Pour ceux qui connaissent la beauté, la puissance, la sacralité expressive du latin, la substitution de la langue vernaculaire est certainement un grand sacrifice : nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons presque des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l'expression sacrée, et nous perdrons ainsi en grande partie ce merveilleux et incomparable fait artistique et spirituel qu'est le chant grégorien. Oui, nous avons des raisons d’en éprouver du regret et presque du désarroi : que substituerons-nous à cette langue angélique ? C'est un sacrifice d’un prix inestimable. Et pour quelle raison ? Quoi de plus précieux que ces très grands trésors de notre Église ? La réponse semble banale et prosaïque ; mais elle est valide; parce qu’ humaine, parce qu’ apostolique.