Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=865332
images/icones/tao.gif  ( 865332 )La coercition contre Benoît XVI et son entourage est demandée... par Chicoutimi (2019-04-13 07:52:38) 

par l'historien et théologien Massimo Faggioli qui écrit sur son compte Twitter:


''Si l’entourage de Benoît XVI n’est pas démantelé ou mis dans la condition de ne pas faire de mal après ce qui s’est passé dans les deux derniers jours, je ne sais pas quel genre d’incident il faudrait.'' (Source)



Ce message a été retweeté par le rédacteur en chef de la revue Études François Euvé.




Tout cela a été dénoncé par le Père Yves-Marie Couët de la communauté de l'Emmanuel qui a écrit:


''Le rédacteur en chef de la revue étude prône la coercition contre Benoît XVI et ses proches (ici la violence remplace l'argumentation). Comme quoi Benoît XVI a visé juste !'' (Source)


images/icones/fleche2.gif  ( 865333 )l'Eglise est vraiment occuppée par des racailles par jejomau (2019-04-13 08:18:58) 
[en réponse à 865332]

et le mot est faible. La revue "études" est celle des Jésuites. Pas de hasard.

MERCI au pape Benoît XVI d'être un phare, de montrer l'exemple aux membres de l'Eglise et de PROCLAMER LA VERITE !
images/icones/hum2.gif  ( 865335 )Et Isabelle de Gaulmyn craint un schisme par Chicoutimi (2019-04-13 09:26:14) 
[en réponse à 865332]

Sur son compte Twitter, Isabelle de Gaulmyn a écrit:


''L’intervention de Benoît XVI pose la question du statut du pape émérite. Si on veut que les papes démissionnent alors ils doivent ensuite observer un devoir de réserve. Sinon on va au schisme.'' (Source)



Et l'abbé Dominique Fabien Rimaz (le Suisse romain), en désaccord avec elle, lui a répondu:


''Un Pape ne démissionne pas il renonce. Puis François était d’accord. Donc c’est plutôt des idées comme celle-ci qui conduisent au schisme. On est dans une fosse à purin donc un Pape émérite et en fonction ne sont pas de trop.'' (Source)

images/icones/1i.gif  ( 865337 )Surtout que le pape émérite par Jean-Paul PARFU (2019-04-13 10:03:24) 
[en réponse à 865335]

n'a vraiment pas dit grand chose d'extraordinaire, en fait que des évidences !

Si dire qu'il fait jour, quand le Soleil s'est levé et luit, pose un problème et peut conduire au schisme, c'est vraiment qu'il y a quelque chose de pourri dans l'Eglise ou plutôt au royaume de François !
images/icones/neutre.gif  ( 865341 )c'est une évidence pour tout "chrétien" par Luc Perrin (2019-04-13 10:45:20) 
[en réponse à 865337]

je ne dis pas même "catholique". Mais le nombre des "chrétiens", qui se réfèrent au Christ et à la Bible et pour les chrétiens catholiques et orientaux (hors protestantisme donc) à la Tradition, diminuent très fortement dans les Églises et Communautés ecclésiales d'Occident et d'Amérique latine.

L'aveuglement volontaire de La Croix sans croix, un des innombrables organes du "schisme" entre la foi chrétienne authentique et un label "chrétien" frelaté tellement englué, vautré dans le libéralisme le plus délétère, n'est hélas plus à démontrer.

Quant à la revue Études et au théologien qui retwitte à la Trump les sottises du Dottore Faggioli qui, souvenons-nous, avait vilipendé Mgr Vigano - dont toutes les affirmations ont été amplement démontrées depuis -, c'est tellement affligeant que ça ne mérite pas d'autre commentaire.

I de Gaulmyn devrait se rappeler que le premier à avoir parlé qu'il pourrait causer un schisme, lui et pas Benoît XVI ou quiconque d'autre, c'est le pape François.

Les "sans religion" viennent de devenir le groupe de tête aux USA selon une enquête récente de 2019 : ils dépassent les catholiques d'un point (si on ne compte pas les protestants en un bloc qu'ils n'ont jamais été, ceux-ci en bloc restant majoritaires).
C'est véritablement une situation sans précédent depuis 1776 (et avant).

La corruption morale totale d'une majorité de l'épiscopat américain, l'absence d'enseignement véritable de la foi, sont parmi les causes de cet effondrement dans un pays si étroitement associé nominalement au moins à la culture chrétienne (sans être un modèle loin de là).
images/icones/hein.gif  ( 865353 )Le schisme n'est-il pas déjà consommé par ptk (2019-04-13 13:53:48) 
[en réponse à 865335]

entre la Sainte Eglise, Mater et Magistra, et l'église conciliaro- bergoglienne, serva mundi et babylonia nova?
images/icones/fleche2.gif  ( 865385 )Schisme entre opposants et partisans du recentrage, depuis 01/1989. par Scrutator Sapientiæ (2019-04-13 21:16:47) 
[en réponse à 865353]

Bonsoir ptk,

Sur le FC, je suis de ceux qui ont proposé, à plusieur reprises, depuis plusieurs années, de considérer que nous en sommes en présence d'un schisme qui ne dit pas son nom, d'un schisme entre les opposants et les partisans du recentrage (wojtylien puis ratzingérien), au moins depuis le mois de janvier 1989, c'est-à-dire depuis le mois au cours duquel a été publiée la célèbre Déclaration de Cologne.

Nous sommes en effet en présence de docteurs et de pasteurs catholiques

- qui ont très mal pris le positionnement qui a été celui de Jean-Paul II et du futur Benoît XVI, notamment pour la nouvelle évangélisation et contre la théologie de la libération, dans les années 1980,

et

- qui se sont mobilisés et organisés par avance, dès la fin des années 1980, contre l'accélération et l'amplification du recentrage dont nous avons bénéficié, de la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique (1992) à celle du Compendium du Catéchisme (2005), en passant par plusieurs lettres encycliques et par quelques exhortations apostoliques de Jean-Paul II, de Veritatis splendor (1993) à Pastores gregis (2003).

On rappellera ici la désastreuse tentative de légitimation de la théologie du pape François qui s'est traduite, en mars 2018, par la mobilisation de toute une équipe de onze théologiens, dont deux signataires de la déclaration de Cologne de janvier 1989, et par la falsification d'une lettre personnelle de Benoît XVI, alors que cette désastreuse tentative visait à faire croire que Benoît XVI reconnaissait ouvertement que la théologie du pape François se situe dans le prolongement de la sienne et non en contradiction avec elle.

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 865397 )oui mais cela remonte à Paul VI par Luc Perrin (2019-04-13 23:13:07) 
[en réponse à 865385]

le tournant du recentrage entre les deux herméneutiques précède de beaucoup 1989.

Cholvy+ soulignait le tournant de 1975 : je dirais 1974-1975.
Paul VI exile l'atroce Annibale Bugnini, c'est le moment où un recentré encore très modéré Benelli prend l'ascendant et où le Pape mise sur un Renouveau charismatique à domestiquer pour redresser la barre ; il y a eu des textes en éthique à la même époque, une relance de la dévotion mariale, le conflit avec l'Église des Pays-Bas partie en vrille ...
Le texte-clef étant Evangelii nuntiandi 1975 : je ne cesse de souligner le caractère central et traditionnel de cette exhortation apostolique. Jean Paul II a déclaré que E. N. était la charte de son pontificat.

L'élection de Wojtyla et déjà de Luciani s'inscrit dans ce tournant : Jean Paul II accentue ensuite par étapes. N'oubliez pas l'appel à Ratzinger dès 1981, le Synode extraordinaire de 1985 qui fit énormément jaser j'en ai été témoin dans mes interviews de clercs parisiens pour ma thèse.

Parmi les textes de Jean Paul II, ajoutons Redemptoris missio (1990) qui est un rappel de l'urgence missionnaire malgré le "dialogue" et Evangelium vitae (1995) aussi important que Veritatis splendor.

nb. la crise avec Mgr Lefebvre a été rendue plus aiguë à cause de ce recentrage : Benelli a utilisé Mgr Lefebvre pour se dédouaner vis-à-vis de l'aile "gauche" comme dirait l'abbé Barthe. Sans cela un compromis liturgique notamment aurait sans doute été trouvé.
images/icones/iphone.jpg  ( 865356 )Un jour il faut oser par Pericles (2019-04-13 14:15:23) 
[en réponse à 865335]

Il est impossible de rester dans la situation actuelle.les pensées et actions du pape François sont intolérables.il y a deux églises aux pensées opposées :celle de Benoît XVI et celle du Pape François
Un jour il faut avoir le courage de dire non et de mettre en cause le pape François ou de quitter son église le temps que celle ci se reprenne. Se baser sur le fait qu il était pas légitimé de se séparer va finir par obliger d accepter que l église officielle ne soit pas conforme à l enseignement du Christ et de suivre soi même un enseignement non conforme a ce qu ‘à voulu le Christ: c’etait le sens de l intervention de Mgr Viganò qui demandait la démission du pape François


images/icones/1n.gif  ( 865357 )Les problèmes de l'Eglise! par Miserere (2019-04-13 14:34:50) 
[en réponse à 865356]


Ne viennent pas du Pape François mais bien avant et notamment au début du Concile.


images/icones/4b.gif  ( 865362 )Tsss Miserere : il y a un "jugement particulier" aussi par Luc Perrin (2019-04-13 15:58:42) 
[en réponse à 865357]

Je vous vois adepte du "jugement collectif" à la chinoise maoïste ou de classe stalinien ou de "race" nazi.

Mais en christianisme, désolé de vous le rappeler, il y a un jugement individuel aussi : nous serons jugés sur nos actions, nos omissions, nos silences complices ; l'ensemble de ce que nous avons fait et de ce que nous n'avons pas fait là où la foi nous aurait conduit à agir.

Renvoyer la Seconde Pornocratie actuelle - effondrement moral, pastoral et confusion doctrinale tout à la fois - à 1962 est absurde, je me retiens d'employer un adjectif plus cru.

Répéter une fausseté ne la rend pas plus juste, sauf si vous comptez sur la lassitude ou la perte de mémoire des liseurs.
J'ai déjà démontré, textes à l'appui, que les orientations néo-catholiques du Pape ne sont PAS dans les documents de Vatican II a fortiori de 1962 puisqu'aucun texte n'a été voté cette année-là.

Si vous pouvez démontrer, avec des citations et des références précises svp mon cher Miserere les points suivant :

- quel texte de 1962 (ou "avant") admet la valeur de la cohabitation juvénile ?
- quel texte de 1962 (ou "avant") ouvre un discernement positif pour un divorce chrétien ?
- quel texte de 1962 ... consacre les couples homosexuels comme une des formes des familles chrétiennes ?
- quel texte de 1962 ... énonce que Dieu aurait VOULU la diversité des religions au même titre que la diversité de "races", des peuples, de langues ... ?
- quand en 1962 ou avant Jean XXIII a-t-il déclaré "Qui suis-je pour le/la juger ?" en suspendant tout jugement moral ?
- quel texte de 1962 ... admet la contraception ?
- qui donc était, selon vous, les cardinaux McCarrick - Cupich - Farrell - Maradiaga - Coccopalmerio, hommes liges de François comme équivalent parmi les hommes liges de Jean XXIII ?
Je ne vois pas d'équivalent dans la Curie de 1962 ou avant. (Spellman n'arrive à Rome qu'après et sans jouer un rôle dans la Curie ni directement auprès de Paul VI).

Bien entendu vous ne trouverez rien puisque RIEN de tel n'a jamais existé en 1962 "ou avant".

Tout ne commence pas en 2013, sur ce point je suis d'accord, Martel et d'autres en parlent, Martini a écrit et il est mort en 2012, Kasper était fort connu avant 2013 : certes.
Mais officiellement au moins tous les Papes de Jean XXIII à Benoît XVI ont combattu, par des mots (contredits parfois par des actes je l'admets) et Vatican II itou, les orientations actuelles. Si les mots ont un sens pour vous encore ? Cela fait quand même une énorme différence.

Rendez à Jean XXIII et à Vatican ou Pie XII ce qui leur revient et au pape François sa part, sa responsabilité dans la parole, dans l'acte, dans le refus de parler et d'agir.

ps. écoutez l'émission de France Culture, elle vous éclairera sur les responsabilités actuelles de la bouche-même des pro-bergogliens ou de ceux/celles qui lui reprochent de ne pas aller assez loin et vite dans la voie qui est la sienne. Elles et eux ne cherchent pas à minimiser ou ôter la responsabilité du Souverain Pontife régnant.


images/icones/fleche2.gif  ( 865390 )Alors que dire du jugement sur la période 1979-2004. par Scrutator Sapientiæ (2019-04-13 22:04:32) 
[en réponse à 865362]

Bonsoir Luc Perrin,

Si vous avez raison, ou plutôt : puisque vous avez raison, que dire du "jugement particulier" sur la période qui s'est déroulée entre 1979 et 2004, alors que, au cours de cette période, Jean-Paul II est allé beaucoup plus loin que le Concile et Paul VI, dans le domaine du dialogue interconfessionnel, et est allé infiniment plus loin que Vatican II et Paul VI, dans celui du dialogue interreligieux...

Par ailleurs, il semble bien que ce soit au cours de la même période que le même Jean-Paul II s'est assez peu intéressé à la question des abus sexuels, notamment contre les mineurs, en provenance de membres du clergé, ce qui ne veut pas dire que je remets en cause les mérites considérables qui ont été, par ailleurs, ceux de Jean-Paul II.

Dans le même ordre d'idées, ne pensez-vous que Jean-Paul II et Benoît XVI ont commis la très grave erreur de croire qu'il allait leur être possible de "composer", victorieusement, pendant, au total, un peu plus de trente années, avec des clercs qui sont avant tout des adversaires idéologiques, alors que ces deux papes on cru qu'ils avaient pouvoir provoquer l'assagissement de ces adversaires, en étant vraiment très conciliants, ou plutôt beaucoup trop conciliants ?

Merci beaucoup pour toute réponse et bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/nounours.gif  ( 865394 )le jugement particulier vaut pour tous et toutes par Luc Perrin (2019-04-13 22:51:39) 
[en réponse à 865390]

je l'ai écrit d'emblée.

J'ai récusé l'assimilation du néo-catholicisme que promeut le Pape régnant avec "Vatican II, 1962 et avant" comme le faisait Miserere.

Maintenant, je vais tenter de réfléchir à partir de votre questionnement qui n'a plus rien à voir avec ce qui précède ...

a) sur ce que vous dîtes au sujet de Jean Paul II en premier, vous confirmez ma critique de Miserere. Je vous cite "est allé beaucoup plus loin que le Concile et Paul VI" ... "... "est allé infiniment plus loin que Vatican II et Paul VI".
C'est exact pour le dialogue oecuménique et le dialogue interreligieux mais comme vous écrivez, c'est très au-delà de Vatican II donc on ne saurait blâmer le Concile et moins encore "1962 et avant". Cqfd merci Scrutator.

Un bémol toutefois : dans ces 2 domaines Jean Paul II a pratiqué allègrement l'alliance de l'eau et du feu. A côté de gestes "bergogliens", l'archevêque argentin les faisait dans son pays, il a toujours apporté des antidotes en mots : clarification doctrinale sur le "subsistit in", capitale déclaration Dominus Iesus sur le rapport aux autres religions que piétine celle récente d'Abou Dhabi.

J'ai sévèrement jugé dans moult posts ici cette pastorale de la contradiction entre les gestes et les mots : j'y fais allusion dans le post ci-dessus en outre.

François va très au-delà de Jean Paul II car le rappel de l'herméneutique orthodoxe manque.

b) la politique de nomination de Jean Paul II et de Benoît XVI - je n'ai eu de cesse de la critiquer aussi - a bien entendu conduit à la Seconde Pornocratie actuelle. C'est une évidence : qui a élu François si ce n'est le Sacré Collège de ces 2 pontifes ?
A cet égard, les affirmations de Martel sur Casaroli et Sodano expliqueraient à elles seules le pourrissement de l'intérieur puisqu'il fait des 2 secrétaires d'État du pape polonais des "paroissiens" très engagés.

c) sur le point central de l'actuel pontificat, le ralliement total à l'absence d'éthique libérale occidentale, vous aurez du mal à blâmer tant Paul VI que Jean Paul II et Benoît XVI car les 3 ont eu un magistère assez traditionnel, diamétralement opposé à celui qui a cours sous l'égide du programme Martini-Kasper (créés cardinaux et propulsés à de très hautes fonctions les deux par Jean Paul II).
Le cardinal Kasper dès 2014 avait annoncé urbi et orbi, vous retrouverez ses propos sur internet, que le magistère du XXe siècle en matière éthique était, selon lui appliquant un principe loisyste, périmé.

Vous souvenez de mon inquiétude en 2005 quand Benoît XVI fut élu : j'avais pratiquement prévu un triomphe des néo-modernistes en cas d'échec du pontificat ratzinguérien qu'on pouvait imaginer pas très long pour cause d'âge, pas assez long pour redresser la barre sérieusement.

A fortiori avec a) l'incroyable peur ratzinguérienne que je n'avais pas imaginée et sa ratiocination devant la décision (DEUX ans pour le 7/7/7 !) b) son "talent" pour choisir les pires collaborateurs possibles le plus souvent, lâcher les bons et désigner majoritairement des évêques opposés à son orientation c) sa calamiteuse résignation de 2013.
Que ne m'a-t-on pas montré du doigt ici pour ma critique récurrente du ratage que fut le pontificat précédent. Cassandre ...

images/icones/fleche2.gif  ( 865398 )Le positionnement "conciliaire et conservateur" survivra-t-il à cette crise ? par Scrutator Sapientiæ (2019-04-13 23:17:10) 
[en réponse à 865394]

Rebonsoir et merci, Luc Perrin.

Le positionnement "conciliaire et conservateur," c'est-à-dire conciliaire ad extra et conservateur ad intra (je sais que c'est plus compliqué que cela..) qui a été celui de Jean-Paul II et de Benoît XVI, dans le domaine de la religion, survivra-t-il à la crise actuelle, ou aura-t-il le même état de santé que dans les années 1980, 1990, 2000 ? Pour ma part, j'en doute fort.

J'ai la conviction que nous allons assister à une bipolarisation de plus en plus explicite, sinon explosive, au sein de l'Eglise, ne serait-ce que

- entre ceux qui considèrent que si l'Eglise en est là où elle en est, aujourd'hui, c'est parce qu'elle n'est pas encore allée assez loin, en direction du contournement et du dépassement de ses fondamentaux, en ce qu'ils ont de plus contrariant ou dissensuel ad extra, et en ce qu'ils ont de plus éclairant ou exigeant ad intra,

- et ceux qui considèrent que si l'Eglise en est là où elle en est, aujourd'hui, c'est parce qu'elle est allée beaucoup trop loin, en direction de l'accommodement ou de l'assouplissement de ses positions.

Ne risque-t-il pas d'arriver au catholicisme, à partir de l'année 2020, ce qui est arrivé au protestantisme, à partir de l'année 1980 (me semble-t-il), avec la montée en puissance de communautés dissidentes, évangéliques (que je n'idéalise pas), au préjudice d'un protestantisme libéral de moins en moins protestant et de plus en plus libéral ?

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 865402 )la polarisation s'accroît c'est certain par Luc Perrin (2019-04-14 00:46:41) 
[en réponse à 865398]

Je suis d'accord que le "centre" wojtylien-ratzinguérien est attaqué voire démantelé par l'offensive bergoglienne. On voit que des prélats wojtyliens sont passés au néo-catholicisme comme Schönborn et bien d'autres : là encore il a fallu une majorité de wojtyliens-ratzinguériens pour élire le cardinal Bergoglio.

La lettre de l'évêque émérite de Rome tout juste publiée est une tentative désespérée de sauver ce centre sans couper avec François.


Bien sûr quand j'ai évoqué l'évolution vers une Église anglicanisée, c'est à cela que je renvoyais.
Les Églises protestantes établies, historiques, sont en voie de disparition par injection massive de libéralisme. Elles ont d'ailleurs leurs mini courants fondamentalistes/orthodoxes souvent séparés dans des petites Églises à part, dans une position un peu comparable à la FSSPX.

En RFA, l'E.K.D. évangélique prévoyait la fermeture de 50% de ses lieux de culte vers 2030, il y a quinze ans.

Dans l'enquête 2019 aux USA, les Églises protestantes historiques complètement libérales, le modèle bergoglien, inclusives bla-bla-bla, comptent pour 11% des Américains ! Il y a moins de 2% de pratiquants dans l'anglicanisme en G-B.

J'ai toujours écrit que le Kaspéric est conçu pour couler : les statistiques le prouvent chaque fois. Le libéralisme est un poison mortel à effet lent mais inéluctable pour le christianisme dans son ensemble.
images/icones/vatican.gif  ( 865410 )Réponses par Aigle (2019-04-14 08:43:22) 
[en réponse à 865394]

Un ami diplomate et bon connaisseur de Rome, m'avait donné quelques clefs sur le pontificat de Jean Paul II.

la principale était la lecture "italienne" de la crise. En Italie on attachait finalement assez peu de crédit aux idées, surtout vues comme un vecteur d'ambition individuelle. Donc on nomme un réformateur qui une fois aux commandes , son ambition assouvie, verra que ma fois tout cela est bien compliqué et qu'en outre la vie d'un cardinal est assez douce - ce qui devrait calmer l'instinct révolutionnaire.

Tradition italienne aussi que de voir l'Eglise divisé en deux courants : les zélés et les mitigés, notamment au XIXè siècle. Pour éviter un schisme ou une division entre majorité et opposition, on nomme des prélats issus des deux courants.

Enfin, autre clef : américaine cette fois, la pression des présidents républicains pour faire des questions stratégiques une priorité. Pas de condamnation des armes atomiques ni du capitalisme. Lutte contre le communisme et l'URSS.

Dans ce contexte, la lutte contre l'avortement et la contraception ainsi que l'attachement au célibat des prêtres marque la défense de al tradition certes. Mais le silence sur l'homosexualité se place en contraste. Ce fut maladroit et mal interprété !
images/icones/fleche2.gif  ( 865388 )Ces problèmes découlent du reniement d'un système de défense immunitaire. par Scrutator Sapientiæ (2019-04-13 21:43:23) 
[en réponse à 865357]

Bonsoir Miserere,

A mon sens, nous sommes en présence d'un christianisme catholique contemporain qui se veut plus contemporain ad extra que catholique ad intra, et qui, à partir de 1945, a renié, dans les faits, globalement, et sans trop le dire ouvertement, trois éléments constitutifs de son système de défense immunitaire, face aux erreurs en matière religieuse et face aux erreurs en matière morale.

Ces trois éléments sont :

- l'aristotélico-thomisme, qui a été remplacé par un mode de raisonnement qui s'inspire de la philosophie d'inspiration ou d'origine allemande et de la théologie protestante libérale,

- l'ecclésiologie controversiste ad extra, qui a été remplacée par une ecclésiologie consensualiste ad extra, comme dans le cadre du dialogue interconfessionnel oecuméniste et dans celui du dialogue interreligieux unanimiste,

- le christocentrisme exclusiviste explicite, qui a été remplacé par un christocentrisme beaucoup plus accueillant, bienveillant, indulgent, lénifiant, voire par un christocentrisme implicite, sinon subliminal.

Nous sommes en présence de clercs qui ont longtemps cru que ce triple reniement aurait toujours plus d'avantages que d'inconvénients, et finirait bien par donner de plus en plus de fruits, or le doute n'est plus possible sur le fait que ce triple reniement pose plus de problèmes qu'il n'apporte de solutions propices au maintien en vie d'une Eglise catholique pleinement confessante, mais aussi pleinement féconde, en ce qui concerne les vocations religieuses et les vocations sacerdotales.

Le pape François est le titulaire du poste au moment où certaines choses explosent au visage de celui qui est titulaire sur le poste, précisément quand elles explosent, mais cela fait des décennies que certaines choses ne tournent pas rond, ou ne tournent plus rond, avant tout en ce qui concerne la foi des clercs, la philosophie, la théologie des clercs, et non avant tout pour ce qui a trait aux moeurs, à la vie affective ou à la vie sexuelle des clercs.

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/livre.gif  ( 865359 )Quelqu'un a déjà osé par Philippilus (2019-04-13 15:01:23) 
[en réponse à 865356]

C'était Mgr Lefebvre, en 1974.

Relisez donc

ici son admirable déclaration.

Et notez bien qu'il ne s'agit par de Benoît, François, Jean-Paul ou Pie, qu'il ne s'agit pas des vues personnelles de tel ou tel, si éminent soit-il, mais de Rome et de NSJC.

Les sanctions qui sont tombées depuis 1974 expliquent sans doute le peu d'empressement depuis à suivre le même chemin.

Philippilus.
images/icones/neutre.gif  ( 865403 )Vous ne pouvez pas par Rothomagus (2019-04-14 01:32:12) 
[en réponse à 865356]

"quitter son église" si vous êtes catholique, car l'Eglise du pape est la même que la vôtre.
Et d'abord bon courage pour trouver la porte.
En revanche on quitte l'Eglise notamment en la reniant, en reniant son baptême.
images/icones/iphone.jpg  ( 865463 )Chère madame Gaulmyn : par Adso (2019-04-15 17:22:00) 
[en réponse à 865335]

Encore un effort, et vous découvrirez qu’il y a un Pape Méritant, et un pape déméritant !
images/icones/mitre4.png  ( 865339 )Le Cardinal Sarah salue le courage de Benoît XVI par Chicoutimi (2019-04-13 10:12:13) 
[en réponse à 865332]

Sur son compte Twitter, le Cardinal Sarah a dit:


''Nous devons remercier le Pape émérite Benoît XVI d’avoir eu le grand courage de prendre la parole. Sa dernière analyse de la crise de l’Église me semble d’une importance capitale. L’effacement de Dieu en Occident est terrible. La force du mal nait du refus de l’amour de Dieu. +RS'' (Source)

images/icones/fleche2.gif  ( 865346 )pour rappel à cette "clique homosexuelle" par jejomau (2019-04-13 11:06:32) 
[en réponse à 865332]

Un tribunal Français laïc confirme que les faits de pédocriminalité reprochés au Père Peyrard en France sont liés à l'homosexualité du prévenu : LIEN

OR

Ce qui a été affirmé dans ce tribunal Français avec le soutien de l'expertise psychiatrique CONFIRME en tout point ce qui st écrit noir sur blanc dans le rapport du Grand Jury de Pennsylvanie qui s'est attaqué aux centaines de cas d'abus sexuels en Amérique. Là encore, on a bien un Tribunal Laïc !

Enfin, si Mgr Carrick a été jugé , c'est parce qu'il avait commis un acte de pédophilie… alors qu'il s'est comporté comme un homosexuel envers les séminaristes la plus grande partie de sa vie

Les rapports, les jugements rendus, les faits.. confirment tout ce que dit le pape Benoît XVI qui n'est que LA Vérité !
images/icones/rose.gif  ( 865404 )Tout cela va faire pschitt par Rothomagus (2019-04-14 02:06:22) 
[en réponse à 865332]

avec les années. Les théologiens à la gomme tomberont dans l'oubli.

La vie des Borgia était ignorée des catholiques lointains qu'étaient nos pères. Ça ne changeait rien à leur quotidien ni à celui des prêtres en leurs diocèses.
Nous avons aujourd'hui des informations dont on se passerait bien, mais qui ne doivent pas nous occuper l'esprit outre mesure. Tant que le Pape-institution existe tout va bien. Je me fiche bien de la couleur des chaussettes du Pape-homme. Il peut aussi penser ce qu'il veut, ce qui compte est ce qui restera d'engageant pour l'Eglise. Le reste c'est du flan. Verba volent, scripta manent !

Concernant la lettre de Benoît XVI, elle est adressée à un public allemand, au regard de ce qu'il écrit. Il est certain que l'évolution de la société a accéléré les tentations (déjà existantes) à compter des années 60.
Pour autant si tous les prêtres étaient des saints ça se saurait ! L'intensité de leur charge étant considérable, la décompression peut faire sortir des clous un certain nombre d'entre eux. Certains s'attachent à la bouteille, d'autres se rapprochent de femmes ou d'hommes, ce sont des tempéraments différents de ceux qui se ruent dans la pratique sportive ou dans la lecture c'est certain.
Hormis le péché, il y a 3 problèmes à régler :
- la pédophilie qu'il faudra bien réussir à éradiquer
- la question du consentement dans les relations et les fausses accusations
- la question du scandale

Sur ce dernier point et quoiqu'on en dise, la nature du péché change en fonction de sa notoriété. Un prêtre qui a des relations homosexuelles, c'est un sujet qui le regarde, ainsi que son évêque s'il est au courant. En revanche, que de telles relations soient connues opère un glissement en gravité dans le péché car il provoque le scandale.
J'aurai tendance à penser que les évêques font bien de garder certains problèmes enfouis tout en les réglant en off. Le truc c'est que si ça finit par sortir quand même, le scandale est alors double. C'est si compliqué !!

Après je ne sais pas d'où sortent tous ces dossiers bizarres ces derniers temps, personnellement je ne connais que de bons prêtres.
images/icones/1i.gif  ( 865415 )pschitt ? les âmes et les vocations oui par Luc Perrin (2019-04-14 12:42:35) 
[en réponse à 865404]

font "pschitt".

L'autruche est votre animal totem, je suppose.

"avec les années" : on en reparlera dans 50 ou 100 ans.
Enfin avec d'autres car je serai mort.

Entre temps, les millions d'âmes gagnées par Satan ne vous préoccupent pas visiblement.

Essayez d'ouvrir une fois dans votre vie un livre d'histoire de l'Église : cela évite d'écrire quelques très grosses bêtises, vraiment très grosses comme celle-ci
"La vie des Borgia était ignorée des catholiques lointains qu'étaient nos pères. Ça ne changeait rien à leur quotidien ni à celui des prêtres en leurs diocèses." (Rothomagus)

Avoir Pierre, Paul ou Judas comme pasteur a des conséquences sur le quotidien des baptisés. Mais pourquoi donc pensez-vous qu'il y a des mouvements de "réforme" régulièrement dans l'Église depuis son origine si ce n'est parce que la corruption des clercs (et des laïcs) pourrit "le quotidien" des fidèles aussi ?
Pourquoi donc pensez-vous que la chrétienté occidentale s'est coupée en deux au début du XVIe si ce n'est parce que le besoin de réforme, authentique au départ, n'a pas nourri le succès de la fausse réforme qu'était la Réformation de Luther et des autres ?
Pour mémoire, l'Europe chrétienne a été en guerre pratiquement en continu entre 1530 et 1648 ! Si vous pensez que le quotidien de vos ancêtres n'a pas été affecté par ces événements ...
Pourquoi croyez-vous que les papes ont réuni le concile de Trente ?
Pour discuter autour de la qualité respective des cuisines locales ?

Sur votre dernière interrogation, aussi irréelle que le reste de votre post, la réponse est simple.
Les scandales sortent parce que les victimes parlent et que quelques journalistes font leur travail, certes assez peu, et surtout que la justice enquête, poursuit et parfois condamne.

Le film Spotlight sur la 1ère vague des abus sexuels aux USA à partir de Boston a été revisionné l'an dernier, le FC en a parlé. Je vous le conseille, il explique très bien les mécanismes qui détruisent actuellement l'Église. Si vous tapez "McCarrick" et "Vigano", vous verrez "d'où sortent ces dossiers bizarres" (Rothomagus).
Le péché de chair, le lucre (Judas), le crime et le péché contre l'esprit (Judas à nouveau) n'ont enfin rien de "bizarres" : ouvrez une bible c'est à toutes les pages ... Vous y repenserez à l'occasion de la Semaine Sainte.

ps. peut-être votre post était parodique ou au 85ème degré mais je l'ai lu au 1er degré. Si tel était le cas, veuillez m'en excuser.
images/icones/tao.gif  ( 865429 )Vous exagérez... par Rothomagus (2019-04-14 20:36:16) 
[en réponse à 865415]

un peu quand même !
Je ne conteste d'ailleurs pas ce que vous dites, mais vous m'interprétez mal.
Je reconnais que la comparaison avec les Borgia était certainement mal choisie, l'objectif n'était pas de faire le pont avec les guerres de religion et la réforme tridentine.
Il était de constater simplement que, malgré cette période, nous en sommes sortis. Pour un catholique de base comme moi (et je ne vous classe pas dans cette catégorie), les déceptions et les contrariétés s'accumulent, mais qu'y pouvons-nous ?
A part la prière (ce qui est déjà beaucoup), pas grand chose, nous ne sommes ni théologiens, ni prêtres. On ne peut pas régler certaines affaires à la place du clergé lui-même. C'est aux prêtres diocésains, à défaut de la CEF en France, de s'organiser pour remettre de l'ordre dans les paroles, dans les actes, dans la liturgie, dans la doctrine et dans la théologie.
On ne peut pas sans cesse s'indigner de tout, au risque de tomber malade. Surtout s'il faut plusieurs siècles pour régler la situation. Nous sommes en quelque sorte condamnés à prendre de la distance avec ces affaires et ces querelles intestines, à être stoïques et regarder ces choses passer sans les laisser nous affecter.
Et d'ailleurs toutes ces affaires, ces aléas du monde, ne changent pas une brindille de la Foi catholique. Je ne vois pas pourquoi nous nous laisserions envahir l'esprit par ces choses, qui, si la presse n'existait pas, ne seraient même pas portées à notre connaissance.

En parlant de stoïcisme, cela me rappelle l'histoire du sage Stilbon, qui était narrée par Sénèque dans une de ces lettres à Lucilius. Démétrios Polyorcète, un roi de Macédoine si mes souvenirs sont bons, prit la ville de Mégare et la réduit en cendres. Il voit passer Stilbon heureux, lui qui avait pourtant tout perdu (ses biens, sa femme et ses enfants), et lui demanda quelles ont été ses pertes. Stilbon répondit (je me souviens encore de cette formule marquante !) : "Omnia mea mecum sunt." Tous [mes biens] sont avec moi !
Je me dis qu'il faudrait être comme Stilbon : quand bien même l'Eglise serait en cendres - ce qui n'est pas le cas - porter son baptême et sa foi à travers la vie et les turpitudes de ce monde n'est-il pas finalement l'essentiel ?

Alors oui la situation est inquiétante, oui la liturgie est en décadence, oui des théologiens catholiques ne le sont plus, oui des prêtres commettent des crimes, oui des évêques sont défaillants, mais il faut bien continuer à avancer.
Si en revanche un groupe du même genre que le Coetus Internationalis Patrum devait se constituer et donnait des consignes, là enfin les catholiques pourraient agir, soutenir. Mais pour l'instant tout est très diffus et éclaté. En attendant, on a beau critiquer un Mgr Ribadeau-Dumas pour ses propos, aucun des "bons" évêques ne semble avoir soulevé un sourcil ou lui avoir demandé une rectification ou une clarification. Nous sommes donc encore bien loin du compte ! Le laisser-aller et le laisser-faire sont devenus la norme chez nos pasteurs pour lesquels la mondanité et la civilité priment sur la défense de l'intégrité de l'enseignement de l'Eglise.

En attendant mieux, on va continuer à demander les interventions de Saint Michel, il est plus efficace que les hommes.