Le Forum Catholique
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( 863583 )
Réunions de cardinaux au Vatican pour un éventuel conclave? par Chicoutimi (2019-03-13 07:20:27)
C'est ce qu'affirme Antonio Socci sur son compte Twitter:
''Grand mouvement au Vatican. Des réunions de cardinaux pour un éventuel conclave. Les favoris sont le cardinal Parolin ou, comme alternative, le cardinal Tagle. (…) Les deux seraient un désastre. On a besoin d'un pape en continuité avec Benoît XVI et Jean-Paul II'' (Antonio Socci)
L'information a été relayée par Maike Hickson:
''Antonio Socci dit qu'il y a eu des réunions de cardinaux concernant le prochain conclave, ajoutant que les cardinaux Parolin et Tagle sont les favoris.''(Maike Hickson)

( 863585 )
Un conclave ou par AVV-VVK (2019-03-13 08:54:04)
[en réponse à 863583]
un nouveau concile?

( 863587 )
Continuité avec JPII et BXVI ? par Candidus (2019-03-13 09:36:58)
[en réponse à 863583]
Vraiment ? Et si le pontificat actuel n'était que l'aboutissement, involontaire mais logique, des erreurs commises lors des précédents pontificats ?
Les cardinaux qui ont élu François seraient-ils apparus par génération spontanée ?
Et si les aberrations bergogliennes étaient un don du ciel pour nous éclairer sur la nocivité de la dynamique à l'oeuvre dans l'Église depuis les années 60 ? N'est-ce pas d'ailleurs ce qui est en train de se passer parmi de nombreux conservateurs ?

( 863596 )
Assez d'accord par Tibère (2019-03-13 11:01:30)
[en réponse à 863587]
Le pontificat bergoglien n'est rien d'autre que la mise en oeuvre des dérives de Vatican II, une sorte d'aboutissement logique dans la mesure où toute la mécanique en oeuvre dans les textes et surtout dans la praxis de Vatican II tournait le dos à plusieurs enseignements précédents.
Les pontificats de Paul VI (2ème partie à partir de 1968), Jean-Paul II, et Benoît XVI ont tenté de sauver une partie du Concile jusqu'à la subtile distinction faite par Benoît XVI dans son discours du 22 décembre 2005 à la Curie sur l'herméneutique.de continuité.

( 863599 )
Très juste par Romanus (2019-03-13 11:11:52)
[en réponse à 863596]
Je ne vois rien dans l'attitude de François qui soit contraire à l'enseignement de Vatican II.

( 863601 )
Disons pour être tout à fait honnête par Tibère (2019-03-13 12:35:34)
[en réponse à 863599]
que François applique plus le para-Concile que les textes du Concile lui-même, sauf pour ce qui concerne la liberté religieuse, grand péché du Concile, où il ne fait qu'aller directement aux conclusions.
Mais je le répète : quand on fait Assise, on ne peut pas aboutir à autre chose qu'au relativisme pourtant dénoncé par Jean-Paul II et Benoît XVI.
Et quand on a le relativisme religieux, le coeur de la Foi catholique se désagrège.

( 863833 )
Les hommes d'Eglise ont fait allégeance à la mentalité dominante. par Scrutator Sapientiæ (2019-03-18 07:00:43)
[en réponse à 863601]
Bonjour Tibère,
J'ai la conviction que les hommes d'Eglise qui sont officiellement les plus importants et / ou les hommes d'Eglise qui sont effectivement les plus influents ont, depuis longtemps (*), plus ou moins fait allégeance à la mentalité dominante, ou, pour reprendre l'expression de Joseph Ratzinger / Benoît XVI, fait allégeance à "ce qu'il y a de meilleur" dans la mentalité dominante (de la modernité libérale à la postmodernité prétendue émancipatrice et soi-disant unificatrice),
- sur le plan épistémique, c'est-à-dire dans le domaine des catégories, de la connaissance, des concepts,
et
- sur le plan axiologique, à savoir dans le domaine des comportements, de l'action, des valeurs.
Par ailleurs, il me semble assez clair que ces hommes d'Eglise ne veulent plus que l'Eglise demeure enseignante et "missionnaire", comme elle l'a longtemps été, mais veulent que l'Eglise devienne écoutante et "partenaire" : "partenaire" des confessions chrétiennes non catholiques, "partenaire" des religions non chrétiennes, et même "partenaire" du monde contemporain, en vue d'une espèce de pacifisme planétaire.
(*) : Je pense ici, entre autres choses, à "la crise des années 1930", en philosophie et en théologie, qui a débouché sur les premiers textes "disruptifs" de Chenu, de Congar, de Rahner et de Teilhard, alors que ces textes ont tous été écrits entre le début de l'année 1937 et la fin de l'année 1940.
Toute la question est de savoir si les clercs qui sont aujourd'hui les continuateurs de ceux qui, à partir d'avant-hier, ont commencé puis continué à faire allégeance, puis à faire faire allégeance, ont bien conscience du fait qu'il va leur falloir, d'une manière clairvoyante, exigeante, contrariante et dissonante, se remettre à choisir entre l'Evangile et l'allégeance, ou plutôt se remettre à choisir l'Evangile, au préjudice de l'allégeance.
Bonne journée.
Scrutator.

( 863830 )
Plutôt rien qui soit contraire au spécifique de l'enseignement de V II. par Scrutator Sapientiæ (2019-03-18 06:32:34)
[en réponse à 863599]
Bonjour Romanus,
Peut-être voulez-vous dire que vous ne voyez, dans l'attitude de François, rien qui soit contraire au spécifique de l'enseignement de Vatican II, tel qu'on le trouve avant tout dans la constitution pastorale, dans les deux déclarations, et dans le décret sur et pour la nouvelle conception, "conciliaire", de l'oecuménisme, dont il a déjà été question sur le F. C., à de très nombreuses reprises.
Je précise ou suppose ce qui précède parce que, pour ma part, je vois assez bien ce qui, dans l'attitude de François, est contraire à l'enseignement de Vatican II, ou est très éloigné de cet enseignement, voire opposé à cet enseignement (par contournement ou par dépassement), en ce que cet enseignement a de moins ou de non spécifiquement "conciliaire", dans l'acception néo-moderniste ou néo-progressiste de ce terme, à l'intérieur d'autres textes du Concile.
Bonne journée.
Scrutator.

( 863825 )
B XVI : "herméneutique de la réforme", et non de la continuité. par Scrutator Sapientiæ (2019-03-18 05:53:44)
[en réponse à 863596]
Bonjour Tibère,
Je me permets de vous citer : "Les pontificats de Paul VI (2ème partie à partir de 1968), Jean-Paul II, et Benoît XVI ont tenté de sauver une partie du Concile jusqu'à la subtile distinction faite par Benoît XVI dans son discours du 22 décembre 2005 à la Curie sur l'herméneutique.de (la) continuité."
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le relever, à de nombreuses reprises, il n'est pas question, dans le discours de Benoît XVI en date du 22 décembre 2005, d'une herméneutique de la continuité, mais il est question, dans le même discours, d'une "herméneutique de la réforme", c'est-à-dire "du renouveau dans la continuité de l'unique-sujet Eglise".
J'avoue ne pas très bien comprendre quelles sont les raisons pour lesquelles, dans l'esprit et sous la plume de tant de catholiques, la notion imaginée par eux : l'herméneutique de la continuité, a aussi souvent tendance à recouvrir, ou à se substituer à la notion utilisée par Benoît XVI : "l'herméneutique de la réforme".
Certains diront peut-être qu'il est d'autant moins grave d'utiliser l'expression imaginée par eux en lieu et place de l'expression utilisée par Benoît XVI qu'il est plus que probable que l'intention implicite et officieuse de Benoît XVI a bien été, le 22 décembre 2005, de légitimer l'herméneutique de la continuité.
Mais, d'une part, en l'occurrence, je ne suis pas juge d'une intention implicite et officieuse, et, d'autre part, il n'est que de relire le discours prononcé par Benoît XVI en février 2013, après l'annonce de son (auto ?)éviction, pour se rendre compte que ce pape a cherché jusqu'au bout à défendre et à promouvoir au moins une partie de ce qui est objectivement difficile à défendre et à promouvoir, au sein du Concile Vatican II.
Je pense ici au discours au cours duquel Benoît XVI a cru pouvoir légitimer ou sauvegarder au moins une partie de ce qui est, objectivement, bien difficile à légitimer ou à sauvegarder, en distinguant entre "le Concile des Pères" et "le Concile des médias".
(Cette distinction me semble aussi spécieuse que la distinction entre le vrai et le faux "esprit du Concile", ou aussi tendancieuse que la distinction entre le vrai et le faux "esprit d'Assise"...)
C'est un peu comme si, dans l'esprit de Benoît XVI, bien des Pères du Concile n'avaient fait des dégâts, entre 1962 et 195, depuis l'intérieur du Concile, qu'en tant que collaborateurs occasionnels de tel journal ou magazine, ou encore de telle station de radio ou chaîne de télé...
Bonne journée.
Scrutator.

( 863829 )
Quatre papes ont cherché à "composer" avec des courants déconstructeurs. par Scrutator Sapientiæ (2019-03-18 06:20:04)
[en réponse à 863596]
Rebonjour à Tibère,
A mon avis, les quatre papes suivants : Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, ont cherché à "composer", en eux et autour d'eux, pendant un demi-siècle, avec des courants de pensée philosophiques et théologiques plus ou moins indirectement propices à une espèce de "décomposition du catholicisme", pour reprendre le titre du livre de Louis BOUYER (1968).
Sans doute ont-ils cru qu'en procédant de cette manière ils pourraient gagner sur les deux tableaux, c'est-à-dire,
- d'une part, sur le tableau de l'assagissement de ces courants, par incorporation de ce qu'il y a de moins mauvais, dans ces courants, au Magistère et à la pastorale de l'Eglise catholique,
et
- d'autre part, sur le tableau de l'actualisation, id est de la modernisation du discours de l'Eglise sur Dieu, sur l'Eglise, sur l'homme, sur le monde, afin que ce discours soit plus attractif.
Mais aujourd'hui nous voyons bien, nous voyons tous, que tout n'est pas compatible ou conciliable avec tout, et qu'il est probablement impossible d'être à la fois catholique en plénitude, dans le respect de l'identité et de l'intégrité des fondamentaux du catholicisme, et postmoderne en plénitude, notamment dans le respect du confusionnisme et du consensualisme, en matière (inter)religieuse, et dans celui du relativisme et du subjectivisme, en matière morale.
Il me semble donc que nous vivons depuis mars 2013 la fin d'un rêve, la fin d'une chimère, la fin d'un fantasme : la chimère ou le fantasme d'une possibilité de conciliation presque systématique entre le catholicisme et telle ou telle composante de la mentalité dominante, dans un monde occidental désormais devenu plus hédoniste qu'humaniste.
En ce sens, le pape François, depuis son élection en mars 2013, rend un service signalé à l'Eglise et aux fidèles, en montrant dans quelle mesure et jusqu'à quel point cette perspective ou tentative de conciliation presque systématique entre les fondamentaux du catholicisme et une partie de la mentalité dominante, partisane, notamment, de l'égalitarisme en matière (inter)religieuse et en matière morale, nuit grandement et gravement à la cohérence, à la consistance, à la pertinence et au réalisme du discours tenu et des actes posés, précisément dans le cadre de la mise en oeuvre de cette tentative de conciliation.
Bonne journée.
Scrutator.

( 863604 )
Permettez-moi de vous renvoyer par
Le Webmestre (2019-03-13 13:25:35)
[en réponse à 863587]

( 863616 )
Titre du message par Candidus (2019-03-13 15:07:53)
[en réponse à 863604]
OK sur le principe mais c'est pour la lisibilité du titre que j'ai abrégé. Je ne suis pas sûr qu'avec les noms écrits en entier, le titre n'aurait pas été tronqué.

( 863588 )
François pourrai-il être jugé ? par jejomau (2019-03-13 09:45:27)
[en réponse à 863583]
La question serait de se demander :
pourquoi se réunir pour un éventuel conclave ?
Le dernier
Sandro Magister apporte-t-il indirectement une réponse à cette question soudaine ?
Extrait :
Après les condamnations des cardinaux Pell et Barbarin. Une Église assiégée et déboussolée
[………..]
1. Un tribunal spécial pour juger le Pape ?
Le cardinal Pell et le cardinal Barbarin ont été condamnés sur base de preuves discutables, etc...
[à noter que le cardinal Barbarin, en appel actuellement, devrait être innocenté.. Et que le Cardinal Pell vient de décider de faire appel. En effet, une de victimes s'était rétractée sur son lit de mort en indiquant que le cardinal Pell était innocent et que les faits en cause n'ont strictement aucun témoin et le forfait soi-disant commis semblent matériellement impossible…]
[…………]
Si la manière de traiter le cas d’un évêque présumé coupable ou négligent est encore incertaine, que faire quand c’est le pape en personne qui est mis en cause ?
Car c’est bien ce qui est en train de se passer. François n’a pas encore répondu à ceux qui – comme Carlo Maria Viganò, l’ex-nonce aux États-Unis – l’ont accusé d’avoir protégé et promu jusqu’au bout l’ex-cardinal Theodore McCarrick malgré qu’il était au courant de ses nombreux abus. Et il continue à se taire plus de six mois après avoir promis aux journalistes pendant la conférence de presse dans le vol de retour d’Irlande le 26 août 2018 : « Enquêtez et puis je parlerai ».
En outre, l’ombre d’une autre affaire plane encore davantage sur le pape François, il s’agit de l’affaire de l’évêque argentin Gustavo Óscar Zanchetta, secrétaire de la Conférence épiscopale argentine puis promu évêque d’Orán à l’état 2013 avant de démissionner pour des « raisons de santé » assez floues à l’été 2017 mais rapidement élevé par le pape, en décembre de la même année, à une charge vaticane créée sur mesure pour lui d’« assesseur » de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, en dépit des dénonciations très détaillées des exactions de Zanchetta avaient été transmises par des ecclésiastiques du diocèse d’Orán aux autorités compétentes, en Argentine et à Rome, à plusieurs reprises entre 2015 et 2017.
Là encore, le pape François se tait. La seule décision qui ait été rendue publique, c’est que Rome a ordonné une enquête préliminaire en Argentine sur Mgr Zanchetta.
Si jamais cette enquête, une fois remise à Rome, devait confirmer la responsabilité du pape François, il restera encore à voir comment concilier l’exigence d’un juste procès avec le droit canonique qui spécifie au canon 1404 que « Le Premier Siège n’est jugé par personne » mais au §2 du canon 1405, il spécifie que « à moins d’en avoir reçu au préalable le mandat, un juge ne peut connaître d’un acte ou d’un document confirmé en forme spécifique par le Pontife Romain. »

( 863617 )
« Enquêtez et puis je parlerai » par Candidus (2019-03-13 15:15:07)
[en réponse à 863588]
S'il se tait, c'est peut-être parce qu'on a enquêté et que jusqu'à présent tout ce qu'on a trouvé conforte la version de Mgr Viganò.

( 863618 )
hautement improbable pour plusieurs raisons par Luc Perrin (2019-03-13 15:28:04)
[en réponse à 863588]
D'abord un conclave ne se réunit qu'après la mort ou la démission d'un pape : l'institution n'a donc pas compétence pour juger un pontife régnant. Ecartons cela d'emblée.
Les cardinaux réunis régulièrement constituent le Consistoire.
Le Sacré Collège aurait sans doute à se réunir et éventuellement prendre des décisions si un pape était empêché : état de démence manifeste ou coma prolongé ... La question est incertaine dans l'état du droit canonique d'autant que cela ne s'est jamais produit.
Ceci posé, le principe de base que le Premier Siège ne peut être jugé a été rappelé. La voie interne à l'Église est donc fermée.
Reste la voie externe : des poursuites lancées par un État contre le Pape comme chef de l'Église catholique ayant autorité sur l'Église locale du pays. La procédure américaine de "RICO" permet au niveau de la justice fédérale de poursuivre des chefs d'organisations jugées criminelles dans le monde entier : on visait la Mafia et les Cartels de la drogue au départ. L'un ou l'autre des procureurs d'état américains, mais pas à ce jour au niveau fédéral, a déclaré que l'Église catholique du moins les évêques et ceux qui les servent dans ces états avaient des comportements mafieux ce qui, hélas, est avéré en Pennsylvanie, dans l'Illinois, dans le scandale de Boston en 2002 etc. Sous Jean Paul II, le cardinal Law - dont les obsèques ont été célébrées en très grandes pompes par le Pape régnant - a été exfiltré et mis à l'abri des poursuites par un poste au Vatican donc hors extradition. Le Cardinal a couvert les pires horreurs pendant des années cf. le film Spotlight qui décrit ses agissements criminels.
Toutefois, en l'état aucune procédure RICO n'a été lancée en dépit de poursuites enclenchées dans 16 états maintenant aux USA. Le nouveau ministre de la Justice sera-t-il plus courageux que son prédécesseur ? Pas sûr depuis que les Démocrates ont pris la majorité à la Chambre des représentants. A suivre ...
Un juge Garcon de tel pays pourrait lancer une procédure de mise en cause du Pape au titre de la juridiction universelle dans les pays qui l'ont instituée (Espagne, Belgique ...), peu nombreux. On se souvient du cas Pinochet.
Toutefois le Pape est aussi un chef d'État et à ce titre jouit d'une immunité pénale comme celle reconnue aux diplomates par le droit international. On voit mal comment on pourrait l'arrêter à la descente d'avion comme Carlos Ghosn ou à l'aéroport comme DSK.
Dernier cas la Cour pénale internationale mais là encore l'énoncer suffit à mesurer combien c'est irréaliste.
En résumé, cette hypothèse me semble irréalisable.
ps. sur le post initial, ce type de rencontre n'est pas rare : on sait qu'une rencontre avait eu lieu sous Pie X pour pousser le cardinal Rampolla del Tindaro, des jésuites étant impliqués encore et toujours. Mais il est mort en décembre 1913. Toutefois le Pape élu en 1914, Benoît XV, avait été un collaborateur jeune de Rampolla et était un proche : il avait même célébré la messe des funérailles. Plus récemment on a largement parlé des manoeuvres de la "mafia de St-Gall".

( 863621 )
nb. Sandro Magister traite de tout autre chose jejomau par Luc Perrin (2019-03-13 16:10:39)
[en réponse à 863588]
il se borne à poser la question du TYPE de procès canonique qui suivrait une éventuelle condamnation civile en appel des cardinaux Pell et Barbarin, spécialement pour le Cardinal australien condamné dans son second procès pour acte pédophile.
Procès administratif qui entérinerait la décision de la cour d'appel australienne ou authentique procès canonique qui jugerait sur pièces indépendamment.
Il n'est aucunement question de juger le Pape.
Le canon 1405 n'ouvre rien : ou il faudrait que le pape François mandate lui-même un juge ecclésiastique pour le juger. Tout est possible même la neige le 15 août au Sahara mais avouez que cela est invraisemblable.
ps. Sandro Magister relève l'opacité des procès canoniques et note que le Pape a lui-même abandonné sa propre tentative de perfectionner la législation en 2016. Le Père Zollner sj l'avait dit pour Arte.
Magister relève aussi la phobie du pape François envers la présence de laïcs dans une instance de justice d'Église : curieux pour un pape qui vante la synodalité, la mise à l'écoute et qui invitait les laïcs à être très impliqués dans la question des abus sexuels en août 2018 via sa Lettre au peuple de Dieu, peut-être le meilleur texte du pontificat et de loin.
La crédibilité nulle qui est celle de la hiérarchie et de la Curie romaine désormais pour ces affaires d'abus sexuels et de scandales financiers réclame impérieusement, si on veut la restaurer, une participation des laïcs sous une forme à déterminer. Un procès canonique, en bonne justice, s'il doit avoir lieu du cardinal Pell (et d'autres) supposerait une commission d'enquête avec participation de laïcs indépendants et de canonistes.
On voit à New York, un cardinal Dolan qui emploie une ancienne procureure pour traquer les prêtres prédateurs et lui-même ensuite ne tient pas compte des recommandations qu'elle énonce ... proposant à l'inverse de nommer curés des prédateurs et/ou prévaricateurs ou corrompus moralement de façon notoire comme Miqueli etc. Au moins sait-on maintenant clairement à quel archevêque on a affaire.

( 863684 )
Chacun sait que la Mafia (de S. Gall) est particulièrement soucieuse du respect des formes juridiques... par Sacerdos simplex (2019-03-14 22:00:37)
[en réponse à 863588]
A moins qu'ils ne fonctionnent comme la vraie mafia :
on juge, on condamne - et dans ce cas précis, on explique à l'intéressé qu'il serait grand temps de démissionner, sous peine d'avoir un "déséquilibré" qui lui confère le titre de martyr, ou bien un juge américain qui lui mette un mandat d'arrêt international applicable au moment où il n'y penserait pas, par exemple à l'occasion d'un voyage...
Je sais bien qu'en tant que chef d'état il est protégé par le droit international.
(Au même titre que Khadafi, Saddam et quelques autres ; mais les ennemis de l'Eglise doivent réfléchir à la manière de faire sauter cette immunité.)
Et puis de toutes manières, la mafia de St Gall, ce sont uniquement des gens bien élevés, jamais ils ne feraient une chose pareille !...