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Mois de St Joseph : La mortification de St Joseph : 29ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-28 22:03:35)
[en réponse à 864482]
Mois de St Joseph : La mortification de St Joseph : 29ème jour
Saint Joseph, consolateur des afligés, refuge des pénitents et protecteur des faibles, priez pour nous.
La vertu de mortification s'exerce par les sens, l'esprit et le coeur. L'Eglise prescrit certains actes de mortification, les jeûnes et la pénitence, etc...
Nous ne devons pas nous contenter et il faut suppléer à leur insuffisance en acceptant sans murmures les peines, les souffrances, les déboires qui nous marquent pour ainsi dire chaque jour de notre vie.
Saint Joseph, malgré son innocence, pratiqua assidûment la mortification avec une grande fidélité.Strict observateur de la loi de Moïse, il s'appliquait en outre à se mortifier en toutes circonstances, par une application constante à ses devoirs d'époux et de père, par une attention soutenue à perfectionner son travail.
O Saint Joseph, pourquoi restons-nous si pauvres au milieu des richesses qui nous sont préparées ? Le Seigneur n'exige pas de nous de sanglantes immolations, ni de pénibles sacrifices.
Il demande que nous nous acquittions des devoirs de notre état pour lui plaire et que nous fassions toutes nos actions en vue de nous soumettre aux dispositions de sa Providence qui nous les impose.
Glorieux Saint Joseph, accompagnez-les de saintes inspirations qui attirent sur nous les bénédictions divines.
Pieuse maxime : Apprenez à souffrir quleque chose pour l'amour de Dieu sans que tout le monde le sache.
Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 18

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Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-28 22:05:06)
[en réponse à 864484]
CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge
(...) L'on s'étonne de ce que l'angélique Docteur disait qu'il n'avait jamais eu de pensées de vanité ; l'on est surpris de ce que saint Ignace, le fondateur de la Compagnie de Jésus, assurait qu'il ne savait pas comme l'on pouvait en prendre ; et de vrai il y a bien à s'étonner que de pauvres malheureux comme nous sommes, qui y sommes si exposés, quelque misère que nous ayons, pendant que ces sains tout environnés de gloire en étaient si éloignés.
Mais c'est, comme nous l'avons dit, que les saints voient les choses dans la vérité, pendant que nous ne les regardons que dans l'illusion ; que souvent nous faisons pitié aux saints anges, par l'estime que nous avons de ce que nous sommes, ou de ce que nous faisons !
Que ces pensées vaines qui roulent dans nos esprits, leur paraissent ridicules ! Et qu'elles nous sont ennuyeuses à l'heure de notre mort ! Que notre orgueil nous deviendra abominable au temps du Jugement rigoureux de notre Dieu ! Nous découvrirons pour lors la sottise de toutes ces pensées et de tous ces discours de noblesse, de condition, de talents naturels, de grand esprit, de sciences, de charges, d'honneurs, de biens, de beauté de corps, et de choses semblables.
Mais pourquoi attendons-nous à connaitre la vanité des choses créées, dans un temps où la connaissance en sera inutile ? Pourquoi n'ouvrons-nous pas nos yeux aux pures lumières de la foi ? Et si nous les ouvrons, si nous savons la vanité de nos pensées et de nos paroles, pourquoi nous trompons-nous nous-mêmes, agissant d'une manière contraire à ce que nous pensons ?
Celui donc qui est véritablement humble, demeure toujours dans son néant, et il parle et agit, ne se retirant jamais de son rien. De là vient que premièrement il ne s'estime et ne se préfère jamais à aucune créature, mais il se voit au-dessous de toutes.
C'étaient les sentiments du divin Paul, qui se qualifiait le premier des pécheurs (I Tim., I, 15) : c'étaient les pensées du grand saint François, qui se reconnaissait pour le plus grand pécheur du monde.
En cet état, l'on ne s'occupe pas tant d'une multitude de raisonnements que le propre esprit donne ; mais l'on porte une impression de grâce qui fait entrer dans ces sentiments, qui est fondée sur quelque chose de bien plus solide que les raisonnements de nos petits esprits.
J'ai connu à paris un vénérable vieillard, qui marchant dans les rues allait le long du ruisseau, quoique avec incommodité, dans la vue dont il était pénétré, qu'il le devait céder à tout le monde, et se mettre au-dessous des pieds de toute créature.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde