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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 863309 )09/03 Ste Françoise Romaine, veuve et Samedi après les Cendres par ami de la Miséricorde (2019-03-08 23:21:53) 



Samedi après les Cendres



Mémoire de Ste Françoise Romaine, Veuve


Traité de l'Enfer de Sainte Françoise Romaine

CHAPITRE II

Tourments particuliers exercés sur neuf sortes de coupables.

1° Supplices de ceux qui outragèrent la nature par leurs impuretés.


Françoise aperçut dans la partie la plus basse et la plus horrible de l'enfer des hommes et des femmes qui enduraient des tortures effroyables. Les démons qui leur servaient de bourreaux les faisaient asseoir sur des barres de fer rougies au feu, qui pénétraient le corps dans toute sa longueur, et sortaient par le sommet de la tête, et pendant que l'un d'entr’eux retirait cette barre, et la renfonçait de nouveau, les autres, avec des tenailles ardentes, leur déchiraient les chairs depuis la tète jusqu'aux pieds. Or ces tourments étaient continuels et cela sans exclusion des peines générales je veux dire, du feu, du froid glacial, des épaisses ténèbres, des blasphèmes et des grincements de dents.

2° Supplices des usuriers.

Non loin du cachot des premiers, Françoise en vit un autre où les criminels étaient torturés d'une manière différente, et il lui fut dit que c'étaient les usuriers. Or, ces malheureux étaient couchés et cloués sur une table de feu, les bras étendus, mais non en forme de croix, et le guide de Françoise lui dit à ce sujet, que tout signe de la croix était banni de ces demeures infernales. Chacun d’eux avait un cercle de fer rouge sur la tête. Les démons prenaient dans des chaudières de l'or et de l'argent fondus qu'ils versaient dans leurs bouches ; ils en faisaient couler aussi dans une ouverture qu’ils avaient pratiquée à l'endroit du cœur, en disant : souvenez-vous, âmes misérables de l’affection que vous aviez pour ces métaux pendant la vie ; c'est elle qui, vous a conduites où vous êtes. Ils les plongeaient ensuite dans une cuve pleine d'or et d'argent liquéfiés ; en sorte, qu'elles ne faisaient que passer d'un tourment à un autre, sans obtenir un moment de repos. Elles souffraient en outre, les peines communes à toutes les autres âmes réprouvées ; ce qui les réduisait à un affreux désespoir : aussi ne cessaient-elles de blasphémer le nom sacré de Celui qui exerçait sur elles ses justes vengeances.

3° Supplices des blasphémateurs.

Françoise vit, dans la même région, les profanateurs obstinés de Dieu, de la sainte Vierge et des saints. Or, ils étaient soumis à des tortures effroyables. Les démons, armés de pinces brûlantes, tiraient leurs langues, et les appliquaient sur des charbons embrasés, ou bien ils prenaient de ces charbons, et les leur mettaient dans la bouche ; ensuite ils les plongeaient dans des chaudières d'huile bouillante, ou bien ils leur en faisaient avaler, en disant : «Comment osiez-vous blasphémer ce que les cieux révèrent, âmes maudites et désespérées? Non loin de ceux-ci étaient les lâches qui renoncèrent Jésus-Christ par la crainte des supplices ; mais leurs tourments n'étaient pas aussi rigoureux, Dieu ayant égard à la faiblesse humaine qui les fit succomber.

4° Supplices des traîtres.

Françoise vit dans le même quartier, les tortures qu’exerçaient les démons impitoyables sur les hommes infidèles à leurs maîtres, et surtout sur les chrétiens qui ne prirent des engagements sur les fonts sacrés du baptême que pour les profaner. Ces cruels bourreaux leur arrachaient le cœur avec des tenailles ardentes, et le leur rendaient ensuite pour l'arracher de nouveau. Ils les descendaient aussi de temps en temps dans des cuves pleines de poix bouillante, et leur disaient en les y tenant submergés : «Âmes fausses et perfides, sans cœur et sans fidélité, non contents de trahir vos maîtres temporels, vous avez osé trahir votre Dieu Lui-même ; car vous prîtes sur les fonts du baptême, l'engagement solennel de renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et vous avez fait tout l'opposé. N'oubliez pas ces promesses, et recevez le châtiment que leur violation vous a mérité». A ces reproches amers succédaient les hurlements des victimes ; elles blasphémaient aussi les sacrements, surtout le saint baptême et maudissaient leur divin auteur.

5° Supplices des homicides.

Un peu plus loin elle vit des hommes à figures féroces, plongés dans une immense chaudière remplie de sang en ébullition. Or, les démons venaient les prendre dans cette chaudière bouillante et les jetaient dans une autre pleine d'eau à moitié glacée ; puis les retiraient de celle-ci pour les submerger dans la première. Mais ce n'était pas là leur unique tourment, d'autres démons armés de poignards enflammés leur perçaient le cœur et ne retiraient le fer de la plaie que pour l'y plonger encore. Auprès de ces hommes sanguinaires, étaient placées ces mères qui se dénaturèrent au point d'ôter la vie à leurs propres enfants, et leurs tortures étaient à peu près les mêmes.

6° Supplices des apostats qui abandonnèrent la foi catholique non par faiblesse mais par corruption.

Les démons les sciaient par le milieu du corps, avec des scies de fer rouge, trempées dans du plomb fondu. Or, la re-prise des chairs s'opérait subitement après l'opération, et permettait aux bourreaux de recommencer sans cesse.

7° Supplice des incestueux.

Il y eut dans tous les temps des hommes et des femmes qui, emportés par une passion aveugle, commirent des impuretés avec des personnes qui leur étaient unies par les liens du sang ou par des liens spirituels Or, la Servante de Dieu les vit dans un cachot voisin de celui des habitants de Sodome. Or, les démons les plongeaient dans une fosse pleine de matières infectes en ébullition ; puis les retirant de là, ils les coupaient par quartiers, et lorsque ces quartiers s'étaient réunis, ce qui se faisait aussitôt, ils les replongeaient dans le cloaque brûlant et fétide.

8° Supplices des magiciens.

Dans l'enfer du milieu, la bienheureuse vit ceux qui, pendant leur vie, étaient en commerce avec le démon, et ceux qui les consultaient et leur donnaient confiance. Ils étaient enveloppés dans des ténèbres effroyables, et les bourreaux les lapidaient avec des pavés de fer rougis au feu. Il y avait là un gril carré, au milieu duquel, brûlait un feu terrible. Or, de temps en temps les démons couchaient leurs victimes sur ce gril, et les y tenaient fortement enchaînés; puis ils les retiraient de là pour les lapider encore.

9° Supplices des excommuniés.

La servante de Dieu remarqua que toutes les âmes précipitées dans la gueule du démon ne sortaient pas de son corps. Ayant eu le désir de savoir quelles étaient les âmes qu'elle ne voyait pas reparaître, il lui fut dit que c'étaient les âmes de ceux qui étaient morts dans l'excommunication. Elles descendent ajouta la voix qui l'instruisait, dans la queue du dragon, qui se prolonge jusqu'au fond de l'abîme, et est un vaste foyer où brûle un feu dévorant. Elles étaient donc renfermées dans cette affreuse prison, et les démons qui rôdaient autour, leur criaient d'une voix insultante : «C'est donc vous» qui, aveuglées par vos passions et hébétées par la sensualité, avez méprisé les foudres de l'Église ? Eh bien ! bouillez maintenant dans la queue du dragon. Hélas ! hélas ! répondaient du dedans des voix plaintives, quelle infortune est la nôtre, et quels maux affreux nous endurons !»...

Biographie de Sainte Françoise Romaine
images/icones/marie.gif  ( 863310 )Mois de Saint Joseph : la patience de St Joseph : 9ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-08 23:24:23) 
[en réponse à 863309]



Mois de Saint Joseph : la patience de St Joseph : 9ème jour

Saint Joseph, qui partageâtes avec Marie l'honneur d'offrir Jésus dans le temple, priez pour nous.

Les moments de tristesse et de dégoût sont fréquents dans la vie; ils sont de toutes les heures, de tous les états et de toutes les conditions.

La patience consiste à poursuivre paisiblement la tâche journalière, sans se plaindre des difficultés et en acceptant tous les ennuis.

Saint Joseph, pas plus qu'aucun autre mortel, n'a été exempt des peines quotidiennes, mais toujours il les a supportés sans murmure; un regard de Jésus suffisait pour l'encourager.

Imitons-le, et quand nous sentirons nos forces faiblir, jetons les yeux sur le divin Crucifié pour lui demander, à l'exemple de Joseph, de supporter avec patience, toutes les peines de la vie.

Grand Saint Joseph, digne entre tous les saints par vos vertus et votre puissante intercession, je vous prends pour mon avocat auprès de Jésus et de Marie; je vous choisis pour mon protecteur et mon père; je veux avoir recours à vous dans tous mes besoins.

Accordez-moi, je vous en conjure, votre protection spéciale; recevez-moi au nombre de vos plus dévoués serviteurs; soyez-moi favorable auprès de Dieu et ne m'abandonnez pas à l'heure de la mort. Ainsi soit-il.


Pieuse maxime : Il y a plus de sécurité dans l'abnégation, la mortification, et d'autres vertus semblables, que dans l'abondance des larmes.

Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890
images/icones/marie.gif  ( 863311 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-08 23:26:16) 
[en réponse à 863310]

CHAPITRE V
De la foi de la très sainte Vierge


(...)La fête de l'Épiphanie, qui est la fête de la foi, doit être célébrée avec des dévotions très particulières, et c'est un jour bien propre pour s'appliquer à louer l'adorable Jésus, de la manifestation de ses divines vérités. L'on doit avoir aussi grand zèle pour procurer l'instruction des pauvres infidèles des pays étrangers, et des gens de la campagne, coopérant aux missions qui s'y font, ou de ses biens, ou de ses prières et autres dévotions que l'on peut offrir, tantôt pour le Canada, tantôt pour la Chine, quelquefois pour la conversion des hérétiques, et d'autres fois pour la destruction de l'ignorance de nos campagnes.

L'on doit aussi conserver toujours un respect extrême, une soumission très profonde, et un amour filial pour notre Saint-Père le Pape, le père et le pasteur de tous les fidèles de l'Église universelle, et le vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ en terre, et ne se départir jamais de l'union que tous les Chrétiens doivent avoir pour le Saint-Siège apostolique et l'Église romaine, la mère et maîtresse de toutes les Églises ; considérant que les démons et les hérétiques leurs suppôts combattent toujours avec rage le Saint-Siège, et tachent d'en donner tout le mépris qu'ils peuvent, en diminuant l'autorité, et en retirant de l'obéissance sincère qui lui est due ; au contraire, les saints ont des respects admirables pour la chaire de saint Pierre, où sont assis les Souverains Pontifes successeurs de ce prince des apôtres, avec un tel secours de Jésus-Christ et de sa glorieuse Mère, et des bons anges, que les portes de l'enfer n'ont jamais prévalu contre le Siège apostolique ; et quoique la foi ait manqué dans les lieux où les autres apôtres l'ont établie, cependant Rome, le siège de saint Pierre, l'a toujours conservée toute pure et en son entier avec une fidélité inviolable.

L'on doit aussi avoir haute estime pour les moindres cérémonies de l'Église, pour les indulgences, pour toutes les confréries et dévotions qui en sont approuvées, en parlant toujours avec respect, et ayant en horreur le libertinage de certaines personnes qui, se piquant d'esprits forts, raillent sur les choses les plus saintes, et pensent donner des marques de quelques lumières particulières en pointillant sur la religion ou sur les cérémonies de l'Église.

L'on doit aussi détester une profanation criminelle qui se glisse en nos jours, de la parole de Dieu, des hymnes et cantiques de l'office divin, par des impies qui se servent des termes de l'Écriture pour sujet de leurs divertissements, et les appliquent aux choses profanes, et qui composent des chansons vaines et mondaines sur l'air des cantiques sacrés.

Le démon inspire encore une curiosité dangereuse touchant les matières les plus difficiles de la théologie, comme celles de la grâce et de la prédestination, et les hommes sans études, et même les femmes, les étudient et en disputent dans les compagnies, s'élevant quelquefois par une présomption diabolique, au-dessus de l'autorité du Saint-Père et des prélats, voulant décider des difficultés dont ils ne veulent pas que le Souverain Pontife et les évêques décident.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde