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images/icones/marie.gif  ( 856932 )16/11 Ste Gertrude, vierge par ami de la Miséricorde (2018-11-16 07:37:29) 



Ste Gertrude, vierge

Les Exercices de Sainte Gertrude de Helfta.

Des Prières de sainte Gertrude

Les litanies et le chapelet de Sainte Gertrude.

Le héraut de l'Amour Divin de Sainte Gertrude


Pacte d'amour écrit par Sainte Gertrude la Grande (ou d'Helfta), dans les années 1290.

O Dieu, mon Créateur et mon Seigneur, Vous connaissez les désirs de mon cœur et mes gémissements ne Vous sont point cachés ; mais comme les besoins de la vie présente ne me permettent pas d'appliquer constamment mon esprit à Vos louanges, je fais en ce moment avec Vous un pacte pour la semaine entière.

1.Chaque fois que mes yeux se lèveront vers le Ciel, je Vous féliciterai et je me réjouirai avec Vous de ce qu'étant infiniment parfait, Vous êtes Celui qui est infini dans Sa puissance, dans Sa sagesse, dans Sa bonté et dans Sa justice.

2.Chaque fois que j'ouvrirai ou que je fermerai les yeux, je veux louer et avoir pour agréables toutes les actions que Votre Fils unique, que tous les Saints et les Justes ont jamais faites pour Votre gloire et celles qu'ils feront dans la suite, et je désire prendre part à chacune d'elles.

3.Chaque fois que je respirerai, je veux Vous offrir, ô mon Dieu, la vie, la passion et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les mérites et les souffrances de tous les Saints, pour le salut et la gloire éternelle de tous les hommes et pour l'expiation des péchés du monde entier.

4.Chaque fois que je soupirerai, je veux détester et abhorrer, en général et en particulier, tous mes péchés et ceux que tous les hommes ont jamais commis contre Votre honneur, depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour. Ah ! que ne m'est-il donné de réparer, au moins en partie, par l'effusion de mon sang, tant de crimes et de forfaits !

5.Enfin, chaque fois que je remuerai les mains et les pieds, je veux, par amour pour Vous, me remettre et me confier tout entier à Votre très sainte Volonté, désirant que, dans le temps et dans l'éternité, vous disposiez de moi selon Votre bon plaisir.

Et, pour que ces cinq actes ne puissent jamais être révoqués, je les mets sous le sceau sacré de Vos cinq plaies et je veux qu'à jamais ils conservent toute leur force et leur validité, lors même qu'ils ne seraient nullement présents à ma pensée, au moment où je poserai un des actes qui y sont compris.

Ainsi soit-il.

Source : prieres-catholiques-traditionnelles.over-blog.com

images/icones/marie.gif  ( 856933 )Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2018-11-16 07:41:09) 
[en réponse à 856932]

CHAPITRE III

Des ennemis de la croix, et des ruses dont l'amour-propre
et la prudence de la chair se servent pour se tirer de ses voies


(...) Or, si Dieu s'est servi de ces moyens pour l'établissement de ses divins intérêts, ses disciples pourront-ils bien imaginer devoir prendre d'autres voies, comme s'ils avaient plus de sagesse en leur conduite ? Mais à quoi pensons-nous ?

Que l'on regarde tout ce qui s'est passé depuis la publication de l'Évangile, et l'on verra clairement que l'esprit de Dieu, qui est toujours le même, n'a fait réussir ses plus grands desseins que par les croix.

Qu'on lise toutes les Vies des saints, et l'on verra s'il s'est servi d'autres moyens pour les élever à l'éminente perfection où ils sont arrivés. L'Évangile s'est-il établi par d'autres voies dans tous les lieux où il a été prêché, ou la discipline ecclésiastique dans les diocèses, ou les réformes dans les ordres réguliers ? Nous en avons apporté quantité d'exemples très touchants dans notre livre Du saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu.

Enfin, l'Apôtre dit aux Thessaloniciens (Epist. I, c. i, v. 2) : Vous savez, mes frères, que notre entrée n'a pas été inutile parmi vous, mais que nous avons auparavant beaucoup souffert, et qu'on nous a chargé d'opprobres et d'injures. N'admirez-vous point, dit saint Grégoire le Grand, que l'Apôtre parle comme s'il eût cru que son entrée eût été inutile, si elle n'eût été accompagnée d'afflictions et d'outrages ?

Le P. Balthazar Alvarez était bien de ce sentiment, lorsqu'écrivant à sainte Thérèse, il lui dit : J'éloigne de ma pensée que votre révérence se puisse glorifier en d'autres choses que dans les croix. Vos angoisses ne m'ont point étonné ; car je sais en quelle liberté vivent au milieu d'elles ceux qui aiment Dieu ; et j'ai eu de meilleurs succès des affaires de votre révérence par ces moyens, que par ceux que l'on espère être plus favorables.

CHAPITRE IV
Nous devons avoir une haute estime de la croix, et nous en tenir indignes


Il faudrait savoir ce que c'est que le paradis, ce que c'est qu'une éternité de gloire, en un mot, ce que c'est que Dieu même, pour prendre une juste estime de la croix, puisqu'en nous séparant de la terre, en nous détachant des créatures, en nous faisant renoncer à nous-mêmes, elle nous introduit avantageusement dans l'éternité glorieuse et nous met dans la jouissance d'un Dieu. Après cela nous avons beau faire, jamais nous ne pouvons estimer nos croix autant qu'elles méritent.

Sainte Thérèse assure, dans le livre Du chemin de la perfection, que les contemplatifs estiment les travaux comme les autres l'or et les pierreries.

Il est certain qu'une âme véritablement éclairée fera plus d'état d'une bonne croix que de toutes les richesses de la terre, d'un bon affront que de tous les honneurs du monde. Elle donnerait tout ce qu'il y a de plus précieux sur la terre, toutes les couronnes, si elle les avait, pour les plus honteuses humiliations.

Les ignominies et les confusions lui sont plus chères que tous les applaudissements des hommes : elle aimerait mieux être chargée d'opprobres, et qu'on lui jetât de la boue partout où elle passe, que de se voir caressée et dans une estime glorieuse. J'ai dit autre part qu'une personne d'une éminente piété, pénétrée de ses vues, protestait qu'elle aurait de la peine à se défendre de l'amour-propre si on la prenait pour la faire mourir sur une potence en Grève. Voilà un étrange goût, diront les sages de la terre, les philosophes ; mais il est vrai que ç'a été le grand goût d'un Dieu-Homme, qui n'a vécu que pour mourir sur un gibet.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde