Le Forum Catholique
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( 865598 )
Sauvons Notre-Dame par PEB (2019-04-16 10:41:12)
La Fondation du Patrimoine a lancé une
campagne de don pour sauver ce temple parisien consacré à l'immaculée et toujours bienheureuse Mère de Dieu.

( 865606 )
Minute, Papillon ! par megnace (2019-04-16 11:04:22)
[en réponse à 865598]
D'abord, la partie immobilière est à la charge de l'Etat propriétaire de la Cathédrale : on paiera comme contribuables, mieux vaut garder nos dons pour ce qui sera à charge du Diocèse, voire de la Paroisse : mobilier au sens large, revêtements intérieurs etc...
A ce propos, comment sont-ils assurés ?
Encore faudra-t-il qu'une instance indépendante et fiable nous rassure sur l'affectation des fonds à 100 % pour ce chantier.
Je donnerai volontiers, mais je veux savoir à qui et pour quoi.

( 865608 )
Si nous attendons de payer comme contribuables par Vincent F (2019-04-16 11:13:13)
[en réponse à 865606]
Ca prendra 100 ans comme le dit justement Luc Perrin.

( 865620 )
idée d'une souscription nationale comme pour la loi de 1873 (Voeu national) par Luc Perrin (2019-04-16 11:32:57)
[en réponse à 865608]
qui a permis au plan pratique la construction de la Basilique du Voeu national, du Sacré-Coeur.
L'État participera, à savoir nous autres contribuables évidemment. Mais pas en affectant les crédits insuffisants dédiés au Patrimoine français à la seule Notre-Dame.
Une augmentation de la part attribuée au Patrimoine par rapport à des financements plus contestables en effet serait très judicieuse. Si l'incendie de Notre-Dame peut amener le ministère de la Cuture à y réfléchir, ce sera une retombée positive de cette tragédie.
La Fondation du Patrimoine, institution privée mais qui a un caractère légal et se trouve liée à l'État, est l'organisme le plus approprié pour le gros oeuvre et autre.
Si d'autres s'y mettent, comme certains mécènes annoncés ce matin, tant mieux.
Une loi, on en fait tant à tort et à travers, qui solenniserait cette Souscription nationale et marquerait aux yeux de tous l'attachement de la Nation à cet édifice symbolique serait bienvenue à mon sens.
Pour ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n'y croyaient pas, disait le poète.

( 865658 )
ça ne va pas : si c'est l'Etat qui paie par Regnum Galliae (2019-04-16 14:39:00)
[en réponse à 865608]
il ne restera plus rien pour financer des mosquées

( 865612 )
La fondation du Patrimoine est tout ce qu'il y a de plus sûr par PEB (2019-04-16 11:23:18)
[en réponse à 865606]
La fondation du Patrimoine est géré par des représentants du Grand Capital, mais aussi du Parlement, de l’État et des collectivités locales. C'est le seul organisme habilité à financer les biens culturels non classés: y compris religieux ou industriels.
Avis aux restaurateurs de chapelle!
Pour avoir travaillé avec eux, mon père est très satisfait de l'accompagnement et de la couverture légale de la souscription de la restauration des grandes orgues de Notre-Dame de Liesse. Comme toujours, il peut y avoir un peu de frais de gestion mais cela procure au donateur une sécurité juridique et financière au dessus de tout soupçon.

( 865631 )
cette fondation, comme tout association humaine, compte ses brelis galeuses par JVJ (2019-04-16 12:10:23)
[en réponse à 865612]
Puisque certains ont l'air de classer l'Etat parmi les forces du mal et ladite fondation dans le camp du Bien...
Qu'une si jeune fondation ait déjà un tel président régional...
La manie de la particule, sauce ordre de Malte, est aussi un marqueur qui indique qu'on ne cherche pas forcément la compétence, mais la respectabilité localo-locale.
article en ligne du site de France Bleue Limousin
Les gens qui donnent pour cette fondation sont des gens de peu comme moi. Ils versent les yeux fermés vingt ou cent euros, en pensant que tout l'argent va aller pour leur petite église fermée depuis des années.
Je connais des dizaines de cas où cette fondation fut de la plus grande aide (elle aide à lancer bien des actions communales, je connais cela par coeur).
Cette fondation finance, attire l'attention des élus locaux, mais n'a aucune compétence scientifique (et aucun droit, heureusement, même si elle le laisse parfois entendre par quelque esbrouffe). Fondation "du patrimoine", ça sent la chose sérieuse. Est-ce que tous ceux qui ont un avis ici savent exactement ce que recouvrent les sigles ACMH, ABF, CRMH, CMH, DRAC ? Je crains que non, et c'était mon cas il y a dix sept-ans. Le clergé ne connaît pas bien ces mots et les prérogatives de chacun, en revanche, un ACMH met deux secondes à savoir qui est le curé et qui est le sacristain quand il rentre dans une cathédrale...
Je suis persuadé que beaucoup de gens, même catholiques, pensent que l'Eglise est richissime et qu'elle finance et suit les travaux d'une cathédrale. Je l'ai constaté plusieurs fois.
Des Eglises entretiennent savamment l'ambiguïté en inventant des recteurs de cathédrale, des "régisseurs de cathédrale", des "coordinateurs de cathédrale"... J'ai honte. Je préfère des situations claires. Quand un calice est classé, l'Eglise sait-elle qu'elle doit noter sur un cahier chacune de ses sorties ? A défaut de mieux. Il se trouve des cathédrales avec des dizaines de jeux de clés dans la nature, et on ne sait même plus qui entre, qui sort, la nuit, le jour. Il faut que l'Etat change les serrures et mette un peu d'ordre.
Notre-Dame de Paris, c'est l'Etat.
Et l'Etat ira même vite, mais à son rythme réfléchi, avec des réunions, des experts venus de partout, à commencer par l'expertise de fonctionnaires de l'Etat issus de tous les corps possibles.
Pour sauver Notre-Dame, il faut de bons architectes en chef des M.H.
et les entreprises qui vont avec (avec une surveillance drastique), non vous et moi, ou une cohorte de chapelets.
Le premier qui m'affuble de la qualité de républicain laïciste m'insulte profondément...
L'Eglise aurait-elle ses architectes, ses pointures, ses millions sur ses comptes... Elle n'a pas à s'en mêler et ne le demande pas d'ailleurs. Mme Hidalgo n'a rien à voir, mais les télés attirent les papillons.
J'apprécie beaucoup S. Bern, qui est cultivé. Même s'il n'est pas catholique, il est infiniment plus respectueux de ma religion que les journalistes de la fausse croix. Sa fondation sert le patrimoine et à bien utiliser son argent personnel. C'est louable. Seulement le loto, comme le téléthon, exonère l'Etat de ses responsabilités, ou les collectivités locales.
L'aide médicale d'Etat, c'est à peu près un milliard par an.
L'aide aux mineurs isolés, des centaines de millions.
Le budget de l'Education nationale, un gouffre phénoménal.
Bref, l'argent existe et je paie des impôts.
Que ladite fondation continue de sauver les églises non classées en péril et son mobilier, ce sera très bien ainsi, même si c'est moins sexy que de passer sur un plateau.
Le cursus du vice-président passe par les Bernardins, mais aussi par la grande assurance de laquelle je relève d'ailleurs, tout fonctionnaire que je sois... On voit le recrutement du cardinal Lustiger qui, lui au moins, savait s'entourer de gens compétents et efficaces, quand tant de diocèses ont placé des paumés ou des incompétents à la tête de leurs rachitiques finances, y compris en terre concordataire si j'ai bien lu les décisions de justice.

( 865650 )
évidemment que l'État décidera et supervisera JVJ par Luc Perrin (2019-04-16 13:47:31)
[en réponse à 865631]
ce point concernant les architectes des Bâtiments de France, des architectes des Monuments historiques relève de la LOI.
Il n'y a pas matière à discussion là-dessus. La Fondation du Patrimoine intervient au plan du financement complémentaire ici : ne mélangez pas tout.
L'État ne pourra aucunement dans la situation du budget de la Culture actuel financer à lui seul les travaux.
Le casus belli qui point à l'horizon médiatique et il n'est pas sûr que les institutions d'État que vous citez ne soient pas à surveiller de très près, est celui "reconstruction" contre "restauration".
Je n'aurais, pour ma part, pas fait une confiance aveugle à feu le cardinal Lustiger s'il avait eu un pouvoir de décision pour refaire Notre-Dame : j'aurais même été très inquiet !
Va-t-on nous faire une néo-Notre-Dame de Paris redessinée XXIe siècle quant à "l'esthétique" ?
ps. l'Église qui est Paris est "affectataire" : elle a à sa charge l'entretien courant. Elle a aussi son mot, c'est négocié avec les M.H., sur l'aménagement intérieur puisque le lieu est vivant. J'avais épluché pour ma thèse une partie des grosses archives de la Ville de Paris qui est en charge du mobilier religieux des églises qui lui appartiennent, pas la cathédrale : c'était complexe.

( 865659 )
je n'ai lu que la version éditée de votre thèse... par JVJ (2019-04-16 14:50:49)
[en réponse à 865650]
et qui est sur mes rayons.
Les discussions des aménagements laissent peu de traces, sauf quand l'évêque se plaint à l'Etat de sa lenteur et de ses refus ! Ce sont hélas des pièces confidentielles.
Il y a aussi les commissions diocésaines d'art sacré qui, en règle générale, font un mal immense, dans les cathédrales comme dans les petites églises. Il est très facile d'y placer des gens insignifiants ou ceux qui, après quelques stages à l'institut d'art sacré de la Catho de Paris, se prennent pour des liturgistes (ou des dames licenciées en théologie de Strasbourg...).
Le reportage de l'artiste du cardinal est intéressant à titre historique, mais, comme je l'ai souvent dit, fait frémir. Pourquoi toujours choisir un artiste qui ne soit pas croyant ? Il faudrait chercher ce documentaire de KTO.
Dans la relève, il y a Fleur Nabert, outre le vieux (et très apprécié) Goudji que le nouvel évêque de Chartres vient encore de faire travailler.
Pour dire vite, le cardinal a donné à l'Eglise de France, sans l'avoir vu de son vivant, une génération de valeureux évêques solides : Blois, Bourges, Reims, Nanterre, Chartres... Il y eut Dijon auparavant, déjà Blois, Tours,... Ce fut moins réussi à Poitiers...
Le cardinal n'était ni liturgiste ni liturge, mais il a construit du solide et a redressé la barre, créé KTO, soustrait ses séminaristes à des formations surlouches. On ne peut pas tout lui demander. Il en imposait aussi et je le voyais mal faire l'accolade avec Mitterrand et Delanoé...
Les MH et l'Etat freinent des quatre fers pour les changements des choeurs ou les idées loufoques comme les clercs français savent faire, à coup de propagande et de Vatican II cinquante ans après les faits...
Un archevêque de Tours se désavoue même en envoyant son gros caillou (consacré !) pour un nouvel autel ! Je ne peux pas vous donner les lieux exacts, pour garder certaine discrétion, des cathédrales où récemment encore un très solide évêque voulait virer les stalles du choeur ou un archevêque voulait à tout prix mettre son "trône" face à la nef, et non perpendiculairement à elle, face à l'autel. Dans une cathédrale que je connais bien, cela fait trente ans que les évêques (pas l'actuel) et certaine clique veulent enlever le maître-autel offert par Napoléon au nom de la perspective. Dans la presse et dans deux écrits scientifiques, j'ai dit, en me créant bien des ennuis, que cela relevait de la bêtise et de la haine du tabernacle. Le lendemain de mon article, le journaliste s'est empressé de parler de moi en disant "X, que d'aucuns qualifient de traditionaliste". Il aurait écrit "nazi", cela aurait eu le même effet.
Globalement, croyez-moi, l'Etat freine les choses loufoques et met le clergé devant ses finances (les catholiques du progrès sont malgré tout proches de leurs sous...) : vous voulez changez le choeur, ok, mais vous financez les 300 000 euros que cela suppose, car au nom de la Séparation, pas un sou pour le culte. Et cela a le mérite de refroidir l'évêque qui pensait laisser une trace.
Que des aménagements soient laids au possible, c'est indéniable. Le choeur d'Orléans laisse penser qu'on est un Vendredi Saint permanent, avec une branche et trois cailloux au pied du maître-autel totalement abandonné.
La propreté n'est pas le fort des églises françaises.
J'étais la semaine dernière à un office des Bénédictins de Flavigny, on se mirait dans le sol et cela sentait bon l'encens, chemin de croix en allemand gothique... J'ai eu aussi une prière fervente pour les séminaristes de la FSSPX, et les Dominicains qui les y ont précédés. Mais l'église était fermée d'une grille, autre mérite des églises modernes. On n'y rentre pas !

( 865670 )
"Les MH et l'Etat freinent des quatre fers pour les changements" par Luc Perrin (2019-04-16 15:53:28)
[en réponse à 865659]
ceci est exact JVJ.
J'en donne des éléments dans ma thèse et je l'avais vérifié à St-Séverin en particulier ou à St-Germain des Prés. A partir des archives de la Ville puisqu'elle intervient en ce domaine pour le mobilier au sens large.
Là nous sommes d'accord.
Du moins était-ce vrai pendant longtemps.
On a quand même défiguré la gare allemande de Strasbourg, un chef d'oeuvre wilhelminien, par un boudin collé sur la façade classée M.H.
Mais il y avait de la galerie commerciale au départ dans l'air, en sous-sol et qui a toujours raté, si bien qu'on était prêt à ignorer les principes élémentaires...
Restons donc vigilants pour Notre-Dame.

( 865673 )
je parle des choeurs de cathédrale par JVJ (2019-04-16 16:12:15)
[en réponse à 865670]
pas des gares de Metz ou de Strasbourg...
Le sujet est "la cathédrale de Paris".
Et cela dépend aussi de la fermeté du DRAC, du CRMH... Celui du Grand Est vient d'être promu DRAC adjoint, c'est dommage pour les lieux qui me sont chers. Au moins avec cet homme, qui n'est pas croyant, on pouvait dénoncer l'enfumage de certains clercs. Songez à la tête du DRAC ou du CRMH qui, en réunion ou in situ, s'entend dire par le curé, le vicaire général ou l'évêque himself que Vatican-II-a-dit (en mentant avec arrogance ce faisant !). Si l'évêque, maître de la liturgie dans son diocèse et singulièrement dans sa cathédrale, assène telle chose, comment un vulgaire directeur des affaires culturelles saurait lui rétorquer qu'on se moque totalement de la place autour du nouvel autel que l'évêque veut faire payer à l'Etat (illégal) nécessite la destruction des gradins du XIXe s. et de reculer les stalles, de détruire tout trône pour une question d'humilité ! Dans la cathédrale de mon diocèse natal, on a servi à l'Etat que le maître-autel devait être mis au chevet pour la perspective et parce que, pour les ordinations et les saintes huiles, on manquait de place ! Mal m'en a pris de dire dans la presse qu'à raison d'une ordination tous les trois ans et d'un prêtre à la fois, la place existait. Et que les saintes huiles se faisaient en tournant dans les églises du diocèse ! Sans l'Etat, un Mgr Aillet respecterait sa cathédrale, quand un Mgr Pontier ou Mgr Riobé ferait place net.
On trouvera toujours des exemples douteux ou atroces avalisés par l'Etat, évidemment.
Pour les catholiques, j'ai mon bêtisier qui doit un jour compléter le volume sur L'histoire du vandalisme (coll. Bouquins) dans sa partie "vandalisme clérical".
Le curé de mon enfance, membre de l'Opus sacerdotale, très proche de Fontgombault et saint prêtre au bréviaire en latin, persécuté à Langres par la clique, fut cependant celui qui basarda dans les années 70 la chaire et les autels latéraux de sa principale église. Il faillit installer dans l'abbaye d'Auberive Fontgombault puis les chanoines de l'opus Mariae, si le presbyterium et la clique n'avaient pas voté contre.
Je connais un conservateur des MH qui a envoyé en justice un curé qui a scié illégalement une table de communion classée. L'évêque s'en tamponnait (je ne vois pas d'autres termes). Le curé enfuma le maire en disant que le cercueil avait besoin de place pour pivoter (tiens, les cercueils ont augmenté subitement en taille ?). Il y eut des réunions de conciliation en sous-préfecture... Des pressions sur le DRAC, afin qu'il calme le conservateur qui faisait observer la loi. Ce dernier eut le malheur de rappeler que de surcroît ces tables pouvaient avoir encore leur "utilité" liturgique (sans parler des choeurs sans table qui rétablissent des pancartes et des filets pour interdire le passage...). Du coup, le conservateur fut classé parmi les lepénisto-lefebvristes ! La commission diocésaine d'art sacré soutenait l'acte illégal et iconoclaste.
La table fut ré-installée en partie...
Je suis de près les aménagements des cathédrales. J'ai le justificatif, très mal rédigé, de Mgr Raffin quand il voulut sévir à Metz. C'est affolant.
Hélas, les CRMH et les commissions parisiennes chargées de voter les projets ne sont pas non plus composées que de personnes versées dans le respect que "nous" espérons du clergé. Globalement, les fous sont du côté catholique et des CDAS, pas de l'Etat.
L'Etat prend même partie de ces commissions pour de doux amateurs, incapables de distinguer entre un bénitier du XVe siècle et une bassine à faire la confiture.
Les conservateurs du patrimoine sont vraiment conservateurs, lequel qualificatif n'est pas du tout bien porté dans l'Eglise...

( 865677 )
c'est un jeu ? par Luc Perrin (2019-04-16 16:31:28)
[en réponse à 865673]
J'ai l'impression que vous êtes dans une posture comique - le personnage de l'auguste - et pas dans une discussion sérieuse.
gare, immeuble, statue, façade, église ou cathédrale ..., la protection des M.H. est légalement la même.
Il se trouve que parfois, c'était mon point, l'État piétine sans vergogne sa propre loi quand des intérêts financiers le plus souvent se mettent en travers.
Si on a contourné la loi d'une manière aussi grossière - la verrière théoriquement transparente était supposée laisser voir la façade (sauf que le soleil et la poussière rendent cela presqu'impossible) - que pour la gare de Strasbourg classée M.H. comme Notre-Dame, vous n'avez pas une garantie aussi absolue que vous semblez le croire pour tout monument classé.
Une fois encore, s'en remettre à l'État seul sans vigilance de la part du public serait grande naïveté.

( 865660 )
La fondation est le bras armé de l'Etat par PEB (2019-04-16 14:50:51)
[en réponse à 865650]
La fondation prolonge l'action de l’État et sert de canal légal à la collecte de fonds sur les sujets patrimoniaux. Elle n'est pas opposé à l’État mais est délégataire
de jure d'une mission de service public.
Son autorité est consacrée par les articles
L143-1 à L143-15 du code du Patrimoine.
Quant à la restauration proprement dite, il y aura des débats entre les Bâtiments de France et les ingénieurs sur tous les sujets possibles puisque tout devra être plus ou moins refait à neuf.

( 865645 )
après le feu, une nouvelle menace : les modernes par Luc Perrin (2019-04-16 13:24:33)
[en réponse à 865598]
parlent d'une "reconstruction" et non d'une restauration !
Le Vice-président des Monuments "historiques" lance cette bouteille à la mer. D'autres disent que l'occasion serait bonne pour faire de l'art moderne XXIe au milieu de la cathédrale ...
Surtout certains remettent à jour leur haine de l'admirable génie Viollet-le-Duc qui a beaucoup modelé Notre-Dame, à commencer par la flèche qu'il a conçue avec quelle maestria et quel sens esthétique.
Les cendres fument encore que les Modernes destructeurs se mettent à aiguiser leurs sécateurs ...
D'ici qu'ils mettent une pyramide à la place de la flèche ou du Castelbajac pour le toit ... une tour en béton pourquoi pas ... ce que Le Corbusier qui prévoyait dans les années 1930 de raser tout Paris pour mettre des tours immenses n'avait pas osé faire : il ne touchait pas à une pierre de Notre-Dame.
ps. quelques autres dément-es disent qu'il faudrait tout laisser en ruine !

( 865648 )
Mélange monstrueux de la Tradition et de la folie d'Evry par Aétilius (2019-04-16 13:32:17)
[en réponse à 865645]
J'y ai pensé, espérant que personne n'aurait cette idée, mais si, et c'est logique : les cinglés veulent aller jusqu'au bout de leur dessein de changement, et cet incendie peut leur laisser le champ libre, avec la bénédiction de l'archevêché, voire sous son impulsion.
Dans ce cas, autant laisser les ruines en l'état, symbole de l'apostasie générale du pays, et, le pire, des derniers pratiquants se disant catholiques, souvent relativistes et hétérodoxes, et "cloaques-d'impureté-philes", dans la lignée d'Amoris laetitia"...

( 865654 )
Toujours les mêmes abrutis par Adso (2019-04-16 14:21:13)
[en réponse à 865645]
qui en passant par la basilique Saint Sernin de Toulouse ont "déconstruit" ce que Viollet-le-Duc avait fait, mettant par là même la structure en péril...

( 865664 )
Moderne dans la reconstruction mais traditionnel dans la restitution? par PEB (2019-04-16 15:03:03)
[en réponse à 865645]
La reconstruction peut se borner aux questions architectoniques. A la place de la forêt, on pourrait imaginer un agencement de béton armé pré-usiné. Ce qui peut être moderne, c'est de refaire semblable mais avec d'autres techniques industrielles dans un soucis d'efficacité et d'efficience. Les commandes des orgues feront sans doute l'objet d'améliorations substantielles &c.
Il n'y a rien de contradictoire avec la restitution d'un ensemble artistique de même qualité que ce que l'on contemplait encore hier à 18 h.

( 865669 )
bien sûr PEB mais ce n'est pas ce que j'entendais par Luc Perrin (2019-04-16 15:45:36)
[en réponse à 865664]
sur France Culture et France Info notamment.
Certains posaient la question du style à adopter pour une "reconstruction" et pas la "restauration" au plus près de ce qui était ce 15 avril 2019.
En particulier, l'idée de supprimer tout l'apport de Viollet-le-Duc et particulièrement de ne PAS refaire la flèche ... Un architecte contemporain soutenait l'idée d'une innovation - reconstruction - tout en étant à titre personnel favorable à Viollet-le-Duc mais il disait il va y avoir un gros débat parmi les spécialistes et au-delà.
Il est possible que la charpente en bois ne puisse être refaite.
Modifier l'état actuel au plan visuel, c'est autre chose qu'un débat sur telle technique sans impact sur l'aspect connu de la cathédrale.
Le béton mis à Reims n'a pas affecté l'allure de la cathédrale, on n'a pas fait une Reims 1938 se substituant à la précédente.
Avec certains charlots pas drôles dans le monde de l'architecture et de l'art et certains fantaisistes dans l'Église, il faudra être vigilant.

( 865679 )
Gardons raison ! par Turlure (2019-04-16 16:53:31)
[en réponse à 865669]
Il est absolument hors de propos de prétendre supprimer tout l'apport de Viollet-le-Duc puisque cet apport subsiste largement. Seule la flèche s'est effondrée. Que je sache, on ne prévoit pas de démolir le trumeau du portail central, de raser la galerie des rois, de remplacer les petites roses de la première travée de la nef...
Et si la toiture était à nouveau élevée sans la flèche ? Ce ne serait pas une catastrophe à mon avis.
La flèche apportait indéniablement un équilibre visuel à l'édifice que nous connaissions. Mais certains de ses éléments n'étaient pas des plus heureux. Je pense aux statues de bronze.
"En même temps", le fait que ces statues aient été préservées par une coïncidence presque miraculeuse (puisqu'elles ont été descendues quelques jours avant l'incendie pour être restaurées), elles "méritent" en quelque sorte de revenir à leur place.

( 865668 )
Prof. Andrew Tallon et la cathédrale de Paris par JVJ (2019-04-16 15:35:49)
[en réponse à 865645]
Ce grand homme, professeur d'histoire de l'art, était à la pointe de l'approche numérique des cathédrales françaises. Cet Américain par son travail et sa vie de famille les aimait comme personne.
Voir ce site et cherchez des videos sur youtube à son nom.
Andrew Tallon
Nous sommes nombreux à avoir admiré cet amour pour la France et son architecture religieuse. J'ai eu la chance de le voir deux fois, justement autour des cathédrales de Paris et de Bourges. Pour un autre colloque sur la cathédrale de Sens, il était subitement trop faible pour traverser l'océan, mais il avait envoyé une video de sa communication.
M. Tallon est mort après un cancer impitoyable en novembre, papa de quatre garçons et mari.
Il était un fervent catholique, très respectueux de la Tradition.
Je confie à votre édification cette émission poignante de M. Tallon qui parle de sa Foi, ultime secours des grands malade, et de la Sainte Vierge à Lourdes. J'admire la manière dont ce couple parle de sa Foi et en a vécu.
Le voir avec ses garçons serre particulièrement le coeur. Ecoutez leur prénom. Une prière pour le repos de son âme svp.
J'admire aussi qu'un universitaire ose parler de sa Foi catholique, qui est devenue une maladie honteuse dans mon pays.
video de Lourdes

( 865675 )
"Notre-Dame, c'est l'incendie de trop" par Diafoirus (2019-04-16 16:23:47)
[en réponse à 865668]
"Notre-Dame, c'est l'incendie de trop" : pourquoi les historiens de l'art et spécialistes du patrimoine sont en colère
Les architectes et les historiens de l'art dénoncent un manque cruel d'entretien dans les bâtiments du patrimoine français.
Après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril,qui a presque entièrement détruit la toiture de l'édifice, les architectes et les historiens de l'art font part de leur colère froide face au manque d'entretien de ces bâtiments.
Didier Rykner, le rédacteur en chef du magazine la Tribune de l'art, et Alexandre Gady, historien de l'art, étaient les invités de franceinfo, mardi.
Parce que les normes de sécurité sont insuffisantes
"On aurait pu éviter ça" s'indigne Didier Rykner, le rédacteur en chef du magazine la Tribune de l'art, mardi sur franceinfo.
Selon lui, les normes de sécurité sur les chantiers de rénovation des monuments historiques sont notoirement insuffisantes. "C'est l'incendie de trop ! (...) Il y a déjà eu une série d'incendies de ce type. Les prescriptions pour les travaux sur monuments historiques étaient insuffisantes. J'avais demandé une loi et on n'a rien fait. Si la piste se précise, il va falloir que les responsables soient désignés. Un architecte du patrimoine m'a dit qu'on aurait pu éviter ça avec certaines mesures" explique le journaliste.
La flèche de Notre-Dame était en cours de rénovation. Sur ce type de chantier de rénovation, il existe des "points chauds", explique Didier Rykner.
"On fait du soudage, on fait des travaux et c'est une fois que les ouvriers sont partis que le feu peut prendre. Il y a des moyens de détection immédiate qui permettent d'agir très vite. Manifestement, le feu s'est propagé très vite et d'une manière anormale. Il y a un problème. J'ai étudié cela et la plupart des spécialistes disent que ce qu'il s'est passé n'est pas normal".
"Le ministère de la Culture a fait de très gros investissements sur la sécurité incendie il y a quelques années", complète André Finot, le porte-parole de Notre-Dame. Des détecteurs avaient été installés "un peu partout", en même temps qu'un PC de sécurité incendie "avec du personnel 24h/24 pour éviter tout départ de feu." Cela a permis d'évacuer le bâtiment en "deux, trois minutes" mais pas de maîtriser l'incendie.
"On ne va pas reconstruire Notre-Dame, on va la réparer. Mais on l'a perdue", déplore Alexandre Gady, historien de l'art, qui fait part "
d'une forme de colère froide. On se dit qu'un tel édifice, dans une ville comme Paris, dans un pays qui est la sixième puissance mondiale, ça a un côté profondément dérisoire d'assister impuissant à ce qu'il s'est passé."
Parce que les monuments sont délaissés
"Nous disons depuis des années que le budget des monuments historiques est trop faible, qu'on en fait une variable d'ajustement mais à un moment, ça devient des problèmes de sécurité graves", pointe Alexandre Gady.
Didier Rykner alerte lui aussi sur l'état des autres églises parisiennes. "J'ai visité il y a quelques temps l'église de la Madeleine. J'ai pris des photos de prises électriques dans tous les sens... ce n'est absolument pas aux normes. Demain la Madeleine peut flamber. Il faudrait que madame Hidalgo se rende compte que les églises de Paris sont dans un état désastreux." Didier Rykner demande un plan d'action de grande ampleur pour sauver les monuments de la capitale.
Pour Didier Rykner,
"on va dépenser des milliards d'euros pour les Jeux Olympiques en 2024 qui vont nous ruiner et avant cet incendie, on n’avait pas l’argent pour entretenir la cathédrale ? Je ne cache pas une certaine colère, qui est aussi celle de beaucoup d'historiens d'art et beaucoup de conservateurs."
Parce que la politique du patrimoine est inadaptée
"On s'aperçoit tout à coup que le patrimoine, c'est formidable, et on va mettre beaucoup d'argent... Mais il aurait peut-être fallu s'en apercevoir avant !" déplore Didier Rykner.
Même son de cloche pour Alexandre Gady, qui fait part de son "immense tristesse". "L'état du patrimoine n'est pas du tout à la hauteur du niveau d'un grand pays. On a rogné sur les budgets, cherché des pis-aller, jusqu'au dernier, le loto du patrimoine. Tout ça est bien sympathique mais le patrimoine, c'est une charge régalienne, c'est l'image de la France, c'est notre histoire ! A force de faire des petits bouts de trucs à droite et à gauche, on finit par le mettre en danger."
Tous les travaux qu'on ne fait pas, qu'on repousse... On attend, on fait autre chose, on fait du festif, on s'amuse, et puis un jour la facture arrive. Pour Notre-Dame, ça va coûter des dizaines de millions d'euros pour un accident qui aurait pu être évité tout simplement avec un tout petit peu plus de protocole de sécurité.
Alexandre Gadyà franceinfo
"Je ne cache pas une certaine colère (...) L'État doit prendre sa responsabilité" poursuit Didier Rykner. Selon lui, en annonçant le lancement d'une "collecte nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame, Emmanuel Macron n'a pas eu la bonne réaction.
"La bonne réaction aurait été de dire que l’État reconstruira. C’est l'État qui est propriétaire de la cathédrale de Paris. Il faut effectivement lancer des souscriptions, mais que l'État prenne enfin en charge le patrimoine dans ce pays.".
https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/notre-dame-c-et-l-incendie-de-trop-pourquoi-les-historiens-de-l-art-et-specialistes-du-patrimoine-sont-en-colere_3400595.html
ici

( 865678 )
M. Ryckner et M. Gady sont les premières pointures par JVJ (2019-04-16 16:51:44)
[en réponse à 865675]
à prendre la parole.
Tous ceux qui ont glosé avant n'y connaissaient rien.
Je ferais une exception pour Charlotte d'Ornellas qui parle d'or et juste, encore ce matin sur cnews.
On se demande s'il existe un ministre de la Culture, servilement derrière un secrétaire d'Etat.
D. Ryckner avait écrit depuis plusieurs années, ce que tout conservateur des MH sait, que les incendies venaient d'abord au cours d'un chantier de restauration.
Il entretient un excellent site appelé la tribune de l'art, ainsi qu'une lettre hebdomadaire du même nom sur abonnement.
Les départs de feu dans les cathédrales sont nombreux dans une année, pas forcément de nature malveillante. On verra ce que dira l'enquête. Bon courage à ceux qui en sont chargés...
Après, on ne pourra jamais répondre de tous les employés des entreprises, des vacataires, des apprentis de tous les poils, de l'erreur humaine imparable. Peut-on interdire l'entrée de barbus ou d'un anarchiste (de gauche) dans un tel chantier ou à un concert, au risque d'apprendre d'un expert humaniste qu'il était fou au moment d'un éventuel forfait ? Quand je serai au pouvoir, on le pourra, mais d'ici là...
Les échafaudages des cathédrales ont depuis quelque temps tous des alarmes, mais Sylvain Tesson, que j'apprécie beaucoup, s'est souvent vanté de gravir illégalement Notre-Dame, comme d'autres. Tesson est bien intentionné, mais cela risque aussi de donner des idées à d'autres. Des dizaines de personnes ont les clés des cathédrales sans le moindre droit. N'importe qui peut s'y faire enfermer comme il veut, à commencer par les cathédrales qui ont de vastes cryptes. Au XVe siècle, il y avait des gardiens qui dormaient la nuit dans ces églises pour surveiller. On ne rend pas public tous les impairs... A Chambord, n'importe qui peut balancer quelque chose dans une charpente, à moins de fermer la terrasse... Imaginez ce qui se passerait au Mont-St-Michel, l'accès des pompiers est des plus réduits par le sol...
Il y a des détecteurs thermiques à la fin des chantiers, mais c'est rare encore. J'ai écrit que le protocole obligeait de quitter le chantier une heure au moins après le dernier usage du feu ou d'un bitume, mais le feu peut couver... Une fois que le feu part dans ces charpentes archi-sèches, c'est comme dans une forêt de Corse en plein été. Un feu de paille comme on le vit hier. En voyant le feu sur le flèche et aucun jet d'eau à proximité (évidemment), il ne fallait pas être grand clerc pour penser à la suite. Tous nos moyens n'y feront rien. Ajoutez à cela le vent et le tour est joué. On ne peut souder à froid du plomb sur un toit de cathédrale ou de château...
Notre-Dame va recevoir une belle ossature en métal, comme à Chartres.
Tous les mécènes qui se précipitent pensent rester dans l'Histoire et cela servira leur propre communication. Tant mieux. Ils pourront mettre un ex voto (ce qu'ils appellent une plaque publicitaire). La fondation du patrimoine ferait mieux de s'occuper des églises de Chartres justement, celles dont le maire ne s'occupe pas. J'ai aussi une liste d'une centaine d'églises abandonnées par les catholiques et les communes, si elle le souhaite. Qu'elle continue ce qu'elle sait bien faire, et laisse Notre-Dame à l'Etat hérité de nos rois (je m'interroge encore comment un universitaire payé par l'Etat et qui en appelle à la Justice de l'Etat pour juger prêtres et évêques, n'en veut subitement plus quand il s'agit du Patrimoine). Heureusement que les archives de France et des collectivités sont sous la tutelle scientifique de l'Etat. Regardez ce que sont les archives diocésaine, ici bien tenues, ici disparues, là dans un taudis ou pillées).
Le crédit lyonnais a lui aussi brûlé... les mêmes qui reprochent à Tapie de maquiller des faits.
Pour revenir à l'article susdit, il suffit d'étre député ou maire d'une grande ville pour obliger le DRAC, via le ministre, pour détourner à son profit des crédits phénoménaux pour un seul projet, alors que des dizaines de petits chantiers pouvaient être financés par cette somme. C'est légal et honteux. L'argent existe.
Je rappelle le milliard de l'Aide médicale d'Etat, pour commencer.
Mais à ce jeu, une certaine gauche va rappeler les accords avec l'enseignement sous contrat. Si j'étais anticlérical, je ne supporterais pas que l'Etat paie des enseignants des écoles catholiques.

( 865691 )
Jean-Michel Leniaud sur radio Notre-Dame : le mieux placé pour parler aujourd'hui et plus tard par JVJ (2019-04-16 18:44:23)
[en réponse à 865678]
Eminent universitaire, historien de l'architecture, le spécialiste des arts du XIXe siècle (et des cathédrales), président des amis de la cathédrale de Paris (adhérez !)
Pour ceux qui l'ignorent, cherchez sa bio-bibliographie.
Leniaud

( 865694 )
ces "pointures" confirment ce que j'avais écrit au passage par Luc Perrin (2019-04-16 18:55:26)
[en réponse à 865678]
et que vous contestiez JVJ ... avec "tonitruance" si j'ose ce néologisme .
Je cite ces Messieurs :
"Parce que les monuments sont délaissés
"Nous disons depuis des années que le budget des monuments historiques est trop faible, qu'on en fait une variable d'ajustement mais à un moment, ça devient des problèmes de sécurité graves", pointe Alexandre Gady.
Didier Rykner alerte lui aussi sur l'état des autres églises parisiennes. "J'ai visité il y a quelques temps l'église de la Madeleine. J'ai pris des photos de prises électriques dans tous les sens... ce n'est absolument pas aux normes. Demain la Madeleine peut flamber. Il faudrait que madame Hidalgo se rende compte que les églises de Paris sont dans un état désastreux." Didier Rykner demande un plan d'action de grande ampleur pour sauver les monuments de la capitale.
Pour Didier Rykner, "on va dépenser des milliards d'euros pour les Jeux Olympiques en 2024 qui vont nous ruiner et avant cet incendie, on n’avait pas l’argent pour entretenir la cathédrale ? Je ne cache pas une certaine colère, qui est aussi celle de beaucoup d'historiens d'art et beaucoup de conservateurs."
Parce que la politique du patrimoine est inadaptée
"On s'aperçoit tout à coup que le patrimoine, c'est formidable, et on va mettre beaucoup d'argent... Mais il aurait peut-être fallu s'en apercevoir avant !" déplore Didier Rykner."
Merci de nous avoir fait connaître les avis de ces Messieurs qui crucifient la politique de ... l'État et aussi des collectivités locales, ce que disait en 2017 le Sénateur que vous méprisiez tant.

( 865687 )
Pour la nouvelle charpente, les chênes devront avoir été plantés au plus tard au XIXe siècle par Regnum Galliae (2019-04-16 18:16:48)
[en réponse à 865598]
Il semblerait que nous disposions de suffisamment de chênes centenaires en France pour faire face au chantier. Lire
ici. Hors incendie, le bois a un rapport solidité/légèreté incomparable.
Ici des détails sur ce qui a été perdu hier. Certains chênes avaient probablement été plantés aux VIII ou IXè siècles !
