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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 863142 )07/03 St Thomas d’Aquin, confesseur et docteur et Jeudi après les Cendres par ami de la Miséricorde (2019-03-06 21:43:42) 



Jeudi après les Cendres



Mémoire de St Thomas d’Aquin, Conf. et Doct.

Litanie de Saint Thomas d'Aquin, Docteur de l’Église


Prière de Saint Thomas d'Aquin pour la Fête-Dieu

Révérendissimes Pères, les souvenirs pleins d'allégresse qu'évoque la solennité de ce jour nous invitent à entourer de joyeuses louanges le Corps très saint du Christ.

Quoi de plus doux, quoi de plus suave au cœur des élus que de chanter les trésors de la divine charité et d'exalter l'ardeur d'un amour sans mesure ? C'est qu'à la table de la grâce nouvelle, tous les jours, par les mains du prêtre, Dieu donne à ses enfants et aux héritiers de son royaume sa chair en nourriture et son sang en breuvage.

Ce sont là tes œuvres admirables, ô Christ, toi dont la puissance est infinie et la bonté sans bornes ! Dans cet aliment sacré et ce pain super-substantiel qu'annonçaient les prodiges antiques, tu as trouvé le secret d'une union merveilleuse et auguste : la chair immaculée de Jésus-Christ, l'Agneau sans tache, devient le remède de ceux que le fruit défendu avait rendus malades et qui avaient perdu l'éternelle et immarcescible couronne.

Ô prodige qu'on ne peut trop exalter ! Effusion permanente de la bonté divine et d'une Miséricorde sans mesure ! Dans ce sacrement, consommation de tous les sacrifices, Il demeure, ce Dieu, indéfectiblement avec nous ; Il y est pour jusqu'à la fin des siècles ; Il donne aux fils d'adoption le pain des anges et les enivre de l'amour qu'on doit aux enfants.

Ô humilité singulière, délices de Dieu, et que le Christ pratique après l'avoir prêchée lui-même ! Il ne se refuse à personne ; Il ne craint pas de prendre pour habitacle même un cœur souillé.

Ô pureté, qui semblable à celle du soleil n'est ternie par aucune fange et ne craint nulle contagion, mais qui gagne les âmes et en fait disparaître toute tache ! Ô nourriture des esprits bienheureux, qui sans cesse nous renouvelle et jamais ne s'épuise ! Tu n'es ni brisée, ni divisée, ni transformée ; mais, gardant ton intégrité et ta nature, tu nous rappelles le buisson antique, la farine et l'huile miraculeuses qui ne diminuaient pas.

Ô Sacrement admirable, où Dieu se cache et où notre Moïse à nous se couvre le visage du manteau de ses œuvres, objet de louanges dans toutes nos générations ! Par la vertu des paroles sacrées, instrument de la puissance divine, les substances symboliques sont changées en chair et en sang ; les espèces sacramentelles subsistent sans support, et pourtant nulle loi naturelle n'a souffert violence.

Par la vertu de la consécration, un seul Christ, parfait et intègre, se trouve en divers endroits, comme une parole se communique, toujours identique à elle-même. Quand l'hostie se divise, Jésus s'y trouve comme un même visage dans les fragments d'un miroir brisé. Les fidèles l'offrent à Dieu sous les deux espèces, quoiqu'il soit tout entier sous chacune d'elles, et c'est à bon droit qu'on agit ainsi, car ce sacrement donne aux hommes le double salut du corps et de l'Âme, et il rappelle l'amertume d'une double Passion.

Ô Vertu ineffable du Sacrement, qui embrase notre cœur du feu de la charité et marque du sang de l'Agneau immaculé, au-dessus de leurs deux battants, les linteaux de nos portes !

Ô véritable viatique de notre exil militant, soutien des voyageurs, force des faibles, antidote des infirmités, accroissement des vertus, abondance de la grâce et purification des vices, réfection des âmes, vie des débiles et union des membres dans l'organisme unique de la charité !

Sacrement ineffable de la foi, Tu augmentes notre charité et nous communiques l'espérance ; soutien de l'Église, Tu éteins la concupiscence et parfais le corps mystique du Christ. Voici la substance de l'arbre de vie, ô Seigneur Jésus !

Ô Pasteur et nourriture, prêtre et sacrifice, aliment et breuvage des élus, pain vivant des esprits, remède à nos faiblesses quotidiennes, festin suave, source de tout renouveau !

Ô sacrifice de louange et de justice, holocauste de la nouvelle grâce, repas excellent, non de volailles ou de taureaux, mais de viandes plus succulentes et de ce vin délicieux qui renouvelle les amis de Dieu et enivre ses élus !

Ô table de bénédiction, table de proposition garnie d'une nourriture substantielle ! Table immense où tout est prodige étonnant ! Table plus douce que toute douceur, plus délectable que toute saveur, plus suave que tout parfum, plus magnifique que toute parure, plus succulente que toute nourriture ! Table que le Christ a préparée à ses amis et commensaux, que le père de famille sert à son fils de retour, après le repas de l'agneau symbolique. Vous êtes le bain sacré que figuraient les antiques piscines, ô notre Pâque, immolation du Christ, et vous exigez la conversion du vice à la vertu, donnant ainsi la liberté aux Hébreux de l'esprit.

Ô nourriture qui rassasie et ne dégoûte point, qui demande la mastication de la foi, le goût de la dévotion, l'union de la charité, et que divise non les dents du corps, mais le courage de la croyance !

Ô viatique de notre pèlerinage, qui attire les voyageurs sur les sommets des vertus !

Ô pain vivant, engendré au ciel, fermenté dans le sein de la Vierge, cuit sur le gibet de la croix, déposé sur l'autel, caché sous les espèces sacramentelles, confirme mon cœur dans le bien et assure ses pas dans le chemin de la vie; réjouis mon âme, purifie mes pensées. Voici le pain, le vrai pain, consommé, mais non consumé, mangé, mais non transformé ; il assimile et il ne s'assimile pas ; il renouvelle sans s'épuiser ; il perfectionne et conduit au salut ; il donne la vie, confère la grâce, remet les péchés, affaiblit la concupiscence ; il nourrit les âmes fidèles, éclaire l'intelligence, enflamme la volonté, fait disparaître les défauts, élève les désirs.

Ô calice de toutes suavités, où s'enivrent les âmes généreuses ! Ô calice brûlant, calice qui tourne au sang du Christ ; sceau du Nouveau Testament, chasse le vieux levain, remplis notre intime esprit, pour que nous soyons une pâte nouvelle, et que nous mangions les azymes de la sincérité et de la vérité.

Ô vrai repas de Salomon, cénacle de toute consolation, soutien dans la présente tribulation, aliment de joie et gage de la félicité éternelle, foyer de l'unité, source de vertu et de douceur, symbole de sainteté ! La petitesse de l'hostie ne signifie-t-elle pas l'humilité, sa rondeur l'obéissance parfaite, sa minceur l'économie vertueuse, sa blancheur la pureté, l'absence de levain la bienveillance, sa cuisson la patience et la charité, l'inscription qu'elle porte la discrétion spirituelle, les espèces qui demeurent sa permanence, sa circonférence la perfection consommée ?

Ô pain vivifiant, ô azyme, siège caché de la toute-puissance ! Sous de modestes espèces visibles se cachent d'étonnantes et sublimes réalités.

Ô Corps, ô Âme, et Toi de tous deux inséparable, ô Substance Divine ! De ce dont on chante les grandeurs dans ce sacrement auguste, ô bon Jésus, seules, pour la foi, après la consécration, les espèces sacramentelles demeurent ; ce qui est mangé sans être assimilé ne souffre ni augmentation ni diminution ; ce que tous reçoivent en entier, mille ne le possèdent pas plus qu'un seul, un seul le possède autant que mille.

Ce que contiennent tous les autels, les parcelles intactes ou brisées le contiennent toutes ; ta chair est mangée véritablement, c'est véritablement ton sang que nous buvons. Et tu es ici le prêtre, et tu es aussi l'hostie, et les saints Anges sont là présents, qui exaltent ta magnificence et louent ta souveraine majesté. C'est là ta puissance, Seigneur, qui seule opère de grandes choses ; elle dépasse tout sentiment et toute compréhension, tout génie, toute raison et toute imagination. C'est Toi qui as institué et confié à tes disciples ce sacrement où tout est miracle.

N'approche donc pas de cette table redoutable sans une dévotion respectueuse et un fervent amour, homme ! Pleure tes péchés et souviens-toi de la Passion. Car l'Agneau immaculé veut une âme immaculée qui le reçoive comme un pur azyme.

Recours au bain de la confession ; que le fondement de la foi te porte ; que l'incendie de la charité te consume ; que la douleur de la Passion te pénètre ; qu'un droit jugement t'éprouve.

Approche de la table du Seigneur, de cette table magnifique et puissante, de telle sorte que tu parviennes un jour aux noces du véritable Agneau, là où nous serons enivrés de l'abondance de la maison de Dieu; là où nous verrons le Roi de gloire, le Dieu des vertus dans toute sa beauté; là où nous goûterons la Pain vivant dans le royaume du Père, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont la puissance et l'empire demeurent jusqu'à la fin des siècles. Amen.

Source : notredamedesneiges.over-blog.com
images/icones/marie.gif  ( 863143 )Mois de Saint Joseph : la chasteté de St Joseph: 7ème jour par ami de la Miséricorde (2019-03-06 21:46:37) 
[en réponse à 863142]



Mois de Saint Joseph : la chasteté de St Joseph: 7ème jour :

Saint Joseph, qui fûtes avec Marie le premier adorateur de Jésus naissant, priez pour nous.

Cette noble vertu fut le plus bel apanage de Saint Joseph. Il fut plus que chaste, il fut vierge de corps et d'esprit; ainsi le représente-t-on portant un lis éclatant de blancheur.

Eût-il pu être autrement ?

Jésus l'innocence même, fût confié par Dieu à Marie et à Joseph, et pourrait-on concevoir la Mère du Sauveur et son père nourricier, sans être l'un et l'autre, les plus parfaits modèles de la belle vertu de pureté.

Aimons l(innocence plus que la vie. Nous la portons dans des vases bien fragiles, et il faut veiller à sa conservation avec une constante vigilance.
Prions pour que la grâce de Dieu l'environne d'un inexpugnable rempart.

O Grand saint Joseph, notre bienheureux Père, c'est votre pureté qui vous a rendu agréable à Dieu.
Je souhaite de tout mon coeur pouvoir imiter votre exemple. Puissé-je un jour chanter vos louanges dans le ciel avec notre Mère, la Reine du ciel et de la terre et tous les saints qui vous entourent. Ainsi soit-il.


Pieuse maxime : La perfection ne consiste pas dans les délices ni dans les joies spirituelles mais en la grandeur de l'amour de Dieu.

Les quatre mois réunis, abbé Guillaume, Imprimerie Zech et Fils, 1890
images/icones/marie.gif  ( 863144 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-03-06 21:48:16) 
[en réponse à 863143]

CHAPITRE V
De la foi de la très sainte Vierge


L'angélique docteur sur le chapitre LXIII d'Isaïe, enseigne que Notre-Seigneur fut délaissé de tous ses disciples dans le temps de sa passion, qu'il n'y eut que la très sainte Vierge qui ne le quitta pas, et qui demeura toujours constante dans la foi. Les cierges qui servent pendant les ténèbres de la semaine sainte, et que l'on éteint, marquent que la lumière de la foi fut éteinte dans l'esprit des disciples ; et celui qui demeure toujours allumé, et qui est au plus haut du chandelier, est un signe que l'Église donne, que la foi de la bienheureuse Vierge a toujours été très brillante, et n'a jamais souffert même sur le Calvaire la moindre obscurité.

C'est aussi le sentiment de saint Bernard en ce qu'il a écrit de la douleur de cette sainte mère, que la foi de l'Église demeurait en la seule Vierge pendant le temps de la passion.

Un chacun hésitait, dit ce Père, mais celle qui avait conçu par la foi, demeurait toujours constante en la foi. Marie est la seule bénie entre toutes les femmes, c'est elle seule qui, pendant le triste jour du sabbat a persisté en la foi, et c'est en elle seule que toute l'Église a été conservée pendant ce temps-là.

C'est pour ce sujet que quelques-uns estiment que le samedi a été consacré en son honneur. Albert le Grand déclare que notre sainte maîtresse a possédé la foi dans un degré souverain : et saint Ildephonse l'appelle le sceau de notre foi.

Nous devons sur toutes choses nous appliquer à l'imitation de cette vertu, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, quelque intention que l'on puisse avoir de lui être agréable.

C'est pourquoi les hérétiques, quelques bonnes oeuvres qu'ils paraissent faire, quand ils donneraient tous leurs biens aux pauvres, quand ils souffriraient avec patience tous les maux du monde, quant ils passeraient leur vie dans la retraite, n'ayant point la foi, ne peuvent être sauvés.

Cette vérité nous doit bien faire rentrer en nous-mêmes, pour reconnaître les obligations infinies que nous avons à la bonté de Dieu de nous avoir donné la foi, nous ayant fait naître de parents catholiques. Un esprit se perd amoureusement dans les Miséricordes de Notre-Seigneur, lorsqu'il considère d'où vient qu'entre tant de millions d'âmes qui vivent dans tous les pays étrangers, et qui sont infidèles, d'où vient que dans les pays où il a pris sa naissance, où il y a plusieurs hérétiques et qui sont ses voisins, il a plu à la Divine Miséricorde de lui donner le don de la foi. Ô mon Dieu et mon Seigneur ! Que vous avons-nous fait ? Pourquoi nous prévenir de la sorte des bénédictions de votre douceur ? Ô mon âme ! Il est bien juste de dire avec le Psalmiste : Si le Seigneur ne nous eût aidé encore un peu, nous allions avoir pour demeure l'enfer ! Si nos pieds ont été tirés des malheureuses voies qui y conduisent. C'est votre Miséricorde, ô mon Sauveur, qui nous en a délivrés. (Psal., CXXIII, 1 et seq.) (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde