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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 858256 )06/12 St Nicolas, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2018-12-06 08:17:43) 



St Nicolas, évêque et confesseur

On fait mémoire du Jeudi de la 1ère Semaine de l’Avent

Prière au grand thaumaturge Saint Nicolas pour toutes les nécessités du peuple fidèle :

Ô Saint Nicolas, hiérarque digne de toute louange et de tout honneur, grand thaumaturge et saint du Christ, homme de Dieu et fidèle serviteur, homme de désir, vase élu, ferme pilier de l’Eglise, flambeau très brillant, étoile qui illumine et éclaire l’univers entier : vous êtes un juste florissant comme le palmier planté dans les parvis de votre Seigneur.

Vivant à Myre, vous avez répandu le parfum de la myrrhe et vous avez déversé la myrrhe jaillissante de la Grâce Divine. Par votre présence, très saint père, la mer fut bénie lorsque vos reliques très miraculeuses furent transférées à la ville de Bari, de l’orient à l’occident, pour louer le Nom du Seigneur.

Ô très gracieux et merveilleux thaumaturge, prompt secours, fervent intercesseur, bon berger qui sauvez votre troupeau spirituel de toutes sortes de maux, nous vous glorifions et vous magnifions comme l’espoir de tous les chrétiens, la source de miracles, le protecteur des fidèles, le très sage docteur, le nourricier des affamés, la joie des affligés, le vêtement de ceux qui sont nus, le guérisseur des malades, le pilote de ceux qui voguent en mer, le libérateur des prisonniers, le nourricier et défenseur des veuves et des orphelins, le gardien de la chasteté, le doux tuteur des enfants, le support des vieillards, le guide de ceux qui jeûnent, le repos de ceux qui peinent, la richesse abondante des pauvres et des nécessiteux.

Ecoutez-nous qui vous prions et qui avons recours à votre protection : intercédez en notre faveur auprès du Très-Haut et obtenez par vos puissantes prières tout ce qui est utile pour le salut de nos âmes et de nos corps.

Par votre puissant secours, protégez de tout mal cette (selon le cas) [famille - communauté - chapelle - église - paroisse], ainsi que toute ville, tout village et tout pays chrétien et le peuple ici présent. Car nous savons que la prière d’un juste est une grande et puissante force pour le bien. Et après la Toute bénie Vierge Marie, nous vous avons comme juste intercesseur auprès de Dieu très miséricordieux, et nous avons humblement recours à votre fervente intercession et protection, très gracieux Père.

Sous votre houlette, comme un berger attentif et bon, gardez-nous de tous les ennemis, des fléaux, des tremblements de terre, de la grêle, de la famine, de l’inondation, du glaive, de l’invasion étrangère, de la guerre civile et de toutes nos adversités et afflictions.
Tendez-nous une main secourable et ouvrez-nous les portes de la miséricorde divine, car nous sommes indignes de contempler les hauteurs célestes à cause de la multitude de nos iniquités ; nous sommes garrottés par les liens du péché et nous n’avons pas accompli la volonté de notre Créateur, ni gardé Ses commandements. C’est pourquoi dans la pénitence et l’humilité nous fléchissons les genoux de notre coeur devant notre Créateur et nous sollicitons votre intercession paternelle auprès de Lui.

Secourez-nous, Saint de Dieu, afin que nous ne périssions pas dans nos péchés ; délivrez-nous de tout mal et de toute puissance hostile, dirigez notre esprit et affermissez notre cœur dans la vraie foi qu’avec votre médiation et votre intercession, ni les plaies, ni les menaces, ni les fléaux, ni la colère de notre Créateur ne diminueront ; mais accordez-nous de pouvoir mener une vie paisible ici-bas et de contempler les biens dans la terre des vivants, glorifiant le Père, le Fils et le Saint Esprit, un seul Dieu glorifié dans la Trinité, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Prière pour les enfants et pour tout le peuple chrétien :

Saint Père et Pontife Nicolas, vous nous enseignez la douceur et l’humilité du Christ notre Dieu ; vous Lui présentez nos prières, nos supplications et nos chants de gratitude. Par votre vie, vous nous donnez l’exemple d’un vrai disciple de Jésus Christ, en proclamant la vérité de Dieu et en vous montrant tendre et compatissant avec tous, riches et pauvres. Vous êtes aussi, par votre puissante prière, celui qui protège, qui garde les enfants et les inspire pour tout ce qui est bien, bon et beau.

En ce jour et à cette heure, nous vous prions pour les enfants du monde entier, ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne le connaissent pas encore, en particulier pour… (les nommer).
Nous te prions également pour nos évêques… , pour nos prêtres… , pour nos diacres… , pour notre Roi… , pour nos parents… , pour nos parrains…, et pour tous nos frères dans la vraie foi.

Nous vous prions pour nous-mêmes… (si l’on a quelque intention particulière on la cite ici).

Et nous vous prions enfin pour tous ceux qui se sont endormis dans la foi, en premier lieu pour les membres de notre famille, et pour tous les défunts du monde entier.

Saint Père Nicolas, glorifiez et priez avec nous le Père, le Fils et le Saint-Esprit, unique et seul Dieu, Trinité dans l’Unité, pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Source : Le Blog du Mesnil



En Lorraine : ST NICOLAS, ÉVÊQUE ET CONFESSEUR, PATRON DE LA LORRAINE, puis Mémoire du Jeudi de la 1ère Semaine de l’Avent
images/icones/marie.gif  ( 858257 )Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2018-12-06 08:26:45) 
[en réponse à 858256]

CHAPITRE VII
Qu'il faut porter sa croix avec toutes ses dimensions
La parfaite croix en la personne de la séraphique sainte Thérèse


(...) Si la sainte était une croix en son corps, elle l'était encore d'une manière bien plus parfaite en son esprit. L'esprit ne surpasse pas tant en noblesse le corps, comme les croix intérieures et spirituelles surpassent en excellence les croix corporelles et extérieures. Ayant été conduite par le Saint-Esprit dans le désert intérieur, elle y passa une bonne partie de sa vie, sans y recevoir de ces rosées du ciel, qui ne laissent pas de tomber pour les autres, de temps en temps, dans ces affreuses solitudes. Pour elle, elles ne lui étaient que comme ces montagnes de Gelboé, où la pluie ne tombe point ; ou comme cette terre du Psalmiste, qui est sans eau et sans chemin.

Elle ressentait une profonde tristesse, et ne savait que devenir parmi tous ces maux intérieurs. Elle ne recevait que des plaies du ciel, en même temps que la terre la faisait souffrir de toutes parts.

Elle était toute crucifiée en son corps, elle était toute crucifiée en son esprit. Mais si vous me demandez ce que c'est que ces croix, la sainte vous répondra d'elle-même dans l'histoire de sa vie, qu'il n'y a que Dieu seul qui sache les maux qu'elle a soufferts extérieurement, comme nous l'avons déjà dit ; à bien plus forte raison donc les maux intérieurs ne seront pas connus des créatures : aussi dit-elle, en la 6e demeure du Château intérieur, que ce sont des angoisses qu'on ne peut nommer.

Si pourtant vous la pressez au moins de nous en rapporter quelque chose de ce qu'elle ne peut dire, elle qui y était si savante, elle assure dans le même lieu que nous venons de citer, que ce sont des peines qu'elle ne sait à quoi comparer, qu'à celles des enfers. Hélas ! c'en est beaucoup dire en peu de paroles ; et cependant nous conjecturons ce que ce peut être, quand avec tout cela elle déclare qu'on ne les peut nommer.

Mais, me direz-vous, ces grâces extraordinaires que le ciel lui faisait la consolaient beaucoup au milieu de ses souffrances, aussi bien que tant d'approbations de notre bon Sauveur, de sa sainte Mère et des anges et des saints. Il est vrai que cela était bien capable de la consoler : mais parmi des peines horribles qu'elle portait, comme celle qui lui arriva le jour de l'établissement de sa première maison, on lui ôtait la liberté de réfléchir sur ses lumières, sur les apparitions et sur tous les ordres que Notre-Seigneur lui avait donnés.

D'ailleurs ses grâces lui paraissaient un songe, une imagination ; il lui venait mille doutes des plus grands, elle pensait être trompée ; et dans cette vue, hélas ! ses grâces, au lieu de la soulager, lui étaient un sujet d'une extrême douleur. Il lui venait en esprit qu'il suffisait bien qu'elle fût déçue, sans encore tromper les autres.

Que fera donc cette incomparable sainte au milieu de toutes ces angoisses ? Si elle cherche un secours, Dieu, dit-elle au chapitre 20 de sa Vie, ne permet pas qu'elle en trouve. Étrange croix, dont les tourments, selon la sainte, sont intolérables, et avec cette extrémité de peines laissent l'âme sans secours ni soulagement.

Si l'on veut rentrer en soi-même pour y rencontrer quelque remède, on a les yeux bandés (c'est la sainte qui parle) ; on ôte à l'âme le pouvoir de penser à aucune bonne chose, et le désir d'aucun acte de vertu.

La foi est pour lors comme amortie, et toutes les autres vertus. Elle croit n'aimer pas Dieu. Il semble que jamais l'on ne s'est souvenu de Dieu.

L'entendement demeure quelquefois si obscurci, que l'on est comme sans lumière et sans raison, et il ne vient en l'esprit que ce qui peut contrarier. Si l'on veut s'appliquer à l'oraison, c'est encore augmenter sa croix et redoubler ses peines.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/1a.gif  ( 858271 )Saint Nicolas et les deux ânes par Vianney (2018-12-06 11:21:46) 
[en réponse à 858256]

 
Les historiens s’accordent à dire que saint Nicolas, le célèbre évêque de Myre, mourut peu après le concile de Nicée, auquel il assista. En revanche, le récit de son pèlerinage à Rome ne se trouve que dans la biographie composée par le P. Antonio Beatillo S.J., auquel l’abbé Laroche l’a emprunté dans cet extrait¹ :
Notre saint gagna la ville de Nole, où il entra par la rue Cimitius ; il était monté sur un âne, ainsi que le clerc qui l’accompagnait. Il choisit une hôtellerie en rapport avec son modeste équipage. Le même jour, on avait vu passer deux prélats, se rendant aussi à Rome sur deux superbes montures ; le valet d’écurie ne manqua pas de faire une comparaison qui ne fut pas en faveur de notre saint. « Des prélats, dit-il, nous en avons vu, celui-ci n’est qu’un imposteur ou un avare ; encore il calcule mal son affaire, car avec autre équipage, il serait moins longtemps en route et dépenserait moins. S’il est évêque, nous le verrons bien ; je vais le forcer à acheter d’autres montures sur lesquelles j’aurai bien encore un petit bénéfice. » Pendant la nuit, il tua les deux ânes et leur coupa la tête. Le lendemain, le diacre descendit pour les préparatifs du voyage. Quand il vit ce qui était arrivé, il courut avertir le saint prélat, qui lui dit simplement de recoudre les têtes des ânes à leur corps. Le diacre obéit sans s’inquiéter de la singularité de l’ordre, car il avait une confiance absolue en son maître. Mais, soit par suite de l’obscurité, soit à cause de trop d’empressement, il ne considéra pas que les ânes étaient de couleur différente. Il appliqua la tête de l’âne blanc au corps de l’âne noir et réciproquement. Après cette opération, les deux ânes se levèrent pleins de vie, portant ainsi la preuve évidente du crime et du miracle dont ils avaient été l’objet. À cette vue, le valet fut saisi de terreur, il se jeta aux pieds du saint pour implorer son pardon ; il lui demanda aussi d’imprimer le signe de la croix sur son front, afin que le démon n’eût plus d’empire sur lui. Saint Nicolas le pressa sur son cœur, l’avertit de ne plus pécher et de ne plus juger les hommes sur les apparences. « Pour mon compte, lui dit-il, je me crois encore indigne d’user de la même monture que Notre-Seigneur. »
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¹ Abbé Jules Laroche, Vie de saint Nicolas, évêque de Myre, patron de la jeunesse, pp. 95-96. Le fait est que de nombreuses localités portent encore la trace de ce supposé pèlerinage : en particulier le fort Saint-Nicolas, à Rhodes ; un port, une montagne et un château à Cérigo ; deux châteaux de l’île de Crête, etc.