Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 863681 )Vendredi des Quatre-Temps (1ère semaine) par ami de la Miséricorde (2019-03-14 21:55:31) 



Vendredi des Quatre-Temps (1ère semaine)
images/icones/marie.gif  ( 863682 )Mois de Saint Joseph : la résignation de St Joseph : 15ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-14 21:57:22) 
[en réponse à 863681]



Mois de Saint Joseph : la résignation de St Joseph : 15ème jour

Saint Joseph, dont la justice et la droiture ont mérité les éloges du Saint -Esprit, priez pour nous.


On peut sans crainte affirmer que Saint Joseph a connu pendant son passage sur la terre toutes les épreuves de la vie laborieuse et pauvre. Il a enduré toutes les peines, et ce qui devait le plus briser le coeur, c'est qu'il n'était pas seul à souffrir.

Jésus et Marie étaient, comme lui victimes de la souffrance. A mesure que le flot de la tribulation monte, il s'incline et semble dire au Seigneur : Frappez, encore, mais épargnez Jésus. Pas une plainte, pas un soupir; plus la douleur s'accroît et plus il se résigne. Quel contraste avec nous.

Notre lâcheté ne veut pas de la souffrance et notre mollesse ne sait pas endurer la moindre douleur. Obtenons de Sant Joseph de nous en corriger.

Très glorieux saint Joseph, je vous supplie de tout coeur par cette fermeté héroïque avec laquelle vous avez supporté les grandes et nombreuses tribulations par lesquelles il a plu à Dieu d'éprouver votre rare vertu; obtenez-moi une force semblable et une pareille constance pour supporter avec courage tous les maux de cette misérable vie et arriver avec votre secours aux splendeurs de l'éternité. Ainsi soit-il.

Pieuse maxime : Ceux qui sont plus proches et plus aimés de Jésus-Christ, sont ordinairement les plus affligés, les plus persécutés.

Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890
images/icones/marie.gif  ( 863683 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-14 21:58:39) 
[en réponse à 863682]

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


(...) Comme la manière de prêcher de ce Père était fort spirituelle, il n'était pas goûté de plusieurs : mais j'ai connu des âmes appelées à la perfection, qui en étaient touchées d'une manière très puissante.

Ses paroles leur étaient comme des charbons ardents qui les mettaient tout en feu, en sorte que pendant ses sermons elles avaient bien de la peine à se contenir, et à ne pas faire paraitre au dehors le feu sacré qui les consumait intérieurement. Elles eussent voulu crier, voilà un homme admirable : et la grâce qu'elles en recevaient, était telle, que dès lors qu'il montait en chaire, et qu'il commençait à faire le signe de la croix, elles étaient toutes transportée par les impétuosités sacrées du divin amour.

« Ô mon Dieu ! Que vos conduites sont admirables ! Pendant qu'un homme n'est pas goûté de plusieurs, pour ses expressions qui paraissent trop spirituelles, vous vous en servez pour perfectionner les âmes qui vous sont les plus chères. »

Ce bon Lorrain était tourmenté visiblement des démons, qui lui apparaissaient en des figures différentes, et qui semblaient, quelquefois, renverser toute sa chambre ; quelquefois ils lui parlaient, tâchant de le décourager, lui disant qu'il n'avait rien fait pour Dieu, et, d'autres fois, ils usaient de menaces pour l'intimider.

Son oraison était presque continuelle, ce qui l'obligeait d'aller, de grand matin, dans de certaines cavernes proche Paris, et y passer toute la journée en contemplation, ne mangeant, quelquefois, qu'un peu de pain le soir. Je l'ai vu, quelquefois, lorsque nous allions à la promenade, retourner sur ses pas sans dire mot à la compagnie, en sorte que l'on était tout étonné de ne le plus voir, l'application continuelle qu'il avait à Dieu ne lui permettant pas les moindres divertissements avec les créatures.

Ce n'est pas que, dans les rencontres, il ne fût fort gai, et d'une agréable conversation. Ayant été prié en quelqu'un des jours gras d'aller manger chez un de ses meilleurs amis, et s'en étant voulu abstenir, par mortification, au retour de l'église de Notre-Dame, où il avait passé quelque temps en oraison devant la très-sainte Vierge, sa bonne mère et maîtresse, il fut grandement étonné de trouver plusieurs mets délicieux, apprêtés sur sa table et sur une nappe bien blanche, et comme il eut peur, de prime abord, que ce ne fût une illusion, il eut recours à la prière ; mais, voyant que ces viandes demeuraient toujours, il en mangea avec bénédiction, et fit un excellent repas, le reste qui accompagnait les viandes disparaissant, tant il est vrai que le Seigneur est bon à ceux qui l'aiment, ne leur donnant pas seulement le nécessaire, mais l'agréable, comme il fit dans les noces de Cana, en Galilée.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde