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Mois de Saint Joseph : la ferveur de St Joseph : 14ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-13 22:10:13)
[en réponse à 863640]
Mois de Saint Joseph : la ferveur de St Joseph : 14ème jour
Saint Joseph, imitateur fidèle des vertus dont Jésus et Marie vous ont donné l'exemple, priez pour moi.
Etre fervent, c'est aspirer à la sainteté, c'est tout sacrifier pour progresser dans les voies de Dieu, c'est la marche de l'âme vers le ciel. Quelle ferveur Saint Joseph ne mit-il dans l'accomplissement de tous ses devoirs, dans ses prières et ses méditations.
Avec quelle joie intime il écoutait les enseignements du divin Enfant lorsque dans l'intimité de la famille, il découvrait les sublimes mystères qu'il venait enseigner au monde.
Prosternons-nous souvent aux pieds de Jésus enfant et demandons-lui de nous faire entendre quelques-unes de ces paroles qui embrassaient d'une sainte ardeur les coeurs de Marie et de Joseph.
Saint Joseph, ne dédaignez pas de recevoir sous votre patronage le pécheur le plus ingrat qui vive dans le monde. Accordez-moi cette grâce, je vous en supplie, pour l'amour de votre bien-aimé Jésus, pour l'amour de votre auguste épouse Marie, pour l'amour de votre servante chérie Sainte Thérèse, qui a tant travaillé sur la terre à étendre votre gloire. Faites que je meure comme vous entre les bras de Jésus et de Marie. Ainsi soit-il.
Pieuse maxime : Dieu ne peut manquer de parole à ceux à qui il a promis son amitié, et il oublie toutes leurs offenses, pourvu qu'ils se repentent de l'avoir offensé.
Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890

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Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-13 22:11:39)
[en réponse à 863641]
CHAPITRE VI
De l'espérance de la très sainte Vierge
Ce n'est pas en cette seule rencontre que cet homme de Dieu a été favorisé de la divine Providence. Ayant été réduit dans une extrême pauvreté par la misère commune de la Lorraine, il fut contraint lui, sa femme et ses enfants (car il avait été marié et était artisan), d'aller cueillir des herbes dans les prairies ; pour se nourrir lui et sa famille, n'ayant pas de pain, ce qu'il faisait non seulement avec patience, mais avec joie, se mettant à genoux avec ses enfants pour remercier la divine Providence, quand ils trouvaient quelques herbes propres pour leur pauvre nourriture : enfin il fut obligé de venir à Paris, où étant allé au collège de Clermont de la Compagnie de Jésus, et s'arrêtant à la porte, un serviteur de Dieu fut fortement inspiré de lui donner du écus, et un autre quarante livres.
Ce bon homme m'a plusieurs fois raconté qu'il avait une si grande aversion de l'argent, tout pauvre qu'il était, qu'il éloignait sa poche de lui, dans laquelle il avait mis l'argent qu'on lui avait donné, ne pouvant presque le supporter. À quelque temps de là un seigneur de marque lui donna huit cents livres pour placer une sienne fille, et l'on eut soin de procurer à sa femme un logement dans une maison religieuse. Quand la Providence commence de favoriser de ses plus particulières grâces quelqu'un, ce n'est pas sitôt fait.
On le place chez un homme de son métier, et jamais il ne fut plus surpris que lorsqu'il vit ses biens s'augmenter d'une manière surprenante et à vue d'il : il connut bientôt que c'était la bénédiction que le bon Lorrain avait apportée en sa maison, dont on ne le tira qu'à force, pour demeurer chez feu monsieur le Gauffre, très digne successeur du P. Bernard, dont la vie est en odeur de suavité à tous les fidèles. Ce fut en ce lieu que sa vie devint tout extatique, ayant ordinairement des ravissements dont je suis témoin oculaire, durant lesquels son corps devenait si léger, qu'il ne pesait presque rien.
On fut obligé de faire des dévotions pour prier Notre-Seigneur de les lui ôter, parce qu'ils lui étaient si fréquents, qu'ils lui ôtaient la liberté d'agir. Ensuite il tomba dans une maladie extraordinaire, qui avait d'autres causes que les naturelles, et qui lui fut donnée pour le faire avancer de plus en plus dans les voies du pur amour.
Il m'a dit qu'elle lui avait été prédite par le feu P. de Condé de la Compagnie de Jésus, qui demeurait pour lors au collège de Clermont, qui l'ayant appelé, lui dit ce qui se passait en son intérieur, et lui prédit ce qui lui devait arriver, à son grand étonnement : aussi ce Père le venant voir eu sa maladie, comme il en connaissait la cause, ne s'en mettait pas en peine, pendant qu'un chacun ne pensait quau lieu où il devait être enterré, sa mort étant tenue comme certaine. Il avait une vénération singulière pour ce bon Père, qu'il disait avoir vu quelquefois dans de certaines lumières surnaturelles, proche de Notre-Seigneur à la croix. (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde