Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 862873 )Q° aux prêtres : quand faut-il arriver au plus tard à la Messe pour pouvoir... par Sacerdos simplex (2019-03-01 23:38:26) 

Il se produit que des personnes arrivent très en retard à la Messe, et se présentent quand même pour communier.
Il semble que la pratique des prêtres soit assez variée : certains prêtres refusent de leur donner la Communion, d'autre sont plus accommodants ; y a-t-il des règles à ce sujet ?

J'aurais tendance à examiner l'intention de la personne : est-elle entrée à l'église par hasard, ou bien avait-elle l'intention d'être à la messe et s'est retrouvée retardée.

Avec une anecdote : un prêtre remarque que tel fidèle arrive toujours très en retard, et se présente pour communier. Le prêtre lui dit qu'il ne pourra pas communier s'il n'a pas été présent lors de la lecture de l'évangile : "Ah ? Et c'est à quelle heure, l'Evangile ?..."

Merci.

Un simple prêtre.



images/icones/hein.gif  ( 862874 )Dimanche & Fête d'obligation ou semaine par Alexandre (2019-03-02 00:35:49) 
[en réponse à 862873]

Une messe d'obligation (dimanche ou fête de précepte), la question se pose.
Dans mes cours de religion, j’ai entendu parler du commencement de l’offertoire comme terminus a quo pour pouvoir prétendre avoir assisté à la messe.

Pour une messe de semaine, rien n’oblige d’« avoir » sa messe ; il suffit d’arriver suffisamment avant la sainte communion pour bien s’y préparer.
Du moins était-ce l’avis (que je pense autorisé) d’un prêtre pas spécialement progressiste.
images/icones/1b.gif  ( 862880 )Disons, le même avis par AVV-VVK (2019-03-02 08:03:15) 
[en réponse à 862874]

Est dans le titre.
images/icones/neutre.gif  ( 862877 )Pas d'obligation par Denis SUREAU (2019-03-02 07:22:37) 
[en réponse à 862873]

Puisque le canon 918 précise seulement qu'il est "recommandé" de recevoir la communion au cours de la messe, il me semble qu'un prêtre n'a pas le droit de la refuser à un retardataire...
images/icones/neutre.gif  ( 862890 )Ça dépend par Eti Lène (2019-03-02 12:05:19) 
[en réponse à 862873]

Pour la messe le dimanche ou les fêtes d'obligations, l'Eglise considère qu'arriver après le début de l'Offertoire ou partir avant la communion du prêtre, n'est pas permis sous peine d'avoir manqué la messe, sauf motif sérieux et grave. Le fait d'arriver avant l'Offertoire et/ou de partir après la communion du prêtre permet de ne pas s'accuser en confession d'avoir manqué la messe. Mais s'il n'y a pas de motif sérieux c'est quand même et à mon avis au moins un péché d'être retardataire.

La messe en soi se résume à l'assistance aux paroles de la consécration et aux deux élévations. Mais si l'Eglise insiste pour que ce soit "long" est que le prix de ces minutes est inestimable.

Au sujet de la communion pour une messe de semaine, il est préférable d'arriver dix minutes avant. Mais rien n'y oblige en soi. Il faut s'y préparer dans son cœur avant d'arriver à l'Eglise.
images/icones/neutre.gif  ( 862891 )Je précise par Eti Lène (2019-03-02 12:06:26) 
[en réponse à 862890]

Je ne suis pas prêtre... J'ai lu votre titre après...
images/icones/neutre.gif  ( 862893 )Je ne suis pas prêtre, mais il me semble qu'il faut distinguer par Meneau (2019-03-02 12:32:27) 
[en réponse à 862873]

Il me semble qu'il faut distinguer :
- accomplissement du précepte dominical. Pour cela il faut arriver avant le début de l'offertoire
- préparation à la communion. A ma connaissance il n'y a pas de règles. Un prêtre peut très bien donner la communion à la sacristie (ou ailleurs) en dehors d'une messe

Donc je ne vois pas de raison de refuser la communion sur le seul motif d'un retard, même au-delà de l'offertoire, à la Messe.

Eventuellement si le prêtre juge que tel communiant arrive systématiquement, par sa faute, en pleine connaissance de cause et au su de tous après l'offertoire, il peut considérer que celui-ci se trouve volontairement et publiquement en état de péché mortel puisqu'il refuse de se soumettre au précepte dominical. Mais en tout état de cause cela regarde plutôt le confessional que le banc de communion.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 862895 )Avoir entendu l'Évangile par Sabaoth (2019-03-02 13:45:24) 
[en réponse à 862873]

Dans ma jeunesse, il était recommandé d'arriver avant la lecture de l'Evangile, sans quoi la messe était considérée comme incomplète... et donc la communion n'était pas permise.
images/icones/neutre.gif  ( 862897 )Oui, avant l'Evangile, selon un prêtre très fiable par megnace (2019-03-02 14:14:42) 
[en réponse à 862895]

qui ajoutait deux choses :
- ne pas être parti avant la Communion, même si on est arrivé à l'heure ;
- et ne pas en conclure qu'on a bien assisté à la Messe si on est arrivé juste à temps pour entendre l'Evangile et qu'on est parti dès le Chant de Communion.

C'était vers la fin des années 50, et je dis très fiable parce qu'il était de ma famille !
images/icones/neutre.gif  ( 862899 )Parlez-vous ? par Meneau (2019-03-02 14:39:01) 
[en réponse à 862897]

Parlez-vous de la satisfaction du précepte dominical ou de la communion ?

Parce-que évidemment, si l'on est parti avant la communion, ben... on n'a pas communié...

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 862903 )Du précepte dominical par megnace (2019-03-02 16:02:53) 
[en réponse à 862899]

Est dans le titre
images/icones/neutre.gif  ( 862900 )Quel rapport ? par Meneau (2019-03-02 14:43:24) 
[en réponse à 862895]

Quel rapport entre messe incomplète et communion permise ?

On peut très bien recevoir la communion en dehors d'une messe, non ?

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 862933 )On peut très bien ... par Ion (2019-03-03 11:15:58) 
[en réponse à 862900]

... comme vous dites, mais normalement seulement si on a été dans l'impossibilité de participer à la messe (cas des malades hospitalisés, des personnes isolées en incapacité de se déplacer ...) ou dans des circonstances exceptionnelles (viatique, ...). Il faut une juste cause.

La communion au très précieux corps du Christ est normalement indissociable de la célébration eucharistique. Tout comme l'adoration eucharistique qui devrait en être le prolongement, voire l'anticipation. Il faut faire attention à ne pas organiser des adorations eucharistiques à tout moment sans lien avec la célébration eucharistique.


Rappel du CIC
Can. 918 - Il est vivement recommandé aux fidèles de recevoir la sainte communion au cours même de la célébration eucharistique; néanmoins, elle sera donnée en dehors de la Messe, en observant les rites liturgiques, à ceux qui la demandent pour une juste cause.



Rappel des normes de l'eucharistie en dehors de la messe
82 L'exposition de la sainte eucharistie, soit avec le ciboire, soit avec l'ostensoir, amène à y reconnaître la présence du Christ, et invite à une communion de coeur avec lui, qui atteint son sommet dans la communion sacramentelle. C'est pourquoi elle favorise très bien le culte en esprit et en vérité qui lui est dû. On veillera à ce que, dans ces expositions, le culte rendu au Saint-Sacrement apparaisse clairement dans la relation qui l'unit à la messe. Dans l'agencement de l'exposition, on évitera avec soin tout ce qui pourrait voiler de quelque façon le désir du Christ qui a institué l'eucharistie avant tout pour être à notre portée comme notre nourriture, notre remède et notre réconfort


Ion
images/icones/hein.gif  ( 862935 )?????? par MG (2019-03-03 12:46:30) 
[en réponse à 862933]


On veillera à ce que, dans ces expositions, le culte rendu au Saint-Sacrement apparaisse clairement dans la relation qui l'unit à la messe. Dans l'agencement de l'exposition, on évitera avec soin tout ce qui pourrait voiler de quelque façon le désir du Christ qui a institué l'eucharistie avant tout pour être à notre portée comme notre nourriture, notre remède et notre réconfort





Je comprends rien à ces deux phrases.
images/icones/fleche3.gif  ( 862936 )Constitue précisément une juste cause... par Sacerdos simplex (2019-03-03 13:37:47) 
[en réponse à 862933]

D'après le "Code annoté" ou Code bleu, qui fait autorité chez tous les bons canonistes (commentaire de ce même canon 918) :

Cette juste cause est tout simplement [là, le rédacteur s'avance un peu, il aurait pu dire : "peut être"] la satisfaction de la dévotion de communier tous les jours (dévotion tellement recommandée par l'Eglise) pour celui qui n'a pas pu assister à la sainte messe ou n'a pas pu y communier. Quand elle est sollicitée au lieu et au moment convenables - en vertu du droit - elle entraîne le devoir du ministre de la donner. Cependant etc. etc.


La parenthèse (dévotion tellement recommandée par l'Eglise) est de l'auteur du Code annoté. Celle entre crochets est évidemment de moi.

Je ne sais plus la définition précise de la "juste cause" - car cette définition existe !
Il s'agit d'un motif qui est ni frivole, ni ...?
...ni injuste ?...
Bref, une juste cause est essentiellement un motif qui n'est pas insignifiant ou frivole.
Il faut distinguer cette notion de la "cause grave", qui n'est pas requise ici.

Un simple prêtre.

images/icones/fleche2.gif  ( 862937 )... pour celui qui n'a pas pu ... par Ion (2019-03-03 15:05:33) 
[en réponse à 862936]

... assister à la sainte messe ou n'a pas pu y communier, indique l'auteur du Code annoté que vous citez. On ne communie pas parce qu'on en a envie, ou qu'on se trouve par hasard dans un endroit où la communion est en train d'être distribuée. Ce ne serait pas, je pense, une juste cause.

Le lien entre la célébration eucharistique et la communion est ainsi souligné. Ce lien est d'ailleurs rappelé par l'Eglise quand Elle recommande que les fidèles communient avec des hosties consacrées au cours de la messe à laquelle ils participent, plutôt que des hosties conservées au tabernacle.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 862940 )Et la communion après une confession par AVV-VVK (2019-03-03 16:06:29) 
[en réponse à 862937]

Je l'ai reçue personnellement. Deux fois. E.a. sur l' île de Djerba, des mains d' un prêtre italien (!) là-bas résidant.
images/icones/fleche3.gif  ( 862904 )Merci pour vos réponses ; mes confrères objectaient... par Sacerdos simplex (2019-03-02 16:37:17) 
[en réponse à 862873]

...que la réception de la communion en dehors de la messe suppose, surtout dans le nouveau rite, une cérémonie un peu développée, avec préparation pénitentielle, lecture de l'évangile...
Donc, pour eux, cet argument ne vaut pas pour quelqu'un qui arrive très peu de temps avant la communion.

Ce que je recherchais, c'était des textes de référence.
L'argument "un prêtre très sûr disait que" est un peu léger face à des confrères prêtres.

Ma question ne concernait pas la validité de l'assistance à la messe "d'obligation", mais seulement la possibilité de recevoir la communion malgré une arrivée très tardive.
On peut imaginer des cas où les deux questions se recoupent, par exemple :
Cas n° 1 : à cause d'un fichu changement d'heure hiver/été, un excellent paroissien qui voulait assister à la messe de 11 h arrive à 9 h 50, juste à temps pour la communion : or le droit actuel de l'Eglise prévoit qu'on peut communier deux fois, à condition que ce soit pendant la messe (c. 917 ; deux fois, mais pas trois, comme une réponse officielle à un dubium le précise). Cet excellent paroissien peut-il communier ?

Cas n° 2 : il est pris par un embouteillage, et sans qu'il y ait la moindre faute de sa part, il arrive très en retard à la dernière messe de la journée. Peut-il communier quand même ?


J'avais posé à de jeunes confrères la question du moment d'arrivée pour la "validité" de l'assistance à la messe (si on arrive très en retard à la messe de 9 h, est-on tenu ou non d'assister à la messe de 11 h ou de 18 h ?) Eh bien non seulement ils ne connaissaient pas la réponse, mais ils ne comprenaient pas la question !...





images/icones/vatican.gif  ( 862908 )Traités de morale et de droit canonique par Alexandre (2019-03-02 18:28:47) 
[en réponse à 862904]

Vous auriez une réponse autorisée dans un éclaircissement magistériel ou un commentaire de droit canonique du canon 1249 de 1917 (Naz ou le Dictionnaire de D. C.) ou encore un traité de morale (Prümmer ?), ouvrages ou références que doit bien posséder un liseur ou l'autre du Forum.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 862927 )Pour les malades ... par Ewondo (2019-03-03 00:14:15) 
[en réponse à 862873]

Le Saint Père Paul VI a déclaré la messe télévisée valide. Personnellement, je la suis en forme extraordinaire sur messeendirect.net, diffusée en latin francais depuis Fribourg (Suisse).

Le prêtre vient porter le Saint Viatique. En forme extraordinaire, le rite est magnifique, juste après la confession.

Deo Gratias !

Pierre.
images/icones/iphone.jpg  ( 862934 )Oblation => destruction => consommation par Nemo (2019-03-03 11:58:15) 
[en réponse à 862873]

Ce que j’indique dans mon titre est la définition classique du sacrifice. Pour satusfaire au précepte il faur et suffit d’assister du débit de l’offertoire à la consommation par le prêtre en vertu de cette définition. Je n’ai plus les références de ces assertions mais c’est là qu’il faut chercher.