Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=857303
images/icones/barbu2.gif  ( 857303 )pédophilie : un tribunal Français confirme les rapports par jejomau (2018-11-22 14:59:34) 

produits aux USA et en Irlande liant l'homosexualité à la pédophilie contre celle du cléricalisme invoquée par François.

Le procès du Père Peyrard (85 ans) s'est déroulé récemment au TGI de la ville de Saint-Etienne. Accusé d'une centaine de cas d'abus sexuels aggravés sur mineurs de moins de 15 ans, seul cas a été retenu du fait des prescriptions. Néanmoins, d'autres victimes étaient présentes dans au Palais de Justice.

Le Père Peyrard a reconnu "être un salaud" et a demandé "pardon" publiquement à l'une des victimes qui le lui demandait. Réduit à l'état laïc par l'Eglise, il a déclaré au Tribunal :

"je suis content de ce procès. Cela n'enlève pas ma peine… J'ai dit que j'avais des tendances homosexuelles quand j'avais dix-huit avant de devenir prêtre. J'ai cru que je pouvais résister à mes pulsions. Je demande pardon pour tout le mal que j'ai fait"


Le procureur Merle dit dans son réquisitoire:

"Sur le plan sexuel, le Père Preynat c'était une bombe à retardement. Il est entré dans les Ordres en sachant qu'il était attiré par les jeunes hommes. Il avait cette nature et il a cru qu'il pouvait la dominer. Mais si on l'écoute, c'est tous les jours qu'il avait des pulsions. Combien de gamins victimes ? on ne peut pas le dire"


L'expert-psychiatre confirme le lien entre la pédophilie et l'homosexualité du Père Peyrard en soulignant l'attrait vers des "jeunes pré-pubères".

Une des victimes, prêtre de son état, dit avoir pardonné au Père Peyrard mais qu'il a eu des gestes condamnables.

Ce procès met parfaitement en exergue le lien entre les pratiques homosexuelles et la pédophilie, rejetant de facto la thèse invoquée du cléricalisme dans la plupart des cas.

Source les "Progres" du 15/11/2018 - 21/11/2018 - 22/11/2018



On rappellera la tolérance zéro demandée par le pape Benoît XVI
images/icones/neutre.gif  ( 857311 )le "cléricalisme" (Cupich puis le Pape) est un moyen par Luc Perrin (2018-11-22 16:16:54) 
[en réponse à 857303]

et pas la cause bien évidemment.

La politique du pape François l'a démontrée jusqu'à nos jours et de façon éclatante aux USA, au Chili, dans la Curie romaine elle-même.

Le cléricalisme papal et cardinalice et épiscopal et des supérieurs de séminaire et de congrégations religieuses a été un facteur aggravant pour protéger les prédateurs, couvrir leurs actes, les déplacer, écarter les laïcs et la justice civile, payer des sommes astronomiques en "hush money" (acheter le silence) etc. et favoriser le recrutement de nouveaux prédateurs au fil des décennies.

La protection donnée à l'homocléricalisme plonge ses racines loin dans le temps jusqu'à Paul VI et parfois même sous Pie XII (cas Spellman, cas Dearden ...). Cette protection cléricale a été éclatante (dans l'écoeurement rétrospectif) avec Marcial Maciel le démon fondateur des Légionnaires du Christ.

Les premières dénonciations ont eu lieu sous Pie XII et Jean XXIII mais n'ont pas abouti et la congrégation était alors menue.
Il est notoire que bien plus tard, Jean Paul II a refusé de tirer les conséquences de l'enquête diligentée par le cardinal Ratzinger, que mollement et au tout dernier moment quand ce cléricalisme ne pouvait plus cacher la vérité. A l'époque où le cardinal Sodano et Mgr Dziwisz contrôlaient un pape diminué par la maladie.

En somme l'incendie est causé par le combustible de l'homosexualité au sein du clergé et de la perte complète du "surnaturel" (affadissement de la foi et du spirituel) mais le "cléricalisme" est comme le vent qui attise les flammes et permet qu'elles repartent sans arrêt. Surtout si les pompiers cléricaux (évêques-cardinaux) sont eux-mêmes des pyromanes ...

Le livre de Michael S. Rose, Goodbye Good men, décrivait tout ce processus dès 2002 peu avant l'explosion liée au scandale de Boston.
Il mériterait une traduction française et en d'autres langues tellement il identifie un processus. Je n'avais pas, à l'époque, pris au sérieux l'analyse étant d'une certaine façon dans un certain déni de l'ampleur du phénomène que je croyais exagérée par l'auteur.
Hélas il était en 2002 plutôt au-dessous du réel comme on le voit maintenant.
images/icones/fleche2.gif  ( 857323 )Le cas du cardinal Spellman par Jean Kinzler (2018-11-22 17:07:03) 
[en réponse à 857311]

Allégations d'homosexualité

John Cooney, un des biographes de Spellman, a cité quatre personnes qu'il a interrogées et qui ont assuré que Spellman était homosexuel. Quoique son livre n'apporte aucune preuve directe1, Cooney était convaincu de la véracité de ces allégations. « J'ai parlé à de nombreux prêtres qui ont travaillé pour Spellman et que sa conduite indignait, consternait et mettait en fureur »2.

Le journaliste Michelangelo Signorile (en) décrit Spellman comme « l'un des homosexuels les plus tristement célèbres, les plus puissants et les plus sexuellement voraces de l'histoire de l'Église catholique américaine »3 ; selon lui le manuscrit de Cooney, The American Pope, contenait à l'origine des interviews de plusieurs personnes qui connaissaient personnellement l'homosexualité de Spellman, y compris le chercheur et historien Clarence Arthur Tripp (en). À en croire Signorile, l'Église catholique aurait fait pression sur l'éditeur de Cooney, Times Books (en), pour réduire à un seul paragraphe les quatre pages où l'on parlait de la sexualité de Spellman4. Signorile cite une histoire selon laquelle au cours des années 1940 Spellman aurait entretenu une relation avec un membre masculin du chœur dans la revue de Broadway One Touch of Venus (en)5. Mgr Eugene V. Clark (en), qui fut secrétaire particulier de Spellman pendant 15 ans, a par la suite refusé tout crédit à ces allégations, les qualifiant de « complètement ridicules et grotesques »6.

Selon un biographe de J. Edgar Hoover, Curt Gentry (en), les dossiers de Hoover contenaient « de nombreuses allégations selon lesquelles Spellman était un homosexuel particulièrement actif »7.wikipedia