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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 867730 )14/05 St Boniface, martyr par ami de la Miséricorde (2019-05-13 22:11:57) 

De la férie
Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire


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Mémoire de St Boniface, martyr


Avant 1955 : 7ème jour dans l’Octave de St Joseph
images/icones/marie.gif  ( 867731 )Mai, Mois de Marie 14ème jour par ami de la Miséricorde (2019-05-13 22:15:25) 
[en réponse à 867730]



MAI, le mois de Marie : 14ème jour :

Maternité de la Sainte Vierge


Voilà une nouvelle dignité créée sur la terre; c'est la dignité de la Mère de Dieu, qui renferme de si grandes grâces, qu'il ne faut ni tenter ni espérer de les comprendre par la pensée. Celui que le Père a engendré avant l'aurore, est conçu dans les chastes entrailles de Marie; celui qui l'a créée est formé de son sang; la splendeur du Père, l'image de sa gloire, le Saint des Saints habite en elle, et veut naître d'elle.

La Vierge sainte peut dire aussi de ce Roi immortel des siècles, de ce Père du siècle à venir: celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances. Saint Thomas d'Aquin ne craint pas d'avancer que la maternité divine associe en quelque sorte Marie à l'auguste Trinité et forme entre elle et les trois personnes adorables la plus étroite alliance qu'on puisse imaginer entre Dieu et une pure créature. En contemplant ces chastes mystères, nous ne sommes plus dans ce monde, notre conversation est au ciel.

Sur la sainte communion

Jésus-Christ a voulu en un sens réel nous communiquer le bonheur de sa sainte Mère; dans la divine eucharistie, il s'unit intimement à nous, il nous donne son corps et son sang pour nourriture : Qui me mange, dit-il, demeure en moi et je deùere en lui. Comme mon Père est vivant, et que je vis pour mon Père: ainsi celui qui me mange vivra par moi. Purifions donc notre corps et notre esprit, puisque nous devons être unis à Jésus-Christ, selon l'un et selon l'autre. Rendons-nous dignes de recevoir ce corps virginal, ce corps conçu d'une vierge, né d'une vierge.

Que d'effets la Sainte Eucharistie ne produit-elle pas en nous ? Non seulement Jésus-Christ contracte avec celui qui le reçoit dans son divin sacrement une admirable union, mais la sainte Eucharistie produit beaucoup d'autres effets dans une âme bien préparée : d'abord elle la nourrit, puis elle la fortifie; ensuite elle l'éclaire; et enfin, elle l'échauffe et l'embrase d'un saint amour.

Pour bien la recevoir nous devons y apporter les dispositions nécessaires. Nous avons vu quelles vertus étaient nécessaires à Marie pour qu'elle pût devenir Mère de Dieu : une pureté virginale, une humilité profonde, une obéissance parfaite, la preuve la plus dure de son amour pour Dieu, et une foi à toute épreuve; ajoutez-y les désirs les plus ardents pour la venue du Messie, bien plus vifs en son coeur que dans celui des patriarches et des prophètes: Voilà ce qui doit nous apprendre quelle préparation nous devons apporter à la table sainte. La plus essentielle de ces dispositions est sans doute la pureté de conscience : O homme ! s'écrit saint Jean Chrysostome, considère l'excellence de l'honneur que tu reçois à la sainte table ! A moins que la foi ne manque, qui ne serait, à la vue de ce miracle de charité, tout brûlant d'amour pour Jésus-Christ et plein d'une sainte ardeur de s'unir à son corps adorable ?

Pieuse maxime : L'oraison est la seule porte par laquelle toutes les grandes grâces et faveurs de Dieu entrent dans l'âme : mais cette porte étant une fois fermée, je ne sais par quelle autre voie il les pourrait donner.

Source : Les quatre mois réunis de l'Abbé Guillaume 1890
images/icones/marie.gif  ( 867732 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-05-13 22:17:21) 
[en réponse à 867731]

CHAPITRE XV
Les grands biens des voies crucifiantes sont montrés
par des exemples très remarquables


(...) L'on en vit quelques-uns même qu'il avait repris selon l'ordre de l'Église, s'emporter dans une telle fureur, qu'ils le déchirèrent publiquement par toutes sortes d'injures, jusqu'à l'appeler luthérien et hérétique.

Il se trouva encore exposé à mille peines, et quelquefois même en danger de souffrir des violences en sa personne. Il a été calomnié dans Rome, ses propres ecclésiastiques ont proposé au Pape des chefs d'accusation contre lui, ses calomniateurs étaient favorisés par un grand nombre de personnes, qui souhaitaient que sa conduite, étant rendue suspecte, devînt inutile, et qu'on lui ôtât le moyen de tenir les choses dans un règlement qui leur paraissait insupportable.

On disait publiquement dans les rues contre lui des injures sanglantes, que la pudeur défend de rapporter, et cela après avoir fait d'abord un grand bruit avec divers instruments, pour attirer le monde aux fenêtres, afin d'avoir plus de témoins de l'insulte qu'ils lui voulaient faire.

On fit des libelles diffamatoires contre ce grand homme, et dans toutes ces rencontres pénibles dont sa vie a été diversement agitée durant près de vingt-quatre ans qu'il a demeuré dans les fonctions épiscopales, il s'est soutenu par les mêmes consolations qu'il donne aux autres dans son Livre, après les avoir apprises des plus grands saints.

Saint Grégoire, dit-il écrivant à Colombe évêque, qui se plaignait d'avoir beaucoup de persécuteurs et d'ennemis, lui répond : « Vous devez être persuadé, mon cher Frère, que les bons seront toujours haïs et persécutés par les méchants, et qu'il suffit d'agir selon Dieu pour être tourmenté en ce monde, et déchiré par les calomnies des hommes. Si vous êtes moins persécuté, c'est une marque que vous avez moins de piété que vous ne devriez. »

L'Apôtre dit aux Thessaloniciens (1 Thess. II, 1) : Vous savez, mes frères, que notre entrée n'a pas été inutile parmi vous ; mais que nous avons auparavant beaucoup souffert, et qu'on nous a chargé d'outrages et d'injures. N'admirez-vous point que ce grand Apôtre parle comme s'il eût cru que son entrée parmi eux eût été inutile, si elle n'eût été accompagnée d'afflictions et d'outrages ?

Un Chrétien et encore plus un évêque devient plus ferme dans les oppositions qu'on lui fait, et plus courageux dans l'adversité, et c'est lorsqu'il agit avec plus de résolution et de vigueur.

Ce saint prélat a été tellement possédé de ces sentiments des saints, qu'il répondit à ses amis qui étaient vivement touchés de ses persécutions.

Que les calomnies et les persécutions avaient été et seraient toujours le partage des évêques : qu'ils succédaient en cela au traitement comme à la dignité des apôtres : et qu'ils ne se devaient pas croire plus saints que leur Maître, qui étant la sainteté même, n'avait pas laissé d'être accusé et déshonoré comme un séditieux et un scélérat. Tout ceci est tiré de l'histoire de sa vie.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde