Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=860648
images/icones/nul.gif  ( 860648 )connaissez-vous les "messes interpeuples" ? par JVJ (2019-01-24 10:32:00) 

Au diocèse d'Orléans où il n'y a plus ni curés ni doyens, mais des modérateurs de pôle et autres bêtises... On nationalise les catholiques avec un vocabulaire stupide au possible, et détestable.

On dirait que ces gens et le responsable du site internet espèrent entrer-en-dialogue avec ses frères profs de la gauche athée ou les lecteurs de la fausse croix, ou des sociologues syndiqués... Dans tous les cas, ils ne s'adressent qu'à eux. Je suis vraiment naïf et optimiste pour aller aussi souvent sur le site du diocèse, en espérant y trouver des informations catholiques et intéressantes.
Comment font les prêtres pour survivre dans cette atmosphère ? Je sais par ailleurs des choses que je ne puis dire, sur leur degré d'exaspération, du moins pour certains d'entre eux.

en une du site du diocèse d'Orléans

Un catholique béninois est un catholique, on ne lui demande rien.
Je vois des prêtres africains ou du proche orient qui, dans une procession, savent adopter une position des mains dignes, et non les bras ballants bien franchouillards et la tête qui regarde tous les côtés.

Ce tract ressemble davantage à des sauteries inter-religieuses qu'à une messe catholique.
Quand ces gens feront du grec, on leur expliquera que catholique est universel. On se moque de la couleur, de la nationalité et du reste.

Cas typique d'une tendance de l'Eglise en France qui entretient le multiculturalisme quand il n'y a vraiment pas lieu.

Le tout suivi d'un repas "inter-culturel" (sic) puis d'ateliers, bien sûr, car chacun a des choses passionnantes à dire.
Ces gens sauce cathos de gauche adorent rattacher les gens à leurs origines, alors qu'ils ne demandent certainement rien.
Il ne manque plus que la pétition pour les clandestins et une coopération avec le secours populaire.

A la messe paroissiale, il m'arrive de voir des frères catholiques en tenue polynésienne, cela ne me gêne nullement et pour ce qui les concerne, ce sont des gens très discrets, qui prient à genoux bien avant le début de la messe pendant que les "responsables" de la paroisse s'agitent dans tous les sens et font du bruit (à quelques exceptions près). Le soir de la messe de minuit (à 22 h...), j'ai signalé sur le parvis à une mère que ses trois filles étaient d'une grande sagesse (devant moi). J'ai appris que cette dame était camerounaise. Ce n'est ni bien, ni mal. C'est très bien ainsi.

La gauche adore assigner les gens à leurs origines nationales ou ethniques, à leurs peaux, y compris dans l'aile gauche de l'Eglise qui a toujours les manettes. C'est du néocolonialisme pour le coup et de l'infantilisation. Les vieux militants de la JOC et de tous ses sigles abominables attendent du catholique noir ou d'outre-mer qu'ils viennent animer la messe de son tam-tam, ou ne ne sais quoi. Minable. On peut être catholique et sénégalais, et apprécier les orgues et le silence. Et être soi-disant Français, et n'avoir aucune culture en musique sacrée (c'est même la règle).
Ces catholiques et ce clergé-là font leur messe annuelle inter-peuples (sic) une fois l'an, histoire de faire une bonne action, comme d'autres vont au musée.
Je pense respecter autrement mes frères, d'où qu'ils viennent.
Et allez expliquer à certains que la messe n'est pas à géométrie variable ou un lieu de chorégraphie, or la messe de Paul VI le permet...

Vive st Augustin l'africain, vive le cardinal Sarah, le cardinal Gantin, mes amis prêtres de Kinshasa !
Mais quand je lis le cardinal Sarah ou quand je le vois, je ne me dis pas : "oh c'est un cardinal noir ! comme c'est merveilleux !".

Bref, si Mgr d'Orléans vient dire la messe à Montargis, il vient y dire la messe, point. Tout le monde est invité. On se moque de savoir d'où viennent les personnes. Et quand je sympathise avec un Togolais ou un Irakien, je ne fais pas dans le multiculturel ! Je parle à un catholique, point. Désolé de dire à beaucoup de Français, y compris des catholiques, que lorsque je leur parle, j'ai pour le coup vraiment l'impression de faire de l'interculturel (mot que je réprouve et qui est politisé à outrance), car je ne partage aucunement leur supposée culture. Un adulte qui ne connaît pas le Credo en français (sans parler du latin) et qui va à la messe, ou un salarié du diocèse qui n'a jamais lu le moindre livre de Benoît XVI, qui méprise la soutane, qui va au foot tous les dimanches, etc... n'est PAS de ma culture. Point n'est besoin d'aller le chercher hors d'Europe.

Cela vaut la peine de faire défiler les images du site du diocèse d'Orléans... La messe inter-peuples, en page 2, l'évêque tenant un truc dans la main au milieu de chrétiens d'autres confessions, page 4 des jeunes (pas ceux que je connais) qui sont fraternels et souriants dans un bus, qui inventent de nouvelles fraternités, page 5 le fameux synode dont tout le monde se moque et qui ne manquera pas d'être noyauté comme il faut... Bref le vide total (et pour la honte de me retrouver dans les années 70).

Je sais que la pastorale des catholiques étrangers, sauf peut-être les Portugais, n'est pas du tout au point. Luc Perrin l'a déjà écrit. Mais on ne demande pas non plus d'encourager les particularismes, un peu d'unité formelle ne nuit pas. Il faudrait déjà qu'elle existe dans les paroisses...


A quand un site diocésain qui rappelle les horaires du carmel de Micy, qui annonce un colloque sur Mgr Dupanloup, qui rappelle l'horaire des messes à la mémoire de l'abbé Fumery, qui raconte la dernière messe des Guides d'Europe dans le diocèse (ce reportage existe sur le site diocésain de Dijon en ce moment !!), qui récapitule les salaires des laïcs payés par le diocèse, la durée de leur contrat et leurs missions exactes, qui apprend que Mgr travaille à un ouvrage de droit canon... ?

JVJ
qui est du pôle VI.
cela ne s'invente pas.
j'aurais préféré le pôle Ux.
images/icones/1p.gif  ( 860649 )Menu du site: « Je donne à l'Eglise » juste à côté de... par Gaspard (2019-01-24 10:59:18) 
[en réponse à 860648]

« Accueil victimes d'agressions sexuelles ».

C'est vraiment confondant de voir cette juxtaposition.

Dans le menu offert par le site du diocèse d'Orléans, on lit donc les choix suivants :
* Actualités
* Horaires des messes
* Accueil victimes d'agressions sexuelles
* Je donne à l'Eglise

Donc dans les activités de base du diocèse d'Orléans, il y a "messes" ("interpeuples", donc) et "accueil des victimes d'agressions sexuelles", et juste à côté le moyen de financer ces deux missions : "Je donne à l'Eglise" ?!

Je me trompe ou le Denier de l'Eglise est en chute libre et le diocèse d'Orléans en soins palliatifs ?
images/icones/fleche2.gif  ( 860651 )diocèse d'Orléans en perdition par JVJ (2019-01-24 11:49:04) 
[en réponse à 860649]

je pèse mes mots.

L'évêque a la chance d'avoir "face à lui" des gens assez bien élevés, qui ne se plaignent pas à lui ni dans les médias, des prêtres qui ne le poussent pas dehors comme d'autres ont eu la peau de l'évêque de Quimper ou d'ailleurs.

En indiquant sur le site les choses liées à la pédophilie, il faut à tout prix faire savoir aux journalistes que Mgr est à la pointe du combat contre les pédophiles (comme si les autres évêques étaient en retrait ou complices...). J'avais déjà écrit ici que la veille du procès de Mgr Fort, dans la prévision que les journaleux consultent le site diocésain pour alimenter leurs papiers, le site affichait en Une tout un dossier (déjà ancien) sur l'inquisition locale. Minable et petit bras.
Un psy dirait que cela devient névrotique sinon pathologique.

Comme dit la déléguée épiscopale : tout diocèse a forcément 5 à 10 % de prêtres criminels, il n'y a qu'à les trouver ! Par principe de précaution, mieux vaut accuser large, pour ne manquer personne. On passe pendant ce temps par pertes et profits l'honneur et la vie de nos prêtres. Cette dame dont les médias se regorgent, a marabouté Mgr, elle prend même parfois des notes quand il prêche (dixit un prêtre). Quarante après des affaires qui concernant l'Eglise de Nancy, Madame règle ses comptes à Orléans, parle devant les évêques à Lourdes ex cathedra, étale sa tête de cinquantenaire (à prouver) sur TF1 et chez ses amis de Témoignagna Chr**, a ses relais à Libé et ailleurs.

J'ai été viré de l'aumônerie de mon collège public par une religieuse (en civil) qui m'a tiré les cheveux au-dessus de l'oreille, car je faisais le cirque (j'étais mal élevé et je ne prenais pas du tout au sérieux les dessins et les péchés à mettre dans des bouteilles en plastique...). Vais-je écrire un livre quarante ans après pour dire que je suis une victime et que les religieuses doivent se marier pour être moins méchantes et heureuses ? Cette dame reproche des choses plus graves à un prêtre, ami de sa famille. Soit. Je n'en sais rien. Elle a peut-être raison, en ce cas je respecte. Mais je n'en ferais pas un livre, à moins de lire déjà Christine Angot. Et je n'aurais pas supplié de devenir déléguée épiscopale et servir de gage moral à un évêque.

Le diocèse est obsédé par les marges. Le bulletin diocésain consultable en ligne faire encore une page sur nos frères musulmans et juifs, et tout y est du même tonneau. Il faudrait peut-être que je m'y abonne ! Il y a deux ans, le bulletin du doyenné donné gratuitement, sous la plume d'un prêtre, louait la vie de Jean Jaurès et comprenait qu'en 1905, la république ait demandé la séparation, car l'Eglise était alors intolérante. Heureusement, le bulletin a coulé ; je devais être le seul à le lire d'aussi près.

J'ai les deux pieds dans l'Eglise, et je ne suis aucunement concerné par ce synode qui, pourtant, sera vendu comme une réussite, un motif de renouveau (je dois avoir entendu cette antienne cent fois depuis que j'ai l'âge de comprendre). Mon vieux curé en civil (et en chasuble toujours à la messe, en chasuble gothique en semaine) ne m'a jamais embêté avec ce renouveau nié par les faits. Il était un curé de campagne, ne politisait rien, dispensait les sacrements, était respecté de tous, faisait le catéchisme, ne parlait jamais de l'évêque et de la fausse croix ou du CCFD, enterrait les gens avec messe, déjeunait chez les gens après sa messe de semaine dans les villages, s'arrêtait au bord du chemin pour parler à un paysan, disait trois messes le week end pour six villages jusqu'à 85 ans ! Paix à son âme.

Aucun cap clair n'est fixé à Orléans (ou du moins, le flou artistique sauce François Ier ; au temps de Benoît XVI, on ne répercutait rien). Le SUICIDE de l'abbé Fumery aurait dû pousser l'évêque à des changements radicaux, à commencer par le sien et celui de la déléguée épiscopale.

Disons que l'ambiance, de mon point de vue, est lourde et dans la dénégation. Le poids d'Orléans fait illusion pour ceux qui y habitent, mais la cathédrale est morte. Les cérémonies y sont sans relief. Je devrais au moins connaître le nom du curé (de mes amis m'ont dit qu'il était quelqu'un de très très bien), or je ne le connais pas ! Des paroisses tiennent la route en ville, mais la qualité des prêtres y est pour beaucoup (les jeunes familles suivent). En campagne, c'est l'hécatombe, les églises fermées, les messes parsemées (et toujours les mêmes ou presque qui monopolisent la messe, qui s'agitent devant l'autel avant, pendant et après la messe), les chemins de croix assis devant un écran posé dans le choeur...
Quelques curés se tient à la tache aussi, font encore les enterrements, baptisent sans regrouper quinze enfants... On dégomme aussi un brave curé en soutane, car il gêne la mafia locale (des catholiques). Les mêmes bons catholiques dénoncent leur curé (qui se suicide). Mais tout cela n'est pas grave ! Le synode, le souffle de l'Esprit...

Que Libé loue Mgr pour le distinguer de tous ses confrères, suffirait à inquiéter l'intéressé. L'évêque est l'honneur de l'épiscopat, comme une vulgaire appréciation de Golias...

Heureusement, on peut se rattacher à des messes sérieuses, avoir une ou deux écoles catholiques, envoyer ses enfants dans un scoutisme sérieux (suivez mon regard), prier dans son coin (hélas parfois), savoir que le carmel de Micy est en pleine forme, que la déléguée épiscopale préposée à la traque du clergé délinquant (et supposé tel presque d'office) a toujours son bureau et son logis (je crois) dans un presbytère, etc.

On dira, à juste titre, que mon point de vue n'a pas à prévaloir sur celui des autres, et qu'il faut faire confiance à Mgr etc.
Le traitement par l'indifférence fait à Mgr Fort quand il a été traîné en justice, me reste encore au travers de la gorge.
L'évêque n'a rien fait pour l'aider, au contraire.
L'homélie de l'évêque aux funérailles de l'abbé Fumery relevait d'un brouillon mal-digéré (il suffit de le relire sur le site diocésain, avec des petits 1, 2 et 3...).
Son absence lors de la mise en terre est aussi un autre motif de gloire ! Il n'y avait je crois que cinq prêtres à la tombée de la nuit pour entourer les parents du prêtre.

La formation dispensée depuis longtemps par le fameux CERC est d'un niveau affligeant. Le séminaire interdiocésain n'a que vingt-trois recrues, et je crois, aucune pour Orléans : tant mieux, tant pis. Un jeune qui connaît des prêtres dans le diocèse, n'a aucune envie de vivre leur vie.
Des volontaires bénévoles autrement plus compétents (et reconnus hors de l'Eglise...) existeraient pour aider l'évêque et relever le niveau du CERC, mais quand le gâteau est bon, on ne partage pas, et puis le lieu est très très orienté. Des personnes ont aussi besoin de se retrouver entre elles, et comme à la messe le dimanche, prendre le micro doit compenser des années de frustration. Je n'ai jamais lu de P.U. depuis quatorze ans dans le diocèse, et je m'en porte fort bien.

Mes excellents curés (même si la fonction n'existe plus) nous ont encore demandé de payer la dîme. Ils font bien leur devoir, j'en conviens. Mais pas question ! Je sais qu'on me donnera tort, mais il m'est impossible de dégager dix pour cent de mes revenus, pour qui que ce soit. Je sais que des pauvres ou des familles nombreuses l'ont fait autrefois. Si encore l'évêque m'inspirait admiration et enthousiasme... Chaque fin de mois, il nous reste environ... rien. L'une de nos deux voitures a vingt ans. Quand les prêtres auront des enfants à nourrir et des pensions alimentaires à verser, des enfants à garder, les diocèses vont devoir emprunter et offrir un minimum de conforts... (je ne chauffe pas la nuit ma maison, qui n'est pas bien isolée ; je ne me plains pas, mais je veux attirer l'attention sur le clergé qui, parfois, ne sait pas ce qu'est un budget familial en 2019, même sans beaucoup d'enfants...). Les diocèses sont aussi champions pour s'entourer de mauvais conseillers, quand ils n'embauchent pas carrément, parfois, des économes incapables (plusieurs cas de détournement ou de ventes de mobiliers sur le dos des générations précédentes, pour combler les trous).
Je ne finance pas des salariés laïcs qui font plus de mal que de bien (la plupart du temps), des diacres formés je ne sais comment (j'ai un voisin diacre en thèse à l'U. de Strasbourg sur saint Augustin et qui connaît Elisabeth de France, ce n'est donc pas lui qui est en cause...), des abonnements à des revues que je dois réprouver.
Dans le diocèse s'est retiré le P. Armogathe : à ma connaissance mais j'en suis presque certain, jamais il n'a été sollicité pour prêcher ou donner des conférences (Communio n'est pas du tout dans la ligne diocésaine). Ce prêtre aide son secteur, c'est tout (preuve en passant de sa modestie alors qu'il devrait être la gloire intellectuel du clergé français, si les catholiques ne cultivaient pas l'anti-intellectualisme depuis 60 ans). Il faudrait aussi que Mgr lise Communio ou pense devoir s'instruire au contact d'un pareil prêtre...

Les catholiques ne doivent pas donner yeux fermés, ils ont des comptes à exiger, à tous les sens du terme. Vatican II doit bien l'avoir dit quelque part. Nous sommes... adultes, baptisés, prêtres, rois, etc. Bientôt évêques (et pour moi in partibus infidelium...).

Je connais des diocèses où suivre l'évêque serait un honneur et un enthousiasme de tous les jours. Et puis ces évêques-là se montrent, parlent à tout le monde, pensent d'abord à leurs fidèles et aux catholiques dans les cimetières, en imposent par leur bonté et affichent la couleur.

On ne risque pas de se brûler ou de désaltérer avec de l'eau tiède.

Je désobéis à l'évêque et pousse mes amis prêtres à lui désobéir, quand je demande à mes enfants de continuer de les embrasser en public et dans l'église ! Mince alors. Et j'en fais autant si l'occasion se présente. Les prêtres sont non seulement portés sur les enfants, mais aussi sur les hommes, c'est bien connu.
L'abbé Fumery n'avait pas le droit de manifester, comme prêtre et curé, de tendresse à des enfants : cela a été dit lors de ses funérailles par ses amis au micro (bien plus crédibles que l'évêque, dans la douleur atroce et la révolte contenue qu'ils exprimaient). Le curé d'Ars aurait été dénoncé par ses paroissiens et la déléguée épiscopale s'il avait vécu aujourd'hui dans le diocèse.
images/icones/fleur.gif  ( 860688 )CherJVJ, lâchez les branches pourries, et revenez à la Tradition catholique... par Aétilius (2019-01-25 09:45:34) 
[en réponse à 860651]

...Même si c'est bien moins vu socialement parlant, car vous vous mettrez en marge des instances officielles, que vous passez votre temps à critiquer, à juste titre, en déplorant les conséquences dont vous semblez chérir les causes.

Moi-même durant des années ai tenté dans le cadre de ma paroisse géographique de faire quelque chose, passant des années aux Equipes Notre-Dame, étant investi dans la préparation mariage...

Finalement, j'ai laissé tomber, ne supportant plus d'entendre n'importe quoi ou des trucs très mous et consensuels à longueur de temps, de contribuer à organiser des "mess-carades" en mariant des couples qui n'en avaient rien à faire, ou ne comptaient en rien vivre en chrétiens, déjà en sanctifiant leur dimanche.

Bref, j'ai choisi de revenir à la tradition liturgique et doctrinale de l'Eglise, et c'est bien plus apaisant, que d'avoir tout le temps sa bile qui s'échauffe.

A vue humaine, toutes les structures de l'Eglise en France, mais aussi ailleurs, sont tenues par des gens qui ont pour état d'esprit celui qu'avaient dénoncés avant 1950 de nombreux grands Papes, et, même s'ils n'attirent plus grand monde, ils ne laissent personne reprendre la main, qui ne soit pas de leur bord.

Donc, prenez vos sandales, et mettez-vous en chemin...

Bien fraternellement vôtre
images/icones/fleur.gif  ( 860690 )Cher Aétilius, par JVJ (2019-01-25 10:52:37) 
[en réponse à 860688]

Un grand merci pour vos conseils de sagesse...

Je ne veux pas, par principe, que les diocèses qui me sont chers soient accaparés sans rien dire par des déviances mortifères et qui n'ont conduit qu'à la déchristianisation. Leur Eglise (diocésaine) est aussi la mienne. Et je les embrasse depuis leur apparition au IVe siècle, contrairement à eux qui la font naître avec eux ou au mieux depuis le fameux concile qu'ils ignorent et manipulent.

Il se trouve que je fréquente aussi l'église desservie par la "Tradition" et que les prêtres y sont parfaits. Mais l'église n'est pas chauffée en hiver, et j'ai déjà exprimé à qui de droit que le grégorien à deux kilomètres / heure n'était pas ma tasse de thé. On devrait pouvoir chanter un peu. J'ai aussi proposé que les familles donnent chaque année 100 euros pour payer un chauffage électrique par les piliers, cela n'a pas soulevé l'enthousiasme (je ne sais pas monter ces dossiers, mais mon épouse, oui...). Je ne suis pas du genre tactile, mais j'y croise aussi beaucoup de personnes très raides et il est difficile de sympathiser. On ne se connaît pas. J'amenais ma fille au caté tradi tous les samedis, je croisais un père qui ne me saluait jamais à deux mètres de distance. Mon fils y a été baptisé (dans la forme ordinaire !), ma fille y a fait sa première communion, et je défendrais cette église devant quiconque.

Je ne veux pas non plus vivre en vase clos, et j'estime que les églises n'appartiennent pas aux laïcs (et parfois aux clercs) qui en font, à mes yeux, n'importe quoi. J'ai aussi mon mot à dire. Je me fâche tout rouge une fois l'an, la dernière fois, contre une dame (ancienne responsable) qui ne sait pas parler mais qui parle beaucoup, qui m'interdisait de sonner à la main les cloches à 9 h 30 un dimanche pour ne pas réveiller les gens... J'ai aussi fermé le bec à deux dames qui allaient lire la lecture et qui parlaient devant nous alors que le prêtre était en procession d'entrée. Mes enfants ne font aucun bruit. J'en ai parlé moult fois à mes curés, qui font ce qu'ils peuvent, et qui ne veulent pas entrer en conflit. L'un d'eux me disait que deux statues placées dans le choeur par lui ont été... remises sous les cloches par des paroissiens.

Dans mon diocèse natal de Langres, je ne peux pas faire cent kilomètres pour trouver une messe traditionnelle. Celle de mes amis prêtres ou de Mgr demeure la messe. J'évite certains curés et certaines paroisses. J'en viens même à ne pas aller à la messe et à ma demander si les enterrements présidés par des laïcs méritent la moindre présence (et la mienne, même pour mes parents le jour où cela arrivera).
Je suis aussi coincé dans le sens où l'Evangile nous demande de ne pas nous diviser, etc. Comme je suis un pauvre type, il faudrait prêcher par ma propre attitude et l'exemple. On pourra seulement dire de moi dans la colonne "plus", que je ne prenais jamais la parole et que mes enfants étaient bien sages à la messe.
Mais je constate que le mouvement de tolérance va toujours dans le même sens... Même les anciens ne font pas de génuflexion en entrant dans les bancs ! C'est fini. Quels curés osent encore l'exiger ? Facile à dire... Tel curé a demandé récemment à la messe de Noël de plier le genoux au Credo, très peu l'ont fait (grosse claque en direct au curé).
Il se trouve que j'ai deux excellents curés, irréprochables, mais les choses changent trop doucement et les responsabilités aussi. Quand ils partiront d'ici trois ou quatre ans, on retournera aux mêmes laideurs et le bruit reprendra de plus belle.

Une messe dans la forme ordinaire, toute simple, en semaine me réconforte davantage que bien des messes du dimanche. Il arrive aussi que les messes avec des enfants en nombre tournent au cirque. Je n'apprécie pas davantage les pères qui claquent dans les mains pour faire asseoir les servants, ou ceux qui font du zèle avec leurs mantilles ou les shorts du mois de janvier imposés aux enfants. Il faudrait que l'on retrouve un peu de simplicité et de beauté. Mgr Batut a écrit de belles et profondes choses là-dessus, comme le cardinal Sarah.

J'ai rarement vu une paroisse aussi admirable que St-Patern de Vannes, où les deux formes cohabitent, dans une église soignée et propre, et un vicaire de choc épatant. Et les gens chantent aussi, sans faire la tête !
J'ai assisté à différentes messes traditionnelles (reconnues par l'évêque du diocèse), et j'ai rarement vu des assemblées "joyeuses" et qui entraînent. Des amis venus par esprit d'ouverture ne risquaient pas d'y retourner...
images/icones/ancre2.gif  ( 860695 )Langres par Paterculus (2019-01-25 17:30:40) 
[en réponse à 860690]

Connaissez-vous, dans le diocèse de Langres, les Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (canal historique) qui se trouvent à Saint Loup sur Aujon ? (Plein Ouest de Langres, plein Sud de Chaumont.)
Elles chantent en grégorien.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 860702 )Oh que oui ! par JVJ (2019-01-25 20:13:57) 
[en réponse à 860695]

Je connais même des prêtres qui y disent la messe, encore l'année passée entre les fêtes... Du moins c'est ce que l'un m'a dit à la fin du mois dernier !

Cette fondation a été mise au crédit de l'épiscopat de Mgr Guéneley, alors que tout vient de son vicaire général, comme vous savez sans doute. Vous savez que le lieu est à une petite heure de route du lieu de naissance de la fondatrice, mais au diocèse de... Dijon.
Je ne connais aucune soeur personnellement.

Elles chantent en grégorien, mais je crois, au risque de me tromper, qu'elles refusent toute messe dans la forme extraordinaire.

Je n'ai pas saisi la notion de "canal historique".

Je ne suis pas un spécialiste de cette congrégation.

Elles sont plus qu'excentrées en ce couvent, que j'ai même connu occupé par deux congrégations de soeurs âgées. A St-Loup, vécurent aussi les quatre dernières Annonciades célestes françaises arrivées là en 1984 après avoir quitté Langres. J'ai toujours eu une affection particulière pour elles, sans les connaître. Je n'ai pas su quand la dernière était morte, mais c'était une grande page discrète de l'histoire moderne du christianisme français qui s'éteignait à jamais.

Ces religieuses auraient peut-être eu une meilleure place en ville, mais je me réjouis qu'elles soient dans ce diocèse qui n'a pas de monastère d'hommes (et qui a tout fait pour ne pas en avoir, j'ai mes dossiers : refus épiscopal de fonder pour Fontgombault et l'Opus Marie, outre le refus incompréhensible que La Pierre-qui-Vire y dispose d'un prieuré alors qu'on ne peut accuser ces moines d'être tradis pour un sou...).

Langres a un évêque épatant et exceptionnel, d'une bonté profonde, Mgr Joseph de Metz-Noblat. "Sa Grandeur" lui irait comme un gant si on utilisait encore ce prédicat. Mgr est à la tête d'un diocèse riche pour son Histoire, mais pauvre en prêtres (une trentaine et encore...). L'ambiance y fut longtemps lourde et pesante sous les trois précédents évêques. Mais ne me lancez pas sur ce diocèse !

images/icones/ancre2.gif  ( 860711 )"Canal historique" par Paterculus (2019-01-25 21:12:57) 
[en réponse à 860702]

La congrégation des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre, à peine fondée, a dû s'exiler à Londres en raison des lois anti-catholiques de la fin du XIXème siècle.
Là elles ont recruté, jusqu'à ce qu'enfin une anglaise soit élue supérieure.
On était dans les années 1920, je crois, et la congrégation s'est scindée. Une partie des Soeurs est revenue s'installer à Montmartre en profitant de l'accalmie sur le front de la persécution.
L'autre partie, que j'appelle "canal historique" parce qu'elle est restée avec la supérieure élue, a continué à recruter, mais dans tout l'Empire Britannique.
Ce sont des religieuses de cette branche londonienne qui se sont établies à Saint Loup. Elles viennent de pays très différents, comme l'Australie ou l'Argentine.
En raison du contexte d'où elles viennent, la question du traditionalisme ne correspond pas à grand'chose pour elles. Je crois bien que malheureusement certaines d'entre elles reçoivent encore aujourd'hui l'hostie dans la main.
Ce sont de très bonnes religieuses, passant chaque jour des heures en adoration devant le Saint Sacrement.
Un inconvénient est que Saint Loup est dans un vrai désert. Langres est à 27 km et Chaumont à 37, et il n'y a pas de village sur ces routes. La plus proche supérette est à une dizaine de km dans une autre direction. la région est un plateau boisé impossible à cultiver, entrecoupé de rares vallons au fond desquels se nichent quelques petits villages : en les traversant, on a l'impression que sur trois maisons une est à vendre, une autre à l'abandon, et celles qui sont occupées ne le sont pas forcément toute l'année.
Cela explique qu'elles aient du mal à trouver un aumônier : il faut une vocation d'ermite...
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 860717 )C'est mon diocèse natal par JVJ (2019-01-25 21:27:25) 
[en réponse à 860711]

Je connais ces villages et j'y ai toute ma famille...

Vous avez bien décrit la vallée de l'Aujon et celle de l'Aube : ce n'est pas pour rien que st Bernard y a fondé Clairvaux et d'autres abbayes...

Je ne blâme pas leur implantation, car le véritable prêtre derrière cette fondation est des plus admirables (je n'en dirai pas plus). De fait, elles sont isolées. Il faut qu'un prêtre en retraite, comme c'est d'ailleurs le cas, y habite. Les carmélites de Dijon ont quitté la ville à cause du bruit il y a quarante ans (j'ai dû mal à comprendre, car au XVIIe s., il n'y avait pas moins de bruit... vive les années 70...).
A Flavignerot, elles sont on ne plus isolées. Un prêtre vient chaque jour, elles ont des gens dans leur chapelle, mais les vocations des jeunes Dijonnaises doivent être motivées pour venir goûter la vie des carmélites. Je crois d'ailleurs qu'aucune des religieuses n'est native de Dijon et des environs.
Les carmélites n'ont pas à habiter au milieu de la forêt... mais au coeur des villes !
Elles font ce qu'elles veulent.
Je connais un carmel en plein centre-ville qui ne compte plus que quatre religieuses, et cela me peine pour elles.

Des Clarisses venant de Tinqueux étaient arrivées à Chaumont puis dans un village, et sont parties.
No comment.
images/icones/ancre2.gif  ( 860723 )Carmel de Dijon par Paterculus (2019-01-25 21:52:53) 
[en réponse à 860717]

Les Carmélites de Dijon ont vendu une partie de leurs biens immobiliers pour payer le chauffage central, une autre partie pour payer l'installation de l'électricité... Et la vie était très difficile dans un couvent devenu trop exigu. C'est pour cela plus qu'en raison du bruit qu'elles sont parties à Flavignerot.
Mais là, elles ont quand même tenu à transporter la cellule qu'avait occupée Sainte Elisabeth de la Trinité, la célèbre Berrichonne. Qu'elle leur amène des vocations !
VdP
images/icones/fleur.gif  ( 860728 )j'y étais par JVJ (2019-01-25 22:17:20) 
[en réponse à 860723]

fin décembre...

images/icones/croix_byzantine.png  ( 860724 )Saint-Loup-sur-Aujon par Quodvultdeus (2019-01-25 21:54:15) 
[en réponse à 860695]

Réponse à Paterculus et, du même coup, à JVJ :

Qu'elles chantent en grégorien, c'est vraiment beaucoup dire…
Au début de leur implantation en 2013, lorsqu'elles ne parlaient pas encore français, elles chantaient quelques pièces du kyriale en grégorien, ainsi que quelques hymnes eucharistiques lors de l'exposition du Saint-Sacrement, mais tout cela (ou presque) a disparu progressivement au fil des mois.
Leurs confesseurs, qui sont des bénédictins de l'abbaye la plus proche, célèbrent chez elles la messe en forme extraordinaire sur un autel latéral pour trois ou quatre fidèles, mais à laquelle les Sœurs n'assistent pas.
Quant à l'évêque du lieu, c'est effectivement quelqu'un de très attachant. Il a malheureusement perdu deux de ses meilleurs prêtres : le premier a été nommé évêque et le second est mort tragiquement dans un accident de voiture.
images/icones/abbe1.gif  ( 860727 )Justement... par Paterculus (2019-01-25 22:14:15) 
[en réponse à 860724]

... je pensais à vous !!!
Cela a donc baissé depuis mon passage, c'est dommage. Je pensais que le grégorien faisait partie de leur charisme.
VdP
images/icones/fleur.gif  ( 860731 )vous m'intéressez ! par JVJ (2019-01-25 22:23:07) 
[en réponse à 860724]

Je vois que vous connaissez les lieux.

Il se trouve d'autres prêtres encore de grande valeur !

Je ne peux en faire la liste, mais je les connais très très bien... Y compris des prêtres qui ont dépassé 90 ans.

Je ne savais pas pour les Moines, je suppose de Flavigny.

A Langres vivent les dernières Soeurs de la Providence de Langres, une dizaine tout au plus. Congrégation féminine autrefois florissante, et qui, n'ayant plus lieu d'exister, va s'éteindre.

Je suis jeune, et cependant j'ai l'impression de traverser des cimetières quand je me rends dans ma terre natale (et mon diocèse de coeur à tous égards).

J'ai un ami curé qui dessert plus de soixante villages, et qui dit des messes aux enterrements quand il le juge opportun, rendez-vous compte. Les curés des villes, et a fortiori ceux de Paris ou des chapelles tradis, ne peuvent pas comprendre.

images/icones/fleche2.gif  ( 860732 )photo et article sur la fondation par JVJ (2019-01-25 22:28:45) 
[en réponse à 860724]

par charité, je montre la photo avec l'évêque d'alors, qui n'est pas celui qui est allé chercher les religieuses...

article

Je suis surpris que Mgr Guéneley ait donné un entretien à l'Homme nouveau...

Et ici des photos, prises sur l'excellent site de l'excellent diocèse de Dijon (site où les articles apprennent des choses intelligentes).

photos
images/icones/coeur.gif  ( 860696 )Monde traditionnel certes bien imparfait, mais moins pire... par Aétilius (2019-01-25 17:40:58) 
[en réponse à 860690]

...A mes yeux que le monde ordinaire désormais, où un sida spirituel à petit feu détruit toutes les défenses, et aboutit à une foi sympa et sociale, entre gens bien.

Mais je me reconnais en grande partie dans vos griefs contre le monde traditionnel, avec cette différence que, constitué de gens qui ont du/doivent se battre pour vivre de leur foi, les fidèles peuvent effectivement ne pas toujours déborder de charité fraternelle.

Mais à chacun d'apporter sa petite touche.

Pour ce qui est des mantilles, je vous rejoins en partie, car ce linge symbolise pour moi le début de la décadence : sur un certain point, il respecte l'obligation paulinienne de se couvrir la chevelure, mais en trichant déjà, puisque tout y transparaît.

Quand je vois des liturgies byzantines russes, qui pour moi symbolisent aujourd'hui la renaissance d'une chrétienté qu'on avait cru annihilée par 70 ans d'athéisme violent communiste, ce qui me frappe est que c'est magnifique, vivant mais recueilli, et que TOUTES les femmes, de 7 à 77 ans sont voilées, souvent avec élégance, de voiles de toutes les couleurs qui donnent une touche printanière à l'assemblée, même en plein hiver.

Mais pour revenir à la France, aujourd'hui, plus rien n'est normal, et chacun fait de son mieux pour tenir le cap...
images/icones/fleche2.gif  ( 860703 )par notre modeste présence par JVJ (2019-01-25 20:18:08) 
[en réponse à 860696]

dans les paroisses, je souhaite aussi "soutenir" mes amis prêtres et ceux que j'estime, sans les connaître.
Mais j'ai des envies semi-criminelles presque à chaque fois et je médite sur l'Eglise qui meurt, calculant le nombre de présents dans trente ans.

Quand nous sommes dix (nous et les servants, outre deux mohicans) sur une centaine à nous agenouiller au Sanctus, on se sent seul et pour tout dire, au milieu d'une autre Eglise...
Je ne regarde pas les gens, mais cela se sent, et on peut admirer le dos des fidèles raides comme la justice devant nous. Allez expliquer à un enfant que s'agenouiller est optionnel et relatif !
images/icones/1a.gif  ( 860706 )Etre présent à messes NOM = contribution à la Chute de l'Eglise par Aétilius (2019-01-25 20:48:22) 
[en réponse à 860703]

Cher JVJ,

C'est ce que je me disais depuis longtemps, en assistant, passivement, et en fulminant en mon for intérieur, à des messes où le ridicule liturgique le disputait à la niaiserie des interventions à l'ambon.

Jusqu'au jour où un vieux prêtre de passage, tout mou et gentil, à la fin de la messe, alors que l'assemblée était très grisonnante, est venu jusqu'à notre famille, nous disant, en gros : "merci, cela fait plaisir de voir une famille nombreuse. Vous êtes la preuve que Vatican II était une bonne chose, même s'il faut laisser le temps à la graine de germer".

J'étais tellement estomaqué que je n'ai rien dit, mais ai médité, et ai finalement décidé, déjà pour mes enfants, d'être logique avec moi-même, et de partir, ce qui fut un sacrifice, mais en vue de la Gloire à venir...
images/icones/fleche2.gif  ( 860708 )très drôle par JVJ (2019-01-25 21:02:14) 
[en réponse à 860706]

En effet !
La lucidité dans le clergé...
Vatican II a dit, comme Jakadi a dit (ou Jacques a dit a dit ?).

Je n'ai pas l'esprit de chapelle non plus, et cela voudrait dire aussi que tout prêtre séculier fait nécessairement dans le cirque, ce qui n'est pas mon avis.
J'ai assisté samedi dernier au baptême de mon neveu dans une petite église soignée des bords de Loire avec le curé ami, c'était recueilli comme j'ai rarement connu. La grâce passait, même dans mon coeur de pierre.

Regardez les photos et lisez les homélies par exemple du compte tweeter de l'abbé (dom) Gaetan de Bodard. Ce prêtre y croit encore.

Les chapelles tradis n'assurent pas une vie paroissiale comme je l'entends. Et quand on habite à la campagne, il est fastidieux de prendre la voiture pour aller en ville. Pensez aussi aux diocèses où il n'y a aucune messe traditionnelle.

A Chablis (dioc. Auxerre-Sens), le curé rouge, en novembre, nous a presque ordonné de nous avancer, alors que ce dimanche-là, il n'y avait presque personne. C'était d'une laideur et d'une tristesse. Je lui ai dit que toutes les places étaient bonnes. Mince alors. Après recherche, j'ai découvert qu'il avait pétitionné contre son archevêque de Lyon après avoir été prêtre des Français à Madrid. Ses propos trouvés sur le net me firent autant d'horreur que sa chasuble et son homélie. Je suis resté jusqu'à la fin, près de l'issue de secours... Les seules jeunes étaient de ma famille. Mon beau-frère, avec son nouveau-né dans les bras, a lu la lecture... Une vieille, avec écharpe blanche autour du cou, nous a dit de faire-communauté en nous avançant. J'ai souri, mais j'avais envie de lui demander de s'asseoir et de me f... la paix, car j'essayais de me recueillir.

Le problème avec le christianisme, c'est qu'on nous demande de toujours espérer. A cela, j'ajoute que mes amis me disent depuis plus de vingt ans : "mais patiente ! ça va changer ! ils vont mourir !" Eh bien non.

Je pense aussi que les prêtres solides et les fidèles ""sérieux"" ne peuvent pas tous déserter dans leurs chapelles, il y a à évangéliser et aussi à maintenir le peu qu'il reste encore. Je ne suis pas partisan d'abandonner les moindres églises des campagnes. Mes enfants sont compréhensifs, car ils ne se posent pas de questions, tout au plus sont-ils habitués (et dressés) à constater le bruit, et à s'en plaindre au retour dans la voiture.
images/icones/4a.gif  ( 860709 )Problème de l'absence de vie paroissiale normale "tradi" par Aétilius (2019-01-25 21:10:55) 
[en réponse à 860708]

Vous avez raison de souligner ce point, qui touche moins ceux qui habitent dans l'ouest parisien, où la concentration de population fait qu'on peut avoir une messe traditionnelle proche de chez soi, et une vie paroissiale avec, surtout pour les Ecclesia Dei.

Mais autrement, c'est héroïque, et crucifère, que de s'écarter des derniers pratiquants de sa paroisse géographique, les rencontres humaines sympathiques cessant, pour d'autres, bien plus difficiles, de par l'éloignement de chacun, et la dureté de combat de certains…

En tout cas, pour mes enfants, à un moment, le choix s'est imposé : ou le risque qu'ils perdent la foi, au contact du "mauvais troupeau", voie de la facilité, ou choisir la voie de l'exigence, avec l'espoir qu'ils grandissent dans la vraie foi, même si rien n'est joué, et que tout n'est pas parfait dans le tradiland, dont la tendance à s'autodéchirer est impressionnante...
images/icones/fleur.gif  ( 860713 )je vous remercie par JVJ (2019-01-25 21:21:49) 
[en réponse à 860709]

pour votre grande mesure et votre sens de la nuance, et je me reconnais de surcroît dans ce que vous dîtes.

Pensons à nos pauvres prêtres (et même à nos pauvres évêques) qui essaient de bâtir sur du solide, malgré les vents contraires ad intra et ad extra...
Que cela soit bien clair : des prêtres et des évêques accompagnent la déchristianisation, sans parler de diacres et de la fausse presse catholique ! Mais d'autres essaient, par différents moyens, de maintenir le cap malgré les prises d'eau de toutes parts. Il faut vraiment être courageux pour entrer dans le clergé séculier. Même quand un évêque est excellent, le risque de le voir partir est grand au bout de dix ou quinze ans...

J'essaie de parler, dans nos paroisses, aux vieux qui me semblent humbles à tous les sens du terme, je félicite les servants qui m'aident à prier et qui sont exemplaires, l'organiste qui couvre ainsi les bruits... Je me moque royalement des apparatchiks et autres délégués. Cela ne m'impressionne pas et je voudrais bien connaître leur bibliothèque et cd-thèque... Si je n'étais pas freiné par mon épouse dans mes élans bien qu'elle n'en pense pas moins, je protesterais plus souvent.
images/icones/1n.gif  ( 860714 )Le pire! par Miserere (2019-01-25 21:22:37) 
[en réponse à 860709]


C'est de devoir dire à nos enfants que la Rome est pervertie et s’éloigne de la foi.

C'est aussi un paradoxe de dire à nos enfants que les Papes de l'Eglise depuis le Concile sont mauvais.

Effectivement il faut protéger nos enfants.

images/icones/bulle.gif  ( 860719 )Les papes sont les papes, et je par JVJ (2019-01-25 21:31:18) 
[en réponse à 860714]

n'apprends pas à mes enfants que les papes sont dans l'erreur ou s'éloignent de la foi. Certainement pas.

J'ai plus de mal à expliquer à un enfant de 5 ans que Benoît XVI existe encore, mais n'est plus pape...

Ma fille, plus grande, sait que les papes "mauvais" ne datent pas du concile, et qu'il y eut des papes, en vingt siècles, scandaleux et dévoyés. Ce sont des hommes un peu particuliers, mais qui ne sont pas saints ex officio.

Pour Clément VII et encore plus Benoît XIII durant le Grand Schisme, je me réserve le droit de ne pas le considérer comme un antipape, malgré ce que l'Eglise (actuelle) enseigne.
images/icones/1n.gif  ( 860725 )On s'en tape des mauvais Papes d'avant! par Miserere (2019-01-25 22:05:51) 
[en réponse à 860719]


Comme s'il fallait pardonner ceux de maintenant par rapport aux anciens.

On parle de la foi que l'on vit maintenant dans notre société.

C'est cela l'essentiel de notre combat.
images/icones/ancre2.gif  ( 860715 )Enfin on fait la lumière sur ce qui se passe en mon cœur ! par Paterculus (2019-01-25 21:22:39) 
[en réponse à 860706]

Grâce à vous je sais enfin que je participe à la chute de l'Eglise chaque fois que je dis la messe...

Vous rendez-vous compte de l'énormité de ce que vous écrivez ?

VdP

PS
Quand je faisais des remplacements dans des églises de campagne, et que j'y voyais une famille jeune, j'allais encourager les parents et je sentais bien qu'ils en étaient très touchés. Il y a de l'héroïsme chez eux.
On trouve aussi parfois des familles de vacanciers dans ces messes, cela rajeunit l'assemblée. Ils aimaient quand je leur disais après la messe : "Alors, on est venu rien que pour faire baisser la moyenne d'âge ?"
images/icones/fleur.gif  ( 860720 )non, non, je respecte par JVJ (2019-01-25 21:39:21) 
[en réponse à 860715]

beaucoup les prêtres séculiers qui tiennent dans les diocèses ! J'ai beaucoup d'amis dans cette "catégorie". Et surtout ceux qui ont une haute idée de leur Sacerdoce, qui avalent des couleuvres, doivent supporter des doyens ou des vicaires (ou des évêques !) à cent lieues de leur façon de voir et faire, doivent supporter des laïcs, subir des chants nullissimes et la solitude, etc.
J'inclus aussi des évêques courageux, dans mon estime et ma reconnaissance.

Et j'ai eu des amis prêtres et curés en civil, qui étaient parfaitement respectables et irréprochables. Ils n'ont pas eu la vie facile et ont été de bons prêtres.

Je vois aussi de vue des prêtres en soutane dont la raideur et l'absence d'humour me feraient peur si je devais les recevoir ou leur confier mes enfants.

Pas de systématisme.
images/icones/fleur.gif  ( 860721 )Cher Paterculus, quelques murs intacts n'empêchent pas la destruction... par Aétilius (2019-01-25 21:40:01) 
[en réponse à 860715]

...Vous faites partie de ces exceptions, dans le paysage diocésain ordinaire, mais qui font extraterrestres dans leur environnement, empoisonné par la lecture quotidienne du journal anciennement catholique "La Croix", devenu le temple de la bienséance et du relativisme mondain.

Je suis toujours émerveillé par ces rares jeunes prêtres nouvellement ordonnés, qui pour moi sont des miracles envoyés par Dieu.

Tout dans ce qu'ils ont reçu était équivoque et peu clair, et eux sont à l'opposé de cela. Humainement, c'est inexplicable.

Mais tiendront-ils longtemps, et porteront-ils du fruit, quand tout est fait pour étouffer leur travail et leur charisme ?

Par ailleurs, que c'est dur apparemment d'être sûr qu'il n'est pas bon que les fidèles communient dans la main, que les femmes dirigent tout à l'église, que les filles servent la messe…, et d'être obligé de subir cela à longueur de temps, pour ne pas faire de vague, et dans l'espoir qu'avec le temps, les fidèles comprendront, sans qu'on leur dise rien...