
( 864103 )
Mois de St Joseph : La tempérance de St Joseph : 23ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-23 07:17:24)
[en réponse à 864102]
Mois de St Joseph : La tempérance de St Joseph : 23ème jour
Saint Joseph, qui avez eu le bonheur d'expirer entre les bras de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Rien n'est plus nécessaire, que la pratique de cette vertu. Elle modère les passions qui ont pour objet les délectations sensuelles; sans elle la vie spirituelle est impossible; la chair milite contre l'esprit et finit par l'emporter.
Saint Joseph avait acquis, à force de vertus, un parfait empire sur ses passions, et par sa vie dure et pauvre, il pratiquait une tempérance constante. Menons autant que possible une vie laborieuse et surtout exempte d'oisivété.
Travaillons sans cesse à dompter nos passions et prions saint Joseph d'être notre appui dans cette entreprise.
Epoux d'une pureté sans exemple, je désire ardemment vous avoir pour mon protecteur et mon soutien pendant cette vie mortelle. Prenez pitié d'un infortuné dont le coeur s'est malheureusement abandonné à mille affections impures.
Obtenez-moi la grâce d'être délivré de tout soutien charnel et terrestre, afin qu'unissant mon coeur étroitement à celui de Jésus, de Marie et au vôtre, je parviene à rompre avec tout ce qui ne serait point saint et à me rendre digne de votre puissant secours que vous ne refusez jamais à ceux qui ont l'esprit et le coeur chastes.
Ainsi soit-il.
Pieuse maxime : Ne mangez, ne buvez qu'aux heures ordinaires et rendez alors grâce à Dieu.
Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890

( 864104 )
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-23 07:19:18)
[en réponse à 864103]
CHAPITRE VII
De la charité incomparable de la très sainte Vierge
(...) L'amour, dit saint François de Sales, ne se paye que par l'amour ; ainsi les bontés incomparables du très-saint coeur de notre glorieuse maîtresse demandent de nos coeurs toutes les tendresses possibles ; mais elles ne peuvent être des marques d'une véritable affection, si nous ne prenons soin de lui plaire ; ce que nous ne ferons jamais bien que par limitation de son amour envers Dieu et envers le prochain.
Il faut donc aimer Dieu ; et premièrement il le faut aimer souverainement, faisant plus d'état de son amitié que de tout le monde et de toutes les choses du monde, et étant en la disposition de perdre plutôt tout son honneur, tous ses biens, ses charges, ses amis et sa vie même, et de souffrir toutes sortes d'injures et de peines, que de l'offenser par un seul péché mortel.
Sans cette disposition il n'y a point de salut, et il faut être damné. Davantage, il faut tâcher à ne commettre jamais aucun péché véniel avec une entière advertance : l'âme qui sait un peu ce que c'est que le pur amour aimerait mieux mourir de mille morts que de commettre la moindre imperfection volontairement.
Secondement, il le faut aimer généralement, l'aimant en tout ce que l'on aime, ne cherchant que ses intérêts dans nos intérêts et dans les intérêts de toutes les créatures. Quelque part donc que l'on aille, c'est à Dieu qu'il faut aller ; quelque chose que l'on fasse, c'est pour Dieu qu'on la doit faire ; tout ce que l'on dit doit être dit pour la gloire de Dieu : il faut porter toutes les peines pour son amour, et dans toutes les affaires n'avoir qu'une seule affaire, qui est d'exécuter sa sainte volonté.
En troisième lieu, il le faut aimer uniquement. Oh ! Que trop est avare à qui il ne suffit ! Il ne faut donc pas aimer avec lui des choses qu'il n'aime pas, comme l'imperfection et les bagatelles du monde, il ne faut aimer que ce qu'il aime, et comme il veut qu'on l'aime.
Un enfant aime son père, une femme son mari, et Dieu le veut ; non pas par nature, mais par grâce ; et en aimant ce que Dieu veut qu'on aime, et comme il le veut, c'est lui seul qui doit être uniquement aimé en tous les objets aimés.
O Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul, et toujours Dieu seul ! Quand l'âme est arrivée à ne plus aimer que Dieu seul, elle entre dans une parfaite indifférence pour toutes choses, ne voulant plus rien autre chose que ce Dieu seul. Elle ne se soucie plus d'intérêts, elle ne se voit plus, elle ne pense plus à elle, elle ne s'attriste ou ne se réjouit que de ce qui déplaît à Dieu, ou de ce qui lui est agréable. Dieu seul est son tout, et tout le reste ne lui est rien ; elle est dans le monde comme s'il n'y avait que Dieu seul et elle, et elle n'est touchée d'autre chose.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde