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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 860559 )23/01 St Raymond de Pegnafort, confesseur, Ste Emérentienne, martyre par ami de la Miséricorde (2019-01-22 21:51:11) 



St Raymond de Pegnafort, confesseur

Prière par l'intercession de Saint Raymond de Penyafort

« O Dieu, qui avez choisi le bienheureux Raymond pour en faire un ministre admirable du sacrement de la pénitence, et qui lui avez fait traverser les eaux de la mer de façon merveilleuse, accordez-nous cette grâce, que, par son intercession, nous puissions porter de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut éternel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. »

« Deus, qui beátum Raymúndum pœniténtiæ sacraménti insígnem minístrum elegísti, et per maris undas mirabíliter traduxísti : concéde ; ut eius intercessióne dignos poeniténtiæ fructus fácere, et ad ætérnæ salútis portum perveníre valeámus. Per Dóminum nostrum ».

Source : site-catholique.fr

Prière à Saint Raymond de Penyafort

" Dispensateur fidèle du Mystère de la réconciliation, vous avez puisé, au sein du Dieu incarné, cette charité qui a fait de votre cœur l'asile des pécheurs.

Vous avez aimé les hommes ; et les besoins de leurs corps, aussi bien que ceux de leurs âmes, ont été l'objet de votre sollicitude. Eclairé des rayons du Soleil de justice, vous nous avez aidés à discerner le bien du mal, en nous donnant des règles pour apprécier les plaies de nos âmes. Rome a admiré votre science des lois ; elle se fait gloire d'avoir reçu de vos mains le Code sacré qui régit les Eglises.

Réveillez dans nos cœurs, Ô Raymond, cette componction sincère qui est la condition du pardon dans le Sacrement de Pénitence. Faites-nous comprendre la gravité du péché mortel qui sépare de Dieu pour l'éternité, et les dangers du péché véniel qui dispose l'âme tiède au péché mortel. Obtenez-nous des hommes pleins de charité et de science pour exercer ce sublime ministère qui guérit les âmes. Défendez-les du double écueil d'un rigorisme désespérant et d'une mollesse perfide.

Ranimez chez nous la vraie science du Droit ecclésiastique, sans laquelle la maison du Seigneur deviendrait bientôt le séjour du désordre et de l'anarchie. Vous dont le cœur fut si tendre envers les captifs, consolez tous ceux qui languissent dans les chaînes ou dans l'exil ; préparez leur délivrance ; mais affranchissez-nous tous des liens du péché, qui retiennent trop souvent les âmes de ceux-là mêmes dont le corps est libre.

Vous avez été, Ô Raymond, le confident du cœur de notre miséricordieuse Reine Marie ; elle vous a associé à son œuvre du rachat des captifs. Vous êtes puissant sur ce Cœur, qui est notre espérance après celui de Jésus. Présentez-lui nos hommages. Demandez pour nous à cette incomparable Mère de Dieu la grâce d'aimer toujours le céleste Enfant qu'elle tient dans ses bras. Qu'elle daigne aussi, par vos prières, être notre étoile sur cette mer du monde, plus orageuse que celle dont vous avez bravé les flots sur votre manteau miraculeux.

Souvenez-vous aussi de l'Espagne, votre patrie, au sein de laquelle vous avez opéré tant d'oeuvres saintes. Longtemps son illustre Eglise fut dans le deuil d'avoir perdu les Ordres religieux qui faisaient sa force et sa splendeur ; une hospitalité généreuse a commencé de réparer ces maux : que toute entrave disparaisse enfin.

Protégez l'Ordre des Frères Prêcheurs, dont vous avez honoré l'habit et la règle. Vous l'avez gouverné avec sagesse sur la terre ; aimez-le toujours paternellement dans le ciel. Qu'il répare ses pertes ; qu'il refleurisse dans toute l'Eglise, et qu'il produise, comme aux jours anciens, ces fruits de sainteté et de science qui en ont fait une des principales gloires de l'Eglise de Jésus-Christ."

Source : hodiemecum.hautefort.com



Mémoire de Ste Émérentienne, martyre
images/icones/marie.gif  ( 860560 )Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2019-01-22 21:52:39) 
[en réponse à 860559]

CHAPITRE VIII

La dévotion de la sainte Vierge est prouvée par les saints Pères, l'autorité des conciles, l'usage de l'Église et la conduite de Dieu même


(...) Peut-on se servir de termes qui marquent davantage la confiance que nous devons avoir en sa bonté que ceux dont l'Église use, l'appelant notre vie, notre douceur, notre espérance ? Peut-on avancer rien de plus glorieux, que de soutenir qu'elle seule a détruit toutes les hérésies dans le monde universel ? et c'est ce que chante l'Église, de cette incomparable reine.

Je demande ici ce que ces personnes opposées diraient d'un particulier s'il avait écrit, s'il avait prêché, que non-seulement quelques hérésies, mais toutes les hérésies, non-seulement en une partie du monde, mais dans tout le monde, ont été détruites par la seule Vierge ? Que ces personnes nous disent d'où vient que les prédicateurs au commencement de leurs sermons récitent la Salutation angélique, et non pas l'Oraison dominicale ? Doù vient que le chapelet de la Vierge est la prière commune de presque tous les fidèles, et que la couronne de Notre-Seigneur est une dévotion plus rare ?

D'où vient que l'office de la divine Sagesse est récité par bien peu de personnes, pendant que presque tous les séculiers qui sont adonnés à la prière récitent celui de Notre-Dame, et font ce que font les églises au chur quand on fait de la férie : et l'ordre de Saint-Bernard tous les jours, aussi bien que celui des Chartreux en leur particulier, ordres recommandables pour leur singulière piété envers la mère de Dieu, et dont toutes les églises sont dédiées en son honneur ?

Sans doute que des mouvements d'une dévotion si universelle en l'Église, et parmi les fidèles de l'Église, ne peuvent venir que de l'inspiration de l'esprit de Dieu, aussi bien que les sentiments contraires, de l'esprit du démon, qui, craignant extrêmement la puissance de celle qui lui a brisé la tête, et qui lui ravit si souvent tant d'âmes, les tirant du péché qui les engage dans sa malheureuse captivité, fait tous ses efforts, et emploie toute sa rage pour en diminuer les respects.

Et c'est ce qu'il fait en deux manières : la première, en combattant ouvertement sa dévotion par les hérétiques et impies ; la seconde, en tâchant d'en détourner par d'autres suppôts, qui assurent d'un côté qu'ils n'en veulent pas au culte de la Mère de Dieu, mais qui, d'autre part, le diminuent par leurs artifices, en dissuadant les pratiques qu'une véritable piété en peut inspirer. J'avoue, et j'en demeure d'accord, que lorsqu'il s'y rencontre de la superstition, de l'ignorance, ou quelque autre abus, qu'il faut abolir ces superstitions, qu'il faut instruire les ignorants, qu'il faut découvrir les abus et les détruire.

C'est même ce que j'ai tâché de faire en nos campagnes dans les visites que j'ai faites de nos paroisses, et l'on ne peut assez recommander aux pasteurs qu'ils enseignent à leurs peuples la différence du culte qui est dû à Dieu d'avec celui qui est dû à sa virginale Mère, qui, n'étant qu'une pure créature, doit s'humilier en là présence de ses manieurs infinies : et c'est une chose déplorable de voir l'ignorance grossière de grand nombre de ces pauvres gens de la campagne sur ce sujet, et dont les curés rendront un compte terrible au jugement de Dieu ; mais je soutiens qu'il faut bien prendre garde de ne pas ôter la dévotion, sous prétexte des abus qui s'y rencontrent et qu'il faut détruire. Luther, au commencement, ne criait que contre les abus qui se commettaient touchant les indulgences, ensuite il combattit les indulgences mêmes : c'est un piège que les fidèles catholiques doivent éviter. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde