Le Forum Catholique
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( 857491 )
La commission Ecclesia Dei répond aux Dubia d'un prêtre polonais par Jean Kinzler (2018-11-24 10:45:58)
Voici, en anglais, les Dubia d'un prêtre polonais, qui pose la question de savoir si les évêques ont le pouvoir de définir le nombre de personnes constituant un coetus fidelium:
Pdf1
et la réponse de la Commission Ecclesia Dei:
Pdf2

( 857571 )
En anglais, c'est bien triste ! par Paterculus (2018-11-24 21:14:59)
[en réponse à 857491]
Le code de droit canon précise que les candidats au sacerdoce doivent maîtriser le latin (ut bene calleant) : apparemment les protagonistes de ce dialogue ont été exemptés des cours de latin.
Votre dévoué Paterculus

( 857572 )
Et tout ça, en plus... par Paterculus (2018-11-24 21:16:22)
[en réponse à 857571]
... en plein brexit !
VdP

( 857584 )
Et en plus.... par Candidus (2018-11-25 02:11:41)
[en réponse à 857571]
... un anglais de "vache espagnole".

( 857576 )
Comment comprendre la réponse au n° 5 ?... par Sacerdos simplex (2018-11-24 21:42:02)
[en réponse à 857491]
On satisfait donc à l'obligation en assistant à la messe du samedi soir.
Sauf que :
"...the Mass formulary used should be that permitted on a Saturday."
Cela signifie-t-il que la messe du dimanche ne peut avoir lieu que s'il n'y a pas de fête de saint obligatoire ce samedi-là ?
Par exemple, aujourd'hui, fête de St Jean de la Croix : la messe "anticipée" du samedi soir est-elle interdite ?
Ou bien si je célèbre ce soir une messe de St Jean de la Croix, les fidèles ont-il rempli leur devoir dominical (ce qui me semble absurde) ?
Moi, j'avais toujours compris que si le samedi soir (en fait, c'est surtout pour une veille de solennité que le problème se pose) on célèbre la messe avec les oraisons et lectures du dimanche /du lendemain, on a satisfait au précepte,
alors que si on a utilisé les oraisons et lectures du samedi / de la veille de la solennité, on n'a évidemment pas satisfait au précepte.
Cela me paraît tellement logique que j'ai du mal à comprendre la réponse officielle.
Un simple prêtre (qui plus est pas du tout favorable à la messe anticipée).

( 857581 )
la messe anticipée par AVV-VVK (2018-11-24 22:58:24)
[en réponse à 857576]
fut le coup mortel pour la célébration de la liturgie du samedi même (NOM). Et pour les veilles de la solennité, également dans le cadre du NOM, un désastre. Je songe surtout à la solennité de Noël.

( 857585 )
Messe anticipée par Candidus (2018-11-25 02:28:22)
[en réponse à 857576]
Ce qui est entériné par la CPED correspond à ce qui se fait aux Etats-Unis (et sans doute ailleurs) : toute messe célébrée après 12h le samedi, est réputée satisfaire à l'obligation dominicale. Même si c'est une messe de mariage ou d'enterrement.
Il existe néanmoins des divergences entre canonistes au sujet de l'heure à partir de laquelle une messe du samedi après-midi substitue la messe dominicale. Ces divergences proviennent de ce que le terme SOIR ("samedi soir"), n'est pas très précis et n'est jamais clairement défini. Dans le doute, les meilleurs canonistes en concluent que c'est à partir de midi.
En faveur de cette pratique, on peut noter que chez les moines orthodoxes du Mont Athos, qui conservent scrupuleusement les traditions liturgiques des Anciens Pères, le coucher du soleil marque le changement de date.
Voyez aussi Genèse 1,5 : "il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour". La Bible indique qu'un soir et un matin constituent un jour, alors que dans la manière laïque de compter les jours, le soir et le matin appartiendraient à deux jours différents.
C'est à partir de cette manière de considérer l'écoulement du temps que l'on peut justifier la messe dominicale du samedi soir. La liturgie qui célèbre les "premières vêpres" d'une grande fête, la veille au soir, n'a jamais ignoré cette manière d'appréhender le temps liturgique.
Là où il me semble y avoir un abus c'est lorsque la messe est célébrée avant le coucher du soleil, c'est à dire presque toujours en été.