le problème pour le catholicisme n’est pas la sécularisation, mais bien la déchristianisation de la France avec un profond désaccord sur le socle de valeurs de notre société. L’Église institution, soucieuse de conserver son rôle prophétique, ne manque pas une occasion de manifester son opposition frontale à ces évolutions. Mais ce faisant, elle met en difficulté les catholiques-citoyens. Car eux ne peuvent en rester là, sauf à renoncer à jouer un rôle dans la société et à se résoudre à une position de contre-culture. C’est pourquoi François-Xavier Bellamy, malgré son passé de militant, doit aujourd’hui expliquer qu’il ne remettra jamais en cause la loi sur le Mariage pour tous, au risque de passer pour schizophrène. Pour les catholiques, qu’ils soient de gauche, de droite, ou du milieu, c’est le grand défi des prochaines années: conjuguer des convictions profondes, un engagement dans la cité, et une cohérence de vie. Pas facile.
HREF="https://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/bellamy-les-cathos-et-la-politique-quelques-reflexions/2019/01/31/" target="_blank">Billet d'Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef de La Croix