Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=866385
images/icones/vatican.gif  ( 866385 )une mise à jour de la déclaration conciliaire Dignitatis humanae par jejomau (2019-04-27 00:12:35) 

C'est ainsi qu'est présenté le nouveau texte de la commission théologique (uniquement en italien) sur la Liberte Religieuse .

Des termes nouveaux sont utilisés, à la connotation très contemporaine, comme "la radicalisation religieuse" pour définir "le fondamentalisme".

En outre, le document dénonce le fait qu’un État «moralement neutre» puisse devenir «éthiquement autoritaire», «lorsqu’il commence à contrôler le domaine de tous les jugements humains», en décidant de «l’orthodoxie et l’hérésie de la liberté au nom d’une vision politico-salvifique de la société idéale». Cela pourrait correspondre éventuellement à une forme de critique de la laïcité à la Française entre autre si l'on considère le deux poids deux mesures qu'elle utilise à l'égard des chrétiens pour imposer une forme idéologique de l'athéisme chez nous ?

Enfin le texte laisse une large place au thème du martyre, «suprême témoignage non-violent d’une fidélité personnelle à la foi, devenue objet de haine spécifique, d’intimidation et de persécution». Il est le symbole de cette «liberté d’opposer l’amour à la violence et la paix au conflit»

Source Vaticannews

Dans le développement de Dignitatis Humanae, « La proclamation de l’Évangile de Jésus-Christ implique la défense et la promotion de la liberté de religion » et va jusqu'au bout de la logique développée:

« L’Église, qui revendique la liberté de religion pour les croyants de toutes les religions dans les limites d’un ordre public juste et s’engage dans le dialogue interreligieux, entend contribuer au bien de la coexistence pacifique entre les nations et entre les différentes composantes de chacune d’elles »

Père Bonino


« La nouveauté réside dans l’objectif principal du document. Il ne voulait pas être un texte académique sur les nombreux aspects du débat sur la liberté religieuse, mais plutôt la proposition d’une approche théologique et herméneutique des principaux changements culturels, sociaux, politiques et religieux qui, après 50 ans de la clôture du Concile du Vatican II, un examen approfondi des raisons ultimes de la déclaration conciliaire sur la liberté de religion est nécessaire de toute urgence. »
« Il reflète donc, explique le théologien, l’évolution du contexte religieux dans la seconde moitié du XXe siècle, en tenant compte à la fois de la permanence du fait religieux dans le monde et de l’explication donnée dans les théories de la laïcisation. »

Source Zénit
images/icones/neutre.gif  ( 866419 )Intéressant a priori... par Meneau (2019-04-27 11:13:09) 
[en réponse à 866385]


Par la suite, la liberté de religion à l’égard de l’État est examinée et quelques éclaircissements sont proposés concernant les contradictions relevées dans l’idéologie qui considère l’État comme neutre sur le plan religieux, éthique et axiologique (chapitre 5).


Je demande à voir. Peut-espérer une sorte de "correction" de Dignitatis Humanae ?

Cordialement
Meneau
images/icones/rose.gif  ( 866428 )je ne vois aucune sorte de "correction" dans ce texte par Luc Perrin (2019-04-27 13:20:18) 
[en réponse à 866419]

selon les extraits donnés par Vaticannews, on est dans une très stricte continuité de la "néo-intransigeance" qui a rejeté l'Etat confessionnel catholique exclusif : ceci est qualifié, de façon très inadéquate, de "fondamentalisme" dans ce texte.

Pour le reste, on est conforme aux textes antérieurs de Paul VI et Jean Paul II sur la non indifférence de l'État envers les religions bien qu'en régime de "laïcité" d'où la "laïcité positive".

La seule nouveauté utile tient à la tendance nouvelle qui se manifeste avec un impérialisme de plus en plus totalitaire à imposer les théories du genre, le délire de l'auto-perception sexuelle (je décide que je suis une bûche ce matin et cet après-midi je redeviens homme mais demain je demanderai qu'on s'adresse à moi en femme, puis en tortue etc.) etc. Aux Etats-Unis et dans le Royaume-Uni, on persécute légalement des gens ordinaires qui ont appelé un "homme" femme et vice versa, des institutions scolaires sont poursuivies, des institutions caritatives (ex. en Pennsylvanie) se voient contraintes de placer des enfants chez des couples homosexuels en violation de leurs propres règles éthiques, une éducation obligatoire au transgenre est imposée dans des écoles ...
Le libéralisme extrême devient de plus en plus totalitaire y compris au détriment des libertés religieuses, de conscience, d'expression, à la liberté politique elle-même. Le recours à un pouvoir judiciaire dévoyé qui se place au-dessus des lois et manipule les textes constitutionnels de la façon la plus insolente comme dernièrement la Cour suprême du Kansas vient de le faire, ce détournement idéologique est de plus en plus présent tant aux USA que dans l'Union européenne.

C'est cela la seule nouveauté du texte qui n'est qu'une "mise à jour" au sens strict.

Aucune correction de la démarche catholique libérale puisque la CTI se place non sur le terrain du droit divin de l'Église d'enseigner la Vérité mais su celui des libertés constitutionnelles manifestement dévoyées par le libéralisme totalitaire de nos jours.

Voici l'extrait tel qu'il est présenté :

"Puis, en des termes tout aussi vigoureux, le document dénonce le fait qu’un État «moralement neutre» puisse devenir «éthiquement autoritaire», «lorsqu’il commence à contrôler le domaine de tous les jugements humains», en décidant de «l’orthodoxie et l’hérésie de la liberté au nom d’une vision politico-salvifique de la société idéale».

Par ailleurs, les théologiens prétendent qu'il n'y a pas de sécularisation accélérée ce qui est, dit dans les termes cités, proprement grotesque. C'est une telle évidence pour l'Occident et de plus en plus vrai pour l'Amérique latine elle-même.
Ils auraient été mieux inspirés en distinguant les zones géographiques : l'Asie, l'Afrique et une partie de l'Océanie sont en effet marginalement touchées par la sécularisation radicale.

L'extrait est ici :

"Les auteurs démentent par ailleurs la «thèse classique qui prévoyait le recul de la religion comme un effet inévitable de la modernisation technique et économique». Au contraire, on assiste aujourd’hui à un «retour de la religion sur la scène publique», parfois motivé, cependant, par «la recherche du bien-être psycho-physique et des constructions pseudo-scientifiques de la vision du monde».

Le retour du religieux sur la scène française ou suisse ou allemande ou britannique ou nord-américaine (avec les lois qui célèbrent l'infanticide), on peine à le voir ... le côté résidu bien rose bonbon du "Renouveau", "Printemps" conciliaire dans les crânes des membres de la CTI, ça on le voit très bien !