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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 865224 )11/04 St Léon Ier le Grand, pape, confesseur et docteur, par ami de la Miséricorde (2019-04-10 21:00:44) 

Jeudi de la Passion

"Sermon pour la Passion" de Saint Léon le Grand



Mémoire de St Léon I, Pape, Conf. et Doct.

Prière de Saint Leon le Grand

« Il est bien juste que nous vous rendions partout d'incessantes actions de grâces, ô mon Dieu, en immolant l'éternel Sacrifice, dont Abel a été la figure et l'Agneau pascal le symbole, qu'Abraham et Melchisédech ont mystiquement célébré, mais que le Christ, qui vient de naitre, véritable Agneau et éternel Pontife, a offert, Lui seul, dans toute Sa plénitude. Nous offrons donc à Votre infinie Majesté, ô Très Miséricordieux Seigneur, le sacrifice de louange et d'actions de grâces, adorant, du plus profond de notre cœur, votre Fils coéternel, qui, à cause de nous, s'est fait petit enfant ; qui, pour nous, est né dans la pauvreté ; qui a voulu, pour nous, coucher sur la paille. Gloire à ce Dieu, Hosannah au Fils de David ! »

Ainsi soit-il.

Autres prières de Saint Leon le Grand

De la vertu de tempérance

« Ne nous laissons pas envahir par les choses temporelles qui ne sont qu'apparence, et que les biens de la terre ne détournent pas de ceux du ciel vers eux, notre contemplation. Tenons pour dépassé ce qui n'est déjà presque plus rien, et que l'esprit, attaché à ce qui doit demeurer, fixe son désir là où ce qu'on lui offre est éternel. Bien qu'en effet, nous ne soyons sauvés qu'en espérance (1) et que nous portions encore une chair corruptible et mortelle, on peut dire pourtant avec raison que nous ne sommes pas dans la chair si les passions charnelles ne dominent pas sur nous ; et c'est à bon droit que nous ne portons plus le nom de ce dont nous ne suivons pas les désirs.

Aussi, lorsque l'Apôtre dit : « Ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises (2) », nous n'entendons pas qu'il nous interdise l'usage des choses qui conviennent au salut et que nécessite la faiblesse humaine. Mais, comme il ne faut pas se plier à toutes les convoitises ni satisfaire à tout ce que désire la chair, nous comprenons qu'il nous avertit d'adopter une certaine mesure de tempérance : à ce corps, qui doit être gouverné par l'âme, n'accordons pas de superflu, ne refusons pas le nécessaire. Aussi le même Apôtre dit-il ailleurs : « Nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin (3). »

Il faut, en effet, la nourrir et en prendre soin non pour favoriser les vices ni la luxure, mais pour le service qu'elle doit fournir : ainsi notre nature rénovée se tiendra dans l'ordre, ses parties inférieures ne prévaudront pas criminellement et honteusement sur les supérieures, ni les supérieures ne se laisseront vaincre par les inférieures, tellement que, les vices triomphant de l'âme, on ne trouverait plus qu'esclavage là où devait régner l'autorité. »

St Léon le Grand (406-461), fêté ce jour, Sermon I sur la Résurrection (5), in "Sermons" Tome III, SC n°74, Editions du Cerf, Paris, 1961.

Source : spiritualité chrétienne

"Sermon pour la Passion" de Saint Léon le Grand


images/icones/marie.gif  ( 865225 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-04-10 21:02:42) 
[en réponse à 865224]

CHAPITRE XI
Des souffrances de la très sainte Vierge


Saint Laurent Justinien enseigne qu'en ce temps de la passion, son coeur divin était tout semblable à une glace de miroir ; mais c'était un miroir animé de Jésus mourant. Les clous, les cordes, les épines, les douleurs, la mort même, tout cela paraissait dans cet aimable coeur, et tout cela s'y ressentait comme dans un miroir animé.

Elle a révélé à sainte Brigitte, que le corps de Jésus étant dans le tombeau, c'était autant comme si deux corps eussent été dans un même sépulcre : mais ses douleurs ne se sont pas terminées au temps de la passion de son Fils bien-aimé, elles ont commencé avec la grâce de la maternité divine, et n'ont fini qu'avec sa vie, c'est-à-dire qu'elles ont duré pendant l'espace de cinquante-six années, le Verbe s'étant incarné dans ses pures entrailles, lorsqu'elle n'était âgée que d'environ 15 à 16 ans, et sa précieuse mort n'étant arrivée qu'à la soixante-douzième année de sa très sainte vie, et cela sans parler des autres peines qu'elle a portées depuis l'usage de raison qu'elle eut très parfait depuis le premier instant de sa conception immaculée jusqu'à l'heureux moment qu'elle fut faite mère de Dieu.

Sainte Brigitte nous apprend qu'elle connaissait par une lumière prophétique toutes les particularités de la passion de son unique Fils : c'est pourquoi pendant qu'elle lui donnait le lait virginal de ses sacrées mamelles, elle pensait au fiel et au vinaigre dont quelque jour il devait boire ; lorsqu'elle le portait sur son sein, elle considérait que ses bras délicats devaient être percés de clous, et attachés à une croix. Parmi les chastes baisers qu'elle lui donnait, elle se représentait le baiser du traitre Judas. Si elle le voyait dormir, elle pensait à la mort qui devait quelque jour arriver.

Cette mère de douleur passait ainsi sa vie très pure, et en cela, dit saint Épiphane, elle était en même temps et le prêtre et l'autel sur lequel la victime était immolée, non pas une fois comme sur la croix, mais autant de fois qu'elle pensait à ce sacrifice. Un savant homme considérant que Notre-Seigneur n'avait fait que goûter un peu de la portion du vin de myrrhe qu'on lui avait présenté, ce n'est pas sans mystère, dit-il, c'est qu'il voulait que sa sainte mère bût le reste de ce calice. Son amour, comme il est déclaré dans les Cantiques, est fort comme la mort, dans les désirs extrêmes qu'elle a d'en souffrir les peines. Mais il est sourd et impitoyable comme l'enfer, n'y mettant aucunes bornes, désirant souffrir à jamais, voulant que son martyre durât toujours. Ses souffrances, que saint Augustin appelle immenses, ne faisaient qu'augmenter ses désirs de souffrir.

Elle est comparée avec bien de la justice à une mer ; car comme on ne peut pas compter toutes les gouttes de l'eau de la mer, parce que, comme la mer surpasse en la multitude de ses eaux toutes les eaux des rivières et des fleuves ; de même les souffrances de la Mère de Dieu surpassent celles de tous les saints : comme tous les fleuves s'écoulent dans la mer, de même l'on trouve dans le saint coeur de notre glorieuse Maîtresse toutes sortes de croix : comme l'on ne peut pas trouver le fond de la mer, aussi il n'est pas possible de connaître la grandeur de ses peines. Je ne crois pas, dit le dévot saint Bernard, que les douleurs de la très sainte Vierge puissent jamais être ni expliquées ni connues.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/vatican.gif  ( 865289 )Le “dernier des Romains” par Vianney (2019-04-11 23:34:24) 
[en réponse à 865224]

 
Cet éloge, souvent attribué au général Aétius, vainqueur d’Attila à la bataille des champs catalauniques, le pape saint Léon Ier le mérite au moins autant.

Non pas qu’Aétius ait été sans mérite, mais simplement parce que sa victoire n’a pas été décisive : elle n’a visiblement pas empêché Attila de se diriger vers Rome avec l’intention déclarée d’y prendre sa revanche !

C’est donc le miracle obtenu par saint Léon Ier d’avoir réussi à détourner Attila et son armée de leur soif de pillage, miracle qu’il attribua à l’intervention de saint Pierre. Or, dans les œuvres du saint pape, c’est à peine si on trouve (Epist. CXIII, 1) une allusion à l’invasion des Huns et aux misères dont elle fut la cause. Et nous n’en trouvons aucune à la part qu’il a prise lui-même à la délivrance de Rome à cette occasion, ni plus tard à son courage face au Vandale Genséric, venu à son tour profiter des faiblesses et des divisions des derniers empereurs romains...

V.