Le Forum Catholique

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images/icones/croix.gif  ( 866768 )Sur l'immigration et la parabole du bon Samaritain par StatCrux (2019-05-01 09:51:47) 

Dans une interview au sujet de son dernier livre Le soir approche et déjà le jour baisse, le Cardinal SARAH a déclaré que la défense de l’immigration reposait sur une mauvaise interprétation des évangiles par les prêtres et les évêques : « Je crois fermement que la situation que nous vivons au sein de l’Eglise ressemble en tous points à celle du Vendredi Saint quand les apôtres ont abandonné le Christ, que Judas l’a trahi, car le traître voulait un Christ à sa manière, un Christ préoccupé par des questions politiques. Aujourd’hui nombre de prêtres et d’évêques sont littéralement « ensorcelés » par les questions politiques et sociales » etc….

J'en parle à mes soeurs, catholiques engagée (c’est-à-dire modernistes de gauche, c'est synonyme).
L’une m’avait déjà traité de facho et l’autre m'envoie une sorte de correction fraternelle et me traite à mots couverts de mauvais chrétien parce que je ne soutiens pas l'immigration de masse et les positions du pape François. Elle m'oppose la parabole du Bon Samaritain, qu'utilise d'ailleurs aussi le Pape François (mais il le fait de façon plus subtile en traitant de bons samaritains les ONG et personnes qui aident les migrateurs clandestins).
Ma réponse ci-dessous pourra peut-être intéresser certains :

Ma chère XXXX
La parabole du Bon Samaritain n'a jamais, ne peut et ne pourra jamais s'appliquer à la politique d'immigration.
Dans cette parabole, Jésus répond à la question "qui est mon prochain ?" posée par un docteur de la Loi, pour comprendre "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
La réponse est qu'il peut être un inconnu, et même d'une autre communauté, mais à moins d'extrapoler c'est une personne physique qu'il rencontre personnellement.
Le "prochain" de la parabole n'est pas un "lointain" idéalisé que les bourgeois de droite et de gauche font venir par millions pour avoir des femmes de ménage, des peintres et des nounous bon marché ; les patrons pour alimenter le capitalisme mondialisé ; les mondialistes pour dissoudre les identités naturelles ; et pour d'autres se faire une belle âme avec de l'argent public et la souffrance du peuple.
Le Bon Samaritain pratique la charité privée, et la parabole ne peut pas s'appliquer aux Etats et aux politiques publiques, la défense des frontières étant clairement de l'ordre séculier qu'il faut laisser à César.
Enfin, la leçon ne porte pas sur "l'accueil de l'étranger" puisque le bon Samaritain n'invite pas la victime de l'agression à venir s'installer dans sa nation ; et ce n'est pas le Juif qui vient secourir l'étranger (de 20 Km), mais l'étranger qui fait soigner le Juif avec ses propres deniers. Elle porte non seulement sur qui est le prochain, mais aussi sur la dureté de cœur des clercs (des sortes de pharisiens) qui sont pires que le Samaritain (pourtant une sorte de mauvais juif) ; et la chute signifie aussi que Jésus ne s'adresse pas seulement aux Juifs mais à tout homme de bonne volonté.

Moi aussi je pourrais faire de l'exégèse de cuisine pour faire avancer mes idées politiques, par exemple :
• Les brigands seraient des millions d'immigrés musulmans, les clandestins et les racailles de banlieue issus de la diversité
• L'homme laissé à demi mort, ce serait un français victime de l'immigration de masse, qui subit les violences et les vexations d'une communauté conquérante, et qui doit fuir les zones de non droit pour protéger sa famille
• Le prêtre et le Lévite qui détournent le regard, ce seraient les mauvais évêques et mauvais pasteurs qui se font une belle âme avec l'accueil de l'étranger, qui inaugurent des mosquées géantes à Poitier, Reims et Mulhouse, et qui ferment les yeux sur les souffrances de leurs brebis, en particulier les couches les plus basses de la société qui doivent cohabiter dans les banlieues avec des populations exogènes qui leur sont hostiles.
• Le Bon Samaritain (un mauvais juif), ce serait un mauvais catholique (genre tradi ou orthodoxe ou un Cardinal africain) ; qui s'oppose à l'immigration de masse et à l'islamisation, et qui vient soigner les autochtones en leur faisant redécouvrir les richesses de leur culture et en leur enseignant la religion de leurs pères.

Bien entendu, cette concurrence victimaire ne mènera à rien parce que il n'y a pas les bonnes et les mauvaises victimes. Tout le monde est victime de l'immigration comme le dit si bien le courageux Cardinal Sarah. La charité bien ordonnée ne peut pas consister à nuire à l'un pour profiter à l'autre, comme dépouiller Pierre (de sa nation, de sa culture et de sa religion) pour habiller Mohammed (un ""migrant"").

images/icones/coeur.gif  ( 866771 )Merci mille fois pour votre formulation par megnace (2019-05-01 10:25:46) 
[en réponse à 866768]

Je ne saurais faire aussi bien ; acceptez mes remerciements pour nous avoir fait partager une synthèse aussi pertinente.
images/icones/1a.gif  ( 866780 )Excellent... par Lucas (2019-05-01 11:58:23) 
[en réponse à 866768]

Merci....Que du bon sens!
Lucas.
images/icones/bravo.gif  ( 866797 )Ah oui, bravo ! par Sursum corda (2019-05-01 14:38:35) 
[en réponse à 866768]

Et merci !

SC
images/icones/neutre.gif  ( 866799 )Music to my ears.... par Pol (2019-05-01 15:21:53) 
[en réponse à 866768]

... du bon sens, du realisme : merci et bravo pour cet envoi.
images/icones/neutre.gif  ( 866810 )Cette parabole indique aussi ... par Louisneuf (2019-05-01 18:50:23) 
[en réponse à 866768]

... que c'est peut-être un Juif car il allait "de Jérusalem à Jéricho" qui fut agressé par d'autres Juifs, qui n'a pas été secouru ni pas un prêtre ni par un Lévite mais par un Samaritain. Or la Samarie faisait partie de l'ancien Royaume d'Israël donc on peut dire que c'est un habitant d'Israël qui aide l'un de ses coreligionnaires. Reporté à la situation migratoire d'aujourd'hui, les Gouvernements des pays d'émigration africains, par exemple, devraient s'occuper du développement économique de leur pays afin d'empêcher leurs ressortissants de risquer leur vie pour avoir une vie meilleure. Bref on devrait aider d'abord sa famille puis sa patrie puis l'étranger.
images/icones/1i.gif  ( 866811 )Pas du tout coreligionnaires ! par Rémi (2019-05-01 19:07:40) 
[en réponse à 866810]

Ou à peu près, mutatis mutandis, comme les cathares étaient coreligionnaires des chrétiens ...

C'est là justement le pivot de la parabole et ce n'est pas par hasard que Notre Seigneur l'illustre d'un samaritain !

Au demeurant j'apprends à l'occasion que le samaritanisme subsiste encore de nos jours avec les mêmes différences d'avec le judaïsme.
images/icones/ancre2.gif  ( 866838 )Ce que j'écrivais en 2010 par Paterculus (2019-05-02 10:21:36) 
[en réponse à 866768]

Le bon Samaritain et l’immigré


Une parabole revisitée

Le débat sur l’immigration est plombé chez les catholiques français. Si parmi eux vous émettez l’idée que, peut-être, il faudrait contrôler l’immigration, c’est tout juste si l’on ne vous traite pas de raciste. Sinon, il y a de grandes chances qu’on vous serve l’argument massue : « Mais il y a la parabole du Bon Samaritain ! »
Reprenons donc cette parabole, afin de voir ce qu’elle ne dit pas et surtout ce qu’elle dit.


Le contexte

Un jour, quelqu’un demande à Jésus quel est le premier commandement (Lc 10,25-37) et Il répond : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toutes tes forces et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Or celui qui avait abordé Jésus était un docteur de la loi – nous dirions un théologien, mais à l’époque le discours théologique consistait surtout à distinguer le permis de l’interdit, comme encore aujourd’hui dans l’islam par exemple. Et l’une des questions majeures de cette théologie morale était à l’époque de savoir précisément quel était le commandement le plus important.
Le théologien, donc, pour expliquer qu’il ait posé une telle question, la précise : « Et qui est mon prochain ? » C’est dans ce contexte que Jésus propose la parabole du bon Samaritain.

La parabole

Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. La pente est raide, elle figure dans un relief unique au monde : Jéricho, proche de la Mer Morte, est à plusieurs centaines de mètres au-dessous du niveau de la Méditerranée, tandis que Jérusalem n’est pas loin de mille mètres au-dessus ; et la distance à vol d’oiseau est très courte entre le deux villes. D’ailleurs l’endroit est désertique, car cette pente descend vers l’Est, tandis que les vents apportant la pluie viennent de la Méditerranée, donc de l’Ouest, et ont ainsi perdu leur humidité sur les pentes occidentales des monts de Judée.
Rien d’étonnant donc à la suite : l’homme tombe dans une embuscade tendue par des brigands qui après lui avoir tout pris et l’avoir torturé le laissent à demi-mort. Deux personnages passent alors sans le secourir, deux membres du clergé du temple de Jérusalem. Il y a d’abord un prêtre, représentant le haut clergé, apte à offrir les sacrifices, dans la théorie c’est un descendant d’Aaron le frère de Moïse. Le suivant n’est qu’un lévite, membre inférieur du clergé, auxiliaire du précédent : dans la théorie il descendant de Lévi, l’un des douze fils d’Abraham et fondateur d’une des tribus d’Israël, dont Aaron lui-même est un descendant. Ces deux dignes représentants du judaïsme, dans le scénario imaginé par Jésus, voient la victime et passent leur chemin.

Survient alors notre Samaritain, qui va montrer à quel point il est bon. Pour situer le personnage, rappelons qu’un sérieux antagonisme oppose les frères ennemis, Juifs et Samaritains. Quelque neuf cents ans avant, les dix tribus du Nord de la Terre Sainte avaient fait sécession et avaient choisi la ville de Samarie comme capitale de leur nouveau royaume, rival de Jérusalem. Pour éviter que l’ancienne capitale politique garde par rapport à leurs populations leur rôle de capitale religieuse, les rois de Samarie vont créer un nouveau temple sur le Mont Garizim, avant Jérusalem sur la route des pèlerins. Ils y feront représenter la divinité par un jeune taureau qui va pervertir le culte du Dieu invisible instauré par Moïse. Lorsque les Juifs reviendront de leur déportation à Babylone, vers la fin du cinquième siècle, ils vont se heurter à l’opposition des descendants des Samaritains de jadis. Vers l’an cent, ayant secoué la tutelle des dynasties grecques installées à la suite de la conquête de la région par Alexandre le Grand, les grands-prêtres de Jérusalem étendent leur théocratie à la Samarie et, plus au Nord, à la Galilée. Or si les Galiléens retrouvent le chemin du pèlerinage vers Jérusalem, ils gardent néanmoins un farouche ressentiment à l’égard des Judéens de Jérusalem : la façon dont les Galiléens qui ont rédigé les évangiles parlent des Juifs quand Jésus a affaire aux autorités de Jérusalem est éloquente à ce sujet. A plus forte raison les Samaritains qui refusent le pèlerinage au temple de Jérusalem seront irréductibles.
Cela nous permet de comprendre à quoi pensent Jésus et ses auditeurs à l’évocation d’un Samaritain comme personnage intervenant dans la parabole : c’est un ennemi héréditaire, aux trois titres de la religion, de l’histoire et de la politique. C’est lui qui va se montrer le prochain de la victime. C’est comme si Jésus disait une nouvelle fois, à propos des autorités religieuses de Jérusalem : « Ne faites pas ce qu’ils font. » Autrement dit ne croyez pas que la charité à l’égard du prochain soit limitée par des considérations de tribu, de langue, de nation. Nous verrons toutefois que si ces considérations ne limitent pas l’exercice de la charité, rien n’indique dans la parabole qu’elles ne doivent aucunement l’influencer.
Et voici l’aide qu’apporte le Samaritain à la victime : il désinfecte ses plaies avec du vin, les soulage avec de l’huile – d’olive, donc, dans cette région – et le faisant monter sur son âne, le conduit à une auberge, paie d’avance l’aubergiste et lui promet de régler à son prochain passage le supplément éventuel.


Ce que la parabole ne veut pas dire

Pouvons-nous changer l’un ou l’autre des éléments de la parabole, pour en voir exactement la portée ? C’est l’exercice auquel nous allons nous livrer.

Donc notre Samaritain, sur son âne, arrive au virage depuis lequel il aperçoit la victime du drame. Pris de pitié, il descend de sa monture et en s’approchant, il constate qu’il n’y a pas là une seule victime, mais deux. Approchant encore, il reconnaît avec effroi, dans la deuxième victime, sa propre mère ! Or il n’a qu’un seul âne. En vérité je vous le dis, s’il ne donne pas la priorité à sa mère sur l’inconnu, c’est qu’il est un monstre.
L’enseignement de Jésus ne peut pas viser à faire de nous des monstres. La parabole signifie bien que les considérations nationales et autres ne doivent pas limiter l’exercice de la charité, elle ne signifie pas que les devoirs que nous donne l’apparition d’un nouveau prochain supprime les devoirs qu’on a envers ceux que Dieu nos a déjà donnés comme prochains. Concrètement: la présence d’étrangers sur notre sol national ne supprime pas nos devoirs à l’égard des nationaux.

Changeons un autre élément. Ainsi notre Samaritain trouve la victime, seule comme dans le scénario imaginé par Jésus. Il la soigne, la conduit à l’auberge et agit tout comme Jésus l’a indiqué. Mais voilà qu’il vient à passer à nouveau par cet endroit, qu’il y trouve une nouvelle fois la même victime. Il fait comme la première fois, mais en arrivant à l’auberge il la trouve quasiment en ruines. L’aubergiste lui explique qu’elle a été mise dans cet état par le personnage qu’il lui a amené. Alors dites-moi : l’aubergiste va-t-il l’accueillir à nouveau ? Ne va-t-il pas plutôt demander à notre Samaritain de lui payer les dégâts ?
Là encore, ce nouveau scénario n’infirme pas la portée générale de la parabole. Le bon Samaritain a eu raison de présupposer la bonne volonté de la victime et de la soigner. Mais si avec l’expérience il ne modifie pas son comportement face à cet individu, il est un imbécile.
L’enseignement de Jésus ne vise pas à faire de nous des imbéciles. La parabole ne nous dit pas que les étrangers ont tous les droits et ne sont pas soumis aux règles de la morale. Et puisque parmi les règles de la morale il y a l’obéissance aux lois du pays où l’on réside –dans la mesure, bien sûr, où ces lois ne vont pas contre la morale – il faut donc exiger que les infractions à ces lois soient punies chez les étrangers au moins comme elles le sont pour les nationaux. Pourquoi ce « au moins » ? Tout simplement parce que, lorsqu’on n’est pas chez soi, on n’a pas le droit de changer les usages contre la volonté de son hôte.
En clair, on ne peut qu’être surpris de voir des catholiques, prétendant agir au nom de l’évangile, soutenir des étrangers dans l’acte même où ils transgressent nos lois, comme l’entrée ou le séjour illégaux sur notre territoire. Ce fondamentalisme, s’il est de bon goût dans une quelconque secte de rencontre, n’a rien à voir avec la doctrine sociale de l’Eglise, qui met en valeur les corps intermédiaires : il est urgent face aux dérives du mondialisme de rappeler que la nation doit rester un de ces corps intermédiaires qui permettent à l’être humain d’exercer librement au sein de l’humanité les droits inhérents à sa dignité de personne.


Ce que la parabole veut réellement dire.

Il est clair, à ce qui précède, que la parabole du Bon Samaritain est une leçon sur la charité, précisément sur celui envers qui on doit exercer la charité. Mais à ses disciples, à qui veulent vivre de son enseignement, Jésus dit de suivre son exemple. Et son exemple c’est de se sacrifier sur la croix, car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »
Jésus est le véritable Bon Samaritain. Notre parabole n’a pas d’autre but que de nous faire comprendre comment l’imiter. L’homme tombé entre les mains des brigands, c’est chacun de nous, c’est Adam et sa descendance, tombés au pouvoir des démons à la suite du péché originel. Jérusalem, d’où est partie la victime, symbolise le lieu de la présence de Dieu ; au contraire, par sa proximité avec le site de Sodome, par son passé de ville dont le Seigneur a fait crouler les murailles pour ouvrir un passage à son peuple, Jéricho symbolise le lieu du péché et la résidence des démons.
Par sa croix Jésus guérit nos blessures, c’est à dire les conséquences des péchés, si nous acceptons de L’imiter et de donner notre vie pour nos frères. Le Bon Samaritain qui fait monter la victime sur son âne, c’est Jésus qui nous élève à l’intimité de sa divinité. Et l’auberge où Il nous introduit, c’est la demeure de son Père.
Il y a une autre façon de voir dans cette parabole Jésus comme modèle. Jésus peut aussi être vu comme la victime. C’est bien dans ce rôle qu’il se trouve lorsqu’il meurt sur la croix. Dés lors notre compassion active envers ceux qui souffrent, y compris les étrangers, devient une attitude vis-à-vis de Jésus qui s’est laissé condamner à notre place : « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, dit-Il, c’est à Moi que vous le faites. »
Car quand on lui a demandé quel est le plus grand commandement, Jésus a répondu par un double commandement, celui de l’amour envers Dieu et celui de l’amour envers le prochain : dans la morale chrétienne ces deux amours n’en font qu’un.


Plus précisément

La parabole du Bon Samaritain a donc une tout autre valeur qu’une vague allusion à des sentiments bons en apparence mais en fait imbéciles, irresponsables et même monstrueux.
La priorité nationale n’est pas un péché, tant qu’elle ne nous détourne pas de des devoirs envers les étrangers qui souffrent. Mais ces devoirs ont une limite : les intérêts légitimes des nationaux.
Les nationaux ont droit à vivre leurs valeurs. Nous avons le droit de parler chez nous notre langue nationale sans qu’une présence massive d’étrangers non assimilés la relègue au rang d’une option parmi d’autres sur le territoire national. Nous avons le droit de jouir du fruit de nos cotisations sociales sans que ceux qui n’ont jamais cotisé ne viennent plomber les comptes sociaux et finalement les détruire, au détriment d’ailleurs non seulement des nationaux eux-mêmes, mais aussi des étrangers que nous prétendons aider : cela s’appelle tuer la poule aux œufs d’or et en attendant, au-delà d’un certain seuil, c’est du vol. Ce ne sont là que deux exemples pris au hasard dans une multitude de faits très graves.
Surtout nous avons le devoir faire respecter la morale par les étrangers présents sur notre territoire. La polygamie par exemple n’est pas acceptable. On ne saurait se réclamer de l’évangile et la laisser se répandre sans réagir. On pourrait développer ce chapitre presqu’à l’infini, hélas.

Et puis pourquoi s’aveugler sur la nature des populations qui sollicitent leur admission dans la communauté nationale ? Beaucoup sont originaires de pays qui ont un lourd passé totalitaire ou terroriste, communiste ou islamiste.
Si l’on admet que les quatre ans de l’occupation a eu des conséquences néfastes pour la moralité des Français, parce qu’ayant pris l’habitude de tromper l’administration tenue par l’occupant, certains ont continué ensuite, on ne doit pas se leurrer sur les habitudes d’un grand nombre de ceux qui ont subi quarante ans de dictature marxiste. D’autre part certains viennent de pays islamistes, c'est-à-dire dominés par un islam contaminé par le communisme.
Islam et communisme ont en commun une approche utilitariste de la morale. Pour un musulman comme pour un marxiste, la guerre est un bon moyen de répandre ce qu’on considère comme la vérité. La dissimulation et le mensonge quand on est en position de faiblesse ne posent pas de problème moral. Exécuter un opposant est aussi louable pour un marxiste de type soviétique que pour un islamiste assassiner un infidèle. Il a donc été facile aux communistes d’exacerber les tendances fondamentalistes de l’islam pour en faire un outil de combat contre l’Occident. L’Union soviétique s’est effondrée, mais pas les pays musulmans pratiquant la discrimination vis-à-vis des non-musulmans.

Or face à tout cela nous sommes en situation d’extrême faiblesse. La contraception, l’avortement, l’immoralité, ont ôté tout dynamisme à notre démographie, au contraire de celle des pays d’origine de la plupart de nos immigrés. Le doute sur nos valeurs ancestrales renforce le sentiment de mépris qu’a un grand nombre de ressortissants de nos anciennes colonies depuis leur imprégnation par le marxisme. L’idéologie de l’éducation nationale fait que les enfants à l’école primaire n’apprennent plus à l’école primaire à lire, écrire et compter que par accident, ce qui handicape davantage les immigrés dont les parents ne maîtrisent pas la langue qui donne accès aux emplois les plus valorisants…
L’inertie des pouvoirs publics face à la délinquance qui va croissant dans les rangs de la jeunesse issue de l’immigration leur donne argument pour nous mépriser. Finalement tout cela se retourne contre les immigrés honnêtes, qui de bonne foi ont voulu adhérer à la bonne idée qu’ils se faisaient de la France et de ce qu’ils croyaient être nos idéaux.

Bref, une mauvaise interprétation du second volet du commandement de la charité va bientôt rendre impraticable le premier. Parce qu’on se trompe sur l’amour du prochain, l’islamiste, fort de ses contre-valeurs, se met en position d’imposer la charia au plus tôt. Déjà, il a été interdit à des jeunes de distribuer dans Paris une soupe aux pauvres, au motif qu’elle contenait du porc. Dans beaucoup de cantines scolaires, comme sur les vols d’Air France, cette viande est interdite, de fait. De quel droit les pouvoirs publics imposent-ils à toute la nation sans le moindre débat démocratique les préceptes d’une communauté minoritaire ? Les détenteurs de ce pouvoir pensent-ils que leur république sera encore laïque dans un pays devenu islamiste ? Les dignitaires chrétiens qui approuvent ou se taisent croient-ils qu’il sera encore possible dans un pays devenu wahhabite de rendre librement à Dieu un culte en vérité, c'est-à-dire en Jésus-Christ ? Il est temps de déposer les lunettes de l’idéologie et d’ouvrir les yeux.

Cf Le Salon Beige

Votre dévoué Paterculus