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Mois de St Joseph : La confiance de St Joseph : 30ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-30 06:47:15)
[en réponse à 864559]
Mois de St Joseph : La confiance de St Joseph : 30ème jour
Saint Joseph, qui êtes le père de tous les chrétiens, le modèle de toutes les conditions et le soutien de l'Eglise entière, priez pour nous.
La confiance en la divine Providence est le fondement de la paix et de la tranquillité de l'âme. Dans toutes les peines tant extérieures qu'intérieures, il faut recourir à Dieu avec une pleine confiance et se résigner à sa sainte volonté pour agir de concert avec lui. C'est ainsi qu'agissait saint Joseph dans toutes les épreuves de ce genre.
Quand il se trouva à Bethléem sans asile pour abriter sa jeune épouse, quand il arriva en Egypte sans resources et obligé de pourvoir à la nourriture de Jésus et Marie, le voyons-nous désespérer. Partout et toujours il conserve la sérénité de son esprit, confiant en Dieu qui ne délaisse jamais ses fidèles serviteurs. A l'exemple de saint Joseph, cherchons par tous les moyens possibles de triompher des obstacles que nous rencontrons tout en nous remettant à la volonté de Dieu pour la réussite de nos entreprises.
O Chaste époux de Marie, glorieux Saint Joseph, je vous supplie par cette virginité sans tache que vous avez consacrée à Dieu, qui vous a rendu si agréable à ses yeux qu'il vous a choisi pour être le père nourricier de son bien-aimé Fils l'époux de la Vierge-Mère, excitez dans mon coeur la haine et l'horreur la plus grande pour le vice abominable de l'impureté.
Faites, ô grand Protecteur des Vierges, que l'amour seul de la chasteté y règne en maître afin que, orné de cette précieuse vertu, et expirant entre vos bras, je sois trouvé digne de prendre place dans le royaume des saints, près de Jésus, de Marie et de vous. Ainsi soit-il.
Pieuse maxime : Laissons à Dieu le soin du temporel, car il a d'autant plus de soin de nous que nous en avons de nous-mêmes.
Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890

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Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-30 06:48:30)
[en réponse à 864560]
CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge
(...) Le saint homme le P. de Condren se trouvant un jour obligé de coucher, faisant voyage, dans un lieu où les chiens passaient la nuit ; et ayant pris un peu de paille qu'il y trouva, pour se reposer.
Comme il s'aperçut que cette paille servait à un chien qui était auprès de lui, il la quitta pour la lui laisser, dans la vue que ce grand serviteur de Dieu avait, qu'il était au-dessous des chiens par ses imperfections, qui assurément étaient bien légères, puisqu'ayant l'usage de raison depuis l'âge de deux ou trois ans, il avait été tellement appliqué à Dieu seul, qu'une personne ayant trouvé un papier où il avait écrit une confession de plusieurs années qu'il avait passées à la campagne à recevoir les compagnies, et dans les divertissements de la chasse, y étant obligé par ses parents, et étant encore bien jeune, et cette personne en ayant lu le commencement par mégarde, ne sachant ce que c'était, elle y trouva qu'il s'accusait d'avoir perdu la présence de Dieu tout au plus neuf ou dix fois durant plusieurs années, et dans des occupations si peu propres au recueillement.
Ce sont à la vérité des prodiges de la grâce : mais si ces personnes qui sont les miracles du christianisme, se mettent si bas, ces personnes qui doivent occuper les premières places d'un empire éternel, où se mettront celles dont les péchés méritent le dernier lieu de l'enfer ?
Le bienheureux François de Borgia disait, qu'il ne pouvait trouver de place assez basse, après qu'un Dieu s'était mis au-dessous des pieds de Judas.
Ajoutons à cette pensée, et qu'il s'est laissé porter par le démon. Disons encore, et que dans le très-saint sacrement il s'humilie sous une apparence de pain et de vin, et est exposé à la rage des impies qui l'ont plusieurs fois foulé aux pieds, qui l'ont jeté aux pourceaux, et aux sorciers qui l'ont porté à leur infâme Sabath.
Il faut que tout esprit s'arrête dans ces vues terribles, pour se perdre sans ressource dans des abimes anéantissants.
Plus de place donc pour nous dans le monde, plus de place dans aucun esprit pour y trouver la moindre estime, plus de place dans aucun cur pour y trouver la moindre affection.
Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul ; ou si nous y avons quelque place, que ce soit pour y être crucifiés par le mépris et les opprobres, pour y être anéantis par le rebut des créatures. Notre lieu est l'enfer, nous ne sommes dignes que de l'ire de Dieu et de sa colère éternelle. (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde