Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 858255 )L'archevêque de Paris sur les gilets jaunes par Jean-Paul PARFU (2018-12-06 06:21:07) 



Du blabla sans consistance ici
images/icones/1z.gif  ( 858259 )Nous parler des valeurs par Adso (2018-12-06 09:40:28) 
[en réponse à 858255]

de la république … pas mieux que les autres… du blabla, effectivement !
images/icones/op2.gif  ( 858268 )Est-il envisageable, cher Adso, une république d'esprit chrétien ? par BK (2018-12-06 11:06:58) 
[en réponse à 858259]

Ou la république (comme régime politique) est-elle nécessairement sans valeurs ou anti-chrétienne ?

Si une république d'esprit chrétien est possible, il est légitime pour un chrétien d'évoquer ou d'invoquer les valeurs de cet idéal chrétien de république - surtout quand ces valeurs sont perverties par une société menée par le Diable et la franc-maçonnerie à la décadence.


Vous me rappelez un curieux échange auquel j'avais assisté il y a quelques années : un bon chanoine du Christ-Roi avait évoqué dans un enseignement de doctrine sociale de l'Eglise les droits de l'homme ; et il s'était vu rétorquer que les droits de l'homme seraient intrinsèquement anti-chrétiens.

Or prétendre qu'il n'existe pas de droits de l'homme (quoique la notion soit sans cesse à reconquérir et rechristianiser), c'est aller contre la Tradition constante de l'Eglise, héritée du monde romain et païen :

Ubi homo, ibi societas, ibi Ius.

Saint Thomas d'Aquin o.p. ne disait pas autre chose.


Et je n'ai pas le souvenir qu'il aurait enseigné que la république soit de soi anti-chrétienne.
images/icones/fleche2.gif  ( 858273 )Saint Thomas disait justement autre chose par jejomau (2018-12-06 11:25:45) 
[en réponse à 858268]

Il soulignait que le meilleur des régimes était justement celui de la Monarchie et non celui de la République.

Quant à Montesquieu, des siécles plus tard, expliquait très bien en quoi consistait le moteur d'une République Démocratique. Il se trouve dans la VERTU. En clair, il montrait que si les individus étaient vertueux (chrétiens par exemple), la Démocratie pouvait fonctionner. Mais que si les hommes ne l'étaient pas, on tombait alors automatiquement dans une dictature (qui viendrait tôt ou tard).

Or, contrairement à ce que pense Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Saint Thomas d'Aquin vous explique que l'homme est atteint par le péché originel et n'est ni bon ni mauvais mais qu'il tend facilement à faire le mal. Doctrine catholique par ailleurs.

Par conséquent, il est très clair que les hommes constituant une Nation ne peuvent pas être vertueux. Seule une minorité le sera. ET donc, une République tendra nécessairement à un moment ou à un autre vers des valeurs anti-chrétiennes

Question de temps.

Question de temps depuis la chute de la Monarchie (1789) en France quand les hommes étaient majoritairement imprégnés de valeurs chrétiennes et qui, en devenant Républicains ont transmis ces valeurs mais qui, au bout de deux siècles, sont devenus majoritairement des bêtes...
images/icones/op2.gif  ( 858275 )Très honnêtement, Saint Thomas d'Aquin o.p. par BK (2018-12-06 11:38:44) 
[en réponse à 858273]

ne voit pas d'obstacle irrémédiable à la république.

Il voyait au contraire dans l'élection du Souverain le moyen le plus convenable à la dignité de l'homme.

Mais, vu les difficultés (la vertu du peuple étant souvent insuffisante), il voyait le meilleur régime dans une monarchie héréditaire, tempérée par une véritable subsidiarité (responsabilité locale réelle du peuple), et non dans une monarchie absolue et centralisatrice - déviation à laquelle la France n'a pas su échapper (quoique la Monarchie absolue française soit restée infiniment plus "démocratique" que nos modernes régimes totalitaires).

Depuis Aristote, chacun sait que tout régime politique peut se dévoyer, et depuis Platon que la vertu n'est pas évidente à enseigner, à ses enfants, et moins encore au peuple.



Je vous recommande la lecture de cet article d'Yves Floucat, et bien entendu de l'excellent François Daguet, o.p., Du Politique chez Thomas d’Aquin.
images/icones/idee.gif  ( 858388 )Elire le roi ? cela se dit "Hisser sur le pavois" et cela vient de ... par Glycéra (2018-12-08 14:39:36) 
[en réponse à 858275]




Elire le roi ? cela se dit "Hisser sur le pavois" chez les Francs, et cela vient du fond des temps. Plus exactement cela fut le seul vrai moyen de mettre la responsabilité dans les mains d'un chef solide : déjà accepté, et déja acceptant en lui-même.

Si le roi a été imbibé dès son biberon, il est normalement bien prêt à accepter. N'est-ce pas la commodité pragmatique venue de Pépin le Bref ?
Ce "petit" que ses pairs ont élu en pensant qu'il serait manoeuvrable... et ils se trompèrent : les centimètres en moins ne défont pas l'autorité, Napoléon ou d'autres l'ont prouvé. Et l'autorité ne fait pas la hauteur de vue, ni la vérité, le même l'a prouvé aussi.

Plus loin, quand le peuple a entendu Dieu et l'admet comme source et fin de sa vie, donc chez les Hébreux typiquement, c'est l'autorité spirituelle qui vient valider. Les prophètes parlaient chez eux : quand les juges déraillaient, ou quand les moeurs pourrissaient. Ensuite ceux de ce peuple qui voulaient gouverner ont réclamé un roi, et Dieu a fini par le leur donner. "Attention, cela va mal aller, mais puisque vous voulez être comme ceux qui entourent votre terre, je vous accorde d'avoir un roi que je choisirais, mais cela va être pour vous le début de la décadence. Vous êtes prévenus." Et ce fut le début de la décadence. Même si David, le repenti, et Salomon le grand ont administré selon les demandes de Dieu, cela a très vite dégénéré, perdu sa génération de roi en roi.


La chose publique se gouverne, soit, mais cette république pourrait avoir un roi, au sens étymologique du terme, quand on savait que régner est d'abord un service à autrui, et non un moyen de remplir ses poches !

Ainsi le petit peuple de Casamance, un roi par village, a un statut bien spécial : les anciens se réunissent et remplacent le roi défunt par un autre ancien, reconnu. La règle est alors : le roi ne peut quitter le village, il doit manger seul, il est en quelque sorte garanti, garant, et propriété de ses sujets. Pas drôle donc d'être roi, même si servi et respecté, écouté, et obéi : c'est un réel sacerdoce. Je ne sais s'il est "in-tronisé" (mis sur le trône) par les prêtres, donc par le pouvoir spirituel. Comme nos rois des Français l'étaient à Reims. La reine étant couronnée, mais non sacrée.

Alors pourquoi pas une élection de roi renouvelable ? Tout est possible ! Même un tirage au sort, comme dans certaines villes grecques (de mémoire), parmi les anciens égaux, les pairs entre eux. Au moins, il n'y aurait plus de comptes de campagne électorale à limiter et vérifier !
images/icones/1v.gif  ( 858276 )Arrêtez BK de nous prendre par Jean-Paul PARFU (2018-12-06 11:40:11) 
[en réponse à 858268]

pour des cons !

1) Ce qu'on appelle en France "les valeurs de la République" ou "la République" n'a rien à voir avec la "Res Publica" ou la République de Venise.

2) Par ailleurs, il y a une grosse différence entre l'idéologie des Droits de l'Homme et le fait que l'Homme ait des droits et notamment le droit qu'on ne lui prenne pas son pays, au nom "des Droits de l'Homme" !

Au pire, Mgr Aupetit pense en gros comme nos dirigeants ; au mieux, il utilise leur langage et il a donc déjà à moitié perdu, car on ne peut utiliser le langage de l'adversaire sans conséquences sur sa propre pensée.
images/icones/op2.gif  ( 858278 )Mais cher Jean-Paul, il faudrait pour cela distinguer par BK (2018-12-06 11:48:47) 
[en réponse à 858276]

entre le sens chrétien que Mgr Aupetit donne aux mots "valeurs de la République", et le sens anti-chrétien que lui donne une large partie de la société et de l'appareil politique,

de même qu'il faudrait distinguer entre les droits de l'homme dans une perspective chrétienne (l'homme a des droits fondés en Dieu), et les Droits de l'homme au sens des Lumières anti-chrétiennes.



Au lieu de cela, vous vous lancez dans des amalgames (Mgr Aupetit donnerait exactement le même sens aux mots que nos élites maçonniques), injures et anathèmes.

Ce n'est guère glorieux.


Vous oubliez que l'Eglise a toujours repris et christianisé le vocabulaire du "monde".

A commencer par celui de l'Empire romain, puis dans les Conciles œcuméniques allant parfois jusqu'à reprendre les mots de l'hérésie en en changeant substantiellement le sens.


Votre démarche - refuser strictement le langage de l'adversaire - oublie de chercher ce que l'adversaire peut avoir perçu de vérité, et ne peut conduire qu'à l'établissement de deux langues totalement étrangères l'une à l'autre.

Ce n'est clairement pas ce que le Christ nous demande.
images/icones/barbu2.gif  ( 858280 )les mots ont un sens par Regnum Galliae (2018-12-06 11:57:04) 
[en réponse à 858278]

si vous regardez la république d'un point de vue technique comme système politique, il n'y a pas de valeurs spécifiques. Les valeurs de la république font forcément référence à liberté, égalité et fraternité. Vous allez nous dire que ces valeurs peuvent avoir un sens chrétien mais ce n'est pas la question ici.

Que Léon XIII se soit planté sur le ralliement peut se comprendre à l'époque, mais un siècle et demi plus tard, il faudait en faire le deuil.
images/icones/fleur.gif  ( 858283 )Les mots ont le sens qu'on veut bien leur reconnaître par BK (2018-12-06 12:04:30) 
[en réponse à 858280]

et en refusant le sens chrétien des mots au motif qu'ils ont également un sens anti-chrétien, vous vous interdisez toute nuance et même toute pensée.



Un exemple ? Pour l'abbé Gleize fsspx, professeur au Séminaire d'Ecône, la miséricorde n'a pas pour objet le péché volontaire, conscient ou délibéré.

Ce n'est pas le concept catholique de miséricorde. Mais c'est bien pour autant le sens que l'Abbé donne au mot dans l'article qu'il lui a consacré.

L'exemple est éclairant : en se fossilisant sur une analyse partielle de la miséricorde faite par Saint Thomas d'Aquin o.p. dans une unique question de la Somme, l'Abbé perd le sens catholique du mot. Pour autant, il commente Saint Thomas...



Le sens des mots n'est pas univoque, et les professeurs de Lycée ont (avaient ?) raison de faire commencer les dissertations par la définition des mots employés dans le sujet.
images/icones/neutre.gif  ( 858285 )non, les mots on un sens objectif par Regnum Galliae (2018-12-06 12:15:03) 
[en réponse à 858283]

vous pouvez toujours décider d'appeler un marteau tournevis mais vous aurez du mal à vous faire comprendre
images/icones/1b.gif  ( 858334 )Les mots doivent être définis précisément par BK (2018-12-07 00:05:34) 
[en réponse à 858285]

et peuvent être compris différemment, sans pour autant appeler un marteau un tournevis : clic.
images/icones/1v.gif  ( 858292 )Je ne me lance dans rien du tout ! par Jean-Paul PARFU (2018-12-06 12:38:38) 
[en réponse à 858278]

J'ai simplement écrit que ce que dit cet évêque est du blabla sans consistance.

J'attire aussi votre attention sur le fait que le texte de Vatican News est complet.

Enfin, j'ai posté ce lien car certains doutaient du fait que l'on puisse aborder le problème des gilets jaunes sur le forum. On peut au moins le faire pour commenter les propos d'un évêque à ce sujet.
images/icones/fleur.gif  ( 858281 )vous avez parfaitement résumé ce que je pensais sans savoir le dire par JVJ (2018-12-06 11:57:49) 
[en réponse à 858276]

Merci beaucoup !

Avec des ravis de la crèche, on peut tout avaler.

Certains bons catholiques d'aujourd'hui auraient certainement demandé beaucoup de tolérance avec l'Autre allemand en 1870, en 1914 et en 1940...
Ils sont aussi j'imagine contre la légitime défense ; leurs maisons ou évêchés ont perdu tout serrure : entre qui veut !?

Mais l'Autre d'aujourd'hui est celui à qui je dois céder la place.

Comme dit je ne sais plus quel gauchiste, le propre de l'identité française est de ne pas en avoir. C'est confortable, cela évite de parler de l'histoire du pays et de ses clochers encore debout.

Combien de clercs s'amusent à dire que la France n'est plus chrétienne, n'a pas à l'être, qu'il y a assez de prêtres pour le nombre de pratiquants (le cardinal Lustiger l'a dit)...

Je vois beaucoup de collabos un peu partout, et sous ma plume, ce n'est pas un compliment (je précise, car j'ai remarqué que certains lecteurs...).
images/icones/fleche2.gif  ( 858277 )Si bien sûr par Regnum Galliae (2018-12-06 11:43:03) 
[en réponse à 858268]

De même que des monarchies sont anti-chrétiennes (la monarchie britannique par exemple). La république française quant à elle est clairement d'essence maçonnique donc anti-chrétienne.
images/icones/frFlag.gif  ( 858279 )Cher Regnum, si la République française est d'essence maçonnique par BK (2018-12-06 11:53:01) 
[en réponse à 858277]

pourquoi n'avez-vous pas émigré dans une terre un peu moins essentiellement anti-chrétienne ?



Que la République française soit d'histoire, de racines pour une (large) partie, de structures, de personnel politique (pour une large part) maçonniques et anti-chrétiens ne signifie pas que la République française soit d'essence maçonnique.


Le communisme a été déclaré intrinsèquement pervers.

La franç-maçonnerie a été fermement condamnée.

La République française, non.


Il faut savoir raison garder.
images/icones/neutre.gif  ( 858282 )[réponse] par Regnum Galliae (2018-12-06 11:59:29) 
[en réponse à 858279]

la république a de fait été condamnée car la maçonnerie l'a été ! La République est excommuniée laetae sententiae si vous voulez.

L'Eglise ne va pas se pencher sur chaque cas ! Sinon il faudrait excommunier chaque franc-maçon individuellement !
images/icones/1i.gif  ( 858284 )Mais si la République est excommuniée latae sententiae par BK (2018-12-06 12:10:32) 
[en réponse à 858282]

il y a l'interdit sur le Royaume de France et sur ses institutions.

Vous allez à la messe le dimanche, vous communiez, vous votez ?



Mgr Lefebvre écrivait :

Le catholique a la vraie « clé », c’est un devoir pour lui de travailler de tout son pouvoir, soit en s’engageant personnellement dans la politique, soit par son vote, à donner à sa patrie des maires, des conseillers, des députés résolus à rétablir l’ordre social chrétien, le seul capable de procurer la paix, la justice, la liberté vraie. De solution, il n’y en a pas d’autre.

images/icones/neutre.gif  ( 858286 )un catholique ne peut pas être républicain par Regnum Galliae (2018-12-06 12:18:48) 
[en réponse à 858284]

il peut s'accomoder d'un régime, de même que les premiers chrétiens s'accomodaient de l'Empire romain païen, mais pas le soutenir activement et explicitement.

Quant à votre histoire d'interdit, elle ne tient pas debout et l'excommunication ne concerne bien sûr que des personnes. Je faisait une analogie pour montrer qu'il n'y a nul besoin pour l'Eglise de condamner l'évidence.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 858296 )Pie XII par MG (2018-12-06 14:55:13) 
[en réponse à 858286]

Dans son Radio-Message de Noël 1944 disait :

Déclaration faite que la démocratie, entendue dans son sens large, admet des formes diverses et peut se réaliser aussi bien dans des monarchies que dans des républiques...



Donc être républicain est une possibilité pour les catholiques.

images/icones/neutre.gif  ( 858300 )Je ne suis mal exprimé par Regnum Galliae (2018-12-06 15:28:48) 
[en réponse à 858296]

Je voulais bien entendu parler de républicain à la française. L'expérience prouve que dans notre pays, la république est nécessairement franc-maçonne, laïcarde et anticléricale. Les tentatives de républiques bourgeoise de Thiers ou de république conservatrice n'ont jamais fonctionné.
images/icones/mitre4.png  ( 858266 )Je respecte et j'admire profondément Mgr Aupetit, mais par JVJ (2018-12-06 10:47:47) 
[en réponse à 858255]

aurait-on idée de louer, en Espagne ou aux Pays-Bas, les valeurs... de la royauté !?

Les "valeurs" ne valent rien du tout.
Et la république française brille par sa vacuité. Les cours d'éducation civique délivrent un prêchi-prêcha du vivre-ensemble, de la citoyenneté européenne, des droits sans les devoirs...
La république ne transmet plus rien et surtout pas l'amour de son pays.

Monseigneur doit respecter le régime, mais n'est pas obligé de faire du zèle pour un cadavre qui n'intéresse plus que quelques loges et syndicats de profs, outre quelques journalistes de la fausse croix, évidemment.

Les évêques devraient rester dans leur domaine et laisser la république là où elle est, car le verbiage autour des fameuses valeurs a été dénoncé par des penseurs de haut vol, parfois même catholiques déclarés. Que les évêques et les prêtres abandonnent les slogans creux du moment, la devise de la république, les droits de l'homme (et du citoyen ! pas du monde sans frontières et sans Etats), l'éco-citoyenneté, le vivre-ensemble, le vouloir-machin-chose...

Samedi, c'est la fête des lumières... comme j'ai entendu le maire de Lyon ce matin en parler sur RTL. Il serait dommage que des gens qui travaillent depuis un an etc. (je connais Lyon)

Lire et relire Philippe Muray.

Je sais que Mgr Aupetit est d'une autre carrure que son zigzaguant prédécesseur (trop fin et trop détaché pour être compris et suivi). Combien ici savent que le cardinal Vingt-Trois allait (va ?) souvent en retraite à Fontgombault ? On aurait voulu que cela se voit un peu plus...

Depuis dix ans, il y a une nouvelle génération d'évêques qui honore leur fonction. Elle est consciente des défis et de l'état où est l'Eglise. Ils devraient prendre d'ailleurs les choses en main et demander aux anciens ou aux faux-jeunes de laisser la place.
images/icones/mitre4.png  ( 858269 )Le texte complet de Mgr Aupetit, qui a scandalisé Libération par BK (2018-12-06 11:09:08) 
[en réponse à 858255]

Message de Mgr Michel Aupetit – L’urgence de la fraternité
5 décembre 2018

Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables.

Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.

Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre-Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.

+ Michel Aupetit,
archevêque de Paris
images/icones/neutre.gif  ( 858270 )la vieille mauvaise qui a rédigé ce truc par JVJ (2018-12-06 11:19:33) 
[en réponse à 858269]

est la même qui a encensé Mgr Blaquart en disant qu'il était le seul évêque honorable et moralement digne en France.
Normalement, l'évêque d'Orléans aurait dû faire savoir publiquement qu'il n'était pas d'accord avec l'article (qu'il a voulu !) et se dire "solidaire" de tous ses frères évêques.

Cette dame est une ancienne journaliste à Réforme et ancienne présidente de l'association des journalistes d'information religieuse (ça fait peur !!), on appréciera encore une fois de qui vient les compliments adressés à Mgr Aupetit.

Le jour où Libé dira du bien de Mgr Aupetit, je m'inquiéterai pour lui.

La dame va pouvoir prendre la direction de la fausse croix, son cursus et ses positions parlent pour elle. Elle critique les chasubles de l'archevêque. TANT MIEUX !

Si je pouvais critiquer les tenues de la dame...

Dites-donc, Bernadette, n'avez-vous pas dépassé l'âge de la retraite ? Vous pourriez laisser la place à un migrant sans emploi qui n'y connaît rien non plus...
images/icones/fleche2.gif  ( 858272 )merci pour le texte complet car par Paxtecum (2018-12-06 11:25:28) 
[en réponse à 858269]

là tout est dit

Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.



et je comprends la réaction de "Libération".

Ce texte est loin d'être du blabla si on veut bien s'y arrêter un peu plus.
images/icones/1i.gif  ( 858293 )Au passage il m'apprend par Yves Daoudal (2018-12-06 13:00:20) 
[en réponse à 858269]

que la fête de l'Immaculée Conception est le 7 décembre à Paris...

Pour le reste c'est du sirop épiscopal habituel. Si Libération en profite pour distiller son venin, c'est que Mgr Aupetit lui a donné les verges pour se faire battre. La PMA du deuxième et du début du troisième paragraphe est la marotte de l'évêque mais n'a rien à voir avec les gilets jaunes qui sont le sujet du communiqué.
images/icones/mitre4.png  ( 858297 )La messe anticipée par Sénéchal (2018-12-06 14:58:40) 
[en réponse à 858293]

de la veille à 18h30 se réfère sans doute bien à la fête de l'Immaculée Conception du 8 décembre.

Je trouve quant à moi que le message de Mgr. Aupetit est bien venu, même s'il introduit le combat contre les lobbies LGBT dans une crise qui n'a rien à voir.

Mais pour une fois qu'on a un Archevêque de Paris qui nous fait prier la sainte Patronne de la France pour le salut de la Patrie, on ne va pas se plaindre.

Je crois enfin que si Mgr. Aupetit invoque les "valeurs de la république", il y met une distance qui s'apparente à des guillemets dont le rôle est de mettre en contradiction ceux (les "réseaux d'influence") qui s'y référent en permanence et qui promeuvent leur contraire, c'est à dire la haine entre Français, et les inégalités (riches/pauvres, élites mondialisées/"beaufs", enfants à naître/adultes irresponsables etc...).

Merci Monseigneur.
images/icones/marie.gif  ( 858336 )Question de concurrence... liturgique par Alexandre (2018-12-07 00:19:31) 
[en réponse à 858293]

Puisqu'en dehors du dimanche, la messe du soir – même chez certains tradis, d'ailleurs ! – est plus fréquentée et donc éventuellement plus solennisée que celle du matin, d'une part ; et que, dans la forme ordinaire, la messe de samedi soir sera obligatoirement celle du 2° dimanche de l'Avent, d'autre part, cette année, le chapitre de Notre-Dame célébrera l'Immaculée Conception, sa patronne, le vendredi 7 au soir, en présence de son archevêque...
images/icones/neutre.gif  ( 858368 )obligatoirement par AVV-VVK (2018-12-07 21:28:00) 
[en réponse à 858336]

Même dans la matinée une messe de la Solennité a presque disparu précisément à cause de la messe du soir qui, me semble, à reçu une importance capitale et a rendu le samedi un jour monotone, sans visage.
images/icones/1i.gif  ( 858387 )Obligatoirement ? par Yves Daoudal (2018-12-08 11:56:30) 
[en réponse à 858368]

Eh bien nous sommes le 8, il va être midi, et je reviens de la grand messe de l'Immaculée Conception, entièrement chantée, avec encens et orgue, superbe, avec un beau sermon sur la joie de Marie...
images/icones/1n.gif  ( 858308 )Il dit quand même des choses vraies! par Miserere (2018-12-06 19:35:26) 
[en réponse à 858255]


Mais ça reste "petit".