Le Forum Catholique
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( 856433 )
aux parents de lycéens et futurs lycéens qui veulent apprendre latin et grec par JVJ (2018-11-08 22:13:37)
Je viens d'apprendre, feuille rectorale à l'appui, que, par exemple, dans mon département, l'an prochain, les premières et terminales qui voudront faire du latin et du grec (= spécialité Littérature et civilisation de l'Antiquité) n'auront le choix... que d'un lycée,
public en l'occurrence, dans le chef-lieu de préfecture.
Si votre enfant est dans un établissement sous contrat, impossible à l'avenir de faire latin et grec.
Les profs de lettres classiques de tous les lycées, à l'exception d'un seul du département, devront se convertir en profs de Français, point.
Inversement, le lycée catholique sous contrat du chef-lieu (qui tient la route et qui est vraiment catholique)
La répartition sera votée au rectorat le 21.
Les chefs d'établissement cogitent, ce ne sera pas simple.
Elèves et parents n'en savent pas davantage.
Pour termine : l'élève choisira en première dès l'an prochain, en dehors d'un tronc commun (français, histoire, maths, etc) cinq spécialités (un peu comme parcours sup), mais seulement trois lui seront désignées.
Dans mon département, ceux qui voudraient la spécialité italien renforcé, n'auront qu'une possibilité dans le département : ledit lycée catholique du chef-lieu ! Même s'ils viennent du public...
J'ai vraiment demandé à qui de droit, si j'avais bien compris ce soir.
Cela va bouleverser considérablement les équilibres, noyer les vandales dans la masse, les lycéens mutualiseront parfois deux ou trois lycées, selon les spécialités choisies.
Bon courage à ceux qui habitent dans des villes de sous-préfecture et dans leur campagne.
Tout se fait à l'échelle départementale.
Avez-vous entendu un blocage de l'enseignement sous contrat ?!!!
Moralité : si vous voulez une école catholique (sous contrat) sérieuse et solide, pour que votre enfant ait plus qu'un vernis de latin et de grec, ce n'est plus possible dans mon département.
A ma connaissance, aucun lycée hors contrat dans mon département, et quand bien même, je ne travaille pas chez Rothschild.
Déjà en faculté, les professeurs se plaignent de la nullité des copies et que plus aucun étudiant d'histoire ne sait de latin...
Vous savez que dans certains séminaires, le latin, l'hébreu et le grec sont des options d'une heure par semaine. Au séminaire interdiocésain de Mgr B., le latin ne doit concerner que le latin biblique, pas le latin liturgique. Si si. C'est soigneusement expliqué.

( 856439 )
"Il n'y a pas de civilisation française" par Paterculus (2018-11-08 23:00:16)
[en réponse à 856433]
Cela veut dire que les Français sont des barbares et des incultes.
Puisque Le Petit l'a dit, il faut bien le réaliser.
Votre dévoué Paterculus

( 856448 )
bizarre quand même par jejomau (2018-11-09 07:07:47)
[en réponse à 856433]
le fonctionnement interne d'un lycée sous-contrat ne dépend pas d'un rectorat. Si votre établissement sous-contrat veut créer une ou des classes supplémentaires, cela dépend de l'OGEC qui administre celui-ci (et des finances de l'établissement). Bien entendu, si l'établissement a le nombre suffisant d'élèves présentés au Bac pour le Latin avec l'équilibre budgétaire adéquat, il peut créer cette classe aussi.. Mais c'est peut-être là le hic justement ?

( 856481 )
En effet par MG (2018-11-09 14:55:46)
[en réponse à 856448]
Un chef d'établissement sous contrat peut très bien, avec l'accord de l'OGEC, ouvrir une classe avec des heures de latin, de grec.... mais la rémunération de l'enseignant se fera sur fonds propres de l'établissement et ce n'est pas toujours évident.
Il faut, bien sur, avoir un nombre suffisant de demandes.
Tant que les filières scientifiques seront considérées comme des voies royales : ce problème subsistera.

( 856509 )
Si j’ai bien compris par Vincent F (2018-11-09 23:37:38)
[en réponse à 856481]
Les profs de lettres classiques seront profs de français. Du coup si l’etablis veut vraiment enseigner le latin et le grec rien n’empêche de créer des classesde français où on enseignerait le latin et le grec.

( 856510 )
Les filières scientifiques par Vincent F (2018-11-09 23:44:59)
[en réponse à 856481]
jusqu’au bac sont nécessairement la voie royale en ce sens qu’elles sont la seule voie réellement généraliste.
Un bachelier de filière scientifique a autant de chance qu’un bachelier de filière littéraire de réussir dans des études littéraires alors qu’un bachelier sortant de filière littéraire a très peu de chance de réussir en médecine ou en études supérieures scientifiques car ils n’aura pas les prérequis.

( 856484 )
Je vais être encore lapidaire par MG (2018-11-09 14:58:26)
[en réponse à 856433]
le latin ne doit concerner que le latin biblique, pas le latin liturgique
Je ne vois pas de différences notables entre le latin de la Vulgate et celui de mon missel romain Dom Lefebvre.

( 856487 )
Celui de la Vulgate est moins classique par Paterculus (2018-11-09 16:03:09)
[en réponse à 856484]
Voyez par exemple la syntaxe du psaume :
"In convertendo Dominus captivitatem Sion facti sumus sicut consolati".
Il reste que l'intention de ceux qui parlent ainsi de latin biblique et non liturgique manifestent que s'ils enseignent le latin, c'est à cause de la loi de l'Eglise qui oblige à enseigner le latin dans les séminaires, mais qu'ils ne veulent absolument pas que le latin soit vivant dans la liturgie. De toute façon, ils sont tenus d'initier les séminaristes aux Pères de l'Eglise, et ils pourraient avoir la décence de reconnaître que pour cela le latin des Pères est bien utile !
Votre dévoué Paterculus

( 856493 )
autre précision par JVJ (2018-11-09 17:53:39)
[en réponse à 856487]
Les formations dans les séminaires !
Et à Orléans, la couleur est imposée...
Je crois qu'ils sont une petite vingtaine, pour plusieurs diocèses.
Je crains beaucoup pour Ars, avec un état d'esprit autre...
A Orléans, quelqu'un s'était proposé de donner le cours de latin, gratuitement, pour l'Eglise... Mais ils ont préféré une dame (une amie) qui donnait les garanties d'aucune sympathie avec la messe traditionnelle (ce qui était le cas du prédécesseur, un jeune homme, et
du volontaire, un autre jeune homme).
Porter un col romain quand on est diacre y est impossible.
Il y a des vocations tardives, que je respecte évidemment, des séminaristes avec des niveaux d'études fort différents (peu importe), mais l'état d'esprit n'est pas du tout à la Tradition, mais pas du tout.
Il est vrai en revanche que des prêtres du diocèse d'Orléans, en activité, sont à présent remarquables, solides, bons, profonds et même revêtus de la soutane...
Ils ont évolué ou ont dû cacher leurs désirs, ce qui devait être invivable, et ce qui est malheureux.

( 856491 )
clarification par JVJ (2018-11-09 17:49:04)
[en réponse à 856484]
Je me suis mal exprimé.
Il est strictement interdit, comme cela se faisait avec le précédent professeur de latin, un laïc et grand historien de la liturgie, membre du CNRS, d'utiliser un missel médiéval ou une page d'un bréviaire en latin pour faire le cours.
N'utiliser que la Bible.
Pas question de chanter le Credo et de comprendre les mots...
La version française suffira.

( 856503 )
une prime aux matieres faciles voir inutiles par Germanicus (2018-11-09 19:31:59)
[en réponse à 856433]
Le latin et le grec ,ça fatigue: cela a formé trop de savants.
Idem pour l'allemand : il faut mettre sa phrase en ordre (conjugaisons archi faciles..) : trop de savants en Allemagne,trop grande puissance depassant economiquement les autres.. .
La musique,la vraie...idem: trop d'artistes serieux.
Bref on fait tout pour un college lycee unique ,sans discriminations...avec des matières qui ne servent à rien pour trouver un boulot et savoir penser

( 856507 )
et j'ai envie de rajouter par jejomau (2018-11-09 20:00:52)
[en réponse à 856433]
que si votre établissement sous-contrat a décidé d'abandonner sa classe de latin + grec, c'est que l'OGEC , peut-être même contre le directeur et l'esprit de la boîte mais à la majorité des votes.. l'a voulu !
C'est peut-être donc un problème de sous dans la trésorerie de l'établissement lié à moins de parents désireux du choix de cette option pour leurs enfants…
Mais c'est peut-être aussi lié au renouvellement de l'OGEC au sein duquel vous avez éventuellement un nouveau noyau important de membres plus ancrés… à Gauche (pour simplifier) !
J'ai connu le cas inverse avec un établissement sous-contrat qui venait de changer de direction, l'ancien directeur étant une catastrophe. Le nouvel arrivant était plutôt catalogué "plus à droite" et avait été soutenu par le directeur diocésain de surcroit. Nous avons demandé une classe de latin. Ce qui n'était pas du tout évident quand même puisque le lycée avait cette tradition d'être "ouvert" avec des langues modernes en veux-tu en voilà. La demande du latin permettait cependant à la nouvelle direction d'accentuer un caractère plutôt plus "écclésial", un tournant requis par le diocèse. L'essai a donc eu lieu. La surprise fut totale puisque un an plus tard, les effectifs tournaient autour de 36 élèves pour la classe. Devant le succès, cette classe de latin perdure encore aujourd'hui…
Par conséquent, un conseil entre mille : introduisez vous au sein de l'OGEC si vous êtes désireux de peser sur la bonne marche de votre établissement sous-contrat !

( 856512 )
Une solution simple qu'ils apprennent l'hébreu par Romain (2018-11-10 04:14:47)
[en réponse à 856433]
A ma connaissance, aucun lycée hors contrat dans mon département, et quand bien même, je ne travaille pas chez Rothschild.
Si l'on vous refuse l'enseignement du latin et du grec, en vous le rendant difficile, il faut alors faire apprendre l'hébreu à vos enfants.
Si l'on vous refusait aussi cet enseignement, vous pourriez alarmer les autorités morales compétentes : de l'antisémitisme d'une telle mesure.
Dans la république française cela devrait avoir de l’écho. Vous recevrez, qui sait, des subsides conséquents pour des cours particuliers à domicile.

( 856544 )
Tronc commun par Pétrarque (2018-11-10 18:48:46)
[en réponse à 856433]
Les Mathématiques ne font plus partie du tronc commun dans la voie générale.

( 856555 )
À pleurer par Vincent F (2018-11-10 20:45:59)
[en réponse à 856544]
Par contre il va y avoir une épreuve d’ense moral et civique. En pratique on pourra rechercher ceux qui pensent mal et les mettre en difficulté.
Supprimons donc cette relique qu’est le bac et qui ne rime plus à rien. Les établissements d’enseignement supérieur devraient pouvoir organiser leur propre sélection, avec ou sans bac.

( 856549 )
Précisez, svp ! par Sic transit (2018-11-10 19:18:12)
[en réponse à 856433]
En ce qui concerne la réforme du lycée, s'il est vrai, et inquiétant, que les enseignements vont varier d'un établissement à un autre, je suis très étonnée d'apprendre que dans un département il n'y aurait qu'un seul lycée pour l'option LCA : pouvez-vous dire de quelle académie il s'agit ?
Un chef d'établissement de l'enseignement privé, même sous contrat, est quand même beaucoup plus libre que son collègue du public : à lui de convaincre les parents de ses élèves pour ne pas abandonner les options de langue ancienne.
Les professeurs de lettres classiques sont trivalents et destinés à enseigner français, latin et grec. Malheureusement ils sont moins nombreux désormais et souvent remplacés, pour le latin, par des collègues de lettres modernes, qui, parfois, n'ont pas étudié cette langue...
Il est question d'une certification complémentaire pour pallier ce manque, mais on ne sait pas encore comment elle sera menée ni comment elle sera attribuée...

( 856568 )
Orléans par JVJ (2018-11-11 09:41:36)
[en réponse à 856549]
Evidemment.