Le Forum Catholique
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( 859765 )
François au Maroc : La croix dans le croissant par Johanis (2019-01-10 11:00:43)
C'est le logo du voyage de François au Maroc : le Croix du Christ dans le croissant de l'islam, pour un voyage dont le thème est l'espérance. Un logo pour une mission du pape où la croix est mise dans le croissant de l'Islam !
On ne saurait mieux suggérer que le dialogue interreligieux doit construire un syncrétisme et que là résiderait l'espérance de l'humanité ; le pape est proclamé serviteur de cette espérance.
https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-01/logo-voyage-pape-francois-maroc.html
Cela vient, entre autres, après l'affirmation du pape le 21 décembre dans son discours aux employés du Vatican, que la Vierge Marie et St Joseph ne sont pas nés saints, ce qui contredit la doctrine de l'Eglise sur la Vierge Marie.
On ne peut s'aveugler : il navigue entre confusion et hérésie.
Il est vrai qu'il a aussi condamné dans son discours à la curie ceux qui le critiquent avançant ainsi sur le chemin de la perdition :"ceux qui se cachent derrière de bonnes intentions pour poignarder leurs frères et semer l’ivraie, la division et le désarroi ; des personnes qui trouvent toujours des justifications, même logiques et spirituelles, pour continuer à parcourir en toute tranquillité la route de la perdition»

( 859768 )
ce que va entendre le musulman par jejomau (2019-01-10 11:32:39)
[en réponse à 859765]
c'est que «le Saint-Père est Serviteur des Serviteurs de Dieu »... Les serviteurs de Dieu seraient donc les musulmans, François étant à leur service (ceci à la façon islamique c-a-d inférieur, "esclave", dhimmi soumis) avec "le Maroc" qui l'accueille "écrit en arabe".. ce qui indiquera que l'arabe est bien la langue sacrée des "serviteurs de Dieu" tel que l'a décidé Mahomet en son temps…
La totale...

( 859769 )
L'Eglise face à l'islam par Mingdi (2019-01-10 11:47:51)
[en réponse à 859768]
de Joachim Véliocas. Un livre à lire. Avec une préface éclairante du père Henri Boulad sj.

( 859808 )
Autre message que le musulman pourrait entendre... par Candidus (2019-01-11 14:52:56)
[en réponse à 859768]
Une Croix quasiment englobée, ceinte, par le Croissant, c'est l'Islam qui vient parachever, parfaire, les enseignements du "prophète Īsā" (Jésus) que les Chrétiens ont trahis. C'est l'avénement du Paraclet (Mohammed pour les musulmans) annoncé par Jésus.
Certains se rappellent peut-être les "maths modernes" des années 70 avec la "théorie des ensembles". Ensembles et sous-ensembles. Ici, le sous-ensemble, c'est le Christianisme que l'Islam, l'ensemble, prétend assumer et compléter.
Je ne dis évidemment pas que ce sont les intentions des auteurs du logo (sauf s'il s'avérait que des musulmans ont contribué à ce choix) mais seulement qu'il y aura des musulmans pour l'interpréter ainsi.

( 859873 )
Cela me fait penser à "l'hospitalité abrahamique", islamo-chrétienne. par Scrutator Sapientiæ (2019-01-13 15:39:15)
[en réponse à 859808]
Bonjour, bon dimanche, bonne et sainte année 2019 pour Candidus et pour les autres liseurs.
Tout cela me fait penser à la légitimation contemporaine de ces deux notions :
- "l'évangélisation réciproque", en l'occurrence entre chrétiens et musulmans,
et
- "l'hospitalité abrahamique", en l'occurrence dans sa composante islamo-chrétienne.
A ce sujet, je vous renvoie vers cette page internet :
Ici.
Pour le dire ainsi : on a commencé en parlant des "Eglises soeurs", dans le cadre de la construction de "l'unité", au sein du christianisme, puis on a continué en faisant comme s'il y avait des "religions soeurs", dans le cadre de la construction "de l'unité", au sein du monothéisme abrahamique...
Bon dimanche.
Scrutator.

( 859771 )
C'est un exemple par Yves Daoudal (2019-01-10 12:38:53)
[en réponse à 859765]
de la "mosaïque" dont le pape a parlé une nouvelle fois dans son message de Noël, et qui lui a valu les
félicitations enthousiastes de la Grande Loge d'Espagne qui souligne le contraste avec Humanum Genus.
Après en avoir appelé à la fraternité entre les personnes de religions différentes, il a ajouté:
« Nos différences ne sont ni un dommage ni un danger, mais une richesse, comme pour un artiste qui veut faire une mosaïque : mieux vaut disposer de tesselles de nombreuses couleurs plutôt que de quelques-unes. »

( 859780 )
On se rapproche du MASDU par Regnum Galliae (2019-01-10 14:09:01)
[en réponse à 859771]
Sans la promesse d'indéfectibilité de l'Eglise reçue de Notre Seigneur, je craindrais pour celle-ci

( 859850 )
on y est en plein à ceci près par Luc Perrin (2019-01-12 23:25:24)
[en réponse à 859780]
que le MASDU tel que le concevait l'abbé de Nantes avait au moins quelques notions de droit naturel et donc de simple moralité.
Nous avons désormais, chaque semaine en apporte une preuve de plus - tout récemment le mensonge exposé du cardinal Wuerl au sujet de McCarrick (rappelons que le Pape régnant a présenté dans une lettre officielle ce Cardinal Wuerl comme un Charles Borromée ou un François de Sales pour notre temps, le miroir de l'épiscopat ...) - un système qui amalgame la papauté de la Renaissance avec le MASDU.
Le libéralisme plus les moeurs romaines des années 1490-1550.
Si nous voulions une preuve manifeste que la papimanie est une impasse doctrinale, morale et même un danger pour la foi, sans doute le Seigneur a-t-il voulu éclairer son peuple.
Comme le disait Luther dans une de ses plus orthodoxes formules, la plus enracinée dans la Tradition chrétienne, la foi et le salut sont une "Via cruxis". Prenons notre époque, cette (rude) épreuve comme cela : une Via cruxis qui met notre foi sur les charbons ardents, qui nous replace en face de l'essentiel, du "kérygme" comme diraient mes estimés collègues théologiens.
Prions saint Michel Archange avec plus de ferveur, qu'il use de la justice civile américaine pour purifier en partie au moins la Babylone qu'est devenue la hiérarchie américaine.
Louons Dieu pour susciter toujours des modèles de vie laïque, religieuse, sacerdotale, épiscopale, cardinalice.

( 859786 )
Si j'étais méchant... : le syllogisme qui tue... par Sacerdos simplex (2019-01-10 15:57:54)
[en réponse à 859771]
"Nos différences ne sont ni un dommage ni un danger, mais une richesse..."
Mais les différences entre la vraie religion et les fausses, entre la vérité et les erreurs, que sont-ce ?...
Ne sont-ce pas les erreurs, précisément ?...
Donc les erreurs sont une richesse ?...
Et ne sont pas un danger ?...

( 859863 )
Le pape François connaît-il Lumen gentium n° 17 ? par Scrutator Sapientiæ (2019-01-13 09:44:10)
[en réponse à 859786]
Bonjour, bon dimanche, bonne et sainte année 2019 pour Sacerdos simplex et pour les autres liseurs.
Le pape François connaît-il Lumen gentium, n° 17 ?
17. Le caractère missionnaire de l’Église
" En effet tout comme il a été envoyé par le Père, le Fils lui-même a envoyé ses Apôtres (cf. Jn 20, 21) en disant : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des temps » (Mt 28, 18-20).
Ce solennel commandement du Christ d’annoncer la vérité du salut, l’Église l’a reçu des Apôtres pour en poursuivre l’accomplissement jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Ac 1, 8).
C’est pourquoi elle fait siennes les paroles de l’Apôtre : « Malheur à moi si je ne prêchais pas l’Évangile » (1 Co 9, 16) : elle continue donc inlassablement à envoyer les hérauts de l’Évangile jusqu’à ce que les jeunes Églises soient pleinement établies et en état de poursuivre elles aussi l’œuvre de l’évangélisation.
L’Esprit Saint la pousse à coopérer à la réalisation totale du dessein de Dieu qui a fait du Christ le principe du salut pour le monde tout entier.
En prêchant l’Évangile, l’Église dispose ceux qui l’entendent à croire et à confesser la foi, elle les prépare au baptême, les arrache à l’esclavage de l’erreur et les incorpore au Christ pour croître en lui par la charité jusqu’à ce que soit atteinte la plénitude.
Son activité a le résultat non seulement de ne pas se laisser perdre tout ce qu’il y a de germe de bien dans le cœur et la pensée des hommes ou de leurs rites propres et leur culture ; mais de le guérir, l’élever, l’achever pour la gloire de Dieu, la confusion du démon et le bonheur de l’homme.
À tout disciple du Christ incombe pour sa part la charge de l’expansion de la foi.
Mais si le baptême peut être donné aux croyants par n’importe qui, c’est aux prêtres cependant qu’il revient de procurer l’édification du Corps par le sacrifice eucharistique en accomplissant les paroles de Dieu quand il dit par la voix du prophète : « De l’Orient jusqu’au couchant, mon Nom est grand parmi les nations, et en tous lieux est offert à mon Nom un sacrifice et une offrande pure » (Ml 1, 11).
Ainsi, l’Église unit prière et travail pour que le monde entier dans tout son être soit transformé en Peuple de Dieu, en Corps du Seigneur et temple du Saint-Esprit, et que soient rendus dans le Christ, chef de tous, au Créateur et Père de l’univers, tout honneur et toute gloire. "
Bon dimanche.
Scrutator.

( 859890 )
Cher Scrutator par Aigle (2019-01-13 18:42:58)
[en réponse à 859863]
Je crains que pour certains LG et la quasi totalité des documents conciliaires ne soient plus que vieilleries archaïques et rigides...
Le nouveau paradigme repose plutôt sur deux idées :
- le commandement de la Charité se borne à une sorte d universelle gentillesse
- toute action ecclésiastique est strictement subordonnée à l'accord des grands médias .

( 859898 )
Il y a malheureusement aussi Lumen Gentium n°16 par Candidus (2019-01-14 03:43:26)
[en réponse à 859863]
C'est une interprétation possible de ce passage ambigu qui permet à certains de justifier le refus de la Mission auprès des musulmans :
16. "Pour ceux [les non-chrétiens]
qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu [...] le dessein de salut enveloppe [...] ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour." Source
L'ambiguïté se trouve dans l'expression
"sous des formes diverses [...] ordonnés au peuple de Dieu". Sous quelles "formes diverses" ? On ne nous le dit pas et cela peut être interprété d'une manière orthodoxe mais aussi comme l'affirmation que l'Islam constitue un moyen de salut.

( 859899 )
Relisons L G 16, mais aussi Saint Thomas d'Aquin. par Scrutator Sapientiæ (2019-01-14 05:38:56)
[en réponse à 859898]
Bonjour et merci, Candidus.
Que je sache, "ordonné à" ne veut pas dire "intégré à", ou veut dire "intégré à" en puissance, mais pas en acte, ou pas encore en acte, mais je me trompe peut-être.
Ceux qui n'ont pas encore reçu l'Evangile, et qui relèvent de "formes diverses", manifestées, notamment, par les diverses religions non chrétiennes, donc, notamment, les divers croyants non chrétiens, sont, eux aussi, "ordonnés au Peuple de Dieu".
Voici L G n° 16 :
" 16. Les non-chrétiens
Enfin, pour ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu [32] et, en premier lieu, ce peuple qui reçut les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair (cf. Rm 9, 4-5), peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause des Pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons ni de son appel (cf. Rm 11, 28-29). Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. Et même des autres, qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (cf. Ac 17, 25-28), et puisqu’il veut, comme Sauveur, amener tous les hommes au salut (cf. 1 Tm 2, 4). En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel [33]. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. En effet, tout ce qui, chez eux, peut se trouver de bon et de vrai, l’Église le considère comme une préparation évangélique [34] et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie. Bien souvent, malheureusement, les hommes, trompés par le démon, se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont délaissé le vrai Dieu pour des êtres de mensonge, servi la créature au lieu du Créateur (cf. Rm 1, 21.25) 21.25) ou bien, vivant et mourant sans Dieu dans ce monde, ils sont exposés aux extrémités du désespoir. C’est pourquoi l’Église, soucieuse de la gloire de Dieu et du salut de tous ces hommes, se souvenant du commandement du Seigneur : « Prêchez l’Évangile à toutes créatures» (Mc 16, 16), met tout son soin à encourager et soutenir les missions. "
La note n° 32, présente au tout début de L G n° 16, renvoie à ceci : Saint Thomas, Somme théologique III, q. 8, a. 3, ad 1.
" ARTICLE 3 : Le Christ est-il la tête de tous les hommes ?
Objections :
1. La tête n'a de rapport qu'aux membres de son corps. Mais les infidèles ne sont d'aucune manière membres de l'Église " qui est le corps du Christ " (Ep 1, 23). Le Christ n'est donc pas la tête de tous les hommes.
2. L'Apôtre écrit (Ep 5, 25. 27) : "Le Christ s'est livré pour l'Église ; il voulait se la présenter glorieuse, sans tache ni ride ni rien de semblable." Mais il y en a beaucoup, même parmi les fidèles, en qui se trouve la tache ou la ride du péché. Le Christ n'est donc pas la tête de tous les fidèles.
3. Les sacrements de l'ancienne loi se rattachent au Christ, comme l'ombre au corps, dit l'épître aux Colossiens (2, 17). Mais les Pères de l'Ancien Testament, en leur temps, servaient Dieu par ces sacrements (He 8, 5) : "Ils célèbrent un culte qui n'est qu'une image et une ombre des choses célestes." Ils n'appartenaient donc pas au corps du Christ, et par suite le Christ n'est pas la tête de tous les hommes.
Cependant : S. Paul affirme (1 Tm4, 10) -." Il est le sauveur de tous les hommes, et spécialement des fidèles " ; et la 1ère épître de S. Jean (2, 2) : "Il est lui-même victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier." Or, sauver les hommes, être victime de propitiation pour leurs péchés, revient au Christ précisément parce qu'il est tête. Le Christ est donc la tête de tous les hommes.
Conclusion :
Il y a cette différence entre le corps naturel de l'homme et le corps mystique de l’Église, que les membres du corps naturel existent tous en même temps, mais non les membres du corps mystique ; ni quant à leur être de nature, car le corps de l'Église est constitué par les hommes qui vécurent depuis le commencement du monde jusqu'à sa fin ; ni quant à leur être de grâce, car, parmi les membres de l'Église qui vivent à la même époque, certains sont privés de la grâce et l'auront plus tard, tandis que d'autres la possèdent déjà. Il faut donc regarder comme membres du corps mystique non seulement ceux qui le sont en acte, mais aussi ceux qui le sont en puissance. Parmi ces derniers, les uns le sont en puissance sans jamais le devenir en acte ; les autres le deviennent en acte à un moment donné selon trois degrés : par la foi, par la charité en cette vie, et enfin par la béatitude de la patrie céleste.
Donc, si nous considérons en général toutes les époques du monde, le Christ est la tête de tous les hommes, mais à divers degrés : 1° d'abord et avant tout, il est la tête de ceux qui lui sont unis en acte par la gloire ; 2° il est la tête de ceux qui lui sont unis en acte par la charité ; 3° de ceux qui lui sont unis en acte par la foi ; 4° de ceux qui lui sont unis en puissance mais qui, dans les desseins de la prédestination divine, le seront un jour en acte ; 5° il est la tête de ceux qui lui sont unis en puissance et ne le seront jamais en acte, comme les hommes qui vivent en ce monde et ne sont pas prédestinés. Ceux-ci, quand ils quittent cette vie, cessent entièrement d'être membres du Christ, car ils ne sont plus en puissance à lui être unis.
Solutions :
1. Les infidèles, bien qu'ils ne soient pas en acte membres de l'Église, lui appartiennent cependant en puissance. Cette puissance a deux fondements : d'abord, et comme principe, la vertu du Christ qui suffit au salut de tout le genre humain ensuite le libre arbitre.
2. L’Église " glorieuse, sans tache ni ride", est la fin ultime à laquelle nous sommes conduits par la passion du Christ. Elle ne se réalisera donc que dans la patrie céleste, et non en cette vie où " nous nous trompons nous-mêmes si nous prétendons être sans péché " (1 Jn 1, 8). Il y a cependant certains péchés, les péchés mortels, dont sont indemnes les membres du Christ qui lui sont unis en acte par la charité. Quant à ceux qui sont esclaves de tels péchés, ils ne sont pas membres du Christ en acte, mais en puissance, sauf peut-être d'une manière imparfaite par la foi informe. Car celle-ci unit au Christ de façon relative, et non de cette façon absolue qui permet à l'homme d'obtenir par le Christ la vie de la grâce, selon S. Jacques (2, 20) : "La foi sans les oeuvres est morte." De tels membres reçoivent du Christ l'acte vital de croire, et ils sont semblables à un membre mort que l'homme parvient à remuer quelque peu.
3. Les saints Pères ne s'arrêtaient pas aux sacrements de l'ancienne loi comme à des réalités, mais comme à des images et à des ombres de ce qui devait venir. Or, c'est par le même sacrement que l'on se porte et sur l'image en tant que telle, et sur la réalité qu'elle représente, comme le montre Aristote. C'est pourquoi les anciens Pères, en 'observant les sacrements de l'ancienne loi, étaient portés vers le Christ par la même foi et le même amour qui nous portent nous-mêmes vers lui. Ils appartenaient donc bien, comme nous, au corps de l'Église. "
Bonne journée.
Scrutator.

( 859861 )
Qui est-il pour juger que ces différences sont une richesse ? par Scrutator Sapientiæ (2019-01-13 09:23:18)
[en réponse à 859771]
Bonjour, bon dimanche, bonne et sainte année 2019 pour Yves Daoudal et pour les autres liseurs.
Qui le pape François est-il pour juger que ces différences ne sont ni un dommage, ni un danger, mais une richesse ?
Qui le pape François est-il pour cacher que ces différences ne sont pas avant tout ou pas seulement des différences de forme, entre les diverses religions, mais sont "notamment" des divergences de fond,
- d'une part entre la religion chrétienne et les religions non chrétiennes,
- d'autre part entre les religions non chrétiennes, entre elles ?
Serait-il le Secrétaire général de l'Organisation des religions unies, ou le représentant officiel et permanent de l'Eglise catholique auprès du Secrétaire général de l'Organisation des religions unies ?
Sur quoi, sur quelle philosophie de la religion et sur quelle théologie catholique des religions non chrétiennes prend-il appui, pour pouvoir juger ainsi que ces différences ne sont ni un dommage, ni un danger, mais une richesse ?
S'agit-il d'une philosophie réaliste de la religion, c'est-à-dire d'une philosophie non idéaliste ni immanentiste de la religion, et d'une théologie catholique orthodoxe des religions non chrétiennes, qui distingue nettement entre la religion dépositaire (et non, bien sûr, propriétaire !) de la plénitude de la révélation divine, et les religions qui, aussi bien intentionnées soient-elles, sont porteuses d'amputations ou de déformations de la révélation divine ?
Et si ces différences ne sont ni un dommage, ni un danger, mais une richesse, qui aura autorité pour dire que tel courant de pensée et d'action à caractère religieux ou à composante spirituelle ne peut ni ne doit faire partie de la "mosaïque" interreligieuse dont il est question ici ? Ainsi, au nom de quoi, ou pourquoi donc la scientologie, entre autres courants, n'en ferait-elle pas partie ?
N'est-ce pas le même pape qui, le 14 mars 2013, a dit ce qui suit ?
" Troisièmement, confesser. Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon. "
Ici.
Bon dimanche.
Scrutator.

( 859778 )
Tiens ? par Paterculus (2019-01-10 14:06:08)
[en réponse à 859765]
Ainsi il y a
des personnes qui trouvent toujours des justifications, même logiques et spirituelles, pour continuer à parcourir en toute tranquillité la route de la perdition
Ne serait-ce pas une condamnation de ceux qui justifient la communion aux divorcés "remariés", sur la base d'un passage obscur d'une note de bas de page dont le Souverain Pontife affirme ne pas se souvenir ?
Votre dévoué Paterculus

( 859796 )
Et la,peine de mort ? par Aigle (2019-01-10 22:30:58)
[en réponse à 859778]
Le saint Père s'est rendu célèbre par sa haine de la peine de mort et de la pollution. Sujets qu il pourra aborder au Maroc.
Il est intéressant de voir que FM et François tombent d'accord sur une sorte de bienveillance universelle qui fait entièrement l'impasse sur la réalité de chaque confession.
Acceptent ils la a lapidation des femmes adultères ? Croient ils que l'homme est damné lorsqu il a mangé du porc ?

( 859826 )
Et au Maroc, l’islam est la religion d’État ... par Minger (2019-01-12 07:47:43)
[en réponse à 859796]
Des chrétiens se battent pour que leur mariage soit reconnu par les autorités….C’est une communauté qui vit cachée!
Les mêmes droits ne sont pas accordés aux non-musulmans!
Dans la généralité «Pour eux, il est strictement impossible d’être
visibles et de se réunir publiquement, même pas pour célébrer la fête de Noël. On ne voit pas d’églises légales de chrétiens marocains. Ils ne peuvent même pas se marier en tant que chrétiens.»
Si les chrétiens expatriés sont relativement tolérés, les musulmans marocains convertis vivent dans la peur!
Il est illusoire de penser que le Pape François, prétende changer un iota de la loi islamique, dans un pays revendiqué du dit prophète polygame et marchand d'esclaves!

( 859832 )
Le roi du Maroc vraiment descendant de Mahomet ? par Aétilius (2019-01-12 12:19:59)
[en réponse à 859826]
Comme il le prétend, ce qui contribue à son prestige et sa légitimité aux yeux de son peuple...
Question sérieuse, car cela me parait bizarre de réussir à faire remonter sa généalogie sur 1400 ans.
Certes, celles du Christ dans les évangiles le font remonter jusqu'à Abraham, mais l'Esprit-Saint veillait, et l'on était pas dans le cadre d'une fausse religion, singeant la vraie, mais dans la chrysalide qui devait permettre au papillon chrétien de devenir vraiment ce qu'il est...

( 859839 )
Bernard Lugan a l’air de le croire par Vianney (2019-01-12 14:53:44)
[en réponse à 859832]
...du moins si je comprends bien ses
explications : « le Maroc est dirigé par un “commandeur des croyants” puisque les Alaouites descendent du prophète Mohammed. » (
Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 93 du 11 avril 1996.)
Selon lui, le Maroc serait à la fois berbère et musulman.
V.