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images/icones/marie.gif  ( 860953 )30/01 Ste Martine, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2019-01-29 21:57:19) 



Ste Martine, vierge et martyre

Neuvaine à Sainte Martine de Rome.


Hymne à sainte Martine, martyre à Rome, dont les précieuses reliques sont conservées à Corbie

Chante Martine, Ô mon âme, célèbre cette fille de la Rome Chrétienne, applaudis sa gloire, chante l'illustre Vierge, célèbre la Martyre du Christ.

Née de noble lignée, élevée dans les conforts d'une vie mondaine, son enfant se passa dans les ors d'un riche palais.

Dédaignant les fugaces et terrestres plaisirs, elle se consacra entièrement au Seigneur Dieu. Et de son coeur généreux, elle déversa les richesses héritées de sa famille sur les pauvres du Christ, n'aspirant qu'à la récompense divine.

Griffes de fer, fouets, ou fauves, qui tous déchirent terriblement les corps, jamais ne réussirent à faire vaciller son courage. Les envoyés célestes vinrent la fortifier du pain des Anges.

Oubliant sa naturelle cruauté, le lion se prosterna à tes pieds, ô Martine. Seul l'épée parvint à te faire franchir les portes du Ciel.

Des Autels des saintes églises du Christ, l'encens fait monter vers toi nos pieuses prières. Le souvenir de ton nom rend évanescent le nom de toutes les fausses divinités.

Veille sur tous ceux qui font te commémorent avec ferveur. Toi qui a lutté contre l'impiété païenne et en connais les grands méfaits, fais s'étendre la Foi Chrétienne à toute la terre.

Notre soutien fervent auprès du Christ, sainte Martine, exauce nos humbles prières, que nous t'adressons avec amour et fidélité.

Par les prières de Ta sainte martyre, Ô Seigneur notre Dieu, soutiens les martyrs et confesseurs de notre époque. Dieu Un et Trine, illumine Tes serviteurs pour leu bonheur de nos âmes. Amen

Source : stmaterne.blogspot.com
images/icones/marie.gif  ( 860954 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-01-29 21:58:24) 
[en réponse à 860953]

CHAPITRE X
Le sujet précédent est continué


(...)Ils demeuraient ensemble en une maison où ils étaient pensionnaires, pour pouvoir aller au collège, et ils y avaient un petit oratoire où tous les jours ils s'assemblaient pour y rendre leurs respects à leur bonne maîtresse, employant le peu d'argent que leurs parents leur donnaient à orner ses images, à y mettre des fleurs, à faire brûler de l'encens et quantité de cierges en son honneur ; ils disputaient saintement à qui lui donnerait de plus magnifiques éloges, et souvent cétait ce qui faisait tout leur entretien pendant leur repas ; c'était le sujet de leurs récréations, et, quelquefois au milieu de ces discours, leurs coeurs se sentaient si embrasés de l'amour de la divine Marie, que le temps des repas et des récréations leur semblait trop court pour parler à leur aise de ses louanges, ils y employaient une partie de la nuit ; ils faisaient un saint défi à qui lui rendrait plus d'honneur, et passaient des temps considérables à faire des génuflexions, s'humiliant devant cette souveraine du firmament.

Leurs plus chères délices étaient les jours de congé, d'aller visiter les églises et chapelles consacrées à Dieu sous son nom, et, en des rencontres, ils faisaient même ces pèlerinages nu-jambes et nu-pieds ; ils se préparaient à ses fêtes par des jeûnes et autres mortifications ; ils jeûnaient sept jours, auparavant, ne mangeant presque que du pain et un peu de beurre, et il y en avait qui, la veille de ses fêtes, passaient toute la nuit en la méditation de ses excellences incomparables.

Comme ils étaient plusieurs logés en une même chambre, ils se réveillaient les nuits, hors le temps même de ses fêtes, pour psalmodier et réciter des hymnes en son honneur ; enfin ils exerçaient toutes les pratiques de dévotion qui se peuvent faire par de jeunes écoliers qui sont occupés dans l'étude des lettres.

Mais pendant que ces jeunes gens, dont il y en avait qui n'étaient pas âgés d'environ plus de treize ou quatorze ans, forçaient d'honorer de la sorte cette reine de toutes les vertus, elle prenait plaisir à les combler de ses plus amoureuses bénédictions.

Elle leur avait obtenu des mouvements si puissants pour l'oraison, qu'on les a vus passer les nuits tout entières en cet exercice, et le soleil qui, en se couchant, les avait laissés prosternés devant la divine majesté, les trouvait encore dans le même état lorsque tout de nouveau il commençait à se faire voir sur notre horizon. Ils étaient dans la solide pratique de la mortification intérieure et extérieure.

Combien de fois ont-ils essuyé avec une douceur non pareille les railleries que l'on faisait de leurs dévotions ? Et en combien de rencontres ont-ils fait paraître avec hardiesse qu'ils ne rougissaient pas de l'Évangile ? Il y en avait qui étaient crucifiés de peines d'esprit qui leur causaient des souffrances terribles ; ils marchaient en une terre déserte, sans chemin et sans eau, au milieu d'une nuit obscure, où à chaque pas ils pensaient tomber en quelque précipice. Ils se voyaient privés des consolations du ciel et de la terre ; et de quelque côté qu'ils jetassent les yeux, ils ne découvraient aucun secours. Pour lors ils pouvaient bien dire avec un prophète (Thren. III, 9), que toutes leurs voies étaient bouchées par des pierres carrées. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde