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Plus d’un Belge sur deux se déclare catholique par Bernard Joustrate (2018-11-22 10:23:05)
L’Église catholique belge a publié son premier rapport annuel.
Les 20 principaux centres de retraites spirituelles du pays ont comptabilisé 121 273 nuitées en 2016 tandis que les quatre lieux de pèlerinage les plus importants de Belgique ont accueilli plus de 1,5 million de fidèles, selon les chiffres du premier rapport annuel publié mercredi par l’Église catholique belge. "Cela démontre le grand besoin de sens, de calme et de silence dans notre société", explique Jeroen Moens, un des auteurs de l’étude.
Toujours selon cette étude, quelque 163 000 bénévoles étaient actifs dans les 3 846 paroisses de Belgique. L’Église comptait par ailleurs 2 774 prêtres diocésains ainsi que 2 205 prêtres issus d’un ordre religieux. Environ 52 000 jeunes ont également suivi la catéchèse en vue de leur confirmation et étaient accompagnés dans leur parcours par 8 008 catéchistes.
En 2018, 52,76 % de la population belge se déclarait ainsi catholique et 9,42 % - soit 1 071 853 personnes - pratiquante.
Selon Jeroen Moens , trois aspects doivent être mis en exergue. Ainsi, 121 273 personnes ont séjourné dans un des 20 principaux centres de retraites du pays en 2016. Ce qui représente plus de 300 nuitées par jour. Les 4 grands centres de pèlerinage du pays - Montaigu, Oostakker, Banneux et Beauraing - ont accueilli 1 557 600 fidèles. Enfin, les différents centres diocésains qui dispensent une formation pastorale comptaient 762 étudiants dont pas moins de 476 femmes. "Cela démonte le cliché que l’Église n’intéresse plus", selon Jeroen Moens.
Le sujet des abus sexuels commis au sein de l’Église a également été abordé brièvement. Selon les chiffres de la Commission interdiocésaine pour la protection des enfants et des jeunes, 655 victimes d’abus ont été reconnues et indemnisées entre 2012 et 2016 pour un montant de 3,9 millions d’euros.
Belga

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Belgique : ordonner des hommes mariés ou des femmes... par Hildebrand (2018-11-22 14:55:26)
[en réponse à 857284]
De Bosco d'Otreppe sur le site de la Libre :
Crise des vocations: "L'Église doit réfléchir à la possibilité d’ordonner des hommes mariés. Ou des femmes"
Comment l’Église belge veut être plus transparente
Un million de Belges se disent catholiques pratiquants
Les chiffres sont très interpellants. En 1960, la Belgique comptait 10 400 prêtres diocésains (c’est-à-dire formés dans des séminaires et non dans des ordres ou des congrégations). Ils ne sont plus que 2 774 aujourd’hui. À ces derniers s’ajoutent 2 205 prêtres issus d’un ordre ou d’une congrégation. Mais parmi ces 5 000 prêtres, une part est pensionnée. Si la proportion n’est pas connue, et si certains, bien qu’à la retraite, exercent toujours, la moyenne d’âge du clergé bruxellois était de 73 ans en 2017.
Parmi ces prêtres, beaucoup (mais là non plus le nombre n’est pas divulgué) viennent de l’étranger pour secourir les paroisses belges. Et leur proportion ne devrait pas décroître : aux portes des séminaires le nombre des vocations connaît, lui aussi, un plancher critique. En 2016, on comptait seulement 212 candidats à la prêtrise. 127 d’entre eux étaient issus d’une congrégation ou d’un ordre, et parmi les 85 diocésains, 42 n’étaient pas de nationalité belge. En septembre, la tendance se confirmait : seuls deux jeunes franchissaient le seuil de l’important séminaire de Namur.
Vouloir devenir prêtre est donc bien devenu une exception. Et cette exception est d’autant plus interpellante que l’Église, qui évoque le chiffre de 163 000 bénévoles, peut se targuer par ailleurs de statistiques encourageantes. En réalité, l’important engagement laïque en son sein témoigne a contrario de la hauteur de la marche qui est celle de la prêtrise. Si beaucoup s’investissent, peu font le pas vers cet engagement radical qui consiste "à tout donner", constatent le père Tommy Scholtes, jésuite et porte-parole des évêques de Belgique, et sœur Marie-Jean Noville, coordinatrice du Centre national des vocations.
Les sacrements attirent du monde
L’Église le dira à demi-mot, mais elle est démunie devant cette tendance.
Avant tout, explique-t-elle, le contexte sociétal n’est pas porteur. "La sécularisation du pays, la relativisation des valeurs, la crise générale de l’engagement, la volonté d’isoler la foi dans la sphère privée ne poussent plus un jeune à ne fût-ce que se poser la question de la vocation", observe Tommy Scholtes. De surcroît, ajoute-t-il, le cœur de celle-ci, qui est "la foi profonde en un Dieu qui nous accompagne au plus près", est difficilement communicable aujourd’hui.
Or la prêtrise n’est pas une profession, elle est une vocation qui engage la vie et qui naît "dans le secret du cœur", patiemment et au bout d’un long discernement. "Ce n’est donc aucune campagne de communication ou de recrutement, pas plus que la moindre stratégie en la matière" qui permettront de remplir les séminaires, souligne encore le porte-parole des évêques.
"De nombreuses vocations naissent dans les familles ou par la rencontre de témoins", ajoute sœur Marie-Jean. Mais là aussi l’Église doit déjouer un cercle vicieux. S’il y a moins de prêtres et de religieux, les rencontres seront plus rares. À Bruxelles par exemple, avec la fermeture prochaine de l’IET, l’Institut d’études théologiques, c’est la présence de séminaristes dans la capitale qui disparaîtra.
Pour déjouer ce cercle vicieux, paroisses et diocèses sont très actifs pour proposer des veillées, des rencontres ou des accompagnements. Mais à nouveau, "l’Église doit jouer avec un climat général où le choix et la flexibilité sont mis en avant, ce qui ne pousse pas à l’engagement total et définitif", considère sœur Marie-Jean. "L’heure est au bien-être. Spontanément, un jeune pense davantage à ce à quoi il doit renoncer que là vers où il souhaite aller."
Le chantier est immense dans une institution qui n’a pas toujours su accompagner ses prêtres, et dont l’image est détériorée par les scandales de pédophilies . "L’Église doit mieux discerner les lieux où elle envoie ses jeunes prêtres. Sans doute, comme l’a proposé Mgr Kockerols, doit-elle aussi réfléchir à la possibilité d’ordonner des hommes mariés. Ou des femmes", ajoute la religieuse.
Que seront les paroisses dans trente ans ? Personne ne peut le dire dans l’Église. Curieusement, bien que la tendance soit difficilement quantifiable, il est notable que les lieux qui attirent du monde sont ceux qui placent les sacrements, notamment la confession et l’adoration, au cœur de leurs activités, constate avec d’autres Tommy Scholtes.
"À un petit berger qui lui avait indiqué le chemin de sa nouvelle paroisse, le saint curé d’Ars répondait : ‘tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du Ciel’, écrivait sur son site au mois de juin l’abbé Grosjean, prêtre français . C’est sans doute la plus simple et la plus belle définition du sacerdoce. Le prêtre, c’est celui qui montre le chemin du Ciel. […] Seul un tel enjeu d’éternité peut justifier qu’un jeune de vingt ans quitte tout et offre sa vie." Tenir cette définition et la faire comprendre dans un monde qui croit moins au ciel, voici sans doute résumé tout le défi de l’Église face à la crise des vocations.
Bosco d’Otreppe
Belgicatho commente :
Il n'empêche que, dans ces circonstances bien connues depuis longtemps, l'archevêque de Malines-Bruxelles n'a rien trouvé de plus urgent que de mettre fin à l'existence de la Fraternité des Saints Apôtres qui, elle, ne manquait pas de vocations...
Quant à la religieuse coordinatrice du centre national des vocations, la sœur Marie-Jean Noville, elle ne trouve rien de plus adapté que d'envisager l'ordination d'hommes mariés (comme Mgr Kockerols l'a proposé au récent synode)... ou même de femmes. Elle doit pourtant bien savoir que Rome s'est prononcée de manière formelle et à plusieurs reprises en faveur du célibat ecclésiastique et n'envisage en aucune façon l'ouverture du sacerdoce aux femmes. Mais voilà, on préfère chez nous poursuivre une fuite en avant qui ne conduit nulle part alors que les instituts fidèles à la Tradition ne manquent pas de vocations. Ne devrait-on pas s'interroger sur les défaillances de l'enseignement dit catholique, sur les déficiences des cours de religion, sur les insuffisances de la catéchèse, sur le décrochage complet des mouvements de jeunesse autrefois catholiques à l'égard des paroisses et de l'Eglise en général ? Où les vocations sont-elles censées fleurir dans ce désert ?

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De fait, l'étude est tendancieuse par BK (2018-11-22 22:07:22)
[en réponse à 857357]
Les "ministres du culte" sont des prêtres et des laïcs (hommes et femmes) payés par les autorités fédérales.
Les bénévoles ? constituent la base du bon fonctionnement de l’Église.
Le diacre ? est un homme célibataire ou marié ordonné par l’évêque, qui sert, participe à la prédication et à la liturgie.
Les prêtres ? sont "ordonnés par l'évêque" et "nommés en paroisse ou en tant qu’aumônier (en hôpital ou dans un établissement pénitentiaire par exemple) ou dans l’enseignement".
Etant donné que l'étude mentionne l'existence d'aumôniers laïcs dans les hôpitaux, il faut croire que la spécificité du prêtre, outre l'ordination, est sa "nomination".
Etant donné qu'il est spécifié que les diacres sont des hommes célibataires ou mariés, mais que rien n'est dit des prêtres, on peut supposer qu'il est attendu (voire préparé) l'idée de prêtres mariés.
Etant donné que des laïcs sont "ministres du culte", on peut imaginer que l'ordination de femmes est elle aussi implicitement poussée en avant.
Le mot messe revient trois fois, une fois dans la bouche de Nicole Leclère, qui en assure la préparation et l'organisation administrative (sic), et deux fois à propos de "messes étudiantes".
Mais ouf, le mot 'Eucharistie' figure bien dans les mots clefs de la page-titre "vivre travailler célébrer prier". (il n'y manque que Dieu, Jésus, Christ, Bible, Évangile)

( 857309 )
plus que 52,76 % : l'effondrement du néo-catholicisme belge par Luc Perrin (2018-11-22 15:52:38)
[en réponse à 857284]
à la Danneels et compagnie.
Quel écroulement dans le pays dont l'épiscopat, la squadra belga, a été le fer de lance avec les Allemands du concile Vatican II.
Que proposent les actuels évêques pour sortir de ce bilan catastrophique ?
Plus de néo-catholicisme et de compromis avec Mammon et avec le "monde", plus de libéralisme pervers et destructeur.
Rappelons que la cardinal Danneels a joué un rôle moteur dans le Groupe de Saint-Gall, selon son propre témoignage, qui a agi pour miner les maigres et timides efforts de réforme de Jean Paul II et Benoît XVI et porter un pape selon leurs voeux sur le trône de Pierre : échec en 2005 avec Martini et la première candidature du cardinal argentin, plein succès en 2013.
Le Bienheureux Pie IX avait dit du libéralisme et du libéralisme catholique en particulier qu'ils étaient les pires ennemis de l'Église. C'était bien vu.

( 857320 )
Des éléments 'amusants' par BK (2018-11-22 16:55:36)
[en réponse à 857284]
D'une part la description des prêtres est réduite à la portion congrue...
Les bénévoles constituent la base du bon fonctionnement de l’Église. On les retrouve à chaque niveau d’activité.
Ils s’investissent dans le fonctionnement des services paroissiaux tels que l’accueil, la catéchèse, la participation à la liturgie, la gestion administrative, l’entretien des locaux.
Le prêtre est un homme ordonné par l’évêque qui après sa formation au séminaire, est nommé en paroisse ou en tant qu’aumônier (en hôpital ou dans un établissement pénitentiaire par exemple) ou dans l’enseignement.
Le diacre est un homme célibataire ou marié ordonné par l’évêque. Avec le prêtre, il se met au service de la communauté avec une attention particulière pour les malades, les pauvres et les personnes dans le besoin. Il participe aussi à la prédication et à la liturgie : il peut célébrer les baptêmes, les mariages, les funérailles et présider les services de prières.
D'autre part, le terme de "ministre du culte" est pris au sens administratif de salarié par les autorités fédérales.
Le terme « ministre du culte » désigne la personne active dans l’Église dont la rémunération est prise en charge par les autorités fédérales.
Les ministres du culte sont les prêtres, les diacres ou les laïcs formés, nommés par les évêques.
Le traitement brut d'un ministre du culte est de 1549 euros nets, jusqu'à 1855 euros nets s'ils gèrent plusieurs paroisses.
Prêtres français, il est encore temps d'enfiler un gilet jaune.
D'autant qu'il semblerait que la Cavimac ne vous soit pas un régime très favorable :
Dans le cadre du régime général de la Sécurité sociale et pour un ministre du culte, le coût d'un emploi à temps complet, pour une rémunération nette de 1 200 euros environ, s'élève à plus de 1 608 euros hors mutuelle.
(1 200 euros nets correspondent à environ 1 497 euros brut - hors mutuelle -.)
Dans le régime des cultes et pour la même rémunération nette (1 200 euros), le coût s'élève à : 1 200 € + 613 € (cotisations obligatoires versées à la CAVIMAC) + 200 € (Retraite complémentaire par capitalisation et prévoyance) soit 2 013 € environ.
Le régime général est le moins coûteux car la rémunération est proche du SMIC : la" réduction Fillon " allège sensiblement les charges.
Le régime des cultes devient avantageux pour une rémunération plus importante.
Dans le cas d'une rémunération nette de 2 000 € et dans le cadre du régime général, la rémunération brute s'élève à 2 494 euros environ (hors mutuelle). Le coût global est de plus de 3 403 €.
Dans le régime des cultes et pour une même rémunération nette (2 000 €) le coût s'élève à :
2 000 € + 613 € + 200 € = 2 813 €.
Plus la rémunération nette est élevée, plus le régime des cultes est intéressant. Cependant, vous l'aurez compris : Juridiquement, on ne choisit pas son régime !…
(trouvé
ICI à confirmer par un liseur qui serait économe diocésain... ou fiscaliste)