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Mois de St Joseph : La justice de St Joseph : 20ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-19 22:33:06)
[en réponse à 863944]
Mois de St Joseph : La justice de St Joseph : 20ème jour
Saint Joseph, qui êtes cet homme parfait qui n'a point pécvhé par ses paroles, priez pour nous.
L'Ecriture sainte fait de Joseph ce simple éloge : c'était un homme juste. Ce titre de juste renferme tout. Il était juste, dit Origène, dans ses paroles et ses actions, dans l'observation de la loi et dans le discernement de la grâce; il était juste, dit saint Pierre Chrysologue, parce qu'il était charitable envers le prochain et surtout envers Marie, qui plus que tout autre, lui tenait lieu de prochain; il était juste, dit saint Jean Chrysostome, parce qu'il possédait toutes les vertus. Et sa justice était telle, qu'elle le rendait digne, autant que la chose était possible, de commander au Fils de l'Eternel et de conduire la Sagesse incarnée; de protéger et de défendre l'arche du salut, la mystique cité du grand Roi, la bienheureuse Vierge Marie. Sommes-nous comme notre illustre modèle, équitables envers tout le monde. Recherchons nos nombreux manquements à cet égard et demandons à Joseph un plan de réforme et de vie nouvelle.
Grand Saint Joseph, instruisez-moi des vérités éternelles et formez-moi à la méditation de mes fins dernières. Bien mourir c'est là le seul point indispensable pour moi. Je le sens, je le comprends, j'en ai l'intime conviction, et je vais m'appliquer, à votre suite, à obtenir cet inappréciable bonheur. Faites que par une vie sainte j'apprenne à bien mourir, afin d'aller vous retrouver au paradis pour toute l'éternité. Ainsi soit-il.
Pieuse maxime : Ceux qui se font gloire d'avoir Dieu pour Roi, et qui tiennent à honneur d'être de son royaume, doivent être ornés des plus belles vertus.
Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890

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Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-19 22:34:33)
[en réponse à 863945]
CHAPITRE VII
De la charité incomparable de la très sainte Vierge
Le très précieux coeur de la très sainte Vierge est une fournaise d'amour. Il en est un océan immense et un abîme impénétrable : il est le temple de l'amour sacré ; il en est le trône, l'autel, le sanctuaire et le paradis : il ne vit et ne se nourrit que de l'ardeur de ses flammes.
Ce pur amour a été le principe, le progrès et la fin de sa belle vie ; et il a tellement investi de toutes parts, pénétré de tous côtés, consumé et transformé la divine Marie, qu'elle semble être l'amour même, devant lequel les séraphins, tout aimants qu'ils puissent être, étant les créatures du pur amour, doivent se voiler de leurs ailes, saisis d'admiration et d'un saint respect.
Elle a commencé d'aimer aussitôt que d'être, et elle n'a jamais cessé d'aimer. L'amour l'a fait vivre, l'amour l'a fait mourir : tous les jours de sa vie ont été des jours de l'amour, et il ne s'en est pas écoulé un seul petit moment, qui n'en ait été rempli. Pendant même le peu de sommeil qu'elle donnait à son corps virginal, son divin cur veillait toujours, en sorte que le jour et la nuit pendant toute sa vie elle a toujours été dans un continuel exercice de l'amour.
Le grand précepte de l'amour ne s'accomplira jamais en toute sa perfection en cette vie, disent les saints Pères ; mais c'est le privilège de la Mère de Dieu, qui l'a accompli en toute son étendue en cette vie mortelle, et dont l'amour en cet état de la vie présente a surpassé celui dont les bienheureux jouissent dans l'empyrée. C'est pourquoi ce n'est pas sans sujet que les anges surpris d'une telle nouveauté, s'écrient : Qui est celle-ci qui monte du désert, abondante en délices ? (Cant., III, 6) Car ces aimables esprits, dit le dévot saint Bernard, ne voient rien de pareil dans l'éternité même glorieuse : car qui des bienheureux peut dire à son Dieu : Vous êtes mon Fils ? (Hebr., I, 5) Et c'est ce qui a donné sujet à quelques théologiens, de soutenir que l'amour de la sacrée Vierge était différent en espèce de l'amour de tous les justes et qu'il était d'un ordre plus élevé. Aussi saint Épiphane appelle notre glorieuse reine, le mystère du ciel et de la terre, et l'étonnant miracle de la grâce. Saint Ignace le martyr dans l'une de ses Épîtres à saint Jean l'Évangéliste, témoignant que toutes ses entrailles étaient émues par de pressants désirs de voir celle qui avait donné le salut au monde, la qualifie de prodige céleste, et de miracle très sacré de la grâce.
Saint Jean Damascène la propose comme un abîme de miracles : ce qui est bien visible à l'égard de la nature, puisque la grâce est au-dessus de toutes les forces de la nature. Mais la difficulté est, comme l'on peut dire que la grâce de la très-sainte Vierge est un miracle dans l'ordre surnaturel, puisque c'est le dernier et le plus élevé de tous les ordres ; et ainsi, qu'il n'y a point de grâce qui le surpasse. (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde