Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=867105
images/icones/croix.gif  ( 867105 )7 mai 1954 : vive la France ! par jejomau (2019-05-07 10:34:48) 





Le 7 mai 1954, le camp retranché français de Diên Biên Phu tombe sous l’assaut des troupes du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh. C’est la fin de la plus longue et la plus meurtrière bataille de l’après Seconde Guerre mondiale. Et la dernière grande bataille de la guerre d’Indochine (1946-1954).

«Je sens que la fin approche, mais nous nous battrons jusqu’au bout.» (Général de Castries)

Vers 15 heures, un message annonçait que les Viets entouraient le centre de résistance principal où se trouvait le P.C. du général de Castries et qu’ils se trouvaient à 300 mètres des mitrailleuses et des armes braquées pour garder les abris et les blockhaus. À 16 h40, le général de Castries communiquait pour la dernière fois avec le général Cogny. «La situation est extrêmement grave. Les combats sont confus et se livrent partout, les Viets encerclent tous les points d’appui. Je sens que la fin approche, mais nous nous battrons jusqu’au bout.» Cogny: «Bien compris, vous vous battrez jusqu’à la fin. Pas question de hisser le drapeau blanc sur Diên Biên Phu, après votre héroïque résistance.» Castries: «Bien compris. Nous détruirons les canons, les chars et tout le matériel de radio. Le poste des «porteurs» sera détruit à 17 h30. Nous nous battrons jusqu’au bout; au revoir, mon général. Vive la France.» Ce furent les derniers mots du général de Castries.

LIEN

images/icones/1z.gif  ( 867121 )En 1976, le Général Giap ... par Ewondo (2019-05-07 14:18:11) 
[en réponse à 867105]

... est venu pour l'anniversaire de la Révolution d'Octobre à la grande et somptueuse réception de l'Ambassade d'URSS.

Je suis allé le saluer car je respectais l"homme de guerre, mais juste avec une inclinaison, les deux mains croisées sur la poitrine. Je ne voulais pas serrer les mains d'un homme qui a fait torturer des soldats français ...

Pierre.
images/icones/1b.gif  ( 867123 )Cela m'avait vallu ... par Ewondo (2019-05-07 15:03:36) 
[en réponse à 867121]

… une note de protestation sévère de la part de l'Ambassadeur Soviétique à notre Ambassadeur, se plaignant en outre du fait que toute la soirée j'avais parlé avec les représentants de l'Ambassade de Chine Pop', qui se tenaient à l'écart …

M'ayant convoqué dans son bureau, l'Ambassadeur a pris la note dont il a fait une boule et l'a jetée dans la corbeille en disant fort diplomatiquement ; "Ces soviets seront toujours aussi cons !".

Pierre.
images/icones/1i.gif  ( 867124 )Vous préfériez la "Chine pop'"... par Sursum corda (2019-05-07 15:18:02) 
[en réponse à 867123]

A Giap ?
Je suis très surprise ! Pouvez-vous m'expliquer votre choix ?

SC
images/icones/info2.gif  ( 867135 )Je m'étais lié d'amitié avec l'interprète de leur ambassade par Ewondo (2019-05-07 16:36:00) 
[en réponse à 867124]

... un jeune de mon âge (26 ans à l'époque) qui était très ouvert et libre de propos, ce qui n'était qu'à moitié surprenant car la fin de la Révolution Culturelle pointait son nez ...

De plus nous échangions des cours de langue. Par nos intermédiaires nos ambassades jouissaient d'un troc amusant : vins grands cru, cognac, foies gras contre alcools chinois, fruits et plats chinois, gigots d'agneau délicieux de Mongolie Intérieure introuvables à Hanoï, invitations diverses pour des representations de cirque, arts martiaux etc.

Et il savait très bien que j'avais une dent contre les Soviétiques et avais failli me battre avec le représentant Pravda/Izvestias un soir ... il faut dire qu'il avait brisé une bouteille sur un coin de table et menacé du tesson !

Pierre (sang chaud et parfois à moitié suicidaire ;-)

images/icones/1a.gif  ( 867138 )Excellents rapport en revanche avec les ambassades ... par Ewondo (2019-05-07 17:12:05) 
[en réponse à 867124]

... des pays du "Bloc" Soviétique avec lesquels j'échangeais beaucoup. Les Polonais tout d'abord. Curieusement aussi les Roumains, au régime dur mais très francophiles (ils rappelaient volontiers le surnom de Bucarest : Petit Paris. Leur langue n'est-elle pas latine ?) comme l'étaient également les Tchécoslovaques.

Non alignés, les Yougoslaves venaient très librement à l'ambassade, s'invitaient à la bonne franquette a notre popote pour déjeuner ...

Pierre.