" l'euthanasie. Il se trouve que la magnifique résistance des parents a bloqué le processus, d’où le torrent de haine dont ils sont victimes. Ces 1500 cas dérangent les partisans de la mort.

Philippilus
images/icones/neutre.gif  ( 867940 )Précision sur le point 3 par Raoul (2019-05-16 17:44:19) 
[en réponse à 867939]

Son épouse a refait sa vie en Belgique.

Pour le reste Vincent LAMBERT est vivant, n'est pas maintenu en vie par des machines puisqu'il respire tout seul et n'a pas de problèmes cardiaques.

il est nourri et hydraté par sonde car l'on refuse de le rééduquer pour qu'il puisse manger normalement. Sauf que depuis quelques temps il arrive à déglutir et sa mère a réussi à lui faire manger de la compote.

En réalité il n'est "juste" pas capable de communiquer avec son entourage.

Mais a ce compte là tous les nourrissons et les vieux en Ehpad doivent-ils être assassinés?
images/icones/4a.gif  ( 867978 )Le problème de l'épouse... par azur (2019-05-17 07:59:35) 
[en réponse à 867939]

C'est qu'effectivement elle a refait sa vie en Belgique...
Or, il n'est pas possible de prononcer un divorce sans le consentement des 2 parties, donc elle ne peut pas se remarier pour le moment.

La première décision d'arrêt des soins a été prise en avril 2013 avec l'accord de l'épouse sans informer les parents.
Et à partir de mai 2013, l'épouse accuse les parents d'être guidés par l'intégrisme catholique.

Il n'est pas difficile de discerner ici le nœud initial du problème, et c'est la raison pour laquelle l'épouse a été désignée tutrice en 2016.
images/icones/neutre.gif  ( 867979 )Le divorce par Turlure (2019-05-17 08:28:50) 
[en réponse à 867978]

Pour altération définitive du lien conjugal, il me semble, le lui permettrait. Il est demandé unilatéralement par un époux après deux ans (et même un an suite à une très récente réforme) de rupture de la vie commune.

L'explication me semble donc un peu simple. Je pense qu'il doit s'agir d'un problème de conscience plus complexe.
images/icones/hein.gif  ( 867980 )Réunion de conciliation ? par Cath...o (2019-05-17 08:34:01) 
[en réponse à 867979]

Il me semble que la procédure comprend obligatoirement une réunion de conciliation devant le juge … ce qui serait impossible dans le cas dont nous parlons.
images/icones/fleche2.gif  ( 867982 )En effet par Turlure (2019-05-17 08:57:49) 
[en réponse à 867980]

Toute procédure contentieuse de divorce commence par une procédure de conciliation et c'est après avoir constaté que celle-ci est infructueuse que le juge ouvre l'instance de divorce proprement dite.

Mais il me semble que si un époux ne donne pas signe de vie à ce stade, le juge constatera l'impossibilité de la conciliation et lancer la procédure.

Dans le cas de Vincent Lambert, évidemment, c'est compliqué. Pourrait-on le considérer comme défaillant ?

J'avoue que je saurais dire quelle réponse le droit donne à une telle situation très compliquée.

Il y aurait presque matière à imaginer une sorte de divorce gracieux accordé par le Président de la République, de la même façon que celui-ci peut, pour motifs graves, constater post mortem un mariage, ou encore lever l'empêchement entre beau-père et belle-fille (ou l'inverse), lorsque le mari est décédé uniquement.
images/icones/neutre.gif  ( 867981 )Sur le point 5 par Turlure (2019-05-17 08:46:23) 
[en réponse à 867939]

Ce qu'il y a de particulier dans le cas de Vincent Lambert, c'est la profonde division au sein de la famille au sujet de son sort, et le fait que, malgré une décision médicale d'arrêt des soins, une partie de sa famille mène une lutte acharnée pour que cette décision ne soit pas exécutée. D'où le caractère médiatique et hautement symbolique de l'affaire.

Mais des décisions d'arrêt d'alimentations (considéré comme un arrêt de soin) sont déjà prises le cas échéant dans des cas similaires, en application de la loi Léonetti, après discussions entre le personnel médical et la famille du patient. Dans d'autres cas, on continue les soins. Le cas particulier de Vincent Lambert n'aura pas d'effet direct sur ces autres cas.

Si ce n'est dans les esprits : puisqu'on décrit les parents de Vincent Lambert comme des fanatiques responsables de toutes les souffrances de leur fils en s'obstinant à ne pas vouloir le "laisser partir", on ne se privera pas de faire le même jugement dans les cas où l'entourage familial est uni dans la volonté de continuer à s'occuper du patient.

Et si tout se déroule comme annoncé, on n'oubliera sans doute pas, une fois Vincent Lambert décédé après de longs jours de dépérissement, de remarquer que cette façon de procéder est inhumaine et que l'euthanasie active s'impose.
images/icones/neutre.gif  ( 867941 )Vincent LAMBERT fait l'objet d'un acharnement euthanasique par Raoul (2019-05-16 17:47:47) 
[en réponse à 867929]

Je crois que cette phrase résume parfaitement la situation.

La culture de mort contre la culture de vie. Vincent en plus d'être un être humain est un barrage face à la culture de mort.

Le laisserons nous mourir assassiné par des bourreaux en blouse blanche?
images/icones/neutre.gif  ( 867946 )Réponses par fidelis (2019-05-16 19:25:40) 
[en réponse à 867941]

Ce ne sont en aucune façon des réponses aux questions posées. Rien d'étonnant à ce qu'il n'en sorte rien. Tant pis pour lui comme pour vous.

images/icones/neutre.gif  ( 867950 )Bon alors par Raoul (2019-05-16 20:02:55) 
[en réponse à 867946]

Tant pis. Vous êtes incroyable vous. Tant pis.

La culture de vie et la culture de mort s'affrontent et vous dites: tant pis.

Je crois que vous méritez ce monde
images/icones/nounours.gif  ( 867956 )D'accord, pourriez-vous résumer les questions qui n'ont pas eu de réponses ? par Sacerdos simplex (2019-05-16 20:46:50) 
[en réponse à 867946]


Merci d'avance...


images/icones/neutre.gif  ( 867995 )Questions manquant de réponses par fidelis (2019-05-17 11:48:54) 
[en réponse à 867956]

Merci Sacerdos simplex de votre intervention modérée. Je reprends donc:
Pourquoi Vincent Lambert n'a-t-il pas pu (ne pourrait-il pas) être transféré dans un établissement plus indiqué pour son état que le CHU de Reims? Il a bien été antérieurement déplacé pour des soins adaptés.
La motivation de l'épouse (impossibilité du divorce) a bien été expliquée, merci. Mais pourquoi son avis est-il ainsi prépondérant?
Par contre rien sur sa volonté exprimée (ou non) de ne pas être réanimé dans un tel cas.
L'explication concernant les autres cas semblables est un peu boiteuse mais se comprend.
Une réflexion en passant. En droit français (ce n'est pas le cas dans tous les pays) la mort est prononcée par arrêt de l'activité cardiaque , et non cérébrale. Or le coeur de Vincent Lambert bat sans assistance. Donc le fait de provoquer son arrêt équivaut à un meurtre. Une plainte pour meurtre pourrait donc être déposée et pourrait bien aboutir, n'est-ce pas?
Enfin, plus qu'une lutte entre une "culture de vie" et une "culture de mort", je vois là une haine réciproque, et remontant à longtemps, sans doute avant l'accident, entre les parents et l'épouse dont le pauvre Vincent risque de faire les frais.
images/icones/neutre.gif  ( 867999 )Quelques réponses par Meneau (2019-05-17 12:34:40) 
[en réponse à 867995]

Documentez-vous : Chronologie de l'affaire.

Vous y trouverez un certain nombre de réponses en complément de ce qui vous a déjà été répondu plus haut.


Pourquoi Vincent Lambert n'a-t-il pas pu (ne pourrait-il pas) être transféré dans un établissement plus indiqué pour son état que le CHU de Reims?

Il pourrait. Certains établissements spécialisés ont même proposé de l'accueillir. Mais on le lui refuse, les visites sont surveillées (caméras, dépôt de pièce d'identité, etc), les portes cadenassées, etc. Les médecins du CHU de Reims et la femme de Vincent refusent mordicus.


La motivation de l'épouse (impossibilité du divorce) a bien été expliquée, merci. Mais pourquoi son avis est-il ainsi prépondérant?

Parce qu'elle en a la tutuelle légale et que les médecins du CHU sont de son côté, celui de l'euthanasie.


Donc le fait de provoquer son arrêt équivaut à un meurtre. Une plainte pour meurtre pourrait donc être déposée et pourrait bien aboutir, n'est-ce pas?

Probablement pas. La loi Leonetti est passée par là. S'il y a une décision collégiale, "Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10. ». Il n'y aurait pas meutre, il y aurait "juste" laisser mourir.


Enfin, plus qu'une lutte entre une "culture de vie" et une "culture de mort", je vois là une haine réciproque, et remontant à longtemps, sans doute avant l'accident, entre les parents et l'épouse dont le pauvre Vincent risque de faire les frais.

C'est votre interprétation, plus que gratuite, et étayée sur aucun des faits. Je me garderai bien de m'avancer sur ce sujet, mais j'ai plutôt l'impression que la famille se déchire autour de l'affaire, si difficile à vivre.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 868000 )Je crois que cette question n'a pas vraiment de réponse par Sic transit (2019-05-17 12:39:21) 
[en réponse à 867995]


Pourquoi Vincent Lambert n'a-t-il pas pu (ne pourrait-il pas) être transféré dans un établissement plus indiqué pour son état que le CHU de Reims?



Pourquoi, en effet ?

images/icones/neutre.gif  ( 868001 )Je précise par Sic transit (2019-05-17 12:42:30) 
[en réponse à 868000]

Meneau a répondu, mais pourquoi ce refus obstiné du CHU ? et, surtout, pourquoi une décision de justice n'a-t-elle pas été prise en ce sens ?
images/icones/neutre.gif  ( 868003 )Le réponse est en fait assez simple par Turlure (2019-05-17 13:08:25) 
[en réponse à 868001]

L'épouse de Vincent Lambert a sa tutelle. Il ne revient donc pas, légalement, à ses parents de demander son transfert dans une autre unité médicale.

Il ne faut pas perdre de vue ce point si on veut comprendre un peu mieux l'affaire.

Les parents, même entourés des meilleurs avocats du monde, sont juridiquement des tiers dans cette affaire.
images/icones/neutre.gif  ( 868014 )Merci par fidelis (2019-05-17 15:11:41) 
[en réponse à 868003]

Merci à tous pour ces réponses enfin compréhensibles. Je pense être un peu trop naïf en considérant des solutions raisonnables qui me semblaient évidentes, mais en fait impossibles.
images/icones/info3.gif  ( 867968 )Prions Saint Maximilien Kolbe ! par Paterculus (2019-05-16 23:14:06) 
[en réponse à 867929]

J'appelle à prier Saint Maximilien Kolbe, qui fut condamné par les nazis à mourir de faim et de soif.
Votre dévoué Abbé Bernard Pellabeuf
images/icones/3c.gif  ( 868051 )La réponse du "défenseur des droits" ... par Rémi (2019-05-17 19:14:13) 
[en réponse à 867929]

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