Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=864333

( 864333 )
Destruction de Sodome : nouvelles archéologiques par Rothomagus (2019-03-27 00:26:48)
L'archéologie, comme souvent, confirme tout un tas de choses en matière biblique. On se dit que non, c'est allégorique... Et patatras : incroyable mais vrai !
Ainsi, pour faire suite au
message de Chicoutimi en 2015, on a depuis des nouvelles récentes et positives du site de Tall El Hamman, dans l'actuelle Jordanie.
Pour situer les lieux : bien à l'est Jérusalem, à l'est du Jourdain un peu au dessus de la mer Morte, un peu plus au nord de Jericho et de Qumrân, dans la région appelée Pérée à l'époque de Jésus (ce qui n'était pas le cas à l'époque où Sodome et Gomorrhe étaient encore debout).
Ainsi, les découvertes récentes sur le site de Tall El Hamman semblent valider qu'il s'agit de la ville de Sodome. Car les nouvelles époustouflantes non seulement corroborent le récit biblique, mais iraient même jusqu'à le préciser : destruction de la ville en quelques millisecondes avec une température étant monté jusqu'entre 8000°C et 12000°C !! Puis le secteur a été inhabité pendant 700 ans.
Le destruction date d'environ 3700 ans, soit en -1700 avant NSJC. Les bibliphiles du forum vont peut-être pouvoir nous donner leur avis sur la concordance des date et lieu ?
Les explications à
la source !

( 864334 )
et le lien qui marche... par Rothomagus (2019-03-27 00:34:20)
[en réponse à 864333]

( 864363 )
Des murs de 30m de largeur ? par Aétilius (2019-03-27 12:55:48)
[en réponse à 864334]
Logiquement, il y a un 0 en trop, soit 3m, ce qui est déjà énorme, car la hauteur de l'enceinte est évaluée à 15m.
Pour le reste, hypothèse intéressante, mais on ne pourra jamais rien prouver à cent pour cent, seuls des indices allant dans le sens du récit biblique.
J'aime beaucoup la fin de l'article, dans laquelle certains liseurs (que j'aime beaucoup) peuvent se reconnaître :
"La Bible est intéressante d’un point de vue historique, car elle entremêle parfois des événements réels de l’histoire et la mythologie chrétienne."
Pour rappel, la Tradition chrétienne considère que tout ce qui est relaté dans la Bible d'un point de vue historique, depuis le premier mot de la Genèse, renvoie à des événements réels, non déformés (contrairement aux traditions d'autres peuples), vu sous la prisme de l'époque du rédacteur...
Bonne après-midi à tous !

( 864378 )
Mouais, mouais, je vais encore me faire des amis :-)) par Ewe (2019-03-27 16:25:37)
[en réponse à 864363]
Il faut être prudent. Il y a des archéologues affiliés à des biblistes fondamentalises (églises protestantes américaines) qui tentent de démontrer que l'Ancien Testament est un livre d'histoire, la vérité absolue (c'est ce que pensait Luther et c'est sur fondement qu'il a condamné Copernic car "si Josuhé à demander au soleil d'arrêter sa course c'est que le soleil tourne autour de la terre et quiconque soutient l'inverse est un fou..."). Or le premier livre de l'Ancien Testament écrit est le Deutéronome, écrit à la toute fin de la déportation à Babylone (déportation confirmée par les archives assyro-babyloniennes et perses). Cela veut dire que La Genèse,L'Exode, Le Lévitique et Les Nombres ont été écrit après. La vraie difficulté est qu'on creuse, on fouille et on ne trouve pas grand'chose. On est même quasi sûr que ni Moïse ni Abraham ont existé. La justification du retour en Israël au motif que la terre a été donnée aux juifs par Abraham en prend un sacré coup. Mais je reste persuadé que si les livres antérieurs au Deutéronome ne sont pas un livre d'histoire mais un livre d'histoires, il y a des événements historiques qui y sont relatés. A l'époque il y avait des bibliothèques en Egypte et à Babylone dans lesquelles les juifs ont pris leurs information. Cette théorie d'un météore qui se serait volatilisé au-dessus d'une région de Jordanie est intéressante et doit être confirmée. Le récit de Sodome et Gomorrhe tel qu'il est écrit dans l'Ancien Testament ne sera pas confirmé mais on saura qu'un cataclysme céleste a frappé la région.

( 864381 )
Je suis quasi sûr par Yves Daoudal (2019-03-27 17:04:21)
[en réponse à 864378]
que Ewe n'existe pas.
Ou alors qu'il n'a rien à faire sur ce Forum puisqu'il pense que Jésus est un affabulateur.
Abraham a vu mon jour et il s'est réjoui.
Moïse et Elie à la Transfiguration.
C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse a permis...
Etc.

( 864386 )
Et à part "moi de pense que ..." par Philippilus (2019-03-27 18:41:46)
[en réponse à 864378]
Auriez-vous au moins des références un peu sérieuses à nous donner....
Si "On" est quasiment sur qu'Abraham n'a pas existé, que pense "On" de celui qui a dit "Avant qu'Abraham fut, je suis"? (Pardon, "aurait dit", faisons scientifique et AFP, donc crédible)
Philippilus

( 864388 )
C'est comme d'hab par Meneau (2019-03-27 19:10:21)
[en réponse à 864386]
Avec Ewe, ne vous attendez à aucune explication, aucune source sérieuse.
Exemple déjà
ici
Il/elle pense. C'est tout.
Cordialement
Meneau

( 864429 )
Récits bibliques par fidelis (2019-03-28 12:35:40)
[en réponse à 864363]
Bonjour Aétilius,
Dans votre post auquel je réponds, il y a une expression qui me semble comporter une contradiction : "événements réels non déformés vus sous le prisme de l'époque du rédacteur". Par construction, un prisme ça déforme et/ou ça déplace. Ce que vous décrivez là, c'est simplement la propagande a posteriori (plusieurs siècles se sont écoulés entre les événements transmis par une tradition orale fluctuante) et la relation des faits, interprétés en fonction effectivement des connaissances et expériences du moment. Ainsi, quand il est écrit que "yaweh dieu" leur ordonna de massacrer tous les habitants y compris les femmes et les enfants", il n'y a pas de doute que le massacre eut lieu car c'était la condition pour que les "enfants d'Israël" puissent prendre la place des habitants légitimes. Mais le rédacteur, sans doute moins sensible à cette nécessité (lui et les siens sont là en paix depuis plusieurs générations), ayant sans doute des scrupules à noircir ainsi la mémoire de leurs ancêtres, limite leur responsabilité en attribuant leur sauvagerie aux volontés d'un dieu parfaitement conforme aux dieux antiques moyen-orientaux, mais difficilement assimilable à Celui est est le Père de Notre Seigneur Jésus Christ, le seul vrai Dieu.
C'est peut-être en cela que vous entendez "vu sous le prisme de l'époque du rédacteur".

( 864387 )
Cette découverte n'est pas un hasard par Candidus (2019-03-27 19:03:56)
[en réponse à 864333]
A l'époque où la sodomie est devenue un "droit humain", une revendication dont on est fier, une culture même, la Providence nous fait découvrir les vestiges de Sodome. Comment ne pas y voir un avertissement ?

( 864398 )
Sodome : "Ils" ont déjà trouvé l'échappatoire... par Sacerdos simplex (2019-03-27 20:52:53)
[en réponse à 864387]
"Ils" vous affirmeront catégoriquement (et bien sûr sans preuves) que la faute horrible qui a été commise, c'est un manquement grave à l'hospitalité : oh, comme le devoir d'hospitalité était important en Orient, surtout à cette époque-là et blablabla...

( 864406 )
Question en passant sur 1 Corinthiens 6:10 par Candidus (2019-03-27 22:09:29)
[en réponse à 864398]
Je relisais le verset 1 Corinthiens 6:10 qui condamne l'homosexualité :
"Neque molles, neque masculorum concubitores ...regnum Dei possidebunt."
que Fillion traduit :
"Ni les efféminés, ni les infâmes... ne posséderont le Royaume de Dieu."
Infâmes me paraît un euphémisme puisque le texte latin dit crûment : "ceux qui couchent avec des hommes".
Mais "molles", traduit par "efféminés", qu'est-ce que cela peut désigner ? Être efféminé n'est pas en soi peccamineux. Il y a des efféminés hétéro et des machos homo. Alors à quoi peut bien faire allusion St Paul ici ? Quelle distinction établit-il ?
Selon Fillon, "ce terme et le suivant se rapportent à des habitudes infâmes, contre nature." D'accord pour la périphrase "masculorum concubitores", mais ce n'est pas clair pour "molles" ? Sont-ce deux catégories d'invertis ? Un helléniste pourrait-il nous éclairer ?

( 864408 )
La traduction (protestante) de Louis Second... par Sacerdos simplex (2019-03-27 22:32:57)
[en réponse à 864406]
...révisée en "Second 21" (ce n'est pas mon livre de chevet, mais je l'ai par hasard sous la main) dit :
"Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l'immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les voleurs [...] n'hériteront du royaume de Dieu".
Mais c'est une traduction protestante.
Editée en Suisse (imprimée en Allemagne).
Il est probable qu'en France, ils auraient des problèmes.
Y'en a qu'ont essayé...

( 864410 )
La Segond.... par Rodolphe (2019-03-27 23:13:56)
[en réponse à 864408]
...est une traduction protestante de la Bible parmi les plus utilisées par les protestants de France. Louis Segond était un pasteur Genevois du XIX siècle, mais sa traduction fait toujours autorité aujourd'hui.
La "Segond 21" correspond à la dernière "révision" (2007)...
Donc, elle fait certainement référence en France.

( 864411 )
Et ils arrivent à la vendre 1,90 € ! par Sacerdos simplex (2019-03-27 23:26:54)
[en réponse à 864410]
Pour 822 pages.
Chapeau, comme on dit.
Dommage qu'on ait pas la même chose avec une traduction acceptable ou catholique.

( 864434 )
Bible incomplète... par Sabaoth (2019-03-28 13:26:32)
[en réponse à 864411]
Il manque à cette bible protestante les livres écrits en grecs et non reconnus par les hérétiques.
Judith, Tobie, Esther, Macchabées, Sagesse, Ecclésiastique, etc.
Sacrée amputation

( 864438 )
Et sinon, à part cela ? par Regnum Galliae (2019-03-28 15:02:22)
[en réponse à 864434]
Sur les textes que nous avons en commun, en quoi les traductions protestantes ou néo protestantes (type TOB) sont-elles à éviter ? Leur lecture présente-t-elle vraiment un risque pour la foi ?

( 864444 )
Hors sujet par Sabaoth (2019-03-28 16:46:37)
[en réponse à 864438]
Je dis juste que la Bible protestante à 1,90 € fait l’impasse sur certains livres inspirés.

( 864450 )
Je ne cherche pas à être dans un sujet donné par Regnum Galliae (2019-03-28 17:06:44)
[en réponse à 864444]
je pose une question. Si vous n'en avez pas la réponse, dîtes que vous ne savez pas, ou alors ne dîtes rien

( 864445 )
Euh ... par Lycobates (2019-03-28 16:55:02)
[en réponse à 864438]
Le canon 1399-1º du CIC/1917 ne vous dit-il rien ?
(Ce canon s'applique tel quel, même sans que l'individu concerné se fasse une idée personnelle, avérée ou pas, sur la question de savoir si une lecture présente ou pas un risque pour sa foi)
Mais peut-être vous êtes un des esprits forts de ce Forum ?
(à moins de faire partie, comme moi, de ceux qu'exempt, sous conditions, le canon 1400 ?)
Mais encore !
(Les canons 1401-1405 ne sauraient s'appliquer en 2019, et personnellement je serais très réticent pour revendiquer une praesumptio iuris à ce sujet, sans nécessité impérative, pas trop facilement à concéder)

( 864453 )
Pensez-vous que comprendre, c'est déjà désobéir ? par Regnum Galliae (2019-03-28 17:23:19)
[en réponse à 864445]
Je souhaite simplement et sincèrement connaître les arguments qui expliquent le danger des traductions faites par un non catholique (en le supposant compétent et de bonne volonté bien sûr).
En quoi le "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre" de Segond est-il plus dangereux que "Au commencement Dieu créa le ciel et la terre" de Crampon ? Vous me direz que ce passage n'est pas pertinent pour le sujet qui nous occupe, mais je n'ai pas le souvenir d'avoir vu en quoi Segond par exemple favorise l'hrésie (étant entendu qu'une lecture de la Bible, même traduite par un catholique, doit dans tous les cas être éclairée par la tradition et l'enseignement de l'Eglise).
Il y a parfois des différences plus importantes entre deux traductions catholiques qu'entre l'une d'elles et une protestante. Les échanges ci-dessus sur les efféminés et les infâmes parlent d'eux-mêmes. Et je ne parle pas des différences de sources (Vulgate, Septante, textes massorétiques).
Donc que dire à quelqu'un qui vous pose la question qu'il faut éviter la Segond ou la TOB ?

( 864454 )
coquille par Regnum Galliae (2019-03-28 17:24:48)
[en réponse à 864453]
Dans la dernière phrase, lire : "... qui vous pose la question de savoir pourquoi il faut éviter..."
Problème des phrases reformulées et non entièrement relues après coup...

( 864458 )
Que dire ? par Lycobates (2019-03-28 18:08:00)
[en réponse à 864454]
Je souhaite simplement et sincèrement connaître les arguments qui expliquent le danger des traductions faites par un non catholique (en le supposant compétent et de bonne volonté bien sûr).
"que dire à quelqu'un qui vous pose la question de savoir pourquoi il faut éviter la Segond ou la TOB ?... ..."
C'est très simple.
Vous lui direz que l'Église, le Magistère de l'Église, qui est la règle prochaine de notre Foi, et par là aussi de nos actions morales, nous l'interdit.
Cela suffit amplement.
Voilà le premier reflexe catholique, qui sera et devra être aussi le dernier pour la plupart de nos contemporains.
En revanche, si vous faites partie de ceux,
qui studiis theologicis vel biblicis quovis modo operam dant, comme dit le droit, qui s'occupent
d'une manière ou d'une autre (c'est assez libéral !) d'études théologiques ou bibliques, vous vous en servirez, de ces traductions, pourvu qu'elles tombent sous le canon 1400, avec la circonspection qui s'impose, et, si vous êtes sincère, vous ne sauriez par après que corroborer le jugement circonstanciel de l'Église.
(Même si en l'occurrence l'édition ou la traduction en question était impeccable, ce qui pourrait effectivement être le cas, quoique plutôt rarement. Cela n'a aucune importance pour la pratique.)

( 864463 )
vive la TOB dans ce cas par Regnum Galliae (2019-03-28 18:47:11)
[en réponse à 864458]
En suivant votre raisonnement, je n'ai donc aucune raison ni aucun argument pour déconseiller à quelqu'un d'acheter une TOB, validée par les autorités de l'Eglise (n'entrons pas dans le débat interdit afin de ne pas nous écarter de la question).
La foi requiert l'adhésion de l'intelligence et je ne vois pas en quoi se poser la question du pourquoi serait libéral.

( 864466 )
Par ailleurs ... par Lycobates (2019-03-28 19:19:46)
[en réponse à 864463]
n'oublions pas que la lecture de la Bible n'est jamais
nécessaire, pour personne, puisque l'Église est là pour enseigner les fidèles, lettrés et illettrés, mais que cette même lecture peut être
utile, pour certains seulement, et certaines conditions remplies.
Nous en avions parlé
ICI, dans un fil un peu tendu, mais il n'est pas inutile de rappeler l'injonction générale de Saint Pie X dans son catéchisme de
jeter au feu les Bibles non catholiques que l'on puisse rencontrer.
Je me rappelle bien la réaction de ma mère, quand je lui disais, fier étudiant de vingt ans [l'humilité du chercheur, cela vient, si ça vient, plus tard], que j'aimerais bien avoir une petite "subvention" pour acheter la Septante, volume fort cher, mais édité par un protestant, quoique sans commentaires ou introduction théologiques, seulement le texte, Alfred Rahlfs (à ne pas confondre avec l'helléniste et romaniste Gerhard Rohlfs). Elle me demandait à quelle fin je voulais acheter cette Bible, si tout ce qui importait pour notre salut, était dans l'enseignement de l'Église, et que cela suffisait.
J'ai rouspeté à l'époque, mais c'est elle qui avait raison, dans le fond.
(En même temps, j'ai pu acheter mon Rahlfs

)
validée par les autorités de l'Eglise (n'entrons pas dans le débat interdit afin de ne pas nous écarter de la question)
D'accord, mais toute la question est là, bien entendu.
C'est un autre débat, à ne pas mener ici.
Mais en 2019 je conseillerais d'aller aux (ou : chez ?) les antiquaires pour une bonne édition catholique (sauf réimpression d'un de nos librairies "tradies").
(Mes amis parisiens m'ont inculqué depuis belle lurette : "la vache va
au taureau, toi tu vas
chez le coiffeur" - je disais toujours "au coiffeur", c'est la seule occasion où je peux légitimement arborer une mozette écarlate - mais pour les antiquaires, j'ai un doute

)

( 864479 )
Une Bible de Jérusalem orcuménique par Jean-Paul PARFU (2019-03-28 21:04:03)
[en réponse à 864466]
Ma mère a acheté à la fin des années 60 une Bible de Jérusalem oecuménique.
Elle est œcuménique en ce sens qu'avant chaque livre de l'Ancien et du Nouveau Testament il y a un long commentaire de présentation du Livre en question par un exégète catholique, orthodoxe, protestant et juif.
La présentation matérielle des 2 tomes de cette Bible est belle et agréable à lire ; la plupart des versets est accompagnée d'une explication -catholique- intéressante et je tiens à cette Bible en 3 volumes.
Un jour, quand même, je me suis dit qu'il fallait que je lise ces commentaires assez longs de présentation de chaque livre de la Bible. Or, j'ai été sidéré par la connerie des présentations non-catholiques et surtout de l'étroitesse de l'interprétation juive.
Un un mot, cette Bible œcuménique m'a rendu encore plus catholique que je ne l'étais au départ !

( 864480 )
3 tomes par Jean-Paul PARFU (2019-03-28 21:05:25)
[en réponse à 864479]
et non 2. 3 volumes !

( 864478 )
Bien obéir, c'est obéir intelligemment, ce qui implique de comprendre l'intention... par Sacerdos simplex (2019-03-28 20:52:03)
[en réponse à 864453]
...de celui qui a donné la norme, de comprendre ses motifs et les circonstances qui ont donné lieu à cette norme.
Donc il est faux de dire que "chercher à comprendre c'est désobéir" ;
tout dépend de l'intention de celui qui cherche à comprendre :
cherche-t-on à trouver des objections pour désobéir, ou bien à mieux comprendre l'ordre pour mieux l'exécuter ?
***
Notons aussi qu'il n'est pas contraire à la perfection de l'obéissance de signaler, à celui qui a donné l'ordre, les difficultés et inconvénients auxquels il n'avait
peut-être pas pensé.
De la même manière que si un non-professionnel donne l'ordre à un artisan de faire tel travail, ou de le faire de telle manière, et que cet ordre présente de (graves) inconvénients, l'artisan est moralement (et juridiquement) tenu de signaler au client les risques encourus.
Souvent un supérieur donne un ordre en refusant de discuter, de telle manière qu'il lui manque des éléments, ce qui fait que le subordonné considère -
souvent à juste titre ! - que l'ordre est absurde, et par conséquent il va l'exécuter de manière absurde,
en pleine connaissance de cause. Mais c'est le supérieur qui en est responsable.
hi hi...

( 864413 )
Les grandes folles par PEB (2019-03-28 01:10:46)
[en réponse à 864406]
Saint Paul s'attaque aux mœurs païennes. Ce n'est pas l'attirance homosexuelle en tant que telle qui fait débat mais les désordres de comportements abêtissants: bref, l'antique prostitution masculine, dont les deux formes sont les grandes folles queer (type drag queen) et les esclaves sexuels. Toutes ces dépravations sont évoquées avec brio dans des films cauchemardesques bien connus: le Salò de Pasolini, le Satyricon de Fellini, sans parler du Caligula de Tinto Brass pour le dessert.
Priez pour mon âme qui a vu ces trois chefs d'oeuvre de l'horreur morale! Le premier est particulièrement traumatisant. Les autres ont pour eux la distanciation du folklore romain qui joue son rôle de voile pudique.
Voilà comment je lis ce passage: une déshumanisation de la personne où le sexe devient un instrument d'abus sur le prochain comme sur l'autre: la subversion totale du second commandement de la Charité. C'est en cela que ces attitudes tournent le dos au Royaume des Cieux.

( 864420 )
les bougres par Regnum Galliae (2019-03-28 09:58:24)
[en réponse à 864406]
"ne les effemines, ne les bougres" pour cette
traduction de 1578.
L'édition actuelle du dictionnaire de l'académie française date ce mot du XIIè siècle et en donne comme
premier sens :
1. Anciennement. Hérétique bulgare que l’on accusait de sodomie. Par extension. Sodomite.
Le français de l'époque était donc très explicite.

( 864430 )
Une suggestion. par Yves Daoudal (2019-03-28 12:55:24)
[en réponse à 864406]
Le mot grec correspondant au latin mollis est μαλακος (malakos) dont le sens est doux au toucher, moelleux, mou dans tous les sens du terme, délicat, d’où efféminé. Selon le dictionnaire Liddell-Scott, dans ce texte et dans trois autres références non bibliques, il est synonyme de παθητικός (pathéticos) qui veut dire d’abord capable d’émotion, de passion, d’où passif. On peut en déduire que saint Paul évoquerait les efféminés, donc les invertis passifs, puis les invertis actifs, car le mot suivant, ἀρσενοκοίτης, insiste sur le côté mâle, viril, de la chose.

( 864433 )
J'attendais votre post... par Candidus (2019-03-28 13:09:47)
[en réponse à 864430]
J'avais pensé à quelque chose comme ça, c'est intéressant.
Merci de partager avec nous votre connaissance du grec. Lorsque l'Eglise aura réglé des problèmes plus pressants, il conviendrait d'inclure un apprentissage du grec biblique dans le curriculum des séminaristes. Sans le grec, on ne peut avoir qu'une approche superficielle des Ecritures.

( 864447 )
La première Bible par Rothomagus (2019-03-28 16:57:29)
[en réponse à 864433]
complète dont on dispose encore n'est pas en grec, mais en syriaque et date de 464 d'après mes notes. Elle est connue sous le nom de Peshitta. Avant ce sont des fragments des évangiles qui figuraient et étaient assemblés dans le Diatessaron (je ne suis plus sûr de l'orthographe).
Donc vous penserez à ajouter le syriaque au cursus, et le don des langues !

( 864468 )
Les plus anciennes Bibles par Yves Daoudal (2019-03-28 19:39:56)
[en réponse à 864447]
sont les codex Sinaiticus et Vaticanus, du milieu du IVe siècle.
Le Nouveau Testament de la Peshitta est une traduction du Nouveau Testament grec.
Le Diatessaron n'existe plus que dans une traduction arabe.

( 864448 )
Euh ... par Lycobates (2019-03-28 17:02:48)
[en réponse à 864433]
il conviendrait d'inclure un apprentissage du grec biblique dans le curriculum des séminaristes
Que vous fait-il penser que ce n'est pas le cas ?

( 864475 )
Ne vous faites guère d'illusion par Candidus (2019-03-28 20:36:05)
[en réponse à 864448]
Pour ne parler que des séminaires formant des prêtres pour la célébration de la forme extraordinaire, dans le meilleur des cas, il n'existe qu'une simple initiation au grec biblique. Et je ne suis même pas sûr qu'elle ne soit pas optionnelle ou réservée aux sujets les plus doués.
Les séminaristes qui n'ont pas été scolarisés dans des établissements scolaires tradi, ont déjà assez de mal à apprendre le latin, vous pensez le grec...

( 864514 )
Soit, mais ... par Lycobates (2019-03-29 12:51:38)
[en réponse à 864475]
Il me semble que nous ne parlons pas de la même chose.
Aussi faut-il différencier selon les époques (c'est évident, mais nous parlons de 2019) et les lieux. La France n'est pas l'Allemagne, ni l'Amérique.
Dans un séminaire que je connais (mais dont je ne mettrai pas le lien ici, pour des raisons que vous devinez), l'étude du grec est prévue pendant quatre ans, et ce n'est pas optionnel pour les séminaristes.
Exemple d'un curriculum existant en 2019 :
GREEK I
The Article. Nouns of the 1st declension. Indicative of λύω. Nouns of the 2nd Declension. Dative of Instrument or Means. Neuter Plural subjects. Adjectives of the 1st and 2nd Declensions. Present and Imperfect Ind. of εἰμί. 3rd Declension Palatal, Labial and Dental Stems. Ind. Active of Labial and Dental Verbs. 3rd Declension Stems in λ, ρ, ν. Numerals. Rules for Expressing Time. Middle of λύω – Present and Future Ind. Masculine Stems in ς. Adjectives with Stems in ν and ς. Substantival use of the Adjective. Neuter Stems in ς. Stems in ι. Noun Stems in υ. Adjectival Stems in υ. Expression of the Agent. Noun Stems in Diphthongs. Conjugation of verbs in -αω, -εω and -οω. Special 3rd Declension Liquid Stems. Irregular Nouns and Adjectives. Infinitives and Participles of λύω. Imperatives, Subjunctive and Optative of λύω. Exhortations and Prohibitions. Expression of wishes. Regular Comparison of Adjectives. Syntax of Comparisons. Conjugation of Palatal, Dental and Labial Verbs. Rules of Reduplication and Augment. Irregular Comparatives and Superlatives. Liquid Verbs. Comparative of Adverbs. Conjugation of τίθημι, ἵστημι, δίδωμι and δείκνυμι. The Personal Pronoun. The Demonstrative Pronouns. The ‘Attic’ declension. Full conjugation of εἰμί. The verbs ἔρχομαι, λαμβάνω, ὁρῶ. The use of εἶπον.
Hours: Two. Three trimesters.
Textbook: Rutherford, W. G. First Greek Grammar. Hillard, A. E. and Botting, C. G. Elementary Greek Exercises.
GREEK II
The Article. The Position of the Article. Agreement of Adjectives and Verbs. Tenses in the Indicative. Tenses in the Participles. The Middle Voice. Agent and Instrument. Place. Time and Space. Comparison. Genitive Absolute. Connection. Indirect Statement. Direct Questions. Indirect Questions. Genitive Case after Verbs. Dative Case. Accusative Case. Commands, Exhortations, Wishes. Negatives. Indirect Commands. Subordinate Clauses in Indirect Speech. Causal Clauses. Use of Tenses in the Moods. Final Sentences. Verbs of Fearing and Precaution. Consecutive Clauses. Conditional Sentences. Participles. Impersonal Verbs. Accusative Absolute. Verbal Adjectives. Pronouns. Prepositions. Indefinite Construction. Temporal Clauses. Verbs of Preventing. Summary of the Uses of οὐ and μή. Summary of the Uses of the Subjunctive and Optive. Wishes in Present and Past Tense. Conditional Sentences in Oratio Obliqua. Summary of the Uses of the Infinitive.
Hours: Two. Three trimesters.
Textbook: North, M. A.; Hillard, A. E. Greek Prose Composition.
GREEK III
Reading and analysis of Attic prose texts (Xenophon, Plato, etc.), the LXX and the New Testament.
Hours: Two. Three trimesters.
Textbook: Original Greek texts.
GREEK IV
Reading and analysis of texts from Homer, Attic Tragedy, and the Greek Fathers (St. Basil, St. Chrysostom, etc.)
Hours: Two. Three trimesters.
Textbook: Original Greek texts.
Cela ne vous convainc-t-il pas ?
Évidemment, on ne m'a pas demandé d'examiner les résultats concrets des séminaristes, cela me ferait plaisir de le faire, mais a priori il ne s'agit pas d'une "simple initiation au grec biblique" laissée au hasard et le bon gré de chacun.
(D'ailleurs, le grec est un, il ne faut pas dissocier le grec chrétien du grec d'avant, comme certains le voudraient, mais, comme c'est proposé ici, étudier aussi les classiques)
Je vous concède que le problème de la propédeuse, vu la situation catastrophique de l'enseignement secondaire dans beaucoup de pays, est réel. Mais dans ces cas une année préparatoire est prévue.
Vous dites :
Les séminaristes qui n'ont pas été scolarisés dans des établissements scolaires tradi, ont déjà assez de mal à apprendre le latin, vous pensez le grec...
et je suppose que vous vous référez à la situation en France.
Mais, cher Candidus,
there is a world elsewhere !
En Allemagne, il n'existe pas (ou plus, ou à peine) des "établissements scolaires tradi", mais malgré cela le grec et le latin ne sont pas morts. L'équivalence latin/grec = tradi qui vaut peut-être pour la France, ne vaut pas du tout ailleurs.
Il y avait en République fédérale en 2013 (chiffre dont je dispose d'emblée, il doit y avoir de plus récents)
13.000 écoliers étudiant le grec ancien dans le secondaire, à Berlin p.ex. presque 2.000 écoliers dans 8 collèges (dont le "Französisches Gymnasium"), cela représente 2,5% de l'ensemble des collégiens à Berlin, c'est peu, mais pas rien, et dans trois établissements de la capitale le grec et le latin sont obligatoires pour tous ; et au niveau fédéral il y avait en 2013
773.000 écoliers étudiant le latin, dont la Bavière en premier lieu avec 42,5% de l'ensemble des collégiens bavarois qui sont latinistes.
Les chiffres sont en baisse, et il est vrai qu'ils sont catastrophiques si on les compare avec ceux d'il y a quarante ou cinquante ans ("mon" époque), mais cela subsiste et cela subsistera encore longtemps, surtout pour le latin, tant que le "Lateinzwang" des universités est maintenu (et elles ne sont pas prêtes à lâcher).
(Le
Lateinzwang, comme l'appellent ses adversaires, c'est l'obligation d'avoir un bac en latin pour pouvoir s'inscrire et entamer des études supérieures, toutes disciplines confondues, obligation maintenue par un grand nombre d'universités, surtout les plus prestigieuses).

( 864515 )
Un exemple par Lycobates (2019-03-29 13:05:52)
[en réponse à 864514]
Le grec ancien sur la page internet du Lycée français de Berlin :
ICI

( 864522 )
Le plus simple est de demander à madame Soleil par Regnum Galliae (2019-03-29 14:24:36)
[en réponse à 864515]
si l'on en croit votre lien

( 864539 )
Je ne suis qu'à demi surpris de ce que vous écrivez par Candidus (2019-03-29 18:09:54)
[en réponse à 864514]
Il est bien connu que les meilleurs philologues, toutes langues confondues, sont des Allemands.

( 864563 )
[réponse] par Mingdi (2019-03-30 14:34:19)
[en réponse à 864430]
YD, vous qui savez tout, l'expression biblique "il la connut" ou "il le connut", puisque cela marche dans les deux sens, est-elle due à la pudeur d'un traducteur du grec ou de l'hébreu, ou la trouve t-on telle quelle dans les écrits originaux?

( 864564 )
[réponse] par Yves Daoudal (2019-03-30 15:16:00)
[en réponse à 864563]
Non seulement je ne sais pas tout, mais ce que j'écris sur le Forum, très souvent je le découvre moi-même. Telle interrogation me pousse à trouver la réponse.
C'est à moitié le cas avec votre question. La réponse que je connais est que les traducteurs de la Bible n'auraient jamais utilisé d'euphémismes à cause d'une "pudeur" qui n'existait pas comme on la conçoit chez nous depuis l'ère bourgeoise.
Donc je viens de vérifier qu'en latin il y a cognosco et en grec gignosco parce qu'en hébreu il y a yada, qui veut dire... connaître.
L'euphémisme ne vient pas de la pudeur, mais plus radicalement d'un tabou, relevant donc du sacré (le mystère de la génération appartient à Dieu). Il n'y a jamais de mots désignant le sexe dans la Bible. Un autre exemple fréquent est de jurer en mettant la main "sous la cuisse" de celui qui demande le serment.

( 864616 )
Connaissances par Mingdi (2019-03-31 14:11:19)
[en réponse à 864564]
"Pendant qu’ils réjouissaient leur cœur, voici que les hommes de la ville, de vrais vauriens, cernèrent la maison et, frappant contre la porte à coups redoublés, ils dirent au maître de la maison, au vieillard : fais sortir l’homme qui est entré dans ta maison, pour que nous le connaissions." (Juges, 19) La "connaissance" en question ne présente aucun risque reproductif. La "main sous la cuisse" est-ce ce que le père Preynat infligeait à ses victimes? Il est certain que Saint Pierre Damien est plus explicite. Les tribunaux, ecclésiastiques ou civils, gagneront en justice efficace à l'être aussi, sans sombrer dans le graveleux. Du moins me semble t-il... Merci YD.

( 864462 )
Et si c'était encore autre chose? par PEB (2019-03-28 18:33:36)
[en réponse à 864398]
Selon Bernard Lamborelle, le seigneur suzerain d'Abraham serait le roi Hammourabi. Il aurait nommé le Patriarche quelque chose comme vice-roi du Levant. De fait, les villes de la vallée de la Mer Morte aurait refusé de payer les tributs exigés par Lot pour le compte de son parent. D'où la réaction un peu énervée du big boss.
L'histoire aurait été réinterprétée au cours des siècles selon diverses clefs de lectures.
Par ailleurs, des météorites peuvent faire beaucoup de dégâts irréparables.

( 864426 )
L'homosexualité dans la Bible par Jean-Paul PARFU (2019-03-28 11:48:36)
[en réponse à 864333]
Ancien et Nouveau Testament(s)
C'est à lire
ici