Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=856882

( 856882 )
Mgr Viganò écrit aux évêques américains par Chicoutimi (2018-11-15 08:13:52)
Mgr Viganò a écrit une lettre aux évêques américains. Le contexte entourant cette lettre est décrit sur
Benoît-et-moi et voici la traduction de cette courte lettre publiée par ce même site:
Chers frères évêques des États-Unis,
Je vous écris pour vous rappeler le mandat sacré qui vous a été donné le jour de votre ordination épiscopale : conduire le troupeau au Christ. Méditez sur "Proverbes 9:10": La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse! Ne vous comportez pas comme des brebis effrayées, mais comme des bergers courageux. N'ayez pas peur de vous lever et de faire ce qui est juste pour les victimes, pour les fidèles et pour votre propre salut. Le Seigneur rendra à chacun de nous selon nos actions et nos omissions.
Je jeûne et je prie pour vous.
Arch. Carlo Maria Viganò
Votre ancien Nonce apostolique

( 856906 )
la réponse est une lâche ou active complicité avec le chut-chut par Luc Perrin (2018-11-15 18:03:34)
[en réponse à 856882]
Lifesitenews donne le compte-rendu vote décisif sur la motion demandant au Saint-Siège de publier les documents relatifs à McCarrick.
Mgr Daly, évêque de Spokane, soutenait une position ferme pour répondre à la colère des Américains.
Mais les cardinaux Cupich, porte-parole du Pape et sans doute futur président plus ou moins imposé de la Conférence, et chose intéressante le cardinal LEVADA, le tiède archevêque californien que Benoît XVI - avec son "don" inné pour choisir ceux qu'il ne faut pas - avait placé comme préfet de la CDF, ont milité contre toute action.
Le vote écrasant voit
le triomphe des complices actifs ou passifs :
83 voix contre la motion
54 pour.
Bref il n'y a plus que 54 évêques décents et responsables aux USA sur les 137 présents à Baltimore.
Pour comprendre le bloc des partisans du cover-up (les 83), il faut avoir en tête les ramifications du réseau homoclérical au sein de la hiérarchie américaine et une mise à disposition des documents McCarrick donnerait à la justice américaine un fouet bien tressé pour chasser ceux qui déshonorent la Maison du Seigneur.
Enfin le cardinal tiède Levada était avant évêque de Portland (Oregon) puis archevêque de San Francisco, postes où il a allègrement couvert les prédateurs. L'alliance Cupich-Tobin-Levada est logique.

( 856910 )
Le cardinal Levada avait été arrêté par la police par JVJ (2018-11-15 18:22:58)
[en réponse à 856906]
si cet article est fiable...
Il était en vacances à Hawaï en civil, à minuit sur la route.
Admirez la photo de repris de justice !
"Major Mitchell Kanehailua of the Hawaii Police Department told The Daily News on Wednesday that Levada was driving alone, adding he had never heard of a top clergyman being arrested before on Hawaii’s roadways."
article
Pour moins que ça, un président français aurait démis un ambassadeur.
XA, je n'ai pas nommé ledit président, mais l'ambassadeur travaillait à Moscou.
Quand on est cardinal ou évêque, on se tient.
Et a fortiori quand on a été préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
On ne va pas nager incognito au Grau du Roi (Mgr Riobé).
Je ne suis pas un partisan de la force obscure, mais ce que Luc Perrin nous dit d'un certain épiscopat américain finit par ébranler.
En ce jour où Thierry de Roucy a perdu ses décorations reçues en grande pompe du Grand Chancelier...
Admirez cette video prise en juin dernier de l'ancien cardinal de Washington, tout content à la sortie d'une messe, la grande classe, les beaux habits, le beau pallium au milieu de dizaines d'évêques... Si tout le monde savait, c'est à vomir.
Je cherchais une version de ce chant bien connu...
Christus vincit !

( 856943 )
les bons chiffres et la motion rejetée par Luc Perrin (2018-11-16 12:46:06)
[en réponse à 856910]
J'ai mal lu les chiffres du vote crucial intervenu à la Conférence épiscopale des Etats-Unis.
L'épouvantable cardinal-archevêque émérite de Los Angeles, Roger Mahony, qui a fait l'objet d'une sanction canonique par son successeur, tiède pourtant, Mgr Gomez a pu s'exprimer tranquillement devant ses confrères pour les inciter à nouer des relations fraternelles (sic) entre eux !
Ce cardinal, très en cour à Rome, a été responsable de tant de cover-ups et de scandales relatifs à des prêtres prédateurs que le diocèse a payé déjà plus de 660 millions de dollars en dédommagements ! Et ce n'est pas fini. Il est bien sûr connu pour sa haine de la liturgie traditionnelle et ses vues hétérodoxes.
La motion a été approuvée par 83 évêques.
Elle a été repoussée, à la demande de Cupich-Tobin et Levada, par 137 évêques.
3 évêques se sont abstenus.
La résolution était pourtant assez anodine, plutôt symbolique puisque le pape François a interdit aux évêques américains de prendre les 2 mesures sérieuses qui étaient proposées par le cardinal DiNardo et la direction de l'USCCB.
Le vote a une nette majorité, même si la minorité d'évêques vraiment responsables reste importante, montre à quel degré de corruption morale et de démission ou d'impunité arrogante les évêques néo-catholiques sont parvenus aux USA.
"Recognizing the ongoing investigation of the Holy See into the case of Archbishop McCarrick, be it resolved that the bishops of the United States Conference of Catholic Bishops encourage the Holy See to release all the documentation that can be released consistent with canon and civil law regarding the misconduct of Archbishop McCarrick."
Reconnaissant l'enquête en cours (sic !) engagée par le Saint-Siège sur le cas de Mgr McCarrick, qu'il soit adopté que les évêques de la Conférence américaine encouragent le Saint-Siège à rendre publique toute la documentation qui peut l'être, en fonction du droit civil et canonique, au sujet des agissements délictueux de l'archevêque McCarrick.
Un seul évêque, Mgr Strickland du diocèse de Tyler au Texas, a eu le courage, le sens pastoral et la décence de venir avec son chapelet en main dire quelques mots aux laïcs catholiques rassemblés sous de grandes marquises à quelques dizaines de mètres du grand hôtel du front de mer où se tenait l'assemblée.
Il a réclamé une enquête dès le 1er rapport Vigano.
La politique romano-bergoglienne chut-chut et de complicité avec les prédateurs est jugée de plus en plus sévèrement par la population américaine.
En 2015, 54% jugeaient que le pape François faisait bien ou très bien le travail de lutte contre la prédation au sein de l'Église.
En 2018, ils ne sont plus que 30%.
A l'inverse, ceux qui jugent son action comme médiocre ont triplé : 36% aujourd'hui.
Cela laisse présager d'un effondrement de l'Église américaine dans les dix ans qui viennent, à savoir du catholicisme le plus riche et doté de moyens d'influence à l'échelle mondiale. La Mission sera affectée de façon certaine très au-delà des USA et le Saint-Siège lui-même puisque les catholiques américains font des contributions conséquentes au fonctionnement de la Curie (cf. la Papal Foundation de McCarrick et bien d'autres associations).

( 856945 )
et que dit la fausse croix ? par JVJ (2018-11-16 13:16:11)
[en réponse à 856943]
Vous qui, par devoir professionnel, devez lire la fausse croix, que dit la voix officieuse d'une partie de l'Eglise "marchante" en France de tout ce que vous nous apprenez ?!
Vous engagez bien trop votre nom et vos fonctions pour écrire à la légère.
Y a-t-il diversions chaque jour ou des faits un peu tangibles pour informer dans les presbytères et les monastères ?
Je veux bien faire pénitence, mais j'aurais honte d'acheter ce journal en kiosque et quand je le lis deux fois l'an, j'en suis énervé pour la journée tant c'est creux et totalement éloigné de toute ligne catholique.
Parmi mes amis prêtres solides et âgés, j'en trouve qui tolère encore cette lecture quotidienne.
Et pas un sou au denier de l'Eglise d'Orléans, pour payer le chauffage d'une déléguée épiscopale, le fameux CERC (un truc honteux et nullissime qui a la main sur la pastorale depuis Mgr Riobé), payer le carburant des prêtres pour des réunions qui n'ont ni queue ni tête, la location du zenith pour terminer le synode...
Nous aidons les prêtres d'autres manières et, désolé, nous aidons à la carte la FSSP, la CSM, etc, car on est sûr que l'argent ira bien à des prêtres et des séminaristes, non à des laïcs qui souvent font plus de mal que de bien.
Et puis chacun en fonction de ses moyens, mon excellent curé nous a loué la dîme dimanche dernier : je ne suis pas du tout d'accord et je lui donne notre budget familial pendant un an... Et Dieu sait si je suis pour les privilèges de l'Eglise et des clercs...
L'Eglise des pauvres en France, qu'elle soit chez les Dominicains de la province de France ou en certains évêchés, sait bien trouver les sous en vendant un couvent ou un ancien séminaire, bâtir à un prix colossal un nouvel évêché...
Dans dix ans, il n'y aura plus de donateurs au denier de l'Eglise, plus de personnes qui demanderont des messes dont les intentions sont regroupées par dizaine à la messe du dimanche, plus de personnes qui se feront enterrer à l'Eglise...
Et les diocèses ont le chic, souvent, de recruter des incapables pour économe diocésain, quand ils ne recrutent pas tout bonnement des voleurs (j'ai deux diocèses de l'Est en tête).

( 856953 )
Intentions de messes regroupées par dizaines ? par Paterculus (2018-11-16 15:04:37)
[en réponse à 856945]
Je pense que vous vous méprenez.
Il peut arriver que plusieurs personnes demandent chacune une messe pour la même date, alors que le prêtre de la paroisse ne peut en dire qu'une. Dans ce cas on annonce toutes les messes demandées pour ce jour-là, on n'en dit qu'une et on fait dire les messes non dites par d'autres prêtres, par exemple des missionnaires, des prêtres âgés qui ne sont plus en paroisse, des religieux, etc...
Mais si vous avez la preuve qu'il est fait comme vous le dites, alors vous seriez coupable de ne pas l'écrire à votre évêque, et au cas où cela perdurerait, à Rome.
Et tant que vous n'en avez pas la preuve, vous n'avez pas le droit d'accuser...
Votre dévoué Paterculus
qui sait par ailleurs qu'il y a effectivement beaucoup d'abus aujourd'hui dans le domaine des honoraires de messes.

( 856954 )
messes cumulées par JVJ (2018-11-16 15:24:31)
[en réponse à 856953]
La liste des intentions dites par les laïcs à la fin de la PU ou au début de la messe, avant que le prêtre ne prenne la parole, me hérisse le poil à un point rare.
L'usage d'énumérer des noms à la pelle est une honte. A quoi cela rime-t-il puisque la messe n'est pas dite pour ces noms-là ? Si c'est pour faire plaisir et gonfler d'orgueil les demandeurs, c'est triste et minable. Quand je fais dire une messe pour telle intention à un prêtre éloigné, je demande, si possible, qu'on me dise le jour (mais pas l'heure !). Pour les monastères, ils font comme ils veulent et je sais que la messe est dite, c'est tout.
Dans les diocèses où les enterrements sont aux mains des laïcs, je me demande sérieusement si je ne devrais pas rester à la maison, même pour un proche parent, histoire de faire réfléchir (mais cause toujours) et surtout, parce que ces simagrées sont délétères. Surtout quand le curé est au presbytère pendant ce temps-là, car il refuse, même à quarante ans de faire l'enterrement, car ce n'est pas un sacrement et qu'il n'est pas question de dire une messe.
Mon épouse me dit qu'il faut faire plaisir à la famille et honorer la sienne ou ses amis. Je ne crois pas.
Un enterrement civil est plus assumé, en demandant une messe en même temps à un prêtre ou à plusieurs prêtres.
J'en ai assez que les prêtres et bien des évêques prennent les funérailles par dessus la jambe. Ils donneront des leçons de pastorale. Mon curé visite les familles, quelles qu'elles soient, et va dans la mesure du possible jusqu'au cimetière.
Et surtout, il arrive qu'on fasse payer pour quatre noms admettons, et
si le demandeur en ajoute un cinquième, on exige deux honoraires (le laïc du coin qui s'occupe de "gérer" cela).
Ce n'est pas aux laïcs d'indiquer le nom des défunts pour lesquels la messe est dite.
J'ai renoncé, de longue date, à écrire à l'évêque d'Orléans comme aux autres, qui n'y peuvent rien, et qui pour certains s'en moquent totalement. Faut-il que j'incrimine Mgr Centène quand le curé de Sarzeau donne (il y a quelques années) l'absolution collective après le Kyrie en disant bien qu'il n'en a pas le droit et qu'il le sait ! Mieux vaut prendre la voiture et aller à St-Patern de Vannes. C'est bien malheureux que de déserter les chapelles côtières ouvertes l'été.
Et les ADAP où on prend à pleine main les hosties, les laïcs qui donnent la communion alors qu'on sait qu'ils sont loin d'être parfaits (je fais partie de la catégorie des gens qui ne donneront JAMAIS la communion, mais qui a pu l'apporter à domicile pour de vieux malades).
Faut-il que j'écrive à tel évêque parce que le prêtre fait lire le Canon aux enfants avec lui ? Vous savez que l'évêque, même bien disposé, a rarement la main.
A Orléans, un prêtre qui était explicitement unitarien (sic), avait une église à lui, avec presbytère. Mgr Fort a laissé faire. S'il était intervenu, on aurait crié à la persécution. Or un unitarien n'a plus rien de catholique. Ses funérailles interreligieuses dans l'église Ste-Jeanne d'Arc eurent lieu sans Mgr B., qui avait bien été inspiré ce jour-là.
L'église où des expos, des ateliers de peinture et des séances de je ne sais quoi se faisaient (j'ai des photos immondes), est à présent desservie pour la messe traditionnelle. Comme quoi tout arrive.

( 856956 )
Décret Mos iugiter obtinuit par Sacerdos simplex (2018-11-16 15:59:35)
[en réponse à 856953]
Voir le décret Mos iugiter obtinuit dont voici un commentaire fait par la Congrégation pour le Clergé
http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-07/02-6/AgustoFR.html
(on notera que ce décret vise à limiter et encadrer les abus)
Extraits :
Le Décret qui est publié aujourd’hui est le fruit d’une consultation de toutes les Conférences Épiscopales, dont les résultats ont été élaborés par une Commission Interdicastérielle de la Curie Romaine. Ensuite le Souverain Pontife a approuvé, en forme spécifique, ce Décret, qui entre en vigueur selon la norme du can. 8, § 1 du C.J.C.
Il répond aux sollicitations répétées et aux attentes de beaucoup de Pasteurs qui se sont adressés au Saint-Siège pour avoir des éclaircissements et des directives au sujet de la célébration des Messes que l’on appelle communément " plurintentionelles " ou aussi " collectives ".
Le Décret se divise en deux parties:
la première, en guise d’introduction, contient les motivations de la seconde partie, qui est dispositive.
On affirme avant tout quelle est l’identité substantielle des raisons et des buts qui permettent aux fidèles, suivant en cela une tradition ininterrompue, vénérable par son antiquité et sa signification, de demander aux prêtres de célébrer le saint Sacrifice selon des intentions particulières, en leur offrant une rétribution – qui de nos jours est presque exclusivement pécuniaire — nommée avec un terme juridique, en vérité peu heureux, " honoraire ", et plus communément " offrande ". Toujours dans l’introduction, on souligne ensuite le point saillant à partir duquel l’usage, objet du document, s’écarte de la normative en vigueur.
La loi canonique établit en effet que chaque prêtre qui accepte l’engagement de célébrer une sainte Messe selon les intentions du donateur, doit l’assumer en vertu d’une obligation de justice, soit personnellement, soit en en confiant l’accomplissement à un autre prêtre, indépendamment du montant de l’offrande.
(...)
Les préoccupations que suscite cette pratique imprudente, et plus encore le danger qu’elle s’étende, sont exprimés plusieurs fois dans le Décret, particulièrement dans sa partie dispositive. Elle contient en effet à l’art. 2 quelques clauses ou conditions de licéité pour qu’on puisse faire recours
exceptionnellement à cette modalité impropre de célébration.
Il faut le consentement explicite du donateur, alors qu’actuellement ce consentement est presque partout considéré comme présumé ou implicite: ce qui est illicite moralement. Il faut aussi que soient indiqués clairement et publiquement: le lieu, le jour et l’heure de telles célébrations. Et
comme il s’agit d’une modalité qui représente de toute façon une exception vis-à-vis de la règle en vigueur, le Législateur Suprême a disposé que ces célébrations ne peuvent pas avoir lieu plus de deux fois par semaine dans un même lieu de culte art. 2 § 3, afin de circonscrire le plus possible cette pratique — en posant les conditions pour éviter les abus — et de faire obstacle à sa diffusion.
Fin de citation d'extraits.
En sachant que bien des lieux de cultes n'ont la Messe que le dimanche (quand il y a 6 prêtres pour desservir 26 lieux de culte, c'est un peu inévitable...)
Un des principaux problèmes vient du fait que la question des honoraires de messes est, dans sa globalité, gérée dans les diocèses du point de vue financier, voire fiscal ! C'est l'économes diocésain qui supervise, et non pas le Chancelier.
Dans certains diocèses, chaque prêtre reçoit
20 honoraires de messes chaque mois, ce qui est ...surprenant, voire étrange (pour ne pas dire absurde). Avec l'idée d'une péréquation au profit des prêtres âgés qui ne célébreraient pas la messe chaque jour.
Personnellement, il m'arrive très, très souvent en semaine de ne pas avoir d'intention, et je célèbre alors pour les intentions groupées du dimanche précédent, ou même pour "l'agent X" de la paroisse, c'est à dire pour les intentions qui n'auraient pas été célébrées, intentions égarées en cours de route.
L' "agent X", c'est une allusion à la pratique des agents de change d'autrefois : quand un commis ou un agent de change réalisait une transaction avec un autre, il notait sur son carnet : acheté 10 actions Untel à l'agent 24, vendu 50 actions Truc à l'agent 35, etc., le tout dans des hurlements (voir par exemple si ma mémoire est bonne les scènes au début du film Pouic-Pouic). Et en fin de journée, il pouvait arriver qu'une transaction soit "orpheline", aucun autre agent de change n'ayant enregistré cette transaction. On la mettant donc sur un compte fictif, "Agent X", et finalement les achats et ventes, les pertes et profits s'équilibraient à peu près.
Mais c'est sûr qu'il y a un peu de négligence, que je m'efforce à mon niveau, de résorber.
Code de 1983 :
L’OFFRANDE POUR LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE
Can. 945 – § 1. Selon l’usage approuvé de l’Église, tout prêtre célébrant ou concélébrant la Messe peut recevoir une offrande, pour qu’il applique la Messe à une intention déterminée.
§ 2. Il est vivement recommandé aux prêtres, même s’ils n’ont pas reçu d’offrande, de célébrer la Messe aux intentions des fidèles, surtout de ceux qui sont dans le besoin.
Can. 946 – Les fidèles qui donnent une offrande pour que la Messe soit appliquée à leur intention contribuent au bien de l’Église et participent par cette offrande à son souci pour le soutien de ses ministres et de ses œuvres.
Can. 947 – En matière d’offrande de Messes, on écartera absolument jusqu’à l’apparence de commerce ou de trafic.
Can. 948 – Des Messes distinctes doivent être appliquées aux intentions de chacun de ceux pour lesquels une offrande, fût-elle modique, a été donnée et acceptée.
Can. 949 – Celui qui est obligé de célébrer et d’appliquer la Messe à l’intention de ceux qui ont donné l’offrande continue d’être tenu de le faire, même si les offrandes reçues viennent à disparaître sans faute de sa part.
Can. 950 – Si une somme d’argent est offerte pour l’application de Messes, sans spécification du nombre de Messes à célébrer, ce nombre sera déterminé selon le taux fixé dans le lieu où le donateur réside, à moins que son intention ne doive être légitimement présumée autre.
Can. 951 – § 1. Le prêtre qui célèbre plusieurs Messes le même jour peut appliquer chacune d’elles à l’intention pour laquelle une offrande a été donnée ; néanmoins, hormis le jour de Noël, il gardera l’offrande d’une seule Messe et destinera les autres aux fins fixées par l’Ordinaire, une certaine rétribution à un titre extrinsèque étant toutefois admise.
§ 2. Le prêtre qui concélèbre une deuxième Messe le même jour ne peut sous aucun prétexte recevoir une offrande à ce titre.
Can. 952 – § 1. Il revient au concile provincial ou à l’assemblée des Évêques de la province de fixer par décret pour toute la province le montant de l’offrande à donner pour la célébration et l’application de la Messe, et le prêtre n’est pas autorisé à demander une somme plus élevée ; il lui est cependant permis de recevoir pour l’application d’une Messe une offrande plus élevée que celle qui a été fixée si elle lui est offerte spontanément, et même une offrande moins élevée.
§ 2. À défaut d’un tel décret, la coutume en vigueur dans le diocèse sera observée.
§ 3. Les membres de tous les instituts religieux doivent s’en tenir aussi à ce décret ou à la coutume du lieu dont il s’agit aux §§ 1 et 2 du présent canon.
Can. 953 – Il n’est permis à personne de recevoir un nombre tel d’offrandes de Messes à appliquer par lui-même qu’il ne puisse les acquitter dans l’année.
Can. 954 – Si, dans certaines églises ou oratoires, la demande de messes à célébrer dépasse le nombre de celles qui peuvent y être dites, celles qui sont en excédent peuvent être célébrées ailleurs, à moins que les donateurs n’aient manifesté expressément une volonté contraire.
Can. 955 – § 1. Celui qui désire confier à d’autres la célébration de Messes à appliquer confiera leur célébration le plus tôt possible aux prêtres qu’il voudra, pourvu qu’il les sache au-dessus de tout soupçon ; il doit transmettre intégralement l’offrande reçue à moins qu’il ne sache avec certitude que ce qui dépasse le taux fixé dans le diocèse lui a été donné à lui personnellement ; et il est tenu par l’obligation de veiller à la célébration de ces Messes jusqu’à ce qu’il ait reçu l’avis de l’acceptation de l’obligation et de la réception de l’offrande.
§ 2. Le délai dans lequel les Messes doivent être célébrées commence du jour où le prêtre qui doit les célébrer les a reçues, sauf s’il s’avère qu’il en va autrement.
§ 3. Ceux qui confient à d’autres des Messes à célébrer inscriront sans tarder dans un registre tant les Messes qu’ils ont reçues que celles qu’ils ont confiées à d’autres, en notant aussi le montant des offrandes.
§ 4. Tout prêtre doit soigneusement noter les Messes qu’il a acceptées de célébrer et celles qu’il a acquittées.
[Oui, ben... ]
Can. 956 – Tous et chacun des administrateurs des causes pies ou ceux qui sont obligés à un titre quelconque de veiller à la célébration des Messes, clercs ou laïcs, remettront à leurs Ordinaires, selon les modalités à définir par ceux-ci, les charges des Messes qui n’auraient pas été célébrées dans l’année.
Can. 957 – Le devoir et le droit de veiller à l’accomplissement des charges de Messes reviennent à l’Ordinaire du lieu pour les églises du clergé séculier, et à leurs Supérieurs pour les églises des instituts religieux ou des sociétés de vie apostolique.
Can. 958 – § 1. Le curé et le recteur d’une église ou d’un autre lieu de piété, dans lesquels des offrandes de Messes sont ordinairement reçues, tiendront un registre particulier dans lequel ils noteront soigneusement le nombre de Messes à célébrer, l’intention, l’offrande et la célébration accomplie.
§ 2. L’Ordinaire est tenu par l’obligation de contrôler ces registres chaque année, par lui-même ou par d’autres.

( 856957 )
merci beaucoup par JVJ (2018-11-16 16:13:36)
[en réponse à 856956]
Je vais lire tout cela.
J'ai le code de droit canonique... hérité de mon vieux curé, mais je ne connaissais pas les appréciations.
L'Eglise donne une sale image d'appétit financier quand elle demande des sommes importantes pour un enterrement dont la messe sera dite un dimanche prochain, à Pâques ou à la Trinité.
L'encens et la sono, ça coûte cher.
Moi, j'ai honte.
Et pour fréquenter des gens éloignés de l'Eglise, cela ne grandit pas l'Eglise (et je ne cherche pas à dire que l'Eglise a besoin etc blabla).
J'ai connu de vieux prêtres qui tenaient peut-être mal leur registre et que leurs successeur ont accusé d'avoir détourné de l'argent, quand bien même ces vénérables curés (ou anciens curés) vivaient dans le dénuement, sans dentier. Ce genre d'accusation dans les campagnes est reçu 5 sur 5 chez des gens, même pratiquants, bien plus que si le curé couchait avec une femme.
J'ai connu aussi des prêtres retirés à qui on n'envoyait plus de messes, par mesure de rétorsion.
Votre ratio de 6 prêtres pour 26 églises n'est pas mal du tout. Je connais des diocèses où un curé est seul pour 60 villages. Et ce curé dit les messes aux enterrements, porte le col romain comme son évêque et de rares autres prêtres (des prêtres en civil ont aussi tout mon respect et mon amitié).
Je suis allé récemment dans l'abbaye St-Maurice à Agaune, la messe conventuelle n'est dite qu'à une seule intention, point.
Mon vieux curé, en semaine, dans mon village, disait la messe pour les âmes du Purgatoire. Il m'avait expliqué, l'enfant que j'étais et qui lui servit la messe trouvait cela très beau et grand. Je n'entends plus du tout parler de ces messes...
Le 2, mon curé a célébré trois messes (qui l'a fait en France ? j'ai posé la question dans un autre fil), dont une, je crois, aux intentions du Pape.
Prenez le directoire (je ne me souviens plus du mot) pour suivre la messe romaine de Paul VI, et vous trouverez peu de messes qui correspondent à ce qu'on attend.
A commencer par la liste des intentions annoncée par des laïcs de plus de 60 ans, qui doivent être bien contents de prendre la parole qu'on leur avait enlevée dans leur jeunesse.
Libérer la parole !
Alors que la messe sortirait grandie du silence des fidèles, parfois...

( 856961 )
Dans mon bled... par Sacerdos simplex (2018-11-16 17:02:58)
[en réponse à 856957]
...à chaque enterrement, on annonce que la messe du dimanche suivant sera célébré pour notre frère N... dans cette église (ou à défaut de messe dominicale, on a demandé à la famille où et quand elle voulait).
C'est pourquoi on se retrouve avec plus d'une intention, et je fais le maximum pour assurer une messe à chacun.
Et là, la messe est bien célébrée. Parfois, quand la messe a lieu là-bas un dimanche sur deux, on propose soit le dimanche suivant dans le village d'à côté, soit le dimanche d'après "ici même".
Célébrer la messe à tous les enterrements ?
J'ai des confrères qui le font (je pense à un qui a "seulement" 3 villages), au motif que la messe est célébrée pour le défunt.
Personnellement, je n'y suis pas favorable, car trop de gens de la famille, malgré toutes les explications, et alors qu'il ne sont manifestement pas en état de le faire, se présentent pour communier, avec même un regard de défi.
Et les communions sacrilèges, c'est quelque chose de grave.
Et puis comme ça, ça les invite à venir à la messe le dimanche suivant : souvent ils le font.
Mais il n'y a pas de solution idéale !
Enterrements "présidés" par des diacres ou des laïcs : c'est souvent inévitable, je pense à un confrère qui seul pour 6 ou 7 lieux de culte ou "clochers". La population est "très-très-croyante-mais-pas-pratiquante", ils meurent en grand nombre. Peut-on demander au curé de célébrer chaque jour 2 enterrements ?
Avec en plus des familles non-pratiquantes qui en fait veulent essentiellement "rendre hommage" à Papy, avec tout un tas de témoignages lus au micro par des gens qui n'ont pas l'habitude, et qui "exigent" qu'on mette tel disque de variétés - avec en cas de refus une grosse crise de nerfs et de larmes au motif que ce refus casse toute la dynamique de la cérémonie et que ce n'est pas la peine de célébrer cette cérémonie (tout récemment, je m'en suis sorti en trouvant cet air là admirablement joué au violon par André Rieu : sans les paroles, ça pouvait aller et tout le monde fut satisfait). Et évidemment, moins ils pratiquent, plus ils sont exigeants, coléreux et pleureurs.
Moi, je fais le maximum.
Âmes du purgatoire : j'ai un grand soucis d'elles, je fais vraiment des efforts pour gagner des indulgences plénières...
...et j'espère au passage que j'en bénéficierai une fois entré dans la vie éternelle !...
2 novembre : je n'ai hélas pas pu en dire 3 ce jour là. Mais en 3 jours (ou plutôt 2 jours et 1/2 pour être plus précis), du 1er au 3 nov., j'ai célébré 6 messes.
A la messe, j'énumère moi-même les intentions au début (avant le début...), avec prénoms et noms de familles ; et au mémento je répète les prénoms seuls.

( 856963 )
merci M. l'abbé par JVJ (2018-11-16 17:27:28)
[en réponse à 856961]
Je ne jette pas la pierre sur des curés comme vous, ni sur d'autres variantes...
Six clochers, ce n'est rien !
A moins qu'ils ne totalisent des dizaines de milliers d'habitants !
Je vais relire à tête reposée votre message.
Et si on reprochait un jour de discriminer aux enterrements ?!!
Dans mon diocèse natal, pendant trente ans, interdiction totale des messes aux enterrements et aux mariages, sauf pour un curé courageux qui tenait bon. Le nouvel évêque a libéralisé, mais les mauvaises habitudes ont été prises.
L'Eglise ne peut-elle calmer tout ce monde en exigeant que la messe, cela soit son affaire ? Ca va grincer, eh bien tant pis.
J'ai le souvenir de chansons rouges pour des syndicalistes (tant mieux s'ils demandent l'Eglise...), mais dans la même paroisse, interdiction de chanter le Magnificat en latin !
On organise des concerts pour pseudo-intellos amateurs de musique sacrée, mais les mêmes interdisent toute musique sacrée antérieure aux années 70 dans les églises.
Si je devais mourir, je suis obligé de demander à l'évêque qu'il me garantisse l'arrivée d'un prêtre d'un autre diocèse (cela aurait été impensable sous ses deux prédécesseurs).
Les laïcs impliqués qui ont fait main basse sur les paroisses oseront faire pression sur le curé voire l'évêque, pour dire que cette messe est une provocation (j'ai vécu cela pour mon grand-père, mort en pensant qu'il aurait une messe, chrétien paysan tout simple et bien dévoué : il ne l'a pas eue, malgré la présence de deux prêtres). J'ai fait l'introduction de la célébration de la Parole, et je fus clair et net du haut de mes trente ans, avec le nihil obstat de ma grand-mère.
Les diacres peuvent aider les prêtres, admettons, mais des diocèses ""forment"" des batteries de laïcs (dont papa) qui n'y connaissent rien. Mais les gens disent "oh la belle messe ! qu'est-ce que ton père fait ça bien !!".
Chapeau.
Pendant ce temps, le jeune curé refuse par principe pastoral de faire tout enterrement, sauf les cas délicats et les enfants.
J'entends les argumentaires bien huilés : l'enterrement n'est pas un sacrement. Mon denier du culte, non plus. La profession de foi, non plus. La parole du pape, non plus.
Le changement est considérable. Le Professeur Guillaume Cuchet a écrit des choses importantes sur la nouvelle mort vendue par les Catholiques en France. G. Cuchet n'est pas un charlot, mais l'un des meilleurs historiens de l'Eglise contemporaine (et française)... après Luc Perrin.
Il a écrit un bel article sur les dernières paroles de votre confrère tué par des islam***, paru dans les Etudes (je parie que les Jésuites ne l'ont pas lu, car il y a en filigrane des critiques blindées contre les théologiens du dimanche qui nient l'existence du Diable).
Quand les familles habitent à des centaines de km du défunt, elles ne refont pas le trajet pour une messe où le nom du défunt est noyé dans la masse, et où l'on ne sait plus pour qui la messe est VRAIMENT dite.
Est-il moralement correct qu'un prêtre, et a fortiori un évêque, refuse de dire une messe à une famille, non pas meilleure que les autres, mais qui pratique (du moins le défunt, l'épouse, partie de la famille et au bas mot deux cents personnes dans l'assemblée) ?
Du point de vue pastoral, c'est lamentable.
Mais le diocèse auquel je pense, a perdu tout repère de ce point de vue. Et la pente est, à vue humaine, impossible à remonter. Le mal est fait.

( 856965 )
sacrilèges ? par Lycobates (2018-11-16 17:39:00)
[en réponse à 856961]
Célébrer la messe à tous les enterrements ? J'ai des confrères qui le font (je pense à un qui a "seulement" 3 villages), au motif que la messe est célébrée pour le défunt. Personnellement, je n'y suis pas favorable, car trop de gens de la famille, malgré toutes les explications, et alors qu'il ne sont manifestement pas en état de le faire, se présentent pour communier, avec même un regard de défi. Et les communions sacrilèges, c'est quelque chose de grave. Et puis comme ça, ça les invite à venir à la messe le dimanche suivant : souvent ils le font. Mais il n'y a pas de solution idéale !
Iuxta praxim Urbis, selon l'usage romain,
on ne distribue jamais la communion pendant les messes solennelles de Requiem, a fortiori aux enterrements (Decr. authent. 4104 du 28.11.1902 Querétaro).
Le problème de communions sacrilèges (si l'on excepte le cas échéant le célébrant

) ne se pose donc pas, si l'on suit cette coutume multiséculaire.
Il va de soi que la célébration d'une messe, d'une vraie, bien entendu, et notamment la messe
in die depositionis en présence du cadavre, est le service le plus précieux que l'on puisse rendre à un défunt, et que le défunt catholique, bénéficiaire de funérailles catholiques, y a le plus stricte droit en justice.
Aucune considération d'ordre pratique ne saurait y déroger, au point même que les rubriques permettent la messe des funérailles aux dimanches, aux fêtes doubles de 2e classe, et même aux fêtes doubles de 1e classe, si elles ne sont pas des fêtes primaires de l'Église universelle, ni celle de la dédicace ou du patron de l'église où l'on célèbre les funérailles, ou du patron du lieu, ainsi que les dimanches où l'on solennise ces fêtes.

( 856966 )
Oui, pour le droit à la messe de funérailles par JVJ (2018-11-16 18:08:21)
[en réponse à 856965]
Merci.
Le droit en justice, pardon pour ces gros mots.
Un grand ami prêtre, le plus proche de la Tradition (le dernier du diocèse à lire son bréviaire en latin), maintenant mort et qui faillit organiser la refondation d'une abbaye grâce à Fontgombault puis à l'Opus Mariae (avant que l'évêque et ses conseils ne torpillent ces affaires bien avancées... ça aussi, qui dira cette honte !!!!????)...
Eh bien ce prêtre avait demandé d'être enterré sans messe par solidarité avec les simples chrétiens qui en étaient privés.
Chacun aurait médité sur ce sacrifice.
Naturellement, Mgr Guéneley a passé outre et a présidé.
J'y étais.
Le frère du prêtre tenait l'harmonium, dans une église de campagne modeste.
Le prêtre qui prêcha, l'ancien vicaire général, a eu le bon goût de dire que le défunt avait une foi parfois naïve, qu'il acceptait mal le concile, etc
Bref, on enterrait un vieux c...
L'Eglise était pleine.
Ce prêtre parlait aussi aux Lefebvristes, quel crime ! Il envoyait même des jeunes se faire confirmer dans une ville voisine d'un autre diocèse, si en conscience ils refusaient le cirque diocésain (j'ai failli être de ceux-là, parce que la préparation à la confirmation fut un chemin de croix, sans parler de la messe finale où j'ai processionné avec un truc en polystyrène sur lequel était écrit "Espérance"... Le curé qui nous a encadrés, responsable des vocations s'il vous plaît et gloire du diocèse, est aujourd'hui un heureux père de quelques enfants).
Pour le saquer, le défunt avait été muté dans les paroisses les moins peuplées du diocèse (voyez le raisonnement). Mais ce saint prêtre trouvait des âmes partout, et justement, avait dit à ses amis qu'il ne mourrait que lorsque l'abbaye en question serait vendue pour le franc symbolique aux deux monastères précités. Tout était à peu près organisé, sauf l'évêque mis un peu devant le fait accompli (et la farouche opposition de 80 % de la clique laïco-cléricale).
Un article dans la presse locale en 1993 (je passais le bac...) s'était chargée de mettre dans sa prose les mots latin-extrême droite-moines-grégorien-traditionnalistes. Le conseil général radical-socialiste, sans doute franc-maçon, ne demandait pas mieux.
Les chanoines de La Grasse auraient dû s'installer là. On préférait une abbaye achetée par un type friqué, qu'avoir des moines ou des chanoines.

( 856974 )
Ce droit à la messe de funérailles... par Paterculus (2018-11-16 20:22:40)
[en réponse à 856965]
... est subordonné à l'existence de prêtres pour les célébrer toutes.
Votre dévoué Paterculus

( 856978 )
d'accord Paterculus par JVJ (2018-11-16 20:57:42)
[en réponse à 856974]
Donc quand un prêtre est là, voudrait dire la messe, mais que son EAP la lui interdit sous diverses pressions...
Quand le vicaire épiscopal enterre à Colombey sa pieuse mère avec une trentaine de confrères et applique la pastorale des funérailles instaurée par Mgr Taverdet...
J'ai entendu un bon doyen faire son "homélie" sur le Sacrifice, la Rédemption, Pâques, etc au cours des funérailles de mon grand-père... Il ne manquait que... la messe. Il m'a demandé de ne pas insister pour qu'il dise la messe, sinon sa santé allait y passer. J'ai évidemment tenu compte de sa santé, car ce prêtre est bon et fort respectable. Une semaine avant, devant l'agonisant qu'il venait de confesser, il lui disait qu'il ferait tout pour dire la messe, ce qui aurait constitué une révolution dans le diocèse (un seul curé la disant encore contre vents et oukases de l'évêque).
Un prêtre jésuite qui faisait office de curé ne disait une messe que le dimanche. Je sais, je sais...
Etc etc
N'y a-t-il pas un gros malaise pastoral, et assurément doctrinal ?
J'ai souvent dit que ceux qui ne croyaient plus en la messe, ne devaient pas en dégoûter les autres. J'y inclus des prêtres, et assurément des journalistes dits catholiques, des laïcs en mission...
A Chablis, le curé, exilé là pour échapper au cardinal Barbarin, n'a-t-il pas dit en octobre, en ma présence : "prions ensemble au moment d'offrir l'eucharistie de toute l'Eglise".
Pardon si je me répète, tout le monde n'est pas obligé de suivre ma chronique.
J'ai la photo de la chasuble patchwork.
Remarque vacharde : pour un député, un ministre ou un conseiller général, l'Eglise a toujours trouvé un prêtre sinon un évêque, et même plusieurs prêtres. L'Eglise post-conciliaire a le chic pour recréer des enterrements avec classe. Le plus pauvre des pauvres chrétiens mérite autant l'évêque que le premier député socialiste franc-maçon. Un curé ancien prêtre-ouvrier qui a brûlé illégalement le maître-autel de mon église natale (j'y pense presque tous les jours), n'avait pas que de mauvais côtés : dans les années 90, il faisait tous les enterrements, sans messe, des personnes. Son successeur actuel, la quarantaine, refuse systématiquement sauf exception, comme je l'ai dit. J'ai calculé : un enterrement et demi par semaine pour ses 40 villages. Quand plus personne ne demandera de passer par l'Eglise, ce problème sera réglé : il suffit d'attendre vingt ans.

( 857024 )
Funérailles par MG (2018-11-17 21:00:41)
[en réponse à 856978]
Dans la plupart des cas, aujourd'hui, dans ma province, la Bretagne, et dans mon diocèse: Rennes et dans ma paroisse : Dinard le problème n'est pas que les prêtres ne veulent pas célébrer des funérailles c'est qu'ils ne peuvent pas.
Le nombre considérable de retraités âgés fait que le nombre des obsèques est très important.
Ne confondez pas 2018 avec la fin des années 70.
Il n'est pas possible pour un prêtre d'assurer deux ou trois cérémonies d'obsèques par jour. Donc il faut bien faire un choix. Mais le salut des âmes étant premier : des messes sont célébrées, individuellement, pour chaque défunt.
Il arrive que des familles viennent pour des obsèques en demandant que la cérémonie ne dure pas plus de 20 minutes.... dans ce cas le choix est vite fait !

( 856952 )
Une bonne nouvelle quand même : l'élection de Mgr Cordileone par Athanase (2018-11-16 15:00:22)
[en réponse à 856943]
Mgr Cordileone, archevêque de San Francisco, a été élu à la tête de la Commission pour la famille et la jeunesse. Il était plutôt favorable à ce que la lumière soit faite sur les rapports entre les abus sexuels et les mœurs prévaricatrices.

( 857023 )
[modéré] Levada par Mingdi (2018-11-17 19:52:11)
[en réponse à 856910]
était en vacances à Hawaï avec de jeunes confrères. La tronche qu'il se paye! C'est plus fun qu'une retraite de Saint Ignace. Quand on pense que les pauvres tradis étaient obligés de s'agenouiller pour baiser l'anneau de ce rigolo. Beurk!
[Note de la modération : il reste quand même Cardinal de la Sainte Eglise. Surveillez-vous !]