Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 861086 )Le mystère pascal... par Philippilus (2019-02-01 16:16:42) 

D'après le concile de Nicée:

"Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après".

En 2019, le 14 ème jour de la lune, autrement dit la pleine lune, c'est le 21 mars.

Le dimanche qui suit, c'est le 24 mars, donc, ... c'est simple vous avec suivi jusque là...

Alors attendez la suite:

Pâques tombe cette année le ...

21 avril !!!


Cherchez l'erreur

Philippilus
images/icones/1v.gif  ( 861089 )Pâques : peut-être parce que... par Père M. Mallet (2019-02-01 17:16:49) 
[en réponse à 861086]

...la nouvelle lune est le 6 mars, et qu'il n'y a pas de "zéroième" jour ; le 6 mars serait le 1° jour ; ce qui mettrait le 14° jour le 19 mars.
Ou le 20 mars si le 1° jour est le 7 mars.
Le 14° jour est bien le 14° jour, et non le jour de la pleine lune.
Il est clair que si la nouvelle lune tombe à 23 h 55, ça va poser des problèmes.
Et a fortiori si on n'a pas les mêmes fuseaux horaires !
Ca, Nicée n'a pas dû préciser le fuseau horaire !


Ce qui est dommage, c'est que les orientaux vont fêter Pâques le 28 avril.
Le Ciel souhaiterait nous voir unir nos calendriers pour fêter Pâques ensemble !

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 861099 )En 1987 et je crois en 2017 par Ewondo (2019-02-01 18:37:46) 
[en réponse à 861089]

… Pâques catholique et orthodoxe étaient à la même date. En 1987, j'avais le bonheur d'être à Jérusalem et les Musulmans fêtaient l'Aïs Moussa (fête de Moïse), et je ne peux vous décrire à quel point les Lieux Saints étaient bondés ! Il fallait être mince pour atteindre le Saint Sépulcre …


Merveilleux souvenirs … des Musulmans avaient offert à notre groupe (la Procure) des œufs durs colorés en bleu, blanc, rouge, du fromage blanc style cottage cheese et un délicieux méchoui sur braises. Tout de même meilleur que la cuisine israélienne ashkénaze.

Pierre.
images/icones/fleche2.gif  ( 861188 )Pour l'union des calendriers, par Philippilus (2019-02-03 18:39:41) 
[en réponse à 861089]

Il y a une solution,

Celle proposée par Milankovic en 1923.

Au lieu de rester sur des algorithmes approximatifs, il s'agit de revenir au vrai phénomène astronomique de référence: la pleine lune de printemps, observée à Jérusalem !

La diffusion de la connaissance et les progrès en astronomie font que cette date peut être immédiatement reconnue dans le monde entier.

Philippilus
images/icones/livre.gif  ( 861104 )La date de Pâques par Jean-Paul PARFU (2019-02-01 19:40:06) 
[en réponse à 861086]

ne peut tomber avant le 22 mars de chaque année : soit le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de Printemps.

Dès lors, le dimanche de Pâques doit remplir deux conditions :

1) se situer après l'équinoxe de Printemps ;
2) se situer après la pleine Lune ayant lieu après l'équinoxe de Printemps.

Or, cette année, la pleine Lune tombe le jour même de l'équinoxe de Printemps, dans la nuit du 20 au 21 mars 2019.

La première pleine Lune se situant après l'équinoxe de Printemps (et non en même temps) est le vendredi 19 avril 2019.

Le premier dimanche après cette date est donc, cette année, le 21 avril 2019.

"Notons toutefois que Le quatorzième jour de la Lune étant le jour de la Pleine Lune et le 21 mars correspondant à la date de l'équinoxe de printemps (marquant le début du printemps), cette définition est souvent mal interprétée en laissant supposer que Pâques est le résultat d'un calcul astronomique basé sur la détermination de l'équinoxe de printemps et de la première Pleine Lune suivant cet équinoxe. En réalité, le calcul de la date de Pâques se fait à l'aide d'un calendrier perpétuel lunaire utilisant une Lune moyenne fictive. La Pleine Lune ecclésiastique peut différer de la Pleine Lune réelle d'un ou deux jours. L'Église ne tient donc pas compte du mouvement réel de la Lune mais utilise une Lune fictive mais régulière pour son calcul des dates de fêtes religieuses mobiles ou comput (du latin computus "compte")."

images/icones/fleche2.gif  ( 866145 )Pâques aurait dû tomber en mars cette année par Regnum Galliae (2019-04-23 16:46:51) 
[en réponse à 861104]

Cette année, l'équinoxe est le 20 mars (et non le 21 comme d'habitude) et la pleine lune le 21 à 2h du matin (ouf!) et ce dans tous les fuseaux horaires de Jérusalem à Rome.

C'est la découverte d'un astronome anglais habitant en Bretagne, confirmée semble-t-il par les moines de Kergonan.

Le premier dimanche qui suit la pleine lune après l'équinoxe tombait le 24 mars (équinoxe le 20/03, pleine lune le lendemain)

Pourquoi cette erreur ? Il semblerait que la méthode canonique de calcul de la date n'ait pas tenu compte du fait que 2000 était une année bissextile (alors que les années rondes n'en sont pas sauf tous les 400 ans). Ce décalage d'une journée fut fatal cette année car c'est le même écart entre équinoxe et pleine lune.
images/icones/neutre.gif  ( 866149 )"Erreur normale ?" par Meneau (2019-04-23 16:59:59) 
[en réponse à 866145]

Il me semble que ce n'est pas une erreur : JPP l'a fort bien expliqué dans le post précédent, l'Eglise n'utilise pas la lune astronomique mais une "lune fictive moyenne".

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 866156 )Vous mélangez un peu par Philippilus (2019-04-23 17:49:24) 
[en réponse à 866145]

La notion d'année bissextile séculaire n'a rien à voir là dedans: le calendrier de pâques est lunaire, la notion d'année bissextile est de type solaire. Reprenons:

C'est bien la "lune fictive" et l'équinoxe fictive prise en compte par le comput ecclésiastique actuel qui crée le problème.

L'astronome breton n'a rien découvert, le problème est connu depuis des siècles. Il est tout simplement manifeste cette année.

A travers les temps, l’Église a eu le souci permanent de faire "coller" la date de Pâques au plus près de sa définition astronomique la plus juste, soit "le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps", conformément aux écritures.

Pour cela, et au fil des siècles, elle a fait appel aux astronomes et mathématiciens les plus savants pour déterminer un "truc" mathématique pour déterminer au mieux cette date: le "comput" ecclésiastique. Les "améliorations" du calcul ont failli amener un schisme avec les moines Irlandais autour du VII ème siècle (date de mémoire), car eux restaient figés sur un comput plus ancien, qui leur venait via Saint Patrick de l'empire Romain.

Le dernier changement du comput, à la renaissance a amené à rajouter deux termes "metemptose" et "proemptose" aux termes classiques: Epacte; nombre d'or, ... pour que la date de Pâques prenne bien en compte le décalage lié aux années bissextiles séculaires du calendrier Grégorien que nous utilisons désormais.

Le système actuel est mathématiquement (presque) correct pour trouver la date de Pâques, mais ne prend pas en compte la date réelle de l'équinoxe. Quand (et c'est très rare!) la pleine lune réelle arrive pile entre l'équinoxe réelle et l'équinoxe fictive, soit équinoxe réelle le 20 mars, avec pleine lune réelle le 21 mars, c'est le bug de cette année qui se manifeste! Pâques est (astronomiquement) injustement décalée d'un mois lunaire, car le comput ne compte pas (astronomiquement à tort) la pleine lune du 21 comme étant "de printemps"

Il serait donc conforme à la Tradition de l'Eglise de profiter des connaissance astronomique actuelle pour recaler Pâques avec la date de la VRAIE equinoxe, et également de prendre en compte la VRAIE pleine-lune de référence: celle de Jerusalem.
C'est ce qu'avait proposé le serbe Milankovic dans les années 1930, sans succès, hélas. C'est ce que redemande cet astronome breton.


Philippilus
images/icones/bravo.gif  ( 866158 )c'est très clair, merci par Regnum Galliae (2019-04-23 18:02:27) 
[en réponse à 866156]

Il y a donc bien une "anomalie" par rapport à la réalité des mouvements astraux, mais celle-ci est connue et assumée. Et il serait effectivement conforme à la tradition de l'Eglise que de prendre en compte ces découvertes, au risque de faire de l'archéologisme façon calendrier julien ou date du ramadan qui reste définie par l'observation de tel imam je ne sais plus où (alors qu'il est possible de le calculer des siècles à l'avance).

Autre facteur potentiellement important : les fameux changements d'heure avec les potentielles deux heures d'écart par rapport à l'heure solaire... sachant que la pleine lune ce 21 mars a été calculée à 2h et quelques du matin. Nous étons certes à l'heure d'hiver, mais comme il est question de maintenir l'heure d'été toute l'année, nous n'aurions pas été loin de fictivement basculer la pleine lune d'une journée !

En revanche, pourquoi prendre Jérusalem comme référence ? C'est fini ça !
images/icones/livre.gif  ( 866164 )Avançons un peu ... par Philippilus (2019-04-23 19:00:30) 
[en réponse à 866158]

Pour quoi donc le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps?

* L'institution de l'Eucharistie par N.S.J.C a eu lieu dans la soirée du jeudi saint, ou est célébrée la pâque juive avec les disciples. La résurrection a eu lieu trois jours plus tard, ce que nous fêtons le dimanche par décision de l'Eglise.

Alors, venons en à la Pâque juive: elle est célébrée suivant le calendrier lunaire:

Le calendrier hébraïque commence par le mois de Nissan:
« Ce mois sera pour vous la tête des mois, le premier des mois de l’année » (Exode 12, 2)

La Pâque juive, celle décrite dans l'exode a lieu "Le quatorzième jour du mois de Nissan".
Les mois hébraïques commence à la nouvelle lune, donc le 14 ème jour c'est la pleine lune.
Nissan, c'est le premier mois de printemps.

D’où la décision du Concile de Nicée de fêter Pâques "le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps". C'est la date la plus convenable en fonction des circonstances. C'est aussi ces circonstances astronomiques qui fixent de manière certaine la période de la crucifixion: Le jeudi Saint c'était la première pleine-lune de printemps. C'est aussi pour cela que les "ténèbres" qui se répandent sur toute la terre le vendredi saint ne peuvent pas être une éclipse solaire: celles-ci ont lieu à la nouvelle lune. La (presque) pleine lune pascale que vous admirez chaque année en sortant le la messe de la veillée évoque la pleine lune que N.S.J.C voyait lors de l'agonie au jardin des oliviers (sous réserve de la météo...)

Je ne pense pas que l'on puisse parler d'archéologisme: C'est bien plutôt- si j'ose dire - la Tradition vivante: améliorer lentement avec sagesse ce qui vient du passé, comme pour la dernière fois l'a fait le pape Grégoire XIII. La pleine lune et l'équinoxe réelles étaient pratiquement inexploitables avant le XX ème siècle, faute d'avoir un astronome dans chaque diocèse. On sait maintenant la trouver partout dans le monde.

Maintenant, pourquoi Jérusalem? Parce que historiquement l'Exode et la traversée de la mer Rouge ont eu lieu près de la longitude de cet endroit, et que c'est aussi ici que le Christ a été crucifié. Moïse et les hébreux n'avaient que faire de Rome à l'époque, et comme l'Eglise a gardé cette référence à l'exode, autant rester dans cette ligne.


Philippilus
images/icones/hein.gif  ( 866201 )Pleine lune de Jérusalem par Turlure (2019-04-24 15:01:12) 
[en réponse à 866164]

Je ne comprends pas ce qu'est la pleine lune de Jérusalem.

La pleine lune est l'instant où toute la face visible (tournée vers la terre) de la lune est éclairée par le soleil (sauf quand il y a éclipse de lune bien entendu). La lune est donc pleine partout en même temps "sur la terre" (façon de parler).

De même, l'équinoxe est l'instant précis où les pôles nord et sud sont équidistants du soleil. C'est donc l'équinoxe partout sur terre en même temps.

Le seul moment où la position sur terre importe, c'est pour déterminer quel jour de la semaine nous sommes, et ainsi déterminer la date du premier dimanche suivant le jour de la première pleine lune du printemps.

Ainsi, on procéderait ainsi :
- Déterminer l'instant astronomique de l'équinoxe,
- Déterminer l'instant astronomique de la pleine lune arrivant exactement au même moment où après l'équinoxe,
- Déterminer quel jour de la semaine nous sommes à Jérusalem lorsque cette pleine lune intervient,
- Placer Pâques au dimanche suivant ce jour.
images/icones/1b.gif  ( 866204 )Par ailleurs par Turlure (2019-04-24 15:20:29) 
[en réponse à 866201]

Ne conviendrait-il pas de prendre, plutôt que Jérusalem, le fuseau horaire du Nil ? Car par définition, quand les Hébreux ont commencé à quitter l'Egypte, ils étaient... en Egypte !

Et puis, faudrait-il prendre en compte l'heure du coucher du soleil plutôt que celle de minuit pour déterminer le passage d'un jour à l'autre ?
images/icones/neutre.gif  ( 866210 )Pas tout à fait par Philippilus (2019-04-24 16:50:35) 
[en réponse à 866201]

La lune n'est pleine que si elle est rigoureusement alignée.

D'après mes calculs (non garantis) , d'un bout à l'autre de la terre, on a une variation d'une vingtaine de minute sur le moment de la pleine lune en raison du diamètre terrestre, au regard de la distance lunaire. A 20 minutes près, peut passer d'un jour à l'autre et donc "louper" le printemps...

Il faut aussi considérer le décalage horaire entre Greenwich et Jerusalem, d'environ 2 h. Par exemple pour définir le "dimanche qui suit". A 2 heures près, on peut se tromper. Et puis, la valeur religieuse de Greenwhich...

L'ensemble de ces paramètres a été calculé exactement par Milankovic, comme le rappelle ici Amora.

Pour le méridien du Nil, il faudrait le connaître... :Comme il n'y a 5 degrés environ entre Jerusalem et Le Caire, soit une vingtaine de minutes, et que la mer rouge est plus à l'est, on est forcément proche.

Ceci dit, pourquoi s'embêter avec tout cela? Pour éviter précisément ce qui arrive cette année ou un fort savant et vénérable comput ancien nous fait on célébrer Pâques après la deuxième pleine lune de printemps, quand les textes sacrés nous disent bien que la référence est la première.

Philippilus
images/icones/neutre.gif  ( 866198 )Vous allez un peu vite par Amora (2019-04-24 13:14:38) 
[en réponse à 866156]


La notion d'année bissextile séculaire n'a rien à voir là dedans: le calendrier de pâques est lunaire, la notion d'année bissextile est de type solaire. Reprenons:





Le dernier changement du comput, à la renaissance a amené à rajouter deux termes "metemptose" et "proemptose" aux termes classiques: Epacte; nombre d'or, ... pour que la date de Pâques prenne bien en compte le décalage lié aux années bissextiles séculaires du calendrier Grégorien que nous utilisons désormais.



ALors, si cela n'a rien à voir, pourquoi les corrections sur l'épacte que vous citez?

Un document

Les calculs de milankovick sont plus précis.
images/icones/neutre.gif  ( 866157 )Pas tout à fait par Regnum Galliae (2019-04-23 17:53:45) 
[en réponse à 861104]

la date du 21 mars pour la pleine lune ne fait pas débat, mais tout le raisonnement repose sur un équinoxe le même jour (ce qui effectivement nous renverrait à avril pour Pâques) alors que l'équinoxe a eu lieu la veille, le 20. Le 21/03 était donc la pleine lune APRÈS l'équinoxe.
Ce dernier est un évènement solaire et non lunaire, et n'a donc rien à voir avec la lune fictive.

En outre il n'a jamais été question de fêter Pâqes avant le 22 mars.
images/icones/neutre.gif  ( 866202 )Jamais avant le 22 mars par Turlure (2019-04-24 15:08:46) 
[en réponse à 866157]

Pour une raison simple : Pâques est le dimanche suivant la première pleine lune du printemps.

Si la lune est pleine (suivant le calendrier lunaire suivi) le 21 mars et que ce 21 mars est un samedi, Pâques tombera le 22 mars (date la plus avancée).

Si la lune était pleine le 20 mars, la lune ne sera pleine à nouveau que vingt-neuf jours après, soit le 18 avril. Et si ce 18 avril tombe un dimanche, Pâques sera sept jours après, soit le 25 avril (date la plus tardive).